Sima Dakkus
Intervention communale, Lausanne, Sima Dakkus

Urbanisme et qualité de vie

Postulat

« La marche a quelque chose qui anime et avive mes idées; je ne puis presque penser quand je reste en place; il faut que mon corps soit en mouvement pour y mettre mon esprit » selon Rousseau, philosophe de la nature et du Contrat social. Quelques siècles plus tard, notre mode de vie sédentaire jette une nouvelle lumière sur une mobilité dont le corps nous offre la possibilité toute naturelle.

Depuis la crise sanitaire, en raison du confinement, la mobilité s’est considérablement transformée. Bandes cyclables, modération de la vitesse des voitures, voire piétonisations ont progressé. Une opportunité s’ouvre pour développer la place vouée aux piétons et l’aménager pour plus de confort, de convivialité, et de qualité de vie au bénéfice du plus grand nombre. Au sein de notre ville soucieuse d’offrir à toute sa population un cadre de vie où les piétons puissent circuler librement, au même titre que la faune et la flore.

Ce serait en effet équitable d’accorder aux piétons une place autre que des trottoirs étroits et des rues coupées avec d’épaisses lignes jaunes. Il n’échappe pas à l’œil attentif que ces passages pour piétons illustrent une sorte de relation de force entre les catégories. Leur fonction sociale et utilitaire est très claire. L’impression visuelle en revanche est écrasante lorsque deux ou plusieurs passages piétons se côtoient de près.

Tous les autres types de mobilités que la voiture, dirait-on, sont pensés comme accessoires. Vue la modification de comportements, le moment serait idéal de mettre sur pied un plan de la ville qui inclue les piétons quant aux commodités dont jouissent les autres acteurs de mobilité. L’exemple de Londres, de grands espaces piétonniers au centre d’un carrefour… des espaces ornés graphiquement et en couleur, c’est-à-dire visible et agréable à l’œil. Se féliciter de l’exemple de nos boîtes électriques de Lausanne, officiellement décorées par des tags et autres images qui ajoutent une touche visuelle à la technique.

Notre Ville appartenant à tous ses habitant.e.s, dès lors prévoir la place publique dédiée à toutes et tous est un facteur central pour une qualité de vie conviviale répondant aux critères écologiques et esthétiques notamment dont la santé publique, un air pur, des espaces verts et tout ce qui préserve l’environnement, mais aussi un espace culturellement ouvert et accueillant pour une marche plus confortable disponible au plus grand nombre.

Ce postulat invite la Municipalité à étudier la possibilité

– d’inclure dans le PACom une réflexion d’ensemble pour embellir nos passages piétons et trottoirs du point de vue des piétons qui sont les principaux protagonistes de l’utilisation urbaine, de loisir et commerciale.

– d’élargir les trottoirs pour que leur étroitesse ne dissuade pas de les utiliser ou à marcher en file faute de pouvoir se croiser. Manière délicate, mais claire de laisser le piéton sur le bord de la route pour ainsi dire.

– d’orner, à l’intention de la population, citadin.e.s ou touristes, les espaces dédiés aux piétons, avec des formes et des couleurs, esthétique qui fait partie de l’impact de l’urbanisme sur l’harmonie de notre ville et de son ouverture.

Sima Dakkus

Note

Par exemple, la Ville de Genève a créé une Voie Verte  pour l’agglomération. Sortes de couloirs écologiques pour piétons. D’autres exemples de villes piétonnes traversent l’Europe et le monde. Là où existe un plan urbanistique global et cohérent. Bruxelles, ville culturelle, Londres, etc.

Dessin du Suédois Karl Jilg

Lausanne

Idée verte – Le réchauffement climatique en ville

Les impacts du réchauffement climatique en Suisse et à Lausanne

avec:

  • Valentine Python sur les conséquences du réchauffement et sur les aspects positifs de la Loi sur le CO2
  • Daniel Dubas sur ce que peut faire Lausanne pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, à la fois au niveau de l’adaptation aux changements climatiques (lutte contre les îlots de chaleur) et au niveau de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (mobilité, chauffage à distance)

18 novembre, 19h
La réunion se tiendra en ligne.

