Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Conservation du stade olympique de la Pontaise : de la contrainte à l’opportunité

Postulat

Le 5 avril 2007, par son rapport-préavis n° 2007/19, la Municipalité présentait le projet Métamorphose et demandait au Conseil communal d’approuver ses intentions, notamment la redistribution sur le territoire lausannois de plusieurs équipements sportifs majeurs et le développement d’un nouveau grand quartier entre la Caserne de la Pontaise et l’aéroport de la Blécherette, l’écoquartier des Plaines-du-Loup. A cette occasion, le Conseil communal a validé le principe de la démolition du stade olympique de la Pontaise, décision qu’il confirmera à plusieurs reprises par la suite et à chaque fois dans une très large majorité, notamment par l’adoption en 2014 du Plan directeur localisé (PDL) des Plaines-du-Loup (préavis n° 2013/61). La disparition du stade olympique de la Pontaise a même été validée par la population lausannoise, qui a refusé en 2009 par 56 % des voix l’initiative populaire dite des « deux stades au Nord ».

Inauguré le 23 mai 1954 devant 43’500 spectateurs, le stade olympique de la Pontaise a été construit en vue de la Coupe du monde de football de cette même année, durant laquelle il a accueilli 5 matchs, avec notamment une victoire de la Suisse 2-1 contre l’Italie et un quart definale mémorable qui a vu l’Autriche éliminer la Suisse sur le score de 7-5, ce qui reste
aujourd’hui le match de Coupe du monde le plus prolifique en buts. Le terrain de football a aussi été le théâtre de plusieurs moments forts de l’histoire du FC Lausanne-Sport. Sa piste d’athlétisme reçoit par ailleurs chaque année depuis 1986 le célèbre meeting international Athletissima, actuellement au programme de la Ligue de Diamant. La réunion lausannoise a notamment été le théâtre de plusieurs records du monde, du 100 m homme en 1994, du saut à la perche féminin en 2005 et du 110 m haie masculin en 2006. Enfin, l’histoire du stade olympique de la Pontaise a également été marquée par des concerts mémorables entre 1988 et 2007, notamment à 3 reprises Michael Jackson (jusqu’à 47’000 spectateurs), 2 fois Pink Floyd ou encore Elton John, U2, Johnny Hallyday, The Rolling Stones, etc.

Imaginé par l’architecte Charles-François Thévenaz et l’ingénieur Emile Thévenaz, le stade olympique de la Pontaise présente des qualités architecturales et constructives remarquables, de sa forme ovale en béton armé offrant une visibilité optimale aux spectateurs à la hauteur variable des gradins permettant de magnifiques dégagements sur le grand paysage, en passant par la couverture de ses tribunes, constituée d’un voile en béton courbe de très faible épaisseur et d’une portée de plus de 18 m. Conservé dans son état d’origine ou presque, tout cela en fait aujourd’hui un témoin important des stades construits en Suisse durant l’après-guerre.

Si le stade olympique de la Pontaise est actuellement classé en note 3 au recensement architectural, le rapport de la Commission spéciale pour assurer une évaluation scientifique et indépendante du patrimoine architectural vaudois du XX e siècle (1920-1975), publié en juin dernier, recommande aujourd’hui de lui attribuer la note 1 (intérêt national), ce qui le placerait au même niveau de protection que la Cathédrale de Lausanne, la Tour Bel-Air ou le Château de Beaulieu. A noter que cette commission recommande la même note pour le club-house tennis, le café du stade, l’entrée principale, ainsi que les caisses nord et sud. Le rapport de cette Commission ne constitue pas encore une décision de classement, mais il sera désormais transmis à la Commission du patrimoine culturel immobilier, qui devra, en collaboration avec la Division monuments et sites de la Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP), affiner ou compléter les mesures proposées et étudier les conditions de leur application.

De nombreuses années se sont maintenant écoulées depuis le lancement du projet Métamorphose et le contexte a changé depuis lors, notamment l’importance qui est accordée au patrimoine à Lausanne. De plus, avec l’important retard pris par le développement de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, le Plan d’affectation couvrant le secteur du stade olympique est toujours en phase d’études et peut encore être adapté avant sa mise à l’enquête publique.

Au vu de ces différents éléments, il devient de plus en plus difficile de concevoir une disparition totale du stade olympique de la Pontaise. D’autant qu’il serait difficile de démontrer qu’on ne peut pas poursuivre le développement de l’écoquartier en conservant celui-ci, puisque sur les 54 projets présentés dans le cadre du concours d’urbanisme en 2010, une dizaine proposaient de conserver l’entier de la forme du stade ainsi que la grande majorité ou la totalité de son volume, plusieurs autres proposant encore de n’en garder qu’une partie. L’un des projets conservant le stade a même terminé au 3 e tour de jugement (Rapport du Jury, septembre 2010).

