Communiqué 2020

Protection du Mormont : il est urgent de promouvoir les alternatives au ciment

Les Vert∙e∙s vaudois∙es sont depuis longtemps engagé-e-s pour la protection du Mormont. En 2015 déjà, le Grand conseil acceptait un vœu demandant de protéger le sommet du Mormont de toute extension de la carrière exploitée par le cimentier Holcim. Aujourd’hui pourtant, le sujet refait l’actualité alors que le recours déposé par les associations de protection de la nature et de l’environnement est toujours pendant. Il devient de plus en plus urgent de favoriser les alternatives au ciment et de réduire notre dépendance à ce matériau grand émetteur de CO₂. Les Vert∙e∙s vaudois∙es interviendront ainsi dès la rentrée au Parlement vaudois et dans les conseils communaux pour accélérer cette transition.

Le Mormont, dont le sommet est classé à l’Inventaire Fédéral des Paysages (IFP), fait partie du patrimoine vaudois par son importance géologique, naturelle mais aussi historique et paysagère. Utilisé depuis les années 1950 comme carrière par le cimentier Holcim, le Mormont est affecté par les extensions successives de cette exploitation, qui vont jusqu’à menacer son sommet. Les Vert∙e∙s vaudois∙es s’engagent depuis toujours pour protéger ce site d’importance paysagère et naturelle indéniable et sont intervenu-e-s à plusieurs reprises au Grand conseil à ce sujet, réunissant même finalement à faire protéger durablement son sommet dans le Plan Directeur des Carrières (PDCar).

Aujourd’hui, alors que l’exploitation du site se poursuit, la première ZAD suisse récemment installée permet de remettre sous le feu des projecteurs la question du Mormont et de sa protection.

La question qui se pose est plus généralement celle de la dépendance de notre société au ciment, matériau dont la production est extrêmement polluante et émettrice de CO₂.

Ainsi, les Vert∙e∙s interviendront dès la rentrée des vacances d’automne au plan cantonal (au Grand conseil) et local (dans les conseils communaux) par voie de postulat pour réfléchir à des solutions permettant de réduire cette dépendance en recourant, par exemple, là où c’est possible, à des alternatives moins polluantes, telles que le bois.

Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer, tant de par leur devoir d’exemplarité que par leur pouvoir en matière de règlementation des constructions, et il est grand temps qu’ils pèsent de tout leur poids dans cette problématique.

Communiqué 2020

Une nouvelle victoire pour l’économie verte

Un nouveau succès aujourd’hui pour l’économie verte, en commission de l’environnement du Conseil des Etats: une large majorité de la commission a accepté une motion d’Adèle Thorens Goumaz visant à favoriser des partenariats publics-privés (« Green Innovation Deals ») pour promouvoir l’économie circulaire. Ce succès intervient après la reprise de plusieurs points du contre-projet à l’initiative « Pour une économie verte » sous forme d’initiative parlementaire. Alors que l’Union européenne a récemment annoncé son propre plan de relance verte et qu’une étude montre quelle chance l’économie circulaire représente pour la relance post-COVID, la vague verte permet enfin de donner les impulsions nécessaires à la transformation de notre économie vers plus de durabilité et de résilience.

Les Vert.e.s vaudois.es se réjouissent que la commission de l’environnement du Conseil des Etats (CEATE-E) ait aujourd’hui accepté, contre l’avis du Conseil fédéral, la motion de leur conseillère aux Etats Adèle Thorens Goumaz pour des « Innovation Green Deals »[1]. Elle vise à encourager des projets d’économie circulaire via des accords conclus entre la Confédération et des entreprises, acteurs publics, associations ou hautes écoles. Ces accords peuvent impliquer des facilitations réglementaires, une simplification des démarches administratives, des aides au développement de nouveaux marchés, des engagements à des achats circulaires, une assistance à l’innovation ou la mise en réseau. Cet instrument est déjà utilisé aux Pays-Bas, en France, en Belgique, en Finlande et au Royaume-Uni.

Ce succès suit celui de l’initiative parlementaire « Développer l’économie circulaire en Suisse », portée par une coalition d’élus des Vert.e.s, des vert’ libéraux, du PS, du PBD et du PDC, qui reprend les principaux points du contre-projet à l’initiative populaire des Vert.e.s « Pour une économie verte ». Elle est actuellement débattue dans une sous-commission de la CEATE-N[2]. Il s’agit notamment de favoriser la revalorisation des matériaux et de réduire le gaspillage des ressources, par exemple dans le domaine des emballages.

