Sima Dakkus
Intervention communale, Lausanne, Sima Dakkus

Urbanisme et qualité de vie

Postulat

« La marche a quelque chose qui anime et avive mes idées; je ne puis presque penser quand je reste en place; il faut que mon corps soit en mouvement pour y mettre mon esprit » selon Rousseau, philosophe de la nature et du Contrat social. Quelques siècles plus tard, notre mode de vie sédentaire jette une nouvelle lumière sur une mobilité dont le corps nous offre la possibilité toute naturelle.

Depuis la crise sanitaire, en raison du confinement, la mobilité s’est considérablement transformée. Bandes cyclables, modération de la vitesse des voitures, voire piétonisations ont progressé. Une opportunité s’ouvre pour développer la place vouée aux piétons et l’aménager pour plus de confort, de convivialité, et de qualité de vie au bénéfice du plus grand nombre. Au sein de notre ville soucieuse d’offrir à toute sa population un cadre de vie où les piétons puissent circuler librement, au même titre que la faune et la flore.

Ce serait en effet équitable d’accorder aux piétons une place autre que des trottoirs étroits et des rues coupées avec d’épaisses lignes jaunes. Il n’échappe pas à l’œil attentif que ces passages pour piétons illustrent une sorte de relation de force entre les catégories. Leur fonction sociale et utilitaire est très claire. L’impression visuelle en revanche est écrasante lorsque deux ou plusieurs passages piétons se côtoient de près.

Tous les autres types de mobilités que la voiture, dirait-on, sont pensés comme accessoires. Vue la modification de comportements, le moment serait idéal de mettre sur pied un plan de la ville qui inclue les piétons quant aux commodités dont jouissent les autres acteurs de mobilité. L’exemple de Londres, de grands espaces piétonniers au centre d’un carrefour… des espaces ornés graphiquement et en couleur, c’est-à-dire visible et agréable à l’œil. Se féliciter de l’exemple de nos boîtes électriques de Lausanne, officiellement décorées par des tags et autres images qui ajoutent une touche visuelle à la technique.

Notre Ville appartenant à tous ses habitant.e.s, dès lors prévoir la place publique dédiée à toutes et tous est un facteur central pour une qualité de vie conviviale répondant aux critères écologiques et esthétiques notamment dont la santé publique, un air pur, des espaces verts et tout ce qui préserve l’environnement, mais aussi un espace culturellement ouvert et accueillant pour une marche plus confortable disponible au plus grand nombre.

Ce postulat invite la Municipalité à étudier la possibilité

– d’inclure dans le PACom une réflexion d’ensemble pour embellir nos passages piétons et trottoirs du point de vue des piétons qui sont les principaux protagonistes de l’utilisation urbaine, de loisir et commerciale.

– d’élargir les trottoirs pour que leur étroitesse ne dissuade pas de les utiliser ou à marcher en file faute de pouvoir se croiser. Manière délicate, mais claire de laisser le piéton sur le bord de la route pour ainsi dire.

– d’orner, à l’intention de la population, citadin.e.s ou touristes, les espaces dédiés aux piétons, avec des formes et des couleurs, esthétique qui fait partie de l’impact de l’urbanisme sur l’harmonie de notre ville et de son ouverture.

Sima Dakkus

Note

Par exemple, la Ville de Genève a créé une Voie Verte  pour l’agglomération. Sortes de couloirs écologiques pour piétons. D’autres exemples de villes piétonnes traversent l’Europe et le monde. Là où existe un plan urbanistique global et cohérent. Bruxelles, ville culturelle, Londres, etc.

Dessin du Suédois Karl Jilg

Lausanne

Idée verte – Le réchauffement climatique en ville

Les impacts du réchauffement climatique en Suisse et à Lausanne

avec:

  • Valentine Python sur les conséquences du réchauffement et sur les aspects positifs de la Loi sur le CO2
  • Daniel Dubas sur ce que peut faire Lausanne pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, à la fois au niveau de l’adaptation aux changements climatiques (lutte contre les îlots de chaleur) et au niveau de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (mobilité, chauffage à distance)

18 novembre, 19h
La réunion se tiendra en ligne.