Si le stade olympique devait ainsi être conservé, reste à savoir pour quel usage, maintenant que le déménagement du FC Lausanne-Sport dans le nouveau stade de football de La Tuilière est imminent. Le Centre sportif de la Tuilière accueillant déjà 9 terrains de football, un maintien d’une activité footballistique à la Pontaise ne serait pas proportionné. De même, le maintien à long terme comme stade d’athlétisme uniquement est difficilement envisageable.

Dès lors, au-delà de la contrainte, il faut saisir l’opportunité que peut offrir la conservation du stade pour l’intégrer dans le développement de l’écoquartier des Plaines-du-Loup et apporter une plus-value qualitative au quartier, avec des espaces publics, des activités de loisir, des surfaces dédiées au sport et à la culture, à l’agriculture urbaine, etc. Le stade pourrait par exemple accueillir un second parc pour le quartier (le « Parc du Loup » de la 1 e étape étant trop petit pour l’ensemble du quartier), une grande place multifonctionnelle sur l’entrée principale (telle que demandée par le Conseil communal par voie d’amendement lors de l’adoption du PDL), des cafés-restaurants, boutiques, ateliers d’artisans, d’artistes ou lieux d’exposition dans les arcades qui entourent une grande partie du stade, des locaux pour les associations, des murs de grimpe, voire des bureaux ou des logements dans une partie de la structure, etc. Ce n’est pas les possibilités qui manquent, elles mériteraient même de s’exprimer dans le cadre d’une démarche participative, afin de cerner au mieux les besoins du quartier et des acteurs de la ville.

Il est encore utile de préciser que plusieurs exemples de reconversions provisoires ou définitives existent, notamment l’ancien stade de football de Gurzelen à Bienne, qui abrite notamment du tennis sur gazon, un skate parc, un toboggan aquatique, une buvette, un espace multiculturel, des studios de répétition, des ateliers bois et métal, un atelier vélo, des champs de céréales et pommes de terre, des jardins communautaires, des événements sportifs et culturels ainsi qu’un riche programme d’activités. Quant à l’ancien stade Highbury d’Arsenal (Londres), il a été reconverti en habitations.

Sur la base des différents éléments exposés ci-dessus, le présent postulat invite la Municipalité à étudier l’opportunité d’intégrer la conservation du stade olympique de la Pontaise dans le développement de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, pour préserver ses caractéristiques patrimoniales tout en y développant un projet ambitieux et cohérent permettant d’apporter une plus-value qualitative au quartier, notamment selon les pistes évoquées ci-dessus.

Valéry Beaud, Xavier Company, Daniel Dubas, Jean-Michel Bringolf

Daniel Dubas, Intervention communale

Pour une stratégie et un plan d’action contre les îlots de chaleur urbains

Postulat

La dernière décennie a été la plus chaude depuis le début des mesures météorologiques, et les prochaines décennies s’annoncent toujours plus chaudes.

En campagne, la végétation, les sols naturels et les espaces ouverts limitent l’accumulation de l’énergie solaire reçue au cours de la journée. En ville, au contraire, l’énergie solaire est emmagasinée dans les matériaux des bâtiments et les revêtements des routes et des parkings. De plus, la disposition des bâtiments et infrastructures limitent souvent la circulation de l’air.

En ville, l’énergie ainsi accumulée durant la journée est restituée dans l’atmosphère la nuit. L’écart de température avec la campagne environnante est alors important, créant le phénomène des « ilots de chaleur urbains ».

Cet excès de chaleur urbain peut avoir de graves conséquences sur la santé. Lors de la canicule de 2003, qui a provoqué la mort d’environ un millier de personnes en Suisse, les victimes vivaient presqu’exclusivement dans les grandes agglomérations du plateau (Genève, Lausanne, Bâle, etc.). L’impact de ce phénomène est encore accentué par la pollution atmosphérique. Une surmortalité importante a été observée parmi les personnes âgées, les personnes qui souffrent de maladies cardiovasculaires ou de maladies psychiques, celles et ceux qui vivent seul-e-s, qui ne quittent que rarement leur appartement ou dont l’appartement se situe à l’étage supérieur. D’une manière générale, il est également démontré que les populations pauvres sont plus vulnérables aux extrêmes climatiques.

Les excès de chaleur peuvent également favoriser l’apparition de nouveaux hôtes indésirables porteurs de maladies tropicales, tels que le moustique tigre (fièvre dengue, chikungunya, zika).

Il apparaît donc nécessaire d’anticiper et de prendre, dès à présent, des mesures pour s’adapter aux changements climatiques à venir et lutter contre les îlots de chaleur urbain, afin que notre ville reste vivable pour les générations à venir.