Marche à suivre

Si vous avez déjà utilisé Zoom auparavant (et que vous l’avez donc déjà installé) :
• ouvrir Zoom
• insérer sous « lancer une réunion » l’ID de réunion : 221 351 3630
• donner votre prénom et nom complet (seule manière de vous identifier sur la liste des membres)
• cliquer sur « lancer une réunion »

Si vous n’avez jamais utilisé Zoom :
• ouvrir le lien suivant : https://zoom.us/download
• aller sur  « Client Zoom pour les réunions »
• cliquer sur « Télécharger »
• suivre les indications sur l’écran et installer Zoom
• suivre les instruction en-dessus

Intervention communale, Xavier Company

Quid de l’augmentation pérenne des terrasses lausannoises

Question écrite

Depuis plusieurs années, le succès de terrasses éphémères, notamment au bord du lac, se fait sentir un peu partout à Lausanne. L’après-coronavirus permet en plus de voir fleurir des terrasses un peu partout en ville, à la satisfaction des Lausannoises et Lausannois. En effet, l’accueil réservé tant aux lieux éphémères estivaux qu’aux nouvelles terrasses est très positif et devrait nous inciter à faire d’avantage dans cette direction, pour satisfaire à la volonté des habitantes et habitants.

Pour cette raison, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

  1. A ce stade, la Municipalité prévoit-elle de réitérer les années à venir les autorisations étendues pour terrasses qu’elle a délivrées cet été pour les bars, cafés ou restaurants ?
  2. Au vu du succès des terrasses autour de la Place de la Riponne, la Ville envisage-t-elle de mettre à disposition pour des terrasses éphémères ou d’autres activités les espaces autour du Palais de Rumine et sur la parcelle n° 10300 de la Commune de Lausanne (dont la Commune de Lausanne est propriétaire), soit notamment les deux jardins sur “l’avant” du bâtiment et l’espace en demi-cercle à l’angle Nord du bâtiment ?

Xavier Company

Intervention communale, Xavier Company

Quid de l’augmentation pérenne des terrasses lausannoises

Question écrite

Depuis plusieurs années, le succès de terrasses éphémères, notamment au bord du lac, se fait sentir un peu partout à Lausanne. L’après-coronavirus permet en plus de voir fleurir des terrasses un peu partout en ville, à la satisfaction des Lausannoises et Lausannois. En effet, l’accueil réservé tant aux lieux éphémères estivaux qu’aux nouvelles terrasses est très positif et devrait nous inciter à faire d’avantage dans cette direction, pour satisfaire à la volonté des habitantes et habitants.

Pour cette raison, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

  1. A ce stade, la Municipalité prévoit-elle de réitérer les années à venir les autorisations étendues pour terrasses qu’elle a délivrées cet été pour les bars, cafés ou restaurants ?
  2. Au vu du succès des terrasses autour de la Place de la Riponne, la Ville envisage-t-elle de mettre à disposition pour des terrasses éphémères ou d’autres activités les espaces autour du Palais de Rumine et sur la parcelle n° 10300 de la Commune de Lausanne (dont la Commune de Lausanne est propriétaire), soit notamment les deux jardins sur “l’avant” du bâtiment et l’espace en demi-cercle à l’angle Nord du bâtiment ?

Xavier Company

Feuille verte, Natacha Litzistorf

Repartir du «petit»

« Un monde sans espoir est irrespirable »

(André Malraux, L’Espoir, Gallimard, 1937)

