Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Aménagement de l’avenue du Grey

Question écrite

L’aménagement de l’avenue du Grey fait l’objet de discussions depuis des années au sein de notre Conseil et avec l’administration communale lors du développement de projets dans le Nord-Ouest lausannois (Plaine-du-Loup, Bergières). Durant plusieurs années, autant les habitants que les associations et les politiques soulignaient l’importance de prévoir un aménagement plus adapté et humain de cette artère sectionnant le quartier en deux. La Municipalité a même reçu des propositions concrètes pour le quartier.

Les Verts ont rappelé la nécessité de faire rimer l’évolution du quartier des Bergières avec le réaménagement de cette pénétrante urbaine et donc de prévoir le financement public idoine puisqu’il s’agit d’un espace public aux mains de la Ville.

Jusqu’à maintenant, le plan des investissements intégrait ces travaux pour 2021. La Municipalité a d’ailleurs répondu en détails à l’interpellation déposée par les Verts sur le réaménagement de l’avenue du Grey : « En ce qui concerne l’aménagement de l’avenue du Grey et de ses abords, des réflexions sont en cours afin d’assurer la bonne coordination entre le projet immobilier précité et le projet de réaménagement des espaces ouverts. Tenant compte de la situation financière de la Ville, la Municipalité prévoit, à l’heure actuelle, de réaménager l’avenue du Grey en 2021. Elle a inscrit cet objet au plan des investissements. » (21 avril 2016)

Aujourd’hui, le plan des investissements 2018-2021 ne fait cependant plus mention de ces travaux.

Qu’en est-il et quel est le budget qui assurera ces travaux? Faut-il compter avec des retards et un atermoiement de ces travaux pourtant longtemps attendus ?

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

INEOS et les charges financières et d’image pour la Ville

Interpellation urgente

Les Verts sont intervenus à de nombreuses reprises sur les infrastructures sportives et leur naming et suivent le dossier de très près. Depuis le traitement dans notre Conseil des préavis sur le Centre sportif de Malley, nous nous sommes fortement positionnés en faveur des infrastructures sportives et en faveur de la recherche d’un naming et de co-financement. Le Conseil a appuyé notre vœu d’un naming avec une entreprise écologiquement et socialement responsable. Depuis l’annonce de la reprise du Lausanne Sport par INEOS, une entreprise active dans l’extraction du gaz de schiste et au centre de grandes polémiques à l’étranger, nous avons interpelé la Municipalité par deux fois et plusieurs groupes ont posé des questions orales.

Aujourd’hui, nous sommes inquiets et n’avons aucunement l’impression d’avoir été entendus par la Municipalité. L’accord avec INEOS semble scellé, les exigences supplémentaires qu’il pose et est prêt à financer semblent validées et nous sommes bien loin du scénario espéré et attendu lors du traitement du préavis sur le stade de la Tuilière et du compromis adopté par notre Conseil, ainsi que des espoirs formulés autour du naming.

Dans ce contexte et parce que les Verts, comme les autres partis qui ont soutenu notre position, s’engagent pour la défense des intérêts de Lausanne, nous redéposons une interpellation pour laquelle nous demandons l’urgence. L’urgence est à notre sens justifiée par l’avancée des tractations d’une part et le peu d’informations que le Conseil reçoit d’autre part. Nous posons ainsi les questions suivantes à la Municipalité :