Ces mesures peuvent s’articuler autour des cinq thèmes principaux suivants :

  • préserver et renforcer la végétation en ville,
  • préserver et augmenter les surfaces perméables,
  • multiplier les points d’eau et optimiser la gestion de l’eau en surface,
  • adapter la forme urbaine et l’architecture,
  • valoriser et réduire la chaleur liée à certaines activités.

Deux mesures ont déjà été proposées au Conseil communal sous forme de postulats1. Elles sont nécessaires, mais insuffisantes pour répondre aux enjeux en présence. Ainsi, ces mesures devraient être complétées par une stratégie et un plan d’action pour lutter contre les îlots de chaleur urbain, notamment par les suivantes :

  • renforcer la protection des arbres et la stratégie d’arborisation de la commune, en tenant compte aussi de la taille de la canopée,
  • créer de nouvelles forêts urbaines, par exemple selon la méthode Miyawaki,
  • garantir des espaces de plantation en pleine terre pour les arbres,
  • végétaliser les toits plats et les façades et murs aveugles,
  • planifier les nouveaux quartiers autour d’espaces verts généreux et créer de nouveaux espaces verts dans les quartiers existants,
  • relier les espaces verts par des chemins piétonniers ombragés,
  • réduire la surface imperméabilisée de la commune, en fixant des objectifs pour la perméabilisation de l’espace public et des exigences pour les terrains privés (revêtements perméables),
  • désimperméabiliser et arboriser les cours d’école,
  • aménager des retenues d’eau à ciel ouvert et naturelles servant également de lieu de détente et profitant à la biodiversité,
  • aménager des points d’eau et de rafraîchissement en ville (bassins, fontaines, brumisateurs),
  • définir des couloirs de ventilation à respecter dans les plans d’aménagement,
  • utiliser des matériaux et des couleurs aux propriétés favorables à la lutte contre les îlots de chaleur, tant pour les bâtiments que pour les routes,
  • prévoir des mesures d’ombrages / protections thermiques suffisantes en été pour toute nouvelle construction et rénovation,
  • définir les activités émettrices de rejets thermiques et déterminer les leviers d’actions permettant d’y remédier ou de les valoriser.

De même qu’en urbanisme, il faut « planifier le vide avant le plein ». Autrement dit, il s’agit désormais de « penser le vert et le bleu avant le gris ». Outre le Plan climat en cours d’élaboration, la commune dispose de plusieurs instruments pour décliner ces objectifs, principes et mesures, notamment le Plan directeur communal (PDCom), le Plan d’affectation communal (PACom), les plans d’affectation (PA), les permis de construire, ou encore les différents règlements communaux, etc. Elle peut également agir par le biais de soutiens financiers, ainsi que par la formation, l’information et la sensibilisation.

Sur la base des différents éléments exposés ci-dessus, le présent postulat invite la Municipalité à étudier comment son service en charge de la « trame verte » pourrait lutter contre les îlots de chaleur urbains. Cela pourrait se faire dans le cadre d’une stratégie et d’un plan d’action qui tiennent compte des pistes évoquées ci-dessus, en faisant notamment le lien avec les instruments de la planification territoriale.

Daniel Dubas, Valéry Beaud, Vincent Rossi, Sara Gnoni, Sima Dakkus, Jean-Michel Bringolf                                         

Lausanne, Valéry Beaud

Plaines-du-Loup et durabilité

Préavis n° 2020/18Plaines-du-Loup – 1er PPA – Pièces urbaines A, B et C

Intervention

Le 11 décembre dernier, notre assemblée a octroyé les premiers droits distincts et permanents de superficie (DDP) de la 1ère étape de l’écoquartier des Plaines-du-Loup (préavis 2019/36), pour la pièce urbaine E et ses 342 logements, décision suivie de l’ouverture des chantiers dans le courant de cet été.

Le train est donc en marche et notre débat de ce soir s’inscrit dans la continuité, pour cette fois-ci les 656 logements et 12’000 m2 de surfaces d’activités des pièces urbaines A, B et C.

Nous ne reviendrons donc ce soir ni sur des éléments historiques ni sur des éléments généraux, les intéressés pouvant au besoin se référer au débat du 11 décembre 2019. Il y a par contre quelques spécificités qui méritent d’être relevées concernant les pièces urbaines A, B et C. 

Tout d’abord, en complément de la mixité des types d’investisseurs et des types de logements, je relève avec plaisir la présence d’appartements protégés, de clusters ou d’appartements communautaires, à même de contribuer également à la mixité sociale attendue.

Du point de vue de la mixité fonctionnelle, je relève aussi la part plus importante de surfaces d’activitésdans ces pièces urbaines, qui passe à 16 % et comprend notamment une PMU, un CMS, un centre d’accueil temporaire, une pharmacie, des commerces, cafés, bureaux, une ludothèque et des locaux communs, ainsi qu’un CVE et un APEMS, en attendant impatiemment l’école située dans la pièce urbaine D à venir.