Tout le monde l’affirme: cette crise du covid-19 révèle ce qui était déjà là avant, mais peu visible, tant d’un point de vue individuel que collectif. Mais plus que cela, elle amplifie tout. Et dans une logique toute manichéenne à nous faire devenir schizophrènes, nous pouvons être fiers, émus aux larmes et plein d’espoir car elle révèle et amplifie le bon, le bien et le beau ; mais nous pouvons aussi être honteux, révoltés et désespérés car elle révèle et amplifie le mauvais, le mal et le laid. Cette crise met également en lumière nos fragilités et les failles de nos systèmes, à toutes les échelles et dans tous les domaines. Mais notre instinct de survie est quant à lui vigoureux et nous pouvons nous en réjouir. Des voix, connues ou moins connues, se font d’ores et déjà entendre pour montrer la seule posture solide et crédible pour la suite : cette crise va nous permettre de nous recentrer sur l’essentiel et l’espoir doit être notre moteur. C’est un risque à prendre, mais le jeu en vaut la chandelle qui nous permettra d’éclairer le chemin à parcourir.

Ce Petit traité post pandémie constitue une modeste contribution d’une Lausannoise à la réflexion collective que nous devons avoir pour l’avenir.

Réflexion basée sur un parcours de vie, des transmissions familiales, des enseignements de professeurs et de lectures, des émotions sans filtre, des convictions politiques et des intuitions. Et réflexion toujours dans la perspective d’action.

Le mot guide est assurément : « petit ». Nous devrons repenser nos échelles de vie et les articuler entre elles différemment. Et l’échelle-coeur, le centre névralgique, sera le petit, la maison, le quartier, la commune, le commerce du coin de la rue. L’idée n’est impérativement pas un repli sur soi, mais une façon différente de concevoir, à partir « du petit », notre relation avec le reste du monde.

Réflexion qui a comme but principal de penser à nos jeunes d’aujourd’hui et de demain. C’est pour eux que nous devons faire le point après une crise d’une telle ampleur planétaire. Si nous ne le faisons pas, alors c’est comme si nous les abandonnions ou pire encore, comme si nous les condamnions.

Réflexion qui vise ainsi à tout de suite faire disparaître toute velléité de vouloir « faire comme si de rien n’était » et de « repartir comme en quarante ». Cette crise, comme souvent les crises, peut être salutaire. C’est en tous cas avec optimisme et espoir qu’il faut réfléchir la suite, pour « le retour à la normale ». C’est ce que nous devons à nos jeunes en tant qu’adultes responsables.

Mais est-ce que tout ce que nous vivions avant était vraiment « normal » ? Nous pouvons sérieusement en douter. Mais douter, c’est ce qui nous permettra à nouveau d’être plutôt que d’avoir. Car le point de départ est de venir puiser en chacun et chacune d’entre nous pour trouver l’imagination, l’audace, la force et le courage de proposer de vivre autrement. Parce que oui, soyons sérieux, nous allons devoir changer des choses…

Mais le bouquet final de l’image du monde de demain est dans le croisement des expériences et des expertises car une communauté de destin ne se construit qu’à plusieurs intelligences.

Natacha Litzistorf

Lausanne

Le 30km/h en ville, maintenant !

Communiqué du Parti socialiste lausannois, des Vert·e·s lausannois·es et de Ensemble à gauche

Les partis de la gauche à Lausanne se sont unis pour relancer le projet de vitesse à 30km/h, de jour comme de nuit et sur tout le territoire lausannois. Avec ce postulat, ils demandent à la Ville d’accélérer la mise en place du 30km/h pour diminuer la pollution sonore et aussi contribuer à limiter le trafic de transit.

La crise du Covid-19 que nous traversons a amené le pays à mettre en place des mesures de semi-confinement. Cette mesure aura permis aux Lausannoises et aux Lausannois de se rendre compte de la diminution du volume sonore dû à la circulation, volume dû dans sa grande majorité aux transports motorisés.

Cette proposition a déjà été formulée par les 3 partis qui déposent aujourd’hui à nouveau ce postulat. Nous profitons du retour à une certaine normale pour relancer le débat. En effet, chaque habitant-e de la ville de Lausanne a pu se rendre compte par elle-lui même de la diminution du bruit créé par la baisse de la circulation.