Le nouveau pas fait aujourd’hui à la commission de l’environnement des Etats va dans le même sens que le  Pacte vert pour l’Europe et son plan d’action pour l’économie circulaire, qui visent à relancer notre économie sur des bases durables. Alors qu’une récente étude menée par Material economics vient de faire la Une des médias[3] car elle montre combien l’économie circulaire représente une chance pour la relance post-COVID[4], les Vert.e.s sont satisfait-e-s de voir enfin avancer, chez nous aussi, les principes d’une économie ménageant les ressources et plus résiliente, 10 ans après le lancement de leur initiative populaire fédérale « Pour une économie verte ». La vague verte, ainsi que le travail de vulgarisation et de diffusion réalisé par des mouvements comme Circular Economy Switzerland au sein du monde économique, permettent enfin de faire avancer une autre vision de l’économie, qui respecte davantage l’environnement et offre des opportunités d’emplois et de plus-value localement ancrés.

Les Vert.e.s espèrent que ce succès d’étape sera confirmé en plénum à la session de décembre.


[1] https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20203667
[2] https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20200433
[3] https://www.rts.ch/play/radio/redirect/detail/11677533
[4] https://materialeconomics.com/publications/publication/circular-recov

Communiqué 2020

Pour une loi sur la taxe automobile ayant de réels effets pour le climat et la population !

Les Vert∙e∙s vaudois∙es ont pris position ce jour sur l’Avant-projet de Loi sur la taxe automobile (« apLTVB »), ainsi que son règlement d’application (« apRTVB »), mis en consultation par le Conseil d’Etat. Dans l’ensemble, ils relèvent la nécessité de cette révision, tout en demandant que des mesures plus fortes soient prises dans l’intérêt du climat et de la population en général.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es relèvent que la taxation des véhicules constitue un levier central dans le développement de la mobilité, ceci à trois égards principaux : sur le choix du véhicule, par le report modal qui peut être développé en faveur de catégories de véhicules ou d’une mobilité plus respectueux de l’environnement, et par la possibilité d’agir sur la mobilité dans son ensemble.

Pour ces motifs, les Vert∙e∙s vaudois∙es demandent d’abord que le montant des taxes prévu (par les barèmes) soit relevé pour être réellement dissuasif par rapport à des véhicules trop gros ou polluants. En outre, le régime appliqué ne devrait pas être basé sur un barème et des montants linéaires, mais exponentiels. Ainsi, avoir un véhicule très lourd et/ou puissant reviendra beaucoup plus cher que de privilégier un véhicule plus « raisonnable ».

Les Vert∙e∙s vaudois∙es demandent aussi que d’autres critères que la puissance et le poids du véhicule – déjà essentiels – soient utilisés pour calculer la taxe. En font partie la hauteur d’essieu, la largeur du véhicule ainsi que le bruit émis à l’accélération. Sur ce dernier point, la santé de toutes et tous impose de prendre des mesures dissuasives fortes à l’encontre de véhicules trop bruyants.

Enfin, les Vert∙e∙s vaudois∙es relèvent que, à choix égal, il est nécessaire de privilégier des véhicules à motorisation électrique plutôt que thermique. Cela étant, il convient d’éviter que le système appliqué n’entraîne des effets contreproductifs, notamment par (i) une augmentation totale du nombre de véhicules ou (ii) des bénéfices offerts à des véhicules électriques lourds et d’un gabarit trop important, de type SUV. Pour ces motifs, les Vert∙e∙s vaudois∙es demandent que l’exonération qui est prévue dans l’apLTVB pour les véhicules électriques durant les deux premières années soit supprimée (art. 4 al. 3), mais que leurs avantages soient considérés par les rabais appliqués (art. 7) en termes d’émission de CO2, de bruit et de taille. Ainsi, un petit véhicule électrique pourra être grandement favorisé par rapport à un véhicule thermique ou un lourd véhicule électrique.

Dans un contexte où l’espace est de plus en plus rare et précieux, et le changement climatique une réalité, il est central de s’assurer que cette loi permette réellement d’agir sur la mobilité.