Je relève encore la concrétisation de la plupart des objectifs de la durabilité et en profite pour saluer la résolution de la problématique du contracting énergétique, qui a aussi fait passablement parler ici-même.

Dans ce concert de louanges, je me dois toutefois de revenir quelques instants sur un important bémol, le respect de la société à 2’000 W. Le bilan présenté montre en effet que les matériaux de construction ne repectent pas les objectifs de la société à 2’000 W, ni en termes d’énergie primaire, ni en termes de gaz à effet de serre (GES). La présence de bois n’est notamment toujours pas suffisante dans la construction de ces pièces urbaines, qui font toujours la part belle au béton sous toute ses formes, expliquant ce dépassement fâcheux des valeurs cibles. Pour les prochaines étapes, nous attendons donc une intégration beaucoup plus importante du bois dans les consructions et le respect des valeurs cibles de la société à 2’000 W, objectifs que nous avons formulé dans un vœu accepté à l’unanimité de la commission.

Enfin, la découverte des différents projets présentés dans de ce préavis confirme une fois encore le rôle crucial et indispensable des coopératives d’habitants pour la qualité d’un tel quartier. Comme c’était déjà le cas pour la pièce urbaine E, ce sont elles qui apportent le plus de diversité et d’innovation. Elles qui intègrent par ailleurs aussi le plus de bois dans leur construction. Il est donc essentiel de poursuivre et de renforcer la politique en faveur des coopératives d’habitants.

A l’exception du respect de la société à 2’000 W que nous suivrons attentivement dans les étapes suivantes, vous aurez compris que c’est avec enthousiasme que les Verts lausannois vous invitent à accepter les différentes conclusions de ce préavis n° 2020/18.

Valéry Beaud

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Reprise du parking de Montbenon

Rapport-préavis 2020/16 Intervention

Réponse au postulat de V. Beaud et crts « Vers une reprise par la Ville de Lausanne de certains parkings privés à usage public lors de l’échéance de leur droit de superficie ? » –

Mon postulat demandait à la Municipalité d’étudier l’opportunité de reprendre certains parkings privés à usage public lors de l’échéance de leur droit de superficie (DDP), en ciblant en premier lieu celui de Montbenon, dont l’échéance est en 2026, la notification de non renouvellement devant par ailleurs intervenir 5 ans auparavant, soit l’an prochain.

La réponse de la Municipalité me satisfait pleinement, puisqu’elle suit ma proposition et saisi ainsi l’opportunité de reprendre le parking de Montbenon.

Le parking de Montbenon, c’est l’un des plus gros de la ville, avec ses 933 places de stationnement. Il a aussi la particularité, outre les recettes de parcage, de bénéficier de recettes provenant de la location de surfaces commerciales.

Ce parking est l’un des mieux situés, au centre-ville, entre le quartier commercial et de loisir du Flon et la Gare de Lausanne, dans une position hautement stratégique pour l’avenir. Le retour en mains publiques d’un tel ouvrage est donc essentiel pour la mise en œuvre de l’évolution souhaitée de la politique de mobilité à Lausanne, le stationnement étant le meilleur levier pour orienter le choix des modes de déplacement.

Le parking de Montbenon pourrait d’ailleurs être amené à jouer un rôle important en lien avec la mutation de la Gare de Lausanne et de ses alentours, notamment le Pôle muséal et le réaménagement de la Place de la Gare, qui prévoit de la libérer de tout stationnement en surface. Le stationnement des cars et des réserves de taxis pourrait par exemple prendre place au parking de Montbenon, de même que le report de stationnement automobile et de deux roues motorisés, afin de libérer le domaine public en faveur de la mobilité douce et de la convivialité.

Bref, la reprise du parking de Montbenon est un projet d’avenir et comme la commission, nous vous invitons à accepter la réponse de la Municipalité à mon postulat.

Valéry Beaud

Daniel Dubas, Intervention communale

Politique du stationnement

Rapport-préavis 2020/16

Madame la Municipale l’a dit, la politique de mobilité a été pendant des décennies celle du tout-bagnole. La marge de manœuvre de la ville de Lausanne en termes de stationnement est malheureusement relativement faible, entre autres parce que la ville a confié la gestion à long terme d’un nombre de places de parc important à des privés.

La politique de stationnement est un outil important de la politique de la mobilité en ville, voire même le plus grand levier pour orienter les choix du mode de déplacement.

Je salue les orientations générales prévues dans la révision du Plan directeur communal à ce propos, qui sont rappelées dans le présent rapport-préavis.

J’aimerais aussi relever l’importance de disposer enfin des chiffres précis sur l’offre privée en stationnement, un véritable outil d’aide à la décision pour identifier les endroits où on peut notamment supprimer des places et redonner des surfaces à l’espace public et à la convivialité. Le résultat est impressionnant : Il existe en ville de Lausanne non moins de 93’000 places de parc privées et publiques, dont seulement 21’000 gérées par la ville.