D’autre part le retour de la population au travail et le spectre du virus dans la population, va potentiellement inciter une partie de la population à se rendre au travail en voiture et renoncer temporairement aux transports publics. Le 30km/h en ville est aussi une manière d’inciter la population à utiliser les transports publics, la marche ou le vélo. Cette mesure 30km/h a aussi comme volonté de limiter le trafic de transit, trafic qui comme on le sait représente 50% de trafic à Lausanne.

David Raedler, Intervention communale

Assurer la distanciation sociale dans le but de renouer le lien social

Interpellation urgente

Il n’est malheureusement plus nécessaire de le rappeler : les mesures liées à la lutte contre la pandémie de Coronavirus ont très fortement affecté quasiment tous les pans de l’économie et de la vie sociale de chacune et chacun. Parmi les mesures qui sont imposées par l’OFSP, les « gestes barrières » ainsi que la « distanciation sociale » tiennent une place centrale. C’est en effet par elles que nous pouvons assurer un ralentissement de la propagation du virus et agir afin de protéger autrui.

Ces mesures de distanciation sociale ont naturellement des conséquences directes sur la vie de chacune et chacun, sur nos habitudes ainsi que sur les activités économiques possibles. Rencontrer des amis, faire un petit apéro ou se déplacer en ville devient chose compliquée lorsque cela doit se faire à distance raisonnable. Ceci en particulier dans la mesure où l’espace à disposition n’est pas illimité et que les beaux jours du printemps et de l’été arrivent à grands pas.

Dans le cadre du plan de déconfinement décidé par les autorités fédérales et qui est petit-à-petit mis en œuvre au niveau local, la nécessité d’assurer en tout temps une distanciation sociale entre individus va constituer l’un des points essentiels. Considérant la durée prévue de ce plan, cela doit permettre également de retrouver une vie aussi normale que possible, tant sociale que professionnelle et de loisir. Les activités économiques locales doivent aussi pouvoir reprendre.

Pour ce faire, il appartient notamment aux villes d’assurer que leurs habitantes et habitants disposent des espaces publics suffisants pour respecter les exigences de distanciation sociale. Cela passe en particulier par trois pans d’actions.

  1. La place disponible dans les transports publics et les alternatives offertes, notamment pour les vélos et les piétons 

La Commune de Lausanne doit garantir à la fois le maintien d’une offre forte en transports publics et l’existence d’alternatives réelles pour décharger ces transports publics. Si nous souhaitons éviter une congestion automobile complète (avec les problèmes de sécurité et de pollution s’y rapportant), cela doit se faire principalement de deux façons :

  • des aménagements larges et sécurisés pour les cycles et piétons, cas échéant, en reprenant une partie de l’espace concédé aux voitures individuelles, notamment pour le parking ;
  • un accès simple et facilité des habitantes et habitants de la Commune aux vélos, notamment à assistance électrique.

S’agissant spécifiquement de cette seconde possibilité, il est central dans une ville comme la Commune de Lausanne d’assurer l’accès à des vélos à assistance électrique ainsi qu’à des vélos « de bonne qualité » permettant d’en aplatir la topographie.

  1. La place disponible dans les bars et restaurants qui rouvriront

Tant les exigences renforcées en matière d’hygiène que les besoins de place liés à cette distanciation sociale auront pour effet d’augmenter les charges ainsi que de réduire les revenus des exploitantes et exploitants de bars et restaurants. Au final, la rentabilité de ces établissements en souffrira directement. Une telle situation inquiète naturellement, tant les bars et restaurants composent un pan essentiel de l’économie locale et jouent un rôle central dans le maintien du tissu social et le dynamisme d’une ville.

Dans ce contexte, l’on peut espérer que l’arrivée des beaux jours permette une reprise tempérée de ces activités, toujours en assurant le respect de la distanciation sociale. Les terrasses et l’appropriation d’autres lieux publics joueront alors un rôle très important, dans la mesure où ils pourront permettre aux établissements de continuer leurs activités avec une surface agrandie. Et ainsi, accueillir un nombre de clients suffisant pour que leurs activités soient viables. Cela impose toutefois d’étendre les espaces à disposition et d’assouplir les règles relatives aux terrasses, à l’image de ce que d’autres villes ont pu faire1.