Marche à suivre

Si vous avez déjà utilisé Zoom auparavant (et que vous l’avez donc déjà installé) :
• ouvrir Zoom
• insérer sous « lancer une réunion » l’ID de réunion : 221 351 3630
• donner votre prénom et nom complet (seule manière de vous identifier sur la liste des membres)
• cliquer sur « lancer une réunion »

Si vous n’avez jamais utilisé Zoom :
• ouvrir le lien suivant : https://zoom.us/download
• aller sur  « Client Zoom pour les réunions »
• cliquer sur « Télécharger »
• suivre les indications sur l’écran et installer Zoom
• suivre les instruction en-dessus

Intervention communale, Valéry Beaud

Plan d’affectation Boissonnet

Préavis n° 2020/08 -Intervention

Le Plan d’affectation (PA) que nous devons adopter ce soir permet une densification douce de son périmètre, adaptée au contexte. Elle répond principalement aux besoins d’équipements publics importants, à savoir l’Etablissement médico-social (EMS) de la Fondation Louis Boissonnet et le Collège de Boissonnet, ce que les Verts soutiennent.

Nous saluons également plusieurs éléments qualitatifs contenus dans ce PA, particulièrement la constituation d’une servitude de passage public pour la mobilité douce au travers du site, l’introduction d’un indice de verdure, la prise en compte du réseau écologique, la mise en place d’un entretien différencié, la limitation des surfaces imperméables, les toitures végétalisées, ou le respect du volet ECO du standard Minergie ou équivalent.

Dans ce contexte très positif, nous sommes dès lors étonné que la nouvelle aire de verdure n’intègre pas la majeure partie de l’arborisation existante au sud de l’EMS, alors même que cet espace arboré contribue largement à la qualité du site, tant paysagère que d’usage, ainsi qu’au réseau écologique.

Le PA que nous allons voter permet donc en théorie d’inscrire un nouveau bâtiment partiellement sur le bosquet arboré. Nous sommes naturellement conscients que le propriétaire n’a aucun intérêt à péjorer ainsi la qualité de son site, mais par mesure de précaution, nous tenons à lui adresser un message ce soir. Pour ne pas retarder la suite du projet d’extension de l’EMS, il est indispensable que le cahier des charges du concours d’architecture exclue tout impact sur le cordon boisé situé entre l’EMS et l’école.

Enfin, nous avons également été surpris et déçus que la ville légalise par le présent PA des aménagements illicites réalisés dans la zone de verdure inconstructible du plan initial, en l’occurrence 6 places de stationnement, qui ont définitivement coupé la liaison verte continue à l’ouest du site.

Sur la base de ces différents éléments, les Verts lausannois accepterons les différentes conclusions de ce préavis, mais resteront attentif au développement de l’EMS par rapport à l’arborisation existante.

Valéry Beaud

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Conservation du stade olympique de la Pontaise : de la contrainte à l’opportunité

Postulat

Le 5 avril 2007, par son rapport-préavis n° 2007/19, la Municipalité présentait le projet Métamorphose et demandait au Conseil communal d’approuver ses intentions, notamment la redistribution sur le territoire lausannois de plusieurs équipements sportifs majeurs et le développement d’un nouveau grand quartier entre la Caserne de la Pontaise et l’aéroport de la Blécherette, l’écoquartier des Plaines-du-Loup. A cette occasion, le Conseil communal a validé le principe de la démolition du stade olympique de la Pontaise, décision qu’il confirmera à plusieurs reprises par la suite et à chaque fois dans une très large majorité, notamment par l’adoption en 2014 du Plan directeur localisé (PDL) des Plaines-du-Loup (préavis n° 2013/61). La disparition du stade olympique de la Pontaise a même été validée par la population lausannoise, qui a refusé en 2009 par 56 % des voix l’initiative populaire dite des « deux stades au Nord ».