Il convient également de saluer la nouvelle méthodologie de calcul appliquée au fonds de stationnement, qui comprend logiquement l’ensemble des coûts visant à créer et à mettre à disposition des places de parc. Tout de même, il est inquiétant de voir que le fonds de stationnement présente un déficit cumulé à résorber d’environ 45 millions de francs au bouclement des comptes 2019… et cela même sans tenir compte de la mise à disposition du foncier qui représente environ 7 millions par an.

Il serait donc légitime d’augmenter les revenus du stationnement, d’où le vœu déposé en commission par les Vert-e-s et soutenu par la majorité de celle-ci, qui demande que « le prix du stationnement automobile couvre l’intégralité des charges engendrées par celui-ci, y compris la mise à disposition du foncier ».

Un regret est encore à relever ici, celui que la ville de Lausanne ne dispose aujourd’hui pas d’une véritable stratégie en ce qui concerne le stationnement des deux-roues motorisés.

Daniel Dubas

Intervention communale, Lausanne, Vincent Rossi

Circuler au pas – ou pas : Une stratégie pour piétonniser la ville de Lausanne

Postulat

Pendant le confinement de mars à mai 2020, nous avons pu expérimenter une Ville plus tranquille, avec moins de pollution, paisible, où il faisait bon vivre, se promener, respirer un air plus propre et dormir d’un sommeil récupérateur. Une ville dans laquelle les enfants pouvaient jouer plus sereinement dehors et où les cyclistes, plus nombreux, couraient moins de risques.

Un équilibre avait été retrouvé entre les espaces occupés par les voitures, les vélos et les piétons, le trafic automobile ayant été drastiquement réduit. Les citoyennes et citoyens ont été séduits par la beauté de cette ville apaisée, des rencontres facilitées même avec la distanciation sociale, de pouvoir occuper pour des jeux les places de parc inoccupées, de pouvoir profiter des espaces généreux laissés vides par l’absence de voitures.

Puis le déconfinement nous a fait revenir à la dure réalité.

Nous avons beaucoup parlé de santé ces derniers mois, or les effets de la pollution et des particules fines sur la santé sont non seulement indéniables, mais largement sous-estimés. En effet, on estime que 24’000 personnes meurent chaque jour dans le monde à cause de l’exposition à la pollution atmosphérique ambiante et domestique, ce qui en fait le plus grand risque pour la santé environnementale au monde. En Suisse, ce chiffre se monte à 3000 par an.

A ce sujet, il convient de relever ce qui constitue une iniquité douloureuse : les personnes qui font le plus d’efforts pour réduire leur empreinte et contribuer à une ville plus saine (piétons et cyclistes) sont aussi les plus pénalisées : en effet elles respirent davantage de particules fines et sont plus exposées au risque de maladies pulmonaires, selon une étude publiée récemment.

La Ville de Lausanne s’est engagée à une neutralité carbone avant 2030. Or, la voiture est la plus grande contributrice du pire secteur : les transports, représentant près de 40% de l’énergie utilisée et du CO2 émis en Suisse. Par ailleurs, ce moyen de transport contribue aussi au dépassement d’autre limites planétaires comme la biodiversité (pollution, destruction d’habitat, climat), acidification des océans, aérosols (PM 2.5, 80% de la population mondiale urbaine affectée) et le transport des espèces invasives. On sait aussi que la stratégie fédérale pour en limiter les impacts est encore entachée des failles déplorables.

A l’échelon lausannois, des mesures éparses, non permanentes (pour le moment) et pas encore à la hauteur de la crise climatique sans précédent à laquelle nous faisons face ont été proposées. Il s’agit maintenant de passer à la vitesse supérieure et de proposer un avenir désirable, durable et sain à nos concitoyennes et concitoyens : un avenir débarrassé des voitures individuelles.

Nous faisons donc nôtres les propos de Grégoire Gonin : « La voiture n’a plus sa place dans la cité surpeuplée d’une Terre qui brûle, sinon au cabinet-garage des curiosités. En 2020, l’individualisme automobile relève de l’égoïsme. »

Dans le cadre du plan climat que nous attendons, on peut s’attendre à ce que la Municipalité planifie une réduction draconienne du trafic automobile privé en Ville de Lausanne, au profit d’un essor de la mobilité douce. Les infrastructures cyclables connaissent actuellement une expansion notable que nous saluons, non seulement à la faveur de mesures urgentes prise en lien avec la crise sanitaire, mais aussi grâce à un certain nombre de préavis adoptés ces dernières années et une stratégie volontariste en cours de déploiement.

Ce postulat se focalise dès lors sur la piétonnisation, que nous entendons complémentaire au réseau cyclable, et non antagoniste. Nous parlons donc de piétonnisation faisant place à la mobilité douce dans toutes ses composantes.