Réponse à la consultation (pdf)

Communiqué 2020

Vaudois-es et Vert∙e∙s à l’unisson ce dimanche pour la biodiversité et la cohésion sociale

Dimanche réjouissant pour les Vert∙e∙s vaudois∙es : les Vaudoises et les Vaudois ont suivi toutes leurs recommandations de vote. Ils ont ainsi montré qu’ils n’acceptaient aucun affaiblissement de la protection des espèces alors que nous vivons une crise climatique et de la biodiversité. Les Vert∙e∙s vaudois∙es  saluent aussi la large acceptation du congé paternité, qui représente un premier petit pas dans la bonne direction, et le rejet très marqué des cadeaux fiscaux ainsi que de l’initiative de résiliation qui aurait isolé la Suisse. Ils sont également particulièrement satisfait-e-s du refus d’achat des avions de combat inutiles ainsi que du rejet de la loi sur la chasse qui montre que les Vaudois-es n’ont pas voulu mettre encore plus en péril notre biodiversité. En espérant que ces deux derniers votes soient encore confirmés sur le plan national  !

Modification de la loi fédérale sur la chasse

A l’origine conjointe du référendum lancé au plan national, les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent le rejet, dans notre canton, de la loi d’abattage qu’ils combattaient. Ils espèrent que la population suisse confirmera encore ce vote dont l’issue reste très serrée. C’est un signal clair des Vaudois∙es que les grands prédateurs, tels que le loup, doivent être gérés de manière proportionnée, et que la protection de nombreux autres animaux – victimes collatérales dans cette révision – ne doit pas être affaiblie. Il est même nécessaire de renforcer leur protection, tant notre biodiversité est trop importante pour être mise en péril.

Achat de nouveaux avions de combat

A l’heure de l’urgence climatique, les Vert∙e∙s saluent la décision nette des Vaudoises et des Vaudois de ne pas gaspiller des milliards pour l’achat d’avions de combat qui ne pourront rien pour répondre à la plus grande menace qui plane actuellement sur nous : celle de la crise climatique. Les Vert∙e∙s espèrent que ce gaspillage d’argent programmé sera également rejeté sur le plan national et, si cela ne devait pas être le cas, les Vert∙e∙s resteraient mobilisé-e-s pour que ces dépenses ne prétéritent pas les autres investissements bien plus nécessaires, pour lutter contre la crise climatique et préserver notre biodiversité.

Cadeaux fiscaux aux familles riches

Les Vert∙e∙s saluent également le refus important des cadeaux fiscaux faits aux familles les plus riches. Cette mesure aurait majoritairement profité aux familles dont le salaire imposable annuel dépasse les 150’000 francs alors que ce sont avant tout les jeunes familles et les familles les plus modestes qui ont besoin d’être soutenues. Les Vert∙e∙s continueront à s’engager pour une politique familiale durable et sociale (allocations familiales, subventions aux crèches ou encore congé parental), qui profite à toutes et tous.

Congé paternité

Les Vert∙e∙s saluent enfin le résultat net du vote de ce dimanche. C’est un signal clair donné en faveur d’une politique familiale plus progressiste et la reconnaissance du travail pionnier mené par les Vert∙e∙s depuis toujours pour plus d’égalité et un meilleur équilibre entre vies familiale et professionnelle. Ces deux semaines ne sont toutefois qu’un premier pas ; il s’agit désormais de passer à l’étape suivante et d’aller vers l’introduction d’un congé parental. Le congé parental n’est pas seulement bénéfique aux enfants et à leurs parents, il est également judicieux sur le plan social et économique car il ouvre la voie à une répartition équitable des tâches au sein de la famille et dans la vie professionnelle.

Communiqué 2020

Budget 2021 de l’Etat de Vaud: Enfin plus de moyens pour le climat

Les Vert∙e∙s saluent la présentation d’un budget ambitieux malgré la crise du COVID qui a frappé notre Canton cette année et continuera probablement à l’impacter encore en 2021. Les Vert∙e∙s se réjouissent, en particulier, de la volonté enfin affichée d’être à la hauteur de l’enjeu climatique et espèrent que les investissements annoncés seront bel et bien concrétisés. L’apaisement scellé avec les communes est en outre actée, ce qui représente un bon signal dans la normalisation des relations Canton-communes.

Les Vert∙e∙s saluent un budget courageux étant donné le contexte de crise sanitaire et ses conséquences sociales et économiques que nous vivons actuellement, et qui se prolongera selon toute vraisemblance encore sur 2021. Malgré cela, de forts investissements sont annoncés à la fois pour préserver la cohésion sociale du canton et enfin répondre au défi environnemental et climatique. La santé financière du Canton est donc préservée tout en assurant l’équilibre social et en répondant à l’urgence climatique. Cette volonté pour la première fois clairement affichée par le gouvernement à majorité rose-verte de mener une politique économique anticyclique est plus que bienvenue.