Inauguré le 23 mai 1954 devant 43’500 spectateurs, le stade olympique de la Pontaise a été construit en vue de la Coupe du monde de football de cette même année, durant laquelle il a accueilli 5 matchs, avec notamment une victoire de la Suisse 2-1 contre l’Italie et un quart definale mémorable qui a vu l’Autriche éliminer la Suisse sur le score de 7-5, ce qui reste
aujourd’hui le match de Coupe du monde le plus prolifique en buts. Le terrain de football a aussi été le théâtre de plusieurs moments forts de l’histoire du FC Lausanne-Sport. Sa piste d’athlétisme reçoit par ailleurs chaque année depuis 1986 le célèbre meeting international Athletissima, actuellement au programme de la Ligue de Diamant. La réunion lausannoise a notamment été le théâtre de plusieurs records du monde, du 100 m homme en 1994, du saut à la perche féminin en 2005 et du 110 m haie masculin en 2006. Enfin, l’histoire du stade olympique de la Pontaise a également été marquée par des concerts mémorables entre 1988 et 2007, notamment à 3 reprises Michael Jackson (jusqu’à 47’000 spectateurs), 2 fois Pink Floyd ou encore Elton John, U2, Johnny Hallyday, The Rolling Stones, etc.

Imaginé par l’architecte Charles-François Thévenaz et l’ingénieur Emile Thévenaz, le stade olympique de la Pontaise présente des qualités architecturales et constructives remarquables, de sa forme ovale en béton armé offrant une visibilité optimale aux spectateurs à la hauteur variable des gradins permettant de magnifiques dégagements sur le grand paysage, en passant par la couverture de ses tribunes, constituée d’un voile en béton courbe de très faible épaisseur et d’une portée de plus de 18 m. Conservé dans son état d’origine ou presque, tout cela en fait aujourd’hui un témoin important des stades construits en Suisse durant l’après-guerre.

Si le stade olympique de la Pontaise est actuellement classé en note 3 au recensement architectural, le rapport de la Commission spéciale pour assurer une évaluation scientifique et indépendante du patrimoine architectural vaudois du XX e siècle (1920-1975), publié en juin dernier, recommande aujourd’hui de lui attribuer la note 1 (intérêt national), ce qui le placerait au même niveau de protection que la Cathédrale de Lausanne, la Tour Bel-Air ou le Château de Beaulieu. A noter que cette commission recommande la même note pour le club-house tennis, le café du stade, l’entrée principale, ainsi que les caisses nord et sud. Le rapport de cette Commission ne constitue pas encore une décision de classement, mais il sera désormais transmis à la Commission du patrimoine culturel immobilier, qui devra, en collaboration avec la Division monuments et sites de la Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP), affiner ou compléter les mesures proposées et étudier les conditions de leur application.

De nombreuses années se sont maintenant écoulées depuis le lancement du projet Métamorphose et le contexte a changé depuis lors, notamment l’importance qui est accordée au patrimoine à Lausanne. De plus, avec l’important retard pris par le développement de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, le Plan d’affectation couvrant le secteur du stade olympique est toujours en phase d’études et peut encore être adapté avant sa mise à l’enquête publique.

Au vu de ces différents éléments, il devient de plus en plus difficile de concevoir une disparition totale du stade olympique de la Pontaise. D’autant qu’il serait difficile de démontrer qu’on ne peut pas poursuivre le développement de l’écoquartier en conservant celui-ci, puisque sur les 54 projets présentés dans le cadre du concours d’urbanisme en 2010, une dizaine proposaient de conserver l’entier de la forme du stade ainsi que la grande majorité ou la totalité de son volume, plusieurs autres proposant encore de n’en garder qu’une partie. L’un des projets conservant le stade a même terminé au 3 e tour de jugement (Rapport du Jury, septembre 2010).

Si le stade olympique devait ainsi être conservé, reste à savoir pour quel usage, maintenant que le déménagement du FC Lausanne-Sport dans le nouveau stade de football de La Tuilière est imminent. Le Centre sportif de la Tuilière accueillant déjà 9 terrains de football, un maintien d’une activité footballistique à la Pontaise ne serait pas proportionné. De même, le maintien à long terme comme stade d’athlétisme uniquement est difficilement envisageable.