  1. Les espaces publics mis à disposition des habitantes et habitants.

Les beaux jours arrivant, il est naturel que les lausannoises et lausannois souhaiteront profiter d’un bol d’air en se rendant dans les parcs et sur les rives du Léman. Cela impose de leur offrir un accès aussi large que possible aux beaux espaces publics de la Commune, d’une façon à permettre de respecter les règles et impératifs en matière de distanciation sociale.

Pour ce faire, il est nécessaire que les espaces publics à disposition soient suffisamment nombreux et étendus. En particulier, et alors que le Conseil fédéral a annoncé la possible réouverture des piscines le 8 juin prochain, les impératifs en termes d’hygiène et de distanciation sociale, de même que les craintes fondées de la population, rendent vraisemblable que l’exploitation de la piscine de Bellerive cette année soit très limitée. Or, cet espace offre non seulement un large accès aux eaux vives du Léman, mais aussi un large parc. Se pose donc l’éventualité que les rives ainsi que le parc de Bellerive demeurent accessibles librement au public durant tout le printemps et l’été2.

Forts de ces éléments et de l’urgence dans laquelle nous nous trouvons, les interpellateurs et interpellatrices posent les questions suivantes à la Municipalité.

Questions :

  1. Quelles mesures la Municipalité a-t-elle prévu pour assurer le maintien d’une offre forte en transports publics permettant d’assurer aux passagères et passagers le respect des règles en matière de distanciation sociale ?
  1. La Municipalité a-t-elle prévu d’adapter les horaires et modalités de travail de ses employés afin de décharger les transports publics aux heures de pointe, par exemple par le biais d’horaires souples ou d’un recours plus important au télétravail ?
  1. La Municipalité a-t-elle prévu des aménagements (temporaires ou définitifs) permettant de donner plus de place aux cyclistes et piétons en ville ?
  1. La Municipalité prévoit-elle de réduire les espaces concédés au parking en surface des véhicules automobiles dans le but d’accroître la place à disposition des cycles et piétons ?
  1. La Municipalité prévoit-elle d’augmenter les subventions à l’acquisition de vélos à assistance électrique ?
  1. La Municipalité a-t-elle prévu d’assouplir les règles applicables aux autorisations de terrasses pour les bars et restaurants de la Commune de Lausanne ?
  1. La Municipalité prévoit-elle d’augmenter la surface à disposition pour l’installation de terrasses, notamment :
  1. Sur les places de la Commune ?
  2. En prenant de l’espace sur des places de parc dédiées au trafic individuel motorisé ?
  3. En fermant temporairement certaines rues au trafic ou en réduisant l’espace dédié au trafic individuel motorisé.
  1. Quelles mesures la Municipalité a-t-elle prévu de mettre en place pour assurer l’accessibilité à suffisamment d’espaces publics en faveur de la population, dans le but de permettre à chacune et chacun de respecter les impératifs de distanciation sociale ?
  1. La Municipalité prévoit-elle de créer de nouveaux espaces publics temporaires, y compris cas échéant de nouvelles places de jeux ?
  1. Si de nouveaux espaces publics temporaires sont prévus, est-il prévu de profiter pour ce faire de l’espace actuellement occupé par le parking en plein-air ?
  1. La Municipalité prévoit-elle que les rives ainsi que le parc de Bellerive puissent rester accessibles librement au public durant tout le printemps et l’été 2020 ?
  1. La Municipalité prévoit-elle d’aménager de nouveaux espaces temporaires pour l’accès au lac durant le printemps et l’été 2020 ?

David Raedler, Valéry Beaud, Sima Dakkus, Ilias Panchard, Xavier Company

1 Notamment Vilnius : https://www.theguardian.com/world/2020/apr/28/lithuanian-capital-to-be-turned-into-vast-open-air-cafe-vilnius.

2 Une demande qui a d’ailleurs été faite à plusieurs reprises par le Conseil communal, la dernière fois en renvoyant directement à la Municipalité le postulat du 9 avril 2019 « Un accès libre à nos ‘belles rives’ pour toutes et tous ».