Les Vert∙e∙s se réjouissent, en particulier, des 14,5 millions de charges de fonctionnement supplémentaires prévus pour « une mise en œuvre de la politique environnementale cohérente », bien que 12 millions de ces moyens supplémentaires concernent l’augmentation de la taxe sur l’électricité à 0,6 cts KWh et les subsides de la Confédération dans le cadre du Programme bâtiments. Les 4 postes supplémentaires accordés à la Direction générale de l’environnement (DGE) sont également une bonne nouvelle. A moyen terme, ils ne suffiront probablement pas et demanderont des engagements complémentaires qu’il s’agira de pérenniser.

Le Plan Climat, quant à lui, bénéficie de 34,6 millions d’investissements prévus en 2021, à savoir les 173 millions annoncés répartis de manière linéaire sur 5 ans. Ces moyens représentent un bon premier pas et demanderont à être complétés pour être à la hauteur de l’ambition affichée par le Conseil d’Etat en matière climatique. A ce titre, les Vert∙e∙s invitent les député-e-s à largement soutenir leur initiative parlementaire pour renforcer le fonds sur l’énergie de 300 millions de francs sans délais. Ils resteront, en outre, très attentifs à la réelle affectation de ces 34,6 premiers millions: il faut, en effet, maintenant que des projets de tous les départements arrivent rapidement sur la table des député-e-s afin de pouvoir être votés et que l’argent prévu soit concrètement investi.  Les Vert∙e∙s attendent donc avec impatience des décrets, en matière d’agriculture et de mobilité, notamment.

Enfin, les Vert∙e∙s voient positivement que l’accord passé avec les communes sur la facture sociale soit désormais acté. Les liens Canton-communes sont ainsi régularisés après plusieurs années de négociations menées jusqu’à ce printemps par la ministre verte, l’apaisement semble une réalité. Il était temps.

Les Vert∙e∙s saluent donc la volonté affichée d’être à la hauteur des enjeux ; ne reste plus qu’à la concrétiser. Ils sont en outre conscient-e-s que l’horizon sera sans doute moins dégagé dès 2022 et qu’il s’agira alors de préserver les acquis sociaux tout en continuant à investir dans l’avenir.

Communiqué 2020

5G: le peuple n’est pas un cobaye, il devrait pouvoir se prononcer

Le Conseil d’Etat a annoncé ce jour lancer des projets-pilote d’installations 5G. Si le fait de vouloir vérifier les ondes émises et l’impact du rayonnement, en particulier sur les lieux plus sensibles tels que les écoles ou les habitations, peut être salué, reste à voir qui procèdera à ces mesures et comment elles seront faites. En outre, le principe de précaution devrait rester prioritaire en la matière et la question devrait être tranchée au plan fédéral, avec possibilité pour le peuple de se prononcer sur cette évolution technologique et sociale cruciale. Les Vert∙e∙s continueront donc à s’engager dans ce sens.

Le Conseil d’État annonce ce matin qu’il a décidé de mener des projets-pilotes sur des installations de téléphonie mobile de dernière génération. Ces essais ont pour but de procéder à des mesures de rayonnement et de les analyser pour vérifier leur respect des valeurs limites fixées dans l’Ordonnance fédérale sur la protection contre le rayonnement non ionisant (ORNI). Si les Vert∙e∙s ne peuvent que saluer la volonté du Conseil d’État de faire ces essais dans un souci de santé et de sécurité de la population vaudoise, reste à savoir comment ils seront concrètement menés. Car s’il est question de collaboration avec les opérateurs téléphoniques, c’est jusqu’ici justement bien le problème rencontré lors des mesures faites en matière de rayonnement. Il est difficile de croire que l’on puisse être juge et partie en la matière et que ces mêmes opérateurs dont les résultats impacteraient directement l’activité puissent procéder à des mesures objectives et indépendantes. Le député Didier Lohri était d’ailleurs intervenu dans ce sens en juin 2019 au Parlement vaudois pour demander de financer un expert externe aux opérateurs pour effectuer les mesures électromagnétiques (normes UIT-T K) des sites retenus pour l’installation d’une antenne 5G puis d’en dresser un inventaire électromagnétique pré et post mise à l’enquête pour enfin apporter un peu de clarté et d’objectivité dans ce débat .

En outre, ces mesures de rayonnement devraient également concerner les antennes existantes et, étant donné le nombre toujours croissant de personnes manifestant des symptôme ne pouvant, à l’heure actuelle, être attribué à rien d’autre que le rayonnement non ionisant, il serait également important de prévoir la création de « zones blanches » dans le canton.

La question doit, en fin de compte, se résoudre au niveau fédéral. Les Vert∙e∙s continueront donc à s’engager pour une solution uniformisée dans tout le pays en