Dès lors, au-delà de la contrainte, il faut saisir l’opportunité que peut offrir la conservation du stade pour l’intégrer dans le développement de l’écoquartier des Plaines-du-Loup et apporter une plus-value qualitative au quartier, avec des espaces publics, des activités de loisir, des surfaces dédiées au sport et à la culture, à l’agriculture urbaine, etc. Le stade pourrait par exemple accueillir un second parc pour le quartier (le « Parc du Loup » de la 1 e étape étant trop petit pour l’ensemble du quartier), une grande place multifonctionnelle sur l’entrée principale (telle que demandée par le Conseil communal par voie d’amendement lors de l’adoption du PDL), des cafés-restaurants, boutiques, ateliers d’artisans, d’artistes ou lieux d’exposition dans les arcades qui entourent une grande partie du stade, des locaux pour les associations, des murs de grimpe, voire des bureaux ou des logements dans une partie de la structure, etc. Ce n’est pas les possibilités qui manquent, elles mériteraient même de s’exprimer dans le cadre d’une démarche participative, afin de cerner au mieux les besoins du quartier et des acteurs de la ville.

Il est encore utile de préciser que plusieurs exemples de reconversions provisoires ou définitives existent, notamment l’ancien stade de football de Gurzelen à Bienne, qui abrite notamment du tennis sur gazon, un skate parc, un toboggan aquatique, une buvette, un espace multiculturel, des studios de répétition, des ateliers bois et métal, un atelier vélo, des champs de céréales et pommes de terre, des jardins communautaires, des événements sportifs et culturels ainsi qu’un riche programme d’activités. Quant à l’ancien stade Highbury d’Arsenal (Londres), il a été reconverti en habitations.

Sur la base des différents éléments exposés ci-dessus, le présent postulat invite la Municipalité à étudier l’opportunité d’intégrer la conservation du stade olympique de la Pontaise dans le développement de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, pour préserver ses caractéristiques patrimoniales tout en y développant un projet ambitieux et cohérent permettant d’apporter une plus-value qualitative au quartier, notamment selon les pistes évoquées ci-dessus.

Valéry Beaud, Xavier Company, Daniel Dubas, Jean-Michel Bringolf

Daniel Dubas, Intervention communale

Pour une stratégie et un plan d’action contre les îlots de chaleur urbains

Postulat

La dernière décennie a été la plus chaude depuis le début des mesures météorologiques, et les prochaines décennies s’annoncent toujours plus chaudes.

En campagne, la végétation, les sols naturels et les espaces ouverts limitent l’accumulation de l’énergie solaire reçue au cours de la journée. En ville, au contraire, l’énergie solaire est emmagasinée dans les matériaux des bâtiments et les revêtements des routes et des parkings. De plus, la disposition des bâtiments et infrastructures limitent souvent la circulation de l’air.

En ville, l’énergie ainsi accumulée durant la journée est restituée dans l’atmosphère la nuit. L’écart de température avec la campagne environnante est alors important, créant le phénomène des « ilots de chaleur urbains ».

Cet excès de chaleur urbain peut avoir de graves conséquences sur la santé. Lors de la canicule de 2003, qui a provoqué la mort d’environ un millier de personnes en Suisse, les victimes vivaient presqu’exclusivement dans les grandes agglomérations du plateau (Genève, Lausanne, Bâle, etc.). L’impact de ce phénomène est encore accentué par la pollution atmosphérique. Une surmortalité importante a été observée parmi les personnes âgées, les personnes qui souffrent de maladies cardiovasculaires ou de maladies psychiques, celles et ceux qui vivent seul-e-s, qui ne quittent que rarement leur appartement ou dont l’appartement se situe à l’étage supérieur. D’une manière générale, il est également démontré que les populations pauvres sont plus vulnérables aux extrêmes climatiques.

Les excès de chaleur peuvent également favoriser l’apparition de nouveaux hôtes indésirables porteurs de maladies tropicales, tels que le moustique tigre (fièvre dengue, chikungunya, zika).

Il apparaît donc nécessaire d’anticiper et de prendre, dès à présent, des mesures pour s’adapter aux changements climatiques à venir et lutter contre les îlots de chaleur urbain, afin que notre ville reste vivable pour les générations à venir.

Ces mesures peuvent s’articuler autour des cinq thèmes principaux suivants :

  • préserver et renforcer la végétation en ville,
  • préserver et augmenter les surfaces perméables,
  • multiplier les points d’eau et optimiser la gestion de l’eau en surface,
  • adapter la forme urbaine et l’architecture,
  • valoriser et réduire la chaleur liée à certaines activités.