Lausanne

Permettre à la population de respecter la distanciation sociale dans le but de renouer le lien social !

Les Vert·e·s lausannois·es ont déposé ce jour une interpellation urgente adressée à la Municipalité de Lausanne concernant les voies d’actions qui doivent être suivies afin de permettre à la population de respecter les impératifs de distanciation sociale tout en reprenant petit-à-petit un semblant de vie normale. Elle s’inscrit à la suite directe des annonces du Conseil fédéral de hier, dont l’ouverture des bars et restaurants dès le 11 mai prochain fait partie.

Les Vert-e-s lausannois-es s’interrogent sur la place qui est donnée à chacune et chacun dans la reprise (sociale et économique) annoncée. Pouvoir rouvrir des commerces locaux, boire un apéro entre ami·e·s ou manger au restaurant nécessite dans tous les cas le respect de la distanciation sociale. Un impératif qui va s’inscrire sur le long terme et qui requiert d’offrir suffisamment d’espace à la population. Pour assurer cela, les Vert-e-s lausannois-es ont identifié trois pans d’actions qu’ils souhaitent être mis très rapidement en place par la Municipalité de Lausanne :

  1. Une augmentation des aménagements vélos et piétons : afin d’assurer la distanciation sociale dans les transports publics tout en évitant une congestion automobile complète (avec les problèmes de sécurité et de pollution s’y rapportant), il est nécessaire d’assurer (i) des aménagements larges et sécurisés pour les cycles et piétons, cas échéant, en reprenant une partie de l’espace concédé aux voitures individuelles (notamment pour le parking) et (ii) un accès simple et facilité des habitantes et habitants de la Commune aux vélos à assistance électrique par l’augmentation des subventions à l’achat.
  2. Une augmentation et simplification des terrasses pour les bars et restaurants : pour assurer que les bars et restaurants puissent demeurer rentables malgré les exigences de distanciation sociale, il est essentiel de leur octroyer plus de place, notamment par les terrasses et l’appropriation d’autres lieux publics. Cela impose d’étendre les espaces à disposition et d’assouplir les règles relatives aux autorisations, à l’image de ce que d’autres villes ont pu faire1.
  3. L’augmentation des espaces publics accessibles, dont l’ouverture de Bellerive : avec les beaux jours, nous serons nombreuses et nombreux à souhaiter profiter d’un bol d’air dans les espaces publics de la Ville, notamment au bord du lac. Pour assurer suffisamment de place à chacune et chacun, cela nécessite l’ouverture de nouveaux espaces publics. À ce titre, les Vert·e·s lausannois·es proposent que les rives ainsi que le parc de Bellerive demeurent accessibles librement au public durant tout le printemps et l’été2.

Dans l’ensemble, les Vert·e·s lausannois·es invitent la Municipalité à agir rapidement dans le sens des propositions faites, afin de permettre une reprise sociale et économique rapide tout en évitant une nouvelle aggravation de la pandémie.

1 Notamment Vilnius : https://www.theguardian.com/world/2020/apr/28/lithuanian-capital-to-be-turned-into-vast-open-air-cafe-vilnius.

2 Une demande qui a d’ailleurs été faite à plusieurs reprises par le Conseil communal, la dernière fois en renvoyant directement à la Municipalité le postulat du 9 avril 2019 « Un accès libre à nos ‘belles rives’ pour toutes et tous ».

Intervention communale, Lausanne, Selsa Maadi

Une mise en place de stands alimentaires éparses à défaut de marché réduit ?

Question écrite

Lors de sa séance du 9 avril dernier, le Conseil d’Etat a décidé d’interdire la tenue des marchés lausannois dans leur forme « réduite » alors que toutes les mesures avaient été prises par la Commune de Lausanne pour assurer le respect des normes fédérales et exigences de l’OFSP – dont un nombre très réduit de stands et des contrôles renforcés.