Ce postulat demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité d’établir une stratégie de piétonnisation de l’ensemble de la partie urbaine de la Ville de Lausanne. Il s’agira donc d’établir : 

  • le périmètre précis de piétonnisation, avec pour objectif de couvrir à terme l’entier de la partie urbaine de Lausanne,
  • une délimitation des quartiers ou des rues passant progressivement en zones piétonnes,
  • des critères permettant de déterminer le nombre de places de parc pour voitures en surfaces qui sont maintenues pour les usages essentiels (services d’urgence évidemment, mais aussi plus prosaïquement les livraisons, les professionnels nécessitant un véhicule, les personnes handicapées et les proches aidants, et d’autres à définir) tenant compte des spécificités locales,
  • les modalités de cohabitation et complémentarité avec le réseau cyclable,
  • une politique de conversion des surfaces libérées tenant compte des impératifs climatiques (notamment la lutte contre les îlots de chaleur),
  • les modalités d’accès aux grands parkings et une politique de reconversion de ces parkings,
  • un calendrier pour la réalisation progressive de cette piétonnisation, en tenant compte de la crise climatique en cours et de l’urgence proclamée par le Conseil communal,
  • une analyse des répercussions de cette stratégie sur le PDCom et le PACom, qu’il s’agira éventuellement de modifier en conséquence.

Vincent Rossi, Sara Gnoni, Xavier Company

Intervention communale, Xavier Company

Quid de l’augmentation pérenne des terrasses lausannoises

Question écrite

Depuis plusieurs années, le succès de terrasses éphémères, notamment au bord du lac, se fait sentir un peu partout à Lausanne. L’après-coronavirus permet en plus de voir fleurir des terrasses un peu partout en ville, à la satisfaction des Lausannoises et Lausannois. En effet, l’accueil réservé tant aux lieux éphémères estivaux qu’aux nouvelles terrasses est très positif et devrait nous inciter à faire d’avantage dans cette direction, pour satisfaire à la volonté des habitantes et habitants.

Pour cette raison, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

  1. A ce stade, la Municipalité prévoit-elle de réitérer les années à venir les autorisations étendues pour terrasses qu’elle a délivrées cet été pour les bars, cafés ou restaurants ?
  2. Au vu du succès des terrasses autour de la Place de la Riponne, la Ville envisage-t-elle de mettre à disposition pour des terrasses éphémères ou d’autres activités les espaces autour du Palais de Rumine et sur la parcelle n° 10300 de la Commune de Lausanne (dont la Commune de Lausanne est propriétaire), soit notamment les deux jardins sur “l’avant” du bâtiment et l’espace en demi-cercle à l’angle Nord du bâtiment ?

Xavier Company

Lausanne

Un avenir préservé pour la campagne de Rovéréaz

Les Vert·e·s lausannois·es apprennent ce jour avec beaucoup de satisfaction que le canton de Vaud a accepté la zone réservée que la Ville de Lausanne avait déposée en avril dernier sur le secteur du Château Fallot dans la campagne de Rovéréaz. Il s’agit d’un pas de plus très important vers la protection intégrale de toute cette campagne, y compris le secteur du Chateau Fallot où un projet de construction de 18 logements de luxe avait été combattu tant par les Vert-e-s, que par les associations environnementales, les riverains, les amoureuses et les amoureux du site.

Cette décision positive du canton vient confirmer le bien-fondé et la justesse de l’action des Vert-e-s qui, aux côtés de la population, se sont engagés sans relâche depuis des années pour préserver un site exceptionnel et cher aux Lausannoises et Lausannois. Nous serons maintenant attentifs aux résultats de la mise à l’enquête publique de cette zone réservée, puis à son acceptation finale, pour que ces parcelles soient classées hors zone à bâtir dans le nouveau plan général d’affection de la Ville de Lausanne, et ainsi préserver cet espace vert unique dans le paysage lausannois.

Intervention communale, Valéry Beaud

L’aéroport de la Blécherette est-il une zone de non-droit ?

Interpellation

Le 12 mai 2020, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) a mis à l’enquête publique, pour le compte de l’Aéroport Région Lausannoise “La Blécherette” SA, une procédure d’approbation des plans d’un projet d’implantation d’un bâtiment de 6.05 m de hauteur, de 17.8 m de largeur et de 18.5 m de longueur, d’une surface de 222 m2, répartis sur 2 étages, au nord de l’aéroport de la Blécherette.