Deux mesures ont déjà été proposées au Conseil communal sous forme de postulats1. Elles sont nécessaires, mais insuffisantes pour répondre aux enjeux en présence. Ainsi, ces mesures devraient être complétées par une stratégie et un plan d’action pour lutter contre les îlots de chaleur urbain, notamment par les suivantes :

  • renforcer la protection des arbres et la stratégie d’arborisation de la commune, en tenant compte aussi de la taille de la canopée,
  • créer de nouvelles forêts urbaines, par exemple selon la méthode Miyawaki,
  • garantir des espaces de plantation en pleine terre pour les arbres,
  • végétaliser les toits plats et les façades et murs aveugles,
  • planifier les nouveaux quartiers autour d’espaces verts généreux et créer de nouveaux espaces verts dans les quartiers existants,
  • relier les espaces verts par des chemins piétonniers ombragés,
  • réduire la surface imperméabilisée de la commune, en fixant des objectifs pour la perméabilisation de l’espace public et des exigences pour les terrains privés (revêtements perméables),
  • désimperméabiliser et arboriser les cours d’école,
  • aménager des retenues d’eau à ciel ouvert et naturelles servant également de lieu de détente et profitant à la biodiversité,
  • aménager des points d’eau et de rafraîchissement en ville (bassins, fontaines, brumisateurs),
  • définir des couloirs de ventilation à respecter dans les plans d’aménagement,
  • utiliser des matériaux et des couleurs aux propriétés favorables à la lutte contre les îlots de chaleur, tant pour les bâtiments que pour les routes,
  • prévoir des mesures d’ombrages / protections thermiques suffisantes en été pour toute nouvelle construction et rénovation,
  • définir les activités émettrices de rejets thermiques et déterminer les leviers d’actions permettant d’y remédier ou de les valoriser.

De même qu’en urbanisme, il faut « planifier le vide avant le plein ». Autrement dit, il s’agit désormais de « penser le vert et le bleu avant le gris ». Outre le Plan climat en cours d’élaboration, la commune dispose de plusieurs instruments pour décliner ces objectifs, principes et mesures, notamment le Plan directeur communal (PDCom), le Plan d’affectation communal (PACom), les plans d’affectation (PA), les permis de construire, ou encore les différents règlements communaux, etc. Elle peut également agir par le biais de soutiens financiers, ainsi que par la formation, l’information et la sensibilisation.

Sur la base des différents éléments exposés ci-dessus, le présent postulat invite la Municipalité à étudier comment son service en charge de la « trame verte » pourrait lutter contre les îlots de chaleur urbains. Cela pourrait se faire dans le cadre d’une stratégie et d’un plan d’action qui tiennent compte des pistes évoquées ci-dessus, en faisant notamment le lien avec les instruments de la planification territoriale.

Daniel Dubas, Valéry Beaud, Vincent Rossi, Sara Gnoni, Sima Dakkus, Jean-Michel Bringolf                                         

Lausanne, Valéry Beaud

Plaines-du-Loup et durabilité

Préavis n° 2020/18Plaines-du-Loup – 1er PPA – Pièces urbaines A, B et C

Intervention

Le 11 décembre dernier, notre assemblée a octroyé les premiers droits distincts et permanents de superficie (DDP) de la 1ère étape de l’écoquartier des Plaines-du-Loup (préavis 2019/36), pour la pièce urbaine E et ses 342 logements, décision suivie de l’ouverture des chantiers dans le courant de cet été.

Le train est donc en marche et notre débat de ce soir s’inscrit dans la continuité, pour cette fois-ci les 656 logements et 12’000 m2 de surfaces d’activités des pièces urbaines A, B et C.

Nous ne reviendrons donc ce soir ni sur des éléments historiques ni sur des éléments généraux, les intéressés pouvant au besoin se référer au débat du 11 décembre 2019. Il y a par contre quelques spécificités qui méritent d’être relevées concernant les pièces urbaines A, B et C. 

Tout d’abord, en complément de la mixité des types d’investisseurs et des types de logements, je relève avec plaisir la présence d’appartements protégés, de clusters ou d’appartements communautaires, à même de contribuer également à la mixité sociale attendue.