  • Nouveautés // Quelles modifications demandées par INEOS ont été acceptées par la Municipalité et lesquelles ont été refusées ? La Municipalité entend-elle soumettre les modifications apportées au stade de la Tuilière au vote du Conseil communal ?
  • Opacité et fragilité// Quelles garanties la Ville a-t-elle que la société qu’a construit INEOS et qui possède le Lausanne Sport, à savoir INEOS Football SA – structure appartenant au groupe INEOS mais séparée – est plus solide que celles qui ont « œuvré » à Neuchâtel et Genève par le passé et dont les déboires ont été relayés abondamment ?
  • Naming en péril// La Municipalité confirme-t-elle qu’INEOS ne remplit pas les critères pour un naming ? Comment la Municipalité entend-elle par ailleurs agir pour que l’étiquette négative collée à INEOS n’empêche pas un partenaire, idéalement local, écologiquement et socialement responsable, d’investir de l’argent pour baptiser le stade et rapporter ainsi à la Ville un retour sur investissement financier pour un projet où Lausanne dépense beaucoup d’argent ? La Ville cherche-t-elle encore une entreprise pour un naming ?
  • Adjudication biaisée// La Ville peut-elle être sûre que les entreprises qui n’ont pas été choisies ou qui n’ont pas pu participer à l’appel d’offre d’après les critères choisis par la Ville ne vont pas se retourner contre elle et demander des dédommagements maintenant que les règles du jeu ont changé et que le choix des mandataires auraient pu être différents ?
  • Garantie pour limiter les coûts dans le futur// Quelles sont les garanties sur le fait que les 12 à 15 millions supplémentaires investis par INEOS dans un stade « ligue des champions » n’engendreront pas ensuite des charges supplémentaires pour la Ville si/quand INEOS se retire ?
  • Qui paie la Ferrari ?// Quelle convention la Ville a-t-elle conclu avec INEOS pour que les frais supplémentaires d’investissement et d’exploitation soient pris en charge par INEOS?
  • Et pour les autres manifestations ?// Notre Conseil a appuyé le préavis débloquant les crédits pour le stade sur la base d’une donnée importante qui est la multifonctionnalité des usages. En effet, si nous sommes des férus de sport, nous sommes aussi soucieux des autres événements ainsi que des finances de la Ville et le fait de pouvoir organiser des manifestations, concerts et autres sur le terrain était un argument de poids. Le fait qu’il soit désormais en herbe (exigence d’INEOS) empêche-t-il le partage de l’espace et la tenue d’autres manifestations que les matchs de foot ? Les pertes prévues seront-elles compensées par INEOS ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Sophie Michaud Gigon

et Xavier Company,  Alice Genoud, Valéry Beaud, Anne Berguerand, Sara Gnoni, Benjamin Rudaz, Daniel Dubas

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Une stratégie et un plan d’action communal en matière de recherche de co-financement des infrastructures sportives

Postulat

Nos infrastructures sportives sont certes chères, mais elles sont surtout chères à la Ville et les Verts partagent cette volonté d’investissement. Tout en étant convaincus que des partenariats doivent être trouvés pour diminuer les coûts.

Lausanne, ville olympique, bénéficie économiquement de la présence du Comité International Olympique (CIO) et des fédérations sportives sur son territoire, nous rappelle la Municipalité, chiffres à l’appui comme le démontre le rapport-préavis 2016/67 « Lausanne, Capitale olympique, demande de crédit cadre ». Ce dernier avance le chiffre de 250 millions de retours sur investissement annuels pour Lausanne et sa région. C’est une grande chance, certes, et nous l’apprécions à sa juste valeur. Voilà des décennies que les autorités de la Ville soignent les contacts formels et informels à tous les niveaux avec ces partenaires sportifs ne ménageant pas leurs efforts. Le Conseil a aussi sans hésitation voté un DDP sans redevance pour permettre au CIO d’élargir son cadre de vie et de travail au bord du lac. De notoriété publique, le mouvement olympique possède énormément de moyens financiers. Or, il ne verse rien à sa ville hôte. La Ville aborde sans doute régulièrement ces questions financières avec le CIO et les fédérations et des discussions formelles aux différents niveaux hiérarchiques ont eu lieu dernièrement avec ces acteurs. Le Conseil communal pourra en être informé.

A titre d’exemple, l’Union Cycliste Internationale (UCI) avait financé une bonne partie du Vélodrome d’Aigle. Aujourd’hui, le futur complexe dépend de fonds publics pour 10,5 millions. La Confédération lui a donné le coup de pouce décisif (5 millions), Lausanne et son agglomération (500 000 francs). L’UCI elle-même a versé 4 millions, alors que l’Association olympique suisse et le Sport-Toto chacun 2 millions. A ce jour, le Centre mondial de tir à l’arc vient d’être construit sur le territoire lausannois par une fédération sportive.

Ou encore à l’instar de l’UEFA à Nyon qui finance l’exploitation du centre sportif de Colovray à Nyon, le CIO ou d’autres fédérations sportives ayant leur siège à Lausanne pourraient co-financer un nouveau stade ou un centre sportif à Lausanne, dont tous les sportifs d’ici et d’ailleurs ainsi que les clubs bénéficieraient.

À l’heure où les questions autour du naming d’infrastructures sportives prennent une direction hasardeuse à Lausanne, il est d’autant plus nécessaire d’explorer les autres pistes, qui font sans aucun doute l’objet de discussions et d’efforts depuis longtemps. Alors concrétisons-les.

Ce postulat demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité de développer (ou d’indiquer au Conseil) sa stratégie de recherche de co-financement des infrastructures sportives lausannoises ainsi que le plan d’action pour mettre en place ladite stratégie.

Sophie Michaud Gigon

Xavier Company

Huy Ho Ngoc

Valéry Beaud

Alice Genoud

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

La maison de la Vallombreuse 8 est en vente, la Ville saisira-t-elle l’opportunité ?

Interpellation urgente

En 2016, la conseillère communale écologiste Séverine Evéquoz se penchait sur les opportunités de valoriser le site de la Vallombreuse. Ce vaste domaine est en quasi-totalité en main de la Ville, à l’exception d’une maison de maître et de son jardin qui sont encore en mains privées; le potentiel de valorisation du site est important pour des projets attractifs dans un quartier par ailleurs majoritairement résidentiel. Le postulat « Quel avenir pour le Pavillon Rousseau et l’herbier vivant de Rosalie de Constant au domaine de la Chablière ? » proposait donc à la Ville d’acheter ce bien dans le but de permettre une exploitation globale du site. En acquérant la maison de maître de la Vallombreuse 8, la Ville pourra ainsi réfléchir sur l’ensemble. Le délai de réponse au postulat a été prolongé au 31 mars 2018.

Depuis 3 semaines, la maison de la Vallombreuse est en vente publique pour un montant de 2’750’000.- CHF. C’est un montant de départ élevé mais l’objet est de belle valeur. Si nous attendons, la vente risque de se faire sans que Lausanne puisse y participer et nous perdrons l’opportunité d’avoir tout le site à disposition d’un beau projet.

Cette situation nous mène à poser les questions suivantes à la Municipalité:

  • La Municipalité a-t-elle mené une réflexion sur les opportunités de ce site, et si oui, qu’elles en sont les conclusions ?
  • A-t-elle effectué une estimation immobilière du bien ?
  • A-t-elle fait une offre pour l’achat de la maison de Maître actuellement en vente? Et si non, compte-t-elle le faire rapidement?

Nous remercions par avance la Municipalité de ses réponses.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Optimiser les surfaces habitables

Intervention

au sujet du postulat Pour favoriser une optimisation de l’utilisation des surfaces habitables

Ce postulat soutenu largement en commission a pour objectif de penser à nos surfaces habitables en terme de potentiel et de besoins de la population. Exploiter le potentiel au maximum et l’adapter aux besoins. Lorsqu’il y a de la demande, construire a été et est une option, mais celle-ci est coûteuse, notamment en sol et en espaces verts mais aussi pour les finances de la Ville lorsqu’elle est maître d’ouvrage. De plus, la population en ville réagit fortement à la densification de son cadre de vie et les projets de construction sont donc observés de près.

Ce postulat demande d’étudier ainsi une piste innovante et une solution gagnante pour tous : optimiser l’utilisation des surfaces habitables existantes en facilitant une plus grande mobilité dans les appartements qui sont sur le marché ; il s’agit de permettre plus aisément aux lausannois-e-s qui le souhaitent de changer de domicile en fonction de leurs besoins car ceux-ci changent au cours de la vie.

Comment favoriser le contact entre un couple de personnes âgées qui ne souhaite plus vivre dans son appartement de 5 pièces dans lequel il habite depuis 30 ans mais qui privilégie un accès à certains services et à un ascenseur ET une famille par ex. ; un obstacle étant souvent que le loyer de leur nouvel appartement plus petit est le double de l’appartement dans lequel ils habitent depuis 30 ans.

Comment favoriser les échanges – sans jamais les contraindre, bien entendu?

A Berne, il existe une initiative associative où la Ville intervient comme catalyseur, comme coup de pouce. La promotion des coopératives innovantes permet également une utilisation s’adaptant aux besoins évoluant au cours de la vie.

Lausanne pourrait aussi s’inspirer de Zürich en promouvant des locations de courte durée des objets locatifs vides qui sont en attente de travaux ou de vente. C’est une autre manière d’optimiser l’utilisation de la surface habitable sur le territoire communal. Bien entendu, une collaboration au-delà des frontières communales serait encore plus pertinente pour s’adapter aux besoins de la population qui n’est dans sa majorité pas liée à une commune dans sa recherche de logement mais plutôt à une région.

Si vous acceptez le renvoi à la Municipalité, c’est avec intérêt que nous étudierons la proposition de la Municipalité pour explorer un champ encore en friche et très intelligent en terme de gestion des ressources, un thème cher aux Verts, mais pas que.

Je vous remercie donc du soutien que vous accorderez à ce postulat.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Y a-t-il du gaz de schiste sous le stade de la Tuilière ?

Nous avons appris récemment le rachat du Lausanne-Sport par l’entreprise INEOS.

INEOS est une compagnie de pétrochimie basée à Rolle. Cette entreprise est majoritairement active dans les marchés de la pétrochimie, du pétrole et de l’automobile. Active dans la fracturation hydraulique, dans la prospection gazière et pétrolière en eau profonde et citée dans les Paradise Papers, INEOS n’est pas, à proprement parler, une entreprise qu’on l’on peut qualifier d’exemplaire en matière de durabilité.

La reprise du club par INEOS fait suite au soutien qu’apporte cette entreprise au sport vaudois à différents niveaux et elle apportera nécessairement beaucoup de changements dans la gestion de du club, notamment sportive. Toutefois, les relations entre le club et la Ville sont étroites, compte tenu notamment de son passé, de l’argent investi par la Ville pour le club et de l’image de la Ville véhiculée par le club. Dans cette optique, la presse a relaté que « La finalisation des contrats de gestion du nouveau stade – à la charge du LS – représente une prochaine étape importante. » (article du 24heures du 13 novembre 2017, « Racheté, le LS passe la vitesse supérieure »).

Dans le cadre du débat sur le financement de nos infrastructures sportives, certains Conseillers, et en particulier le Groupe des Verts, ont insisté sur la nécessité de rechercher énergiquement les bons partenaires financiers afin de co-financer nos infrastructures sportives tout en offrant une importante tribune à une entreprise locale et éthiquement et environnementalement responsable. Le naming a nourrit de grandes discussions lors des débats sur notre nouveau stade, compte tenu notamment de l’impact qu’aurait un tel nom sur l’image de la Ville et de son Club sur le long terme.

Le rachat du Lausanne-Sport par le groupe pétrochimique rollois INEOS nous engage à poser les questions suivantes à la Municipalité :

  1. La Ville de Lausanne va-t-elle revoir sa relation avec le Lausanne-Sport ? Si oui, dans quel sens ?
  2. Quels sont les avantages de ce rachat pour la Ville ?
  3. Quels sont les éventuels dégâts d’image pour la Ville d’être associée à une entreprise heurtant frontalement son programme de législature ?
  4. Ce rachat a-t-il des conséquences sur le stade de la Tuilière en cours de construction?
  5. La Ville de Lausanne a-t-elle reçu une demande de naming du stade de la Tuilières de la part d’INEOS ?
  6. La Municipalité estime-t-elle qu’une telle proposition de la part d’INEOS ou d’une de ses entreprises partenaires pourrait entrer en ligne de compte pour un naming du stade compte tenu des vœux exprimés par la majorité des Conseillers communaux lors du débat à ce sujet ?
  7. Y a-t-il un risque que ce rachat empêche la Municipalité de chercher et proposer d’autres partenaires financiers pour un naming du stade de la Tuilières ou la restreindre dans des partenaires qu’elle pourrait assumer pleinement ?

Nous remercions par avance la Municipalité pour ses réponses.

Sophie Michaud Gigon

 

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon, Valéry Beaud

Quel avenir pour le parc d’agglomération de la Blécherette ?

Interpellation

Le projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) définit 5 parcs d’agglomération : Blécherette, Roveréaz, Sauvabelin, Venoge et Vidy. Celui de la Blécherette a fait l’objet d’une étude spécifique dans le cadre du chantier 4a du schéma directeur du nord-lausannois (SDNL) sur la stratégie de préservation et d’évolution de la nature et du paysage (volet B). Elle propose la création d’un parc agricole récréatif et culturel (P.A.R.C), avec des intentions et des propositions d’aménagement. Cette étude a été adoptée par les communes du SDNL le 22 novembre 2012, avec l’ensemble du chantier 4a.

Sur son site internet, la Ville de Lausanne décrit le projet de parc d’agglomération de la Blécherette de façon assez enthousiasmante : “le projet P.A.R.C est inscrit dans une volonté de rapprocher le monde rural et le monde urbain. C’est l’occasion de développer un projet urbanistique original qui concilie préservation de la nature, création d’un espace de détente pour les lausannois et pérennisation de l’agriculture de proximité”.

Elle précise que “l’aménagement du parc d’agglomération de la Blécherette met en relation trois valeurs distinctes et convergentes :
– une valeur sociale en créant un espace de délassement et de loisirs doux facilement accessible et complémentaire aux bords du lac ;
– une valeur économique en pérennisant les activités agricoles au travers d’une évolution des pratiques de production et de distribution, en facilitant par exemple la vente directe de produits locaux «à la ferme» ;
– une valeur environnementale et paysagère en valorisant la transition entre la campagne et la ville tout en renforçant la cohabitation entre la nature, le paysage et l’urbanisation”.

Ambitieuse, elle précise encore que le parc d’agglomération de la Blécherette “doit devenir un site modèle en termes de développement territorial durable à l’échelle de l’agglomération”, ce que nous appelons également de nos vœux.

Un article paru dans le quotidien 24 Heures le 9 août 2017 (page 17) tempère toutefois un peu cet enthousiasme. Il mentionne en effet que “depuis la validation, en 2012, du concept d’un Parc d’agglomération par les communes, le projet n’a pas avancé d’un pouce”. Selon le chef de projet du SDNL, si le “concept est toujours valable”, il parle de “flottement”, d’une “période de flou et de remise en question”, et précise qu’il faudra patienter jusqu’en 2040, voire 2050, pour que la campagne de la Blécherette change de visage, “pour autant qu’il y ait une étincelle politique à un moment donné”. L’article mentionne encore que les communes “n’en font pas une priorité”.

L’ensemble de ces affirmations sont pour le moins préoccupantes alors que les parcs d’agglomération se doivent d’accompagner la densification du périmètre compact du PALM, en offrant de nouveaux espaces récréatifs et de loisirs simultanément à l’accueil des dizaines de milliers de nouveaux habitants. Celui de la Blécherette révèle de plus un potentiel tout particulier pour assurer une transition de qualité entre le milieu urbain et le milieu rural.

Il est encore utile de rappeler les attentes du Conseil communal à ce propos, lui qui a renvoyé à la Municipalité le 28 avril 2015 le postulat de Sophie Michaud Gigon et Valéry Beaud intitulé “Pour un lieu consacré à la valorisation de l’agriculture de proximité dans le Nord-Ouest lausannois”, qui demandait à la Municipalité d’étudier, en coordination avec les acteurs existants, l’opportunité de créer dans le Nord-Ouest lausannois un lieu consacré à la valorisation de l’agriculture de proximité, par exemple à l’une ou l’autre des fermes de la Blécherette ou du Solitaire.
Sur la base des éléments présentés ci-dessus, l’objet de cette interpellation est de poser les questions suivantes à la Municipalité :

1. Comment la Municipalité se positionne-t-elle face à l’article du quotidien 24 Heures susmentionné, notamment les affirmations de “flottement”, de “remise en question” ou d’absence de priorité ?

2. Quelles sont aujourd’hui les intentions de la Municipalité pour le Parc d’agglomération de la Blécherette ?

3. Quel rôle la Ville de Lausanne, qui est à la fois commune territoriale et propriétaire foncier, compte-t-elle jouer dans ce projet ?

4. Quel est l’état de la coordination intercommunale à propos de ce projet ?

5. Quelles sont les prochaines échéances et quel est le calendrier indicatif de ce projet ?

6. Est-ce que des aménagements légers et temporaires ne pourraient pas être mis en place rapidement, afin de permettre l’appropriation du parc par la population et d’en tester les usages ?

Valéry Beaud
Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Pour un espace de consommation sécurisé

Intervention

Une voie pragmatique et responsable

Chacun d’entre nous a déjà fait le deuil d’une société sans addiction : le sucre, le café, l’alcool, l’écran, le jeu, le sexe tiennent certains êtres humains sous grande dépendance et ont un impact et un coût sur la société. Sans aucun débat émotionnel, des politiques de santé publique sont menées pour prévenir ces dépendances et en atténuer leurs dégâts, parfois irrémédiables. En revanche, lorsqu’il s’agit de psychotropes, et en particulier de drogues dures, le débat devient émotionnel. Mais regardons ici aussi les faits et regardons les chiffres.

Si les Verts sont précurseurs et progressistes dans le dossier drogue en général, ce n’est pas parce que nous sommes « POUR » la drogue – qui peut l’être ?- , mais bien parce que nous sommes pragmatiques et recherchons des solutions sans idées préconçues. C’est une question de responsabilité envers la population.

La politique des 4 piliers est entérinée depuis 10 ans au niveau fédéral: la répression policière, la prévention, la prise en charge addictologique et la réduction des risques. Un espace de consommation sécurisé fait justement partie du système de réduction des risques. Il n’y a rien d’innovant dans cette solution, une forme de consensus s’est dégagée autour de cette mesure et Lausanne suit ainsi l’exemple de 8 autres villes suisses, et de pays comme le Canada, la Hollande ou l’Allemagne.

Ainsi, puisque nous ne pouvons pas éradiquer la drogue – comme le disait le regretté chef de la police judiciaire neuchâteloise Olivier Guéniat -, nous pouvons au moins soigner et réduire les risques auxquels sont soumis les personnes gravement toxico-dépendantes. J’espère ne jamais avoir un de mes proches dans cette situation, mais je suis convaincue que si c’était le cas, je préférerais le savoir encadré par une équipe de professionnels que seul dans un endroit sordide et sale. La mise en place d’un espace de consommation sécurisé répond spécifiquement à un problème aigu pour une petite frange de la population fragile et marginalisée, qui a besoin d’une aide sanitaire et humaine.

En outre, la population lausannoise demande aussi une action publique qui diminuera les nuisances de la consommation de drogue dans l’espace public.

Après 10 ans, nous avons un recul certain et autant les professionnels que nous avons auditionnés durant ces derniers que les statistiques en fin de préavis indiquent qu’avec un espace de consommation sécurisé les conditions de consommation sont meilleures, ce qui conduit à moins de traitements pour des infections virales ou bactériennes – traitements très onéreux par ailleurs ; les overdoses mortelles diminuent, la consommation baisse lorsqu’on peut le faire dans un endroit propre et sûr, et les prises en charge thérapeutiques augmentent. Par ailleurs, nous assistons à une diminution des injections et de la présence de seringues dans les espaces publics. Ainsi, la réduction de la consommation de drogue dans l’espace public, et la diminution des effets négatifs qui en découlent, est un objectif fondamental tant pour la dignité des personnes concernées que pour la vie quotidienne des habitants.

Pour conclure, je rappellerai un des points sur lesquels les Verts ont insisté en commission:

L’intégration de la population du quartier accueillant le centre doit être optimale, l’information régulière et des contreparties discutées avec le quartier du Vallon.

L’évaluation du projet après 18 mois doit intégrer les effets sur le quartier comme d’ailleurs sur le reste des espaces publics de la ville où une diminution des nuisances est attendue.

Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Au nom des Verts, je vous invite à vous fier à l’expérience de ces 10 dernières années et aux statistiques qui indiquent des résultats encourageants. Le statu quo n’est aujourd’hui pas une option. Ce projet-pilote à durée limitée est la voie pragmatique et responsable que nous vous enjoignons à suivre en adoptant ce préavis municipal.

Sophie Michaud Gigon

Feuille verte, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

« La Grangette » : un combat pour les espaces verts

Les espaces verts sont des trésors à préserver dans notre ville. Pour la qualité de vie et la biodiversité, ils sont essentiels. Une illustration de notre action politique en leur faveur est le dossier du lieu-dit « La Grangette », située aux abords de la campagne du Désert dans le Nord-Ouest lausannois. En 2012, le Conseil communal avait décidé de sacrifier 22’000 m2 de zone intermédiaire où pâturent les vaches et où se promène très volontiers la population lausannoise pour se détendre. Le nouveau plan partiel d’affectation permettait à l’ECA d’agrandir son centre de formation et d’accueil. Les Verts lausannois avaient lutté d’arrache-pied au Conseil, seul parti contre tous, pour éviter ce sacrifice paysager irréversible. Nous avions été soutenus par les habitant-e-s du quartier qui avaient même déposé une pétition. Hélas, le projet avait passé la rampe et il a représenté pour nous un des crève-cœurs de la précédente législature. Nous avions perdu car nous étions le seul groupe du Conseil communal à estimer plus important de préserver ces espaces verts que de construire un bâtiment administratif surdimensionné dans cette campagne urbaine. Cinq ans après, la mise à l’enquête du projet concret – qui se termine ces jours – nous a redonné l’occasion de dire notre désaccord et de rappeler notre combat en faveur des espaces verts urbains prisé par la population lausannoise. Même si nous avons fait tout ce que nous avons pu du côté des Verts lausannois, les marteaux-piqueurs perforeront dans quelques mois la belle promenade de « La Grangette ». Cet exemple nous conforte dans la nécessité de poursuivre notre action politique en faveur des espaces verts dans notre ville, ce que nous ferons avec plaisir et engagement dans la législature à venir.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Le sport pour tous commence dans les quartiers

Postulat

Le sport pour tous est une des pierres angulaires de la politique du sport de la Ville de Lausanne. Lors du traitement en commission du préavis sur les terrains de sport de Pierre-de-Plan, nous avons demandé que la Municipalité s’empare de la question de l’utilisation des installations sportives par des tiers et des conventions qui pourraient exister entre les clubs – souvent responsables de l’entretien – et les utilisateurs occasionnels du quartier. Nous avions en effet constaté que les terrains sportifs utilisaient de larges surfaces de sol public au sein de la ville et qu’il était intéressant et logique de les utiliser plus souvent.

A Chailly, l’Ecole nouvelle interdit le passage sur ses installations en extérieur (en l’occurrence, terrain de basket, court de tennis, terrain de foot synthétique). La surface de sol classée en zone d’intérêt public mais non utilisable par les enfants et habitants du quartier est importante. Dans le quartier des Bergières, au chemin de Boisy, il existe un terrain de pétanque qui est d’ailleurs entretenu par les services de la ville et qui se situe à côté du terrain multi-sport utilisé le week-end par des jeunes du quartier. Ce terrain de pétanque est fermé mais personne ne semble l’utiliser, ni club, ni usagers occasionnels. Chacun a sans doute un exemple similaire dans son quartier.

A contrario, de bons exemples existent avec les installations scolaires, comme par exemple à la Cité, où la salle de gym du gymnase est utilisée par des usagers du quartier en dehors des heures de cours. La Municipalité pourrait d’ailleurs communiquer sur les modalités d’usage.

Les arguments sont nombreux pour encourager une utilisation accrue des installations par les habitants du quartier :

  • bouger et faire une activité physique réduit les impacts négatifs de la sédentarité notamment en terme de santé publique
  • pratiquer une activité sportive en compagnie de personnes du quartier favorise le lien social
  • utiliser de manière optimale (ou davantage) les installations sportives, même les terrain de pétanque, fait honneur à une utilisation rentable du sol et des deniers publics

Nous demandons ainsi par voie de postulat à la Municipalité d’étudier la possibilité et les modalités d’élargir l’utilisation des surfaces sportives à d’autres usagers que ceux des clubs.

Sophie Michaud Gigon