Tout d’abord, il est utile de rappeler que l’aéroport de la Blécherette se trouve dans un environnement particulier, de plus en plus urbanisé, et que les nuisances de celui-ci sont de plus en plus contestées par la population, à juste titre d’ailleurs, une étude demandée par la Ville de Lausanne ayant permis de confirmer la gêne occasionnée pour la population riveraine. Il est également utile de préciser que l’extrémité nord de l’aéroport, qui se trouve dans un contexte plus rural, fait partie intégrante du Parc d’agglomération de la Blécherette selon le Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM), et que des enjeux qualitatifs et d’intégration paysagère doivent notamment être pris en compte par les projets qui s’y développent.

Concernant plus spécifiquement le projet mis à l’enquête, nous tenons tout d’abord à préciser que nous n’avons rien contre le principe d’une installation de simulateurs sur le site de l’aéroport de la Blécherette, pour autant qu’ils permettent de diminuer le nombre de mouvements annuels totaux en plein ciel et les nuisances associées. Or rien n’indique que ce sera le cas à la lecture du dossier d’enquête et de l’article du quotidien 24 Heures du 15 mai 2020, puisqu’il est notamment prévu d’y attirer une clientèle particulière, volant sur des avions Pilatus PC-12, soit entre autres des « élèves et pilotes européens » et des armées « de Finlande et d’Irlande ». Si de tels simulateurs semblent permettre une « diminution de 80% des vols de formation en plein ciel », il ne faudrait pas que le 20 % des vols en plein ciel restant de ces clients qui ne viendraient pas à la Blécherette sans cette infrastructure se fassent ici, ce qui reviendrait cas échéant à augmenter le nombre total de mouvements.

Concernant le bâtiment lui-même, l’emplacement retenu n’est pas conforme au Plan partiel d’affectation n° 661 « La Blécherette » approuvé par le Conseil d’Etat le 28 mai 1993 et à son addenda approuvé par le Département compétent le 26 août 2011 et entré en vigueur le 11 janvier 2012. Le nouveau bâtiment figure en effet très largement hors du périmètre d’implantation des constructions. A notre plus grand étonnement, nous constatons également que les derniers hangars construits sur le site (bâtiments n° 19’597 et 19’598) sont également situés hors du périmètre d’implantation des constructions et sont donc actuellement non conformes.

Outre sa non conformité à la planification, la localisation du bâtiment n’est par ailleurs pas acceptable du point de vue des principes mêmes de l’aménagement du territoire, notamment le mitage du territoire et l’intégration dans le paysage. Le nouveau bâtiment vient en effet s’insérer toujours plus au nord du site, dans un contexte à dominance agricole, et en contradiction avec les objectifs du Parc d’agglomération de la Blécherette. De plus, sa position se trouve à plus d’un kilomètre de l’arrêt de transports publics le plus proche.

Enfin, il est utile de rappeler que la commune de Lausanne est propriétaire du terrain et que la société Aéroport Région Lausannoise “La Blécherette” SA est au bénéfice d’un droit distinct et permanent de superficie (DDP), qui ne rapporte qu’environ Fr. 60’000.- par année à la Ville de Lausanne, soit seulement quelques 30 centimes par m . Au vu de l’activité projetée dans le nouveau bâtiment, à vocation commerciale, il semble que le montant de cette redevance annuelle devrait être revu à la hausse. Et de manière plus générale que le DDP doit être modifié.

Au vu de ces différents éléments, nous souhaitons poser les questions suivantes à la Municipalité :

  • La commune de Lausanne étant propriétaire du terrain, la Municipalité avait-elle connaissance de ce projet avant la mise à l’enquête publique ?
  • Si ce n’est pas le cas, comment juge-t-elle ce fait au regard de la relation qui s’était développée ces dernières années avec Aéroport Région Lausannoise “La Blécherette” SA en marge de l’élaboration du «Protocole d’accord relatif à l’exploitation de l’aéroport » du 2 octobre 2018 ?
  • La commune de Lausanne étant propriétaire du terrain et Aéroport Région Lausannoise “La Blécherette” SA au bénéfice d’un droit distinct et permanent de superficie (DDP), le superficiant ne doit-il pas donner son accord préalable à tout projet de construction dans l’emprise du DDP ?
  • La Municipalité peut-elle confirmer si la construction de ces nouveaux simulateurs permettra de diminuer le nombre de mouvements annuels totaux sur le site de l’aéroport de la Blécherette et donc les nuisances associées ?
  • Si c’est le cas, cette diminution pourrait-elle être inscrite dans une convention tripartite entre Aéroport Région Lausannoise “La Blécherette” SA, la société FLY 7 Executive Aviation SA qui va exploiter le nouveau bâtiment et la Ville de Lausanne ?
  • Quelle est la position de la Municipalité face à ce projet qui est situé hors du périmètre d’implantation des constructions du Plan partiel d’affectation (PPA) en vigueur ?
  • Comment la Municipalité justifie-t-elle par ailleurs que les derniers hangars construits sur le site (bâtiments n° 19’597 et 19’598) aient pu être réalisés hors de ce même périmètre d’implantation des constructions ? Sont-ils de fait non conformes?
  • Comment la Municipalité juge-t-elle la localisation du bâtiment projeté par rapport au contexte paysager, à sa situation dans le Parc d’agglomération de la Blécherette et à son accessibilité en transports publics ?
  • La réalisation d’un tel projet à vocation commerciale ne doit-il pas engendrer une renégociation de la redevance du DDP ?
  • Le cas échéant, la Municipalité peut-elle indiquer si le Conseil communal sera saisi de cette modification du DDP par un préavis ?