Du point de vue de la mixité fonctionnelle, je relève aussi la part plus importante de surfaces d’activitésdans ces pièces urbaines, qui passe à 16 % et comprend notamment une PMU, un CMS, un centre d’accueil temporaire, une pharmacie, des commerces, cafés, bureaux, une ludothèque et des locaux communs, ainsi qu’un CVE et un APEMS, en attendant impatiemment l’école située dans la pièce urbaine D à venir.

Je relève encore la concrétisation de la plupart des objectifs de la durabilité et en profite pour saluer la résolution de la problématique du contracting énergétique, qui a aussi fait passablement parler ici-même.

Dans ce concert de louanges, je me dois toutefois de revenir quelques instants sur un important bémol, le respect de la société à 2’000 W. Le bilan présenté montre en effet que les matériaux de construction ne repectent pas les objectifs de la société à 2’000 W, ni en termes d’énergie primaire, ni en termes de gaz à effet de serre (GES). La présence de bois n’est notamment toujours pas suffisante dans la construction de ces pièces urbaines, qui font toujours la part belle au béton sous toute ses formes, expliquant ce dépassement fâcheux des valeurs cibles. Pour les prochaines étapes, nous attendons donc une intégration beaucoup plus importante du bois dans les consructions et le respect des valeurs cibles de la société à 2’000 W, objectifs que nous avons formulé dans un vœu accepté à l’unanimité de la commission.

Enfin, la découverte des différents projets présentés dans de ce préavis confirme une fois encore le rôle crucial et indispensable des coopératives d’habitants pour la qualité d’un tel quartier. Comme c’était déjà le cas pour la pièce urbaine E, ce sont elles qui apportent le plus de diversité et d’innovation. Elles qui intègrent par ailleurs aussi le plus de bois dans leur construction. Il est donc essentiel de poursuivre et de renforcer la politique en faveur des coopératives d’habitants.

A l’exception du respect de la société à 2’000 W que nous suivrons attentivement dans les étapes suivantes, vous aurez compris que c’est avec enthousiasme que les Verts lausannois vous invitent à accepter les différentes conclusions de ce préavis n° 2020/18.

Valéry Beaud

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Reprise du parking de Montbenon

Rapport-préavis 2020/16 Intervention

Réponse au postulat de V. Beaud et crts « Vers une reprise par la Ville de Lausanne de certains parkings privés à usage public lors de l’échéance de leur droit de superficie ? » –

Mon postulat demandait à la Municipalité d’étudier l’opportunité de reprendre certains parkings privés à usage public lors de l’échéance de leur droit de superficie (DDP), en ciblant en premier lieu celui de Montbenon, dont l’échéance est en 2026, la notification de non renouvellement devant par ailleurs intervenir 5 ans auparavant, soit l’an prochain.

La réponse de la Municipalité me satisfait pleinement, puisqu’elle suit ma proposition et saisi ainsi l’opportunité de reprendre le parking de Montbenon.

Le parking de Montbenon, c’est l’un des plus gros de la ville, avec ses 933 places de stationnement. Il a aussi la particularité, outre les recettes de parcage, de bénéficier de recettes provenant de la location de surfaces commerciales.

Ce parking est l’un des mieux situés, au centre-ville, entre le quartier commercial et de loisir du Flon et la Gare de Lausanne, dans une position hautement stratégique pour l’avenir. Le retour en mains publiques d’un tel ouvrage est donc essentiel pour la mise en œuvre de l’évolution souhaitée de la politique de mobilité à Lausanne, le stationnement étant le meilleur levier pour orienter le choix des modes de déplacement.

Le parking de Montbenon pourrait d’ailleurs être amené à jouer un rôle important en lien avec la mutation de la Gare de Lausanne et de ses alentours, notamment le Pôle muséal et le réaménagement de la Place de la Gare, qui prévoit de la libérer de tout stationnement en surface. Le stationnement des cars et des réserves de taxis pourrait par exemple prendre place au parking de Montbenon, de même que le report de stationnement automobile et de deux roues motorisés, afin de libérer le domaine public en faveur de la mobilité douce et de la convivialité.

Bref, la reprise du parking de Montbenon est un projet d’avenir et comme la commission, nous vous invitons à accepter la réponse de la Municipalité à mon postulat.