Si au niveau fédéral, l’art. 6, al. 2, let. a de l’ordonnance 2 Covid-19 interdit la tenue de marchés jusqu’à nouvel avis, le Rapport explicatif y relatif précise que la tenue de stands de denrées alimentaires est autorisée pour autant qu’ils soient exploités seuls : « Un stand isolé vendant de la nourriture est considéré comme un magasin d’alimentation et peut donc rester ouvert, contrairement aux marchés alimentaires, pour autant qu’il soit possible de respecter les règles en matière de distance. Cependant, un seul stand isolé de nourriture peut être dressé sur une place de marché ou sur une autre place ».

Pourtant, dans sa directive, le Conseil d’Etat va plus loin et exige qu’un seul stand soit monté sans concomitance de lieu, de date et d’horaire avec d’autres stands de denrées alimentaires isolés, au bénéfice d’une même autorisation communale. En ce sens, et conformément au bref avis de droit joint à la présente, l’interprétation du Conseil d’Etat nous paraît trop restrictive.

Cela étant, et dans tous les cas, les Vert·e·s lausannois·es souhaitent que la municipalité étudie la possibilité d’ouvrir des stands de façon suffisamment espacée – cas échéant, et si l’on suit temporairement l’interprétation restrictive du Conseil d’Etat, sous la forme d’un seul stand par quartier et par jour, du lundi au samedi, notamment aux emplacements suivants : Place de la Riponne, Place de la Palud, Saint-Laurent (future Place du 14 juin), rue de l’Ale, Place de la Sallaz, Place Saint-Francois, Rue de Bourg, Place de l’Europe, Place Bel-Air, Place Chauderon, Avenue de France, avenue du Grey, et Grancy, ainsi que dans les quartier hors Centre-Ville, avec un tournus quotidien des maraîchères et maraîchers présent-e-s en fonction de leurs possibilités et volontés d’y participer. Ceci en respectant toutes les règles de distanciation et d’hygiène en vigueur, comme la Confédération l’y autorise et semble également l’envisager le ministre de l’économie Philippe Leuba (24heures – 09.04.2020). L’ouverture ne vise en aucun cas à alléger le confinement, les règles de maintien de la distance de 2 mètres entre les client·e·s doivent être particulièrement respectées et contrôlées.

Outre le fait que cette ouverture très réduite permettrait le respect des exigences fédérales d’isolation des stands, les avantages sont multiples :

  1. Pour les citoyens :
  2. Cette mesure permet de diversifier les points de vente et d’éviter ainsi aux citoyens de s’agglutiner dans les rayons des grandes surfaces où les distances sociales sont plus difficiles à respecter qu’en plein air.
  3. Cela permet au citoyen·ne de trouver une offre de produits frais et locaux à proximité de chez lui et d’avoir donc moins à se déplacer en ces temps de confinement.
  • Pour les maraîchers :
  • En effectuant un tournus des maraîchers·ères du lundi au samedi, une ouverture telle que proposée permettrait aux habitants de les soutenir en les faisant profiter des rentrées financières liées à la vente de leurs produits, tout en étant équitable envers chacun. Cela leur évite également de devoir jeter leurs denrées périssables.
  • Enfin, la mesure vise à rectifier une iniquité de traitement vis-à-vis des magasins d’alimentation qui sont quant à eux restés ouverts en permanence.

Fondé-e-s sur ce qui précède, les Vert·e·s lausannois·es posent donc les questions suivantes à la Municipalité :

  1. La Municipalité entend-elle contester l’approche du Conseil d’Etat vaudois s’agissant de l’interdiction de tenir des marchés en leur forme « réduite », notamment au regard du bref avis de droit joint à la présente ?
  2. La Municipalité entend-elle étudier l’opportunité, malgré les limitations imposées au niveau cantonal, d’organiser la tenue de stands alimentaires par des maraîchers·ères de la région en les répartissant de façon isolée, soit un stand par secteur ou quartier, dans toute la ville, quotidiennement ?  
  3. Enfin, la Municipalité prévoit-elle des mesures spécifiques, par exemple un soutien financier ou organisationnel, destinées aux productrices et producteurs qui, en temps normal, vendent leurs produits frais et locaux chaque semaine dans les différents marchés de la Ville ?

Selsabil Maadi, David Raedler, Sima Dakkus, Xavier Company, Anne Berguerand, Sara Gnoni

Avis de droit – Ordonnance 2 COVID-19 aux marchés et stands alimentaires

Feuille verte

Solidarité et entraide

En ces temps particuliers, où la priorité doit être mise sur la sécurité sanitaire de chacun-e, il est important de garder en tête nos valeurs d’entraide et de solidarité, à tous les niveaux. Nos autorités les mettent en place. La Ville de Lausanne n’est pas en reste dans les domaines où elle dispose d’une marge de manœuvre, puisqu’elle renonce à percevoir les loyers pour ses baux commerciaux pendant cette période, ainsi que les taxes des terrasses. Au niveau social également, des structures se mettent en place pour que les plus démunis, qui vivent dans la rue, puissent également appliquer les mesures sanitaires et ne soient pas encore plus défavorisés qu’ils ne le sont déjà. Nos élu-e-s au Conseil communal reprendront bien évidemment ces questions sitôt que celui-ci pourra se réunir, sous une forme ou sous une autre.

Mais la solidarité et l’entraide se développent aussi à des niveaux individuels et locaux. Tout d’abord, au vu du confinement actuel, nous vous encourageons, si vous avez la possibilité de sortir pour faire des courses (donc si vous n’êtes pas considéré-e comme une personne à risque, que vous ne présentez pas de symptômes et que vous n’avez été en contact avec une personne atteinte du Covid-19), de proposer votre aide à votre voisinage. Nous avons mis à disposition sur notre site un modèle d’annonce qui peut être affiché dans votre immeuble pour cela. L’entraide sociale à l’échelle d’un immeuble, d’un quartier ou d’une ville, que nous défendons depuis toujours, prend toute son ampleur à l’heure actuelle.

Un autre moyen de continuer d’appliquer nos valeurs en cette période de confinement est de soutenir nos artisans locaux qui se démènent pour trouver des solutions à la fois pour assurer notre approvisionnement sans que nous ayons à prendre le risque de sortir si ce n’est pas nécessaire, mais également pour assurer leur survie financière. Ainsi, de plus en plus de maraîchères et maraîchers, fromagères et fromagers, boulangères et boulangers, brasseuses et brasseurs, tout type d’artisans du goûts, mais aussi des producteurs de plantons ou de semis, mettent en place, en urgence, des systèmes de livraisons à domicile avec commandes sur internet ou par téléphone. Ces moyens nous permettent de continuer de pouvoir consommer des produits frais, locaux, le plus souvent bios, tout en assurant aux artisanes et artisans des revenus qui couvriront un peu l’énorme manque à gagner qui va affecter toute notre économie locale, dû notamment à la fermeture des marchés et des restaurants.

Plutôt que de réaliser nous-même une nouvelle liste de ces artisan-e-s à qui vous pouvez passer commande, nous vous encourageons à consulter celle réalisée par Lausanne à Table déjà très complète, et qui peut être complétée par un message à info@lausanneatable.ch. C’est en faisant fonctionner nos réseaux et en mettant en commun nos connaissances que nous assurerons tant la pérennité de ces distribution, que la continuité d’aliments sain et locaux dans nos assiettes.

Car malgré le confinement, qui a eu raison de nos traditionnelles distributions de fruits et légumes de saison, il reste indispensable de continuer à manger de saison et local, non seulement pour assurer la survie de nos artisan-e-s, mais également pour consommer les aliments les plus riches en nutriments, à même de renforcer notre système immunitaire.

Par gourmandise et pour vous inciter dans ce sens, nous vous transmettons la recette de saison qui devait être distribuée avec nos fruits et légumes. N’hésitez pas à la réaliser en commandant les produits grâce à l’annuaire ci-dessus, et à nous envoyer vos photos de plats sur nos réseaux sociaux !

Prenez soin de vous et de vos proche, restez à la maison tout en mangeant et buvant local !

Xavier Company