Valéry Beaud, Daniel Dubas

Intervention communale, Valéry Beaud

Rééquilibrons les emprises sur le domaine public en faveur de la mobilité douce et de la convivialité

Postulat

Ces dernières années, plusieurs initiatives ont été déposées au Conseil communal de Lausanne pour repenser l’espace consacré aux différents usagers du domaine public, notamment dans le but d’augmenter la proportion des rues qui est dédiée aux piétons, aux vélos, aux terrasses, à l’arborisation, etc .1

La mise en œuvre de ces initiatives se voit toutefois souvent opposer l’argument que la largeur disponible de façade à façade dans une rue ne permettrait pas d’offrir une place suffisante à la mobilité douce, à la convivialité ou à la lutte contre les îlots de chaleur urbains. En effet, dans une habitude qui continue d’être la règle, les voies dédiées à la circulation et au stationnement des voitures, voire des bus, occupent la majeure partie de l’espace disponible.

Pourtant, des solutions existent pour revoir la répartition de la rue entre les différents usagers. C’est d’autant plus important que l’on sait que l’existence d’aménagements sécurisés pour la mobilité douce en accroît fortement la part modale.

Si la suppression de places de stationnement en bordure de chaussée peut être une voie intéressante à suivre dans certains cas, ce postulat propose d’explorer des pistes complémentaires, soit l’instauration de sens unique automobile dans certaines rues, la suppression de certaines présélections, voire la fermeture de certaines rues au trafic individuel motorisé.

De manière générale, hors des axes fréquentés par des lignes de bus bidirectionnelles qui n’ont pas de voies dédiées, la mise en sens unique de la circulation automobile permet de gagner une largeur d’environ 3 m, qui devient alors disponible au cas par cas pour élargir un trottoir, créer des pistes cyclables, aménager ou agrandir une terrasse, offrir des espaces de rencontre, planter des arbres, etc. Une circulation automobile unidirectionnelle permet également de diminuer les nuisances sonores, de renforcer la sécurité, de réduire le nombre de conflits entre les usagers de la rue, de faciliter les traversées piétonnes et d’améliorer la convivialité.

Dans le même sens, plusieurs routes aujourd’hui ouvertes au trafic automobile pourraient être fermées et converties, de même que certaines présélections raccourcies ou supprimées.

Il ne s’agit toutefois bien sûr pas là de solutions miracles pour toutes les situations, car elles peuvent engendrer un allongement des distances automobiles parcourues ou un report de trafic sur d’autres tronçons si elles ne sont pas accompagnées de mesures adéquates. Il s’agit toutefois d’une contribution à la limitation du trafic de transit.

Si cette proposition vise en premier lieu à donner plus de place à la mobilité douce (piétons et vélos) et aux espaces publics générateurs de rencontre, de convivialité et de socialisation, elle pourrait aussi dans certains cas permettre d’augmenter l’efficacité des transports publics, notamment sur des tronçons où les bus sont fréquemment bloqués dans le trafic automobile.

Tout en continuant à développer le réseau des rues dont la vitesse est limitée à 20 ou 30km/h, pour lesquelles la différence de vitesse limitée entre les usagers permet un partage des voies de circulation, la mise en sens unique automobile constitue donc un outil parmi d’autres pour rééquilibrer l’utilisation du domaine public, qui peut s’avérer le plus pertinent dans certains cas.

Sur la base des différents éléments exposés ci-dessus, le présent postulat demande donc à la Municipalité d’étudier l’opportunité d’instaurer des sens unique automobiles dans certaines rues, de supprimer certaines présélections, voire de fermer certains axes au trafic individuel motorisé, afin d’offrir à la mobilité douce et à la convivialité la place dont elles ont besoin.

Valéry Beaud

Vincent Rossi, David Raedler, Jean-Michel Bringolf, Daniel Dubas, Sara Gnoni , Sima Dakkus

1 notamment postulat de Vincent Rossi et crts « Infrastructures cyclables à Lausanne : pour un Plan Vélo » (2015), postulat de Valéry Beaud « Pour une véritable stratégie de requalification de l’espace public » (2016), postulat de Denis Corboz et crts « De nouveaux destins pour nos places de parking » (2018), postulat de Vincent Brayer et crts « De la route à la rue » (2018), etc.