Valéry Beaud

Daniel Dubas, Intervention communale

Politique du stationnement

Rapport-préavis 2020/16

Madame la Municipale l’a dit, la politique de mobilité a été pendant des décennies celle du tout-bagnole. La marge de manœuvre de la ville de Lausanne en termes de stationnement est malheureusement relativement faible, entre autres parce que la ville a confié la gestion à long terme d’un nombre de places de parc important à des privés.

La politique de stationnement est un outil important de la politique de la mobilité en ville, voire même le plus grand levier pour orienter les choix du mode de déplacement.

Je salue les orientations générales prévues dans la révision du Plan directeur communal à ce propos, qui sont rappelées dans le présent rapport-préavis.

J’aimerais aussi relever l’importance de disposer enfin des chiffres précis sur l’offre privée en stationnement, un véritable outil d’aide à la décision pour identifier les endroits où on peut notamment supprimer des places et redonner des surfaces à l’espace public et à la convivialité. Le résultat est impressionnant : Il existe en ville de Lausanne non moins de 93’000 places de parc privées et publiques, dont seulement 21’000 gérées par la ville.

Il convient également de saluer la nouvelle méthodologie de calcul appliquée au fonds de stationnement, qui comprend logiquement l’ensemble des coûts visant à créer et à mettre à disposition des places de parc. Tout de même, il est inquiétant de voir que le fonds de stationnement présente un déficit cumulé à résorber d’environ 45 millions de francs au bouclement des comptes 2019… et cela même sans tenir compte de la mise à disposition du foncier qui représente environ 7 millions par an.

Il serait donc légitime d’augmenter les revenus du stationnement, d’où le vœu déposé en commission par les Vert-e-s et soutenu par la majorité de celle-ci, qui demande que « le prix du stationnement automobile couvre l’intégralité des charges engendrées par celui-ci, y compris la mise à disposition du foncier ».

Un regret est encore à relever ici, celui que la ville de Lausanne ne dispose aujourd’hui pas d’une véritable stratégie en ce qui concerne le stationnement des deux-roues motorisés.

Daniel Dubas

Intervention communale, Lausanne, Vincent Rossi

Circuler au pas – ou pas : Une stratégie pour piétonniser la ville de Lausanne

Postulat

Pendant le confinement de mars à mai 2020, nous avons pu expérimenter une Ville plus tranquille, avec moins de pollution, paisible, où il faisait bon vivre, se promener, respirer un air plus propre et dormir d’un sommeil récupérateur. Une ville dans laquelle les enfants pouvaient jouer plus sereinement dehors et où les cyclistes, plus nombreux, couraient moins de risques.

Un équilibre avait été retrouvé entre les espaces occupés par les voitures, les vélos et les piétons, le trafic automobile ayant été drastiquement réduit. Les citoyennes et citoyens ont été séduits par la beauté de cette ville apaisée, des rencontres facilitées même avec la distanciation sociale, de pouvoir occuper pour des jeux les places de parc inoccupées, de pouvoir profiter des espaces généreux laissés vides par l’absence de voitures.

Puis le déconfinement nous a fait revenir à la dure réalité.

Nous avons beaucoup parlé de santé ces derniers mois, or les effets de la pollution et des particules fines sur la santé sont non seulement indéniables, mais largement sous-estimés. En effet, on estime que 24’000 personnes meurent chaque jour dans le monde à cause de l’exposition à la pollution atmosphérique ambiante et domestique, ce qui en fait le plus grand risque pour la santé environnementale au monde. En Suisse, ce chiffre se monte à 3000 par an.

A ce sujet, il convient de relever ce qui constitue une iniquité douloureuse : les personnes qui font le plus d’efforts pour réduire leur empreinte et contribuer à une ville plus saine (piétons et cyclistes) sont aussi les plus pénalisées : en effet elles respirent davantage de particules fines et sont plus exposées au risque de maladies pulmonaires, selon une étude publiée récemment.

La Ville de Lausanne s’est engagée à une neutralité carbone avant 2030. Or, la voiture est la plus grande contributrice du pire secteur : les transports, représentant près de 40% de l’énergie utilisée et du CO2 émis en Suisse. Par ailleurs, ce moyen de transport contribue aussi au dépassement d’autre limites planétaires comme la biodiversité (pollution, destruction d’habitat, climat), acidification des océans, aérosols (PM 2.5, 80% de la population mondiale urbaine affectée) et le transport des espèces invasives. On sait aussi que la stratégie fédérale pour en limiter les impacts est encore entachée des failles déplorables.

A l’échelon lausannois, des mesures éparses, non permanentes (pour le moment) et pas encore à la hauteur de la crise climatique sans précédent à laquelle nous faisons face ont été proposées. Il s’agit maintenant de passer à la vitesse supérieure et de proposer un avenir désirable, durable et sain à nos concitoyennes et concitoyens : un avenir débarrassé des voitures individuelles.

Nous faisons donc nôtres les propos de Grégoire Gonin : « La voiture n’a plus sa place dans la cité surpeuplée d’une Terre qui brûle, sinon au cabinet-garage des curiosités. En 2020, l’individualisme automobile relève de l’égoïsme. »

Dans le cadre du plan climat que nous attendons, on peut s’attendre à ce que la Municipalité planifie une réduction draconienne du trafic automobile privé en Ville de Lausanne, au profit d’un essor de la mobilité douce. Les infrastructures cyclables connaissent actuellement une expansion notable que nous saluons, non seulement à la faveur de mesures urgentes prise en lien avec la crise sanitaire, mais aussi grâce à un certain nombre de préavis adoptés ces dernières années et une stratégie volontariste en cours de déploiement.

Ce postulat se focalise dès lors sur la piétonnisation, que nous entendons complémentaire au réseau cyclable, et non antagoniste. Nous parlons donc de piétonnisation faisant place à la mobilité douce dans toutes ses composantes.

Ce postulat demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité d’établir une stratégie de piétonnisation de l’ensemble de la partie urbaine de la Ville de Lausanne. Il s’agira donc d’établir : 

  • le périmètre précis de piétonnisation, avec pour objectif de couvrir à terme l’entier de la partie urbaine de Lausanne,
  • une délimitation des quartiers ou des rues passant progressivement en zones piétonnes,
  • des critères permettant de déterminer le nombre de places de parc pour voitures en surfaces qui sont maintenues pour les usages essentiels (services d’urgence évidemment, mais aussi plus prosaïquement les livraisons, les professionnels nécessitant un véhicule, les personnes handicapées et les proches aidants, et d’autres à définir) tenant compte des spécificités locales,
  • les modalités de cohabitation et complémentarité avec le réseau cyclable,
  • une politique de conversion des surfaces libérées tenant compte des impératifs climatiques (notamment la lutte contre les îlots de chaleur),
  • les modalités d’accès aux grands parkings et une politique de reconversion de ces parkings,
  • un calendrier pour la réalisation progressive de cette piétonnisation, en tenant compte de la crise climatique en cours et de l’urgence proclamée par le Conseil communal,
  • une analyse des répercussions de cette stratégie sur le PDCom et le PACom, qu’il s’agira éventuellement de modifier en conséquence.

Vincent Rossi, Sara Gnoni, Xavier Company

Intervention communale, Xavier Company

Quid de l’augmentation pérenne des terrasses lausannoises

Question écrite

Depuis plusieurs années, le succès de terrasses éphémères, notamment au bord du lac, se fait sentir un peu partout à Lausanne. L’après-coronavirus permet en plus de voir fleurir des terrasses un peu partout en ville, à la satisfaction des Lausannoises et Lausannois. En effet, l’accueil réservé tant aux lieux éphémères estivaux qu’aux nouvelles terrasses est très positif et devrait nous inciter à faire d’avantage dans cette direction, pour satisfaire à la volonté des habitantes et habitants.

Pour cette raison, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

  1. A ce stade, la Municipalité prévoit-elle de réitérer les années à venir les autorisations étendues pour terrasses qu’elle a délivrées cet été pour les bars, cafés ou restaurants ?
  2. Au vu du succès des terrasses autour de la Place de la Riponne, la Ville envisage-t-elle de mettre à disposition pour des terrasses éphémères ou d’autres activités les espaces autour du Palais de Rumine et sur la parcelle n° 10300 de la Commune de Lausanne (dont la Commune de Lausanne est propriétaire), soit notamment les deux jardins sur “l’avant” du bâtiment et l’espace en demi-cercle à l’angle Nord du bâtiment ?

Xavier Company