Communiqué 2020

Vaudois-es et Vert∙e∙s à l’unisson ce dimanche pour la biodiversité et la cohésion sociale

Dimanche réjouissant pour les Vert∙e∙s vaudois∙es : les Vaudoises et les Vaudois ont suivi toutes leurs recommandations de vote. Ils ont ainsi montré qu’ils n’acceptaient aucun affaiblissement de la protection des espèces alors que nous vivons une crise climatique et de la biodiversité. Les Vert∙e∙s vaudois∙es  saluent aussi la large acceptation du congé paternité, qui représente un premier petit pas dans la bonne direction, et le rejet très marqué des cadeaux fiscaux ainsi que de l’initiative de résiliation qui aurait isolé la Suisse. Ils sont également particulièrement satisfait-e-s du refus d’achat des avions de combat inutiles ainsi que du rejet de la loi sur la chasse qui montre que les Vaudois-es n’ont pas voulu mettre encore plus en péril notre biodiversité. En espérant que ces deux derniers votes soient encore confirmés sur le plan national  !

Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le rejet, dans notre canton, de la loi d’abattage qu’ils combattaient. Ils espèrent que la population suisse confirmera encore ce vote dont l’issue reste très serrée. C’est un signal clair des Vaudois∙es que les grands prédateurs, tels que le loup, doivent être gérés de manière proportionnée, et que la protection de nombreux autres animaux – victimes collatérales dans cette révision – ne doit pas être affaiblie. Il est même nécessaire de renforcer leur protection, tant notre biodiversité est trop importante pour être mise en péril.

Achat de nouveaux avions de combat

A l’heure de l’urgence climatique, les Vert∙e∙s saluent la décision nette des Vaudoises et des Vaudois de ne pas gaspiller des milliards pour l’achat d’avions de combat qui ne pourront rien pour répondre à la plus grande menace qui plane actuellement sur nous : celle de la crise climatique. Les Vert∙e∙s espèrent que ce gaspillage d’argent programmé sera également rejeté sur le plan national et, si cela ne devait pas être le cas, les Vert∙e∙s resteraient mobilisé-e-s pour que ces dépenses ne prétéritent pas les autres investissements bien plus nécessaires, pour lutter contre la crise climatique et préserver notre biodiversité.

Cadeaux fiscaux aux familles riches

Les Vert∙e∙s saluent également le refus important des cadeaux fiscaux faits aux familles les plus riches. Cette mesure aurait majoritairement profité aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs alors que ce sont avant tout les jeunes familles et les familles les plus modestes qui ont besoin d’être soutenues. Les Vert∙e∙s continueront à s’engager pour une politique familiale durable et sociale (allocations familiales, subventions aux crèches ou encore congé parental), qui profite à toutes et tous.

Congé paternité

Les Vert∙e∙s saluent enfin le résultat net du vote de ce dimanche. C’est un signal clair donné en faveur d’une politique familiale plus progressiste et la reconnaissance du travail pionnier mené par les Vert∙e∙s depuis toujours pour plus d’égalité et un meilleur équilibre entre vies familiale et professionnelle. Ces deux semaines ne sont toutefois qu’un premier pas ; il s’agit désormais de passer à l’étape suivante et d’aller vers l’introduction d’un congé parental. Le congé parental n’est pas seulement bénéfique aux enfants et à leurs parents, il est également judicieux sur le plan social et économique car il ouvre la voie à une répartition équitable des tâches au sein de la famille et dans la vie professionnelle.

Communiqué 2020

NON à une loi d’abattage alors que notre biodiversité devrait être préservée

Ce communiqué est émis par le Comité vaudois contre la révision de loi sur la chasse dont les Vert.e.s font partie

Alors que le peuple suisse devra voter sur le projet de révision de Loi sur la chasse le 27 septembre prochain, le comité vaudois contre cette révision inacceptable a officiellement lancé aujourd’hui la campagne dans le canton de Vaud. Les stands et les distributions en gare ont d’ores et déjà commencé tant il est important qu’un NON sorte des urnes ! Pour la préservation de la biodiversité, déjà fortement mise à mal, et une meilleure convivance humains-animaux, sans péjorer encore davantage la situation de nombreuses espèces menacées.

Le comité vaudois contre la révision de loi sur la chasse a présenté, ce matin à Lausanne, ses arguments et lancé officiellement sa campagne. Composé de nombreux partis, associations et fondations[1], les actions de terrain ont déjà commencé pour sensibiliser les Vaudoises et les Vaudois aux dangers importants représentés par cette révision de loi.

Alberto Mocchi, Président des Vert.e.s vaudois.es a ouvert la conférence de presse en rappelant l’enjeu de la votation : «La révision sur laquelle nous sommes appelés à voter est une attaque frontale contre la biodiversité. Au lieu de mieux protéger les espèces animales en danger, elle facilite leur abattage et fait passer les intérêts particuliers de quelques chasseurs devant l’intérêt général et celui d’une nature déjà mise à rude épreuve».

Claire Richard, Présidente du Parti vert’libéral vaudois a ensuite souligné les dérives amenées par cette loi : « Alors que seule la gestion du loup était prévue au départ par le Conseil fédéral, la révision de la loi revue par les Chambres remet en question la protection, entre autres, du lynx, du cygne tuberculé, du castor ou encore du héron cendré. » Pire encore, « bécasse, lièvre et tétras-lyre pourront toujours être chassés sans protection. La loi ne leur sera d’aucune aide! », s’est alarmé en écho François Turrian, directeur romand de BirdLife Suisse.

La nouvelle loi représente ainsi une détérioration inquiétante de la situation de protection actuelle des espèces, dissimulée derrière de pseudo-améliorations qui n’arrivent pas à cacher son incohérence. C’est ce qu’a dénoncé Serge Fischer, Président de Pro Natura Vaud : « Les partisans du Oui prétendent que la révision de loi protégera de nouvelles espèces et favorisera la sauvegarde des milieux naturels. Or ces prétendus effets positifs sont délibérément biaisés. Ainsi l’introduction d’une protection totale de 12 espèces de canards sur les 15 actuellement chassables n’aura aucun effet concret, car les trois espèces qui pourront continuer à l’être (colvert, morillon et sarcelle d’hiver) forment déjà 98 % des effectifs tirés ! Quant aux habitats, les cantons appliquent depuis longtemps les mesures de protection prévues par la Confédération…qui pourrait par contre désormais paradoxalement y autoriser des tirs de régulation. C’est schizophrène ».

Si cette révision choque donc par la menace accrue qu’elle représente pour les espèces menacées, elle fait d’autant moins sens qu’animaux et êtres humains ont des rôles spécifiques et complémentaires à jouer pour le bien de nos écosystèmes et notre qualité de vie commune. « Les grands prédateurs régulent et soignent la nature. Ils sont donc nos alliés. Ils diminuent typiquement l’impact des sangliers et des chevreuils sur la forêt, ce qui augmente le nombre d’espèces d’arbres et d’arbustes. De la même façon, les cultures sont mieux préservées de la faune sauvage. N’oublions pas que le loup est le seul prédateur naturel du sanglier! La meilleure santé de la grande faune par l’élimination des animaux les plus faibles, voire malades, est aussi une conséquence positive du retour des grands prédateurs dont c’est la tâche depuis toujours» a ainsi rappelé Lorenzo Poglia, chargé d’affaire au WWF Vaud.

Cette révision de loi ne menace, en outre, pas seulement les espèces mais nos droits démocratiques également, tel que le droit de recours des organisations. Anna Zangger, avocate de la Fondation Franz Weber, a ainsi précisé que « tout droit de recours serait abrogé pour les décisions de tirs individuels des espèces chassables. Si un canton décidait, par exemple, d’autoriser le tir de corbeaux freux, le Tribunal ne pourra plus se pencher sur l’autorisation délivrée, comme il le peut aujourd’hui. Aussi bien les organisations que les communes perdraient ainsi tout droit de recours ».


[1] Animae, Birdlife, Fondation Mart, Groupe Loup Suisse, branche vaudoise, Helvetia Nostra et la Fondation Franz Weber, Jeunes vert ’libéraux, Jeunes Vert-e-s vaudois-es, Les Vert∙e∙s vaudois·es, Parti vert ’libéral vaudois, Pro Natura Vaud, PS vaudois, WWF Vaud

Communiqué 2020

Votation fédérale du 27.9: Protéger le climat, la biodiversité et la cohésion sociale

Les Vert∙e∙s vaudois∙es réuni-e-s ce soir en comité élargi à Lausanne ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 27 septembre prochain. C’est quatre fois NON à la révision de loi sur la chasse, à l’achat inutile d’avions de combat à l’initiative UDC contre la libre-circulation et aux allègements fiscaux pour familles aisées. Et une fois OUI à un congé paternité minimal de 2 semaines. Les Vert∙e∙s s’engageront particulièrement fortement dans le canton contre la révision de loi sur la chasse en pilotant le comité vaudois contre cet objet qui mettrait en danger des espèces devant impérativement être protégées, a fortiori à l’heure d’une si forte chute de la biodiversité des espèces.

NON à la Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s refusent la modification de loi sur la chasse soumise au peuple. Il est insensé d’ainsi démanteler la protection des espèces en permettant aux cantons d’autoriser le tir de certaines espèces menacées ou protégées. D’autant que les espèces protégées peuvent d’ores et déjà être régulées, mais en respectant les cautèles légales nécessaires. Les Vert∙e∙s refusent, en outre, les « tirs préventifs » qui autoriseraient à tuer des animaux protégés lorsqu’il n’existe qu’une possibilité hypothétique qu’ils puissent causer des dommages, sans en avoir encore causé aucun. Afin de régler les conflits avec les grands prédateurs, de vraies mesures préventives sont plutôt nécessaires pour permettre une meilleure cohabitation entre animaux sauvages et de rente, en soutenant, par exemple, la protection des troupeaux. Les tirs préventifs ne résolvent rien. Cette modification de loi est d’autant plus inacceptable en cette époque de chute drastique de la biodiversité où de plus en plus d’espèces disparaissent, en Suisse et dans le monde.

NON à l’achat de nouveaux avions de combat

Alors qu’en 2014, les Vaudois∙es refusaient à près de 62% l’achat des Gripen pour plus de 3 milliards de francs, voici qu’il est maintenant question d’acheter des nouveaux avions de combat pour le double de ce montant. Durant l’ensemble de leur durée de vie, ces avions coûteront même jusqu’à 24 milliards de francs aux contribuables suisses. C’est d’abord un gaspillage d’argent inutile et inacceptable, a fortiori dans les temps difficiles qui s’annoncent tant en cette période de coronavirus que pour les conséquences toujours plus fortes à venir de la crise climatique. Cet argent devrait bien mieux être investi pour garantir des emplois. Également, cet achat reste inutile car prolonger l’engagement des F/A-18 jusqu’en 2035 permettrait tout à fait à la police de l’air de remplir sa mission. La Suisse doit arrêter de dépenser des milliards pour des guerres surannées, se concentrer sur son rôle de médiatrice de paix et prendre conscience des menaces réelles, telles que le réchauffement climatique et les cyber-risques. C’est là qu’il s’agit maintenant d’investir.

NON à l’initiative populaire « Pour une immigration modérée (initiative de résiliation) »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent, en outre, de refuser l’initiative de résiliation de l’UDC dont le but n’est aucunement de limiter l’immigration mais bien de supprimer l’ensemble des accords-bilatéraux avec l’UE. Ceci y compris les mesures d’accompagnement, qui luttent activement contre la sous-enchère salariale. Les Vert∙e∙s défendent des salaires équitables et des conditions de travail dignes pour toutes et tous. Par ailleurs, les Vert∙e∙s s’engagent pour une politique migratoire constructive et équitable qui protège les personnes, rejette l’isolationnisme et refuse le dénigrement. Il est central de protéger toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Il est également central que les entreprises suisses puissent engager des employé.e.s qualifié.e.s et motivé.e.s, sans la paperasserie exagérée qui serait induite par la résiliation de la libre-circulation – et qui a déjà en partie fait suite à la précédente initiative de l’UDC sur la limitation de la libre-circulation.

NON à la modification de la loi fédérale sur l’impôt direct (LIFD)

Enfin, les Vert∙e∙s refusent les cadeaux faits aux familles les plus riches en modifiant la LIFD. En effet, de par la forte progressivité de l’IFD, cette mesure profitera majoritairement aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs. Cette mesure ne viendra donc pas en aide aux jeunes familles, ni aux familles les plus modestes. Les Vert∙e∙s s’engagent, eux, pour une politique familiale durable et sociale : ces 370 millions de francs devraient plutôt être investis dans les allocations familiales, des subventions aux crèches ou encore dans un congé parental. Et ainsi vraiment bénéficier à toutes et tous.

OUI au  contreprojet indirect à l’initiative « Pour un congé de paternité raisonnable »

L’égalité entre hommes et femmes dans le domaine de la famille est inscrite dans la Constitution depuis 1981. Sans toutefois avoir encore été appliquée ! Les Vert∙e∙s sont engagé∙e∙s depuis des dizaines d’années pour un congé paternité et parental qui contribue à une meilleure conciliation entre vie familiale et professionnelle et à un meilleur partage des tâches. Il permet également aux pères de renforcer leur lien avec leur enfant. Ce contreprojet, avec les deux semaines prévues, offre un strict minimum qu’il s’agit de soutenir. Avant de pouvoir enfin l’étendre à un droit bien plus adaptés aux besoins des familles et des individus.

Communiqué 2020

Trois NON pour protéger la biodiversité et la cohésion sociale

Les Vert∙e∙s vaudois∙es réuni-e-s ce soir en comité élargi à Lausanne ont arrêté leurs recommandations de vote en vue de la votation fédérale du 17 mai prochain. C’est trois fois NON à la révision de loi sur la chasse, à l’initiative UDC contre la libre-circulation et aux allègements fiscaux pour familles aisées. Les Vert∙e∙s s’engageront particulièrement fortement dans le canton contre la révision de loi sur la chasse en pilotant le comité vaudois contre cet objet qui mettrait en danger les espèces devant être pourtant protégées, a fortiori à l’heure d’une si forte chute de la biodiversité des espèces.

NON à la Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s refusent la modification de loi sur la chasse soumis au peuple en mai prochain. Il est insensé d’ainsi démanteler la protection des espèces en permettant aux cantons d’autoriser le tir de certaines espèces menacées ou protégées. D’autant que les espèces protégées peuvent d’ores et déjà être régulées, mais en respectant les cautèles légales nécessaires. Les Vert∙e∙s refusent, en outre, les « tirs préventifs » qui autoriseraient à tuer des animaux protégés lorsqu’il n’existe qu’une probabilité qu’ils puissent causer des dommages, sans en avoir encore causé aucun. Afin de régler les conflits avec les grands prédateurs, de vraies mesures préventives sont plutôt nécessaires pour permettre une meilleure cohabitation entre animaux sauvages et de rente, en soutenant, par exemple, la protection des troupeaux. Les tirs préventifs ne résolvent rien. Cette modification de loi est d’autant plus inacceptable en cette époque de chute drastique de la biodiversité où de plus en plus d’espèces disparaissent, en Suisse et dans le monde.

NON à l’initiative populaire « Pour une immigration modérée (initiative de résiliation) »

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent, en outre, de refuser l’initiative de résiliation de l’UDC dont le but n’est pas vraiment de limiter l’immigration mais bien de supprimer les mesures d’accompagnement, et donc d’attiser la sous-enchère salariale, alors que les Vert∙e∙s défendent des salaires équitables et des conditions de travail dignes pour toutes et tous. Par ailleurs, les Vert∙e∙s s’engagent pour une politique migratoire constructive et équitable qui protège les personnes, rejette l’isolationnisme et refuse le dénigrement. L’initiative priverait de leurs droits les migrant-e-s établi-e-s en Suisse puisque libre circulation des personnes a permis aux citoyen-ne-s européen-ne-s qui vivent ici de ne pas être discriminé-e-s- par rapport aux Suisses.

NON à la modification de la loi fédérale sur l’impôt direct (LIFD)

Enfin, les Vert∙e∙s refusent les cadeaux faits aux familles les plus riches en modifiant la LIFD. En effet, de par la forte progressivité de l’IFD, cette mesure profitera majoritairement aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs. Cette mesure ne viendra donc pas en aide aux jeunes familles, ni aux familles les plus modestes. Les Vert∙e∙s s’engagent, eux, pour une politique familiale durable et sociale : ces 370 millions de francs devraient plutôt être investis dans les allocations familiales, des subventions aux crèches ou encore dans un congé parental. Et ainsi vraiment bénéficier à toutes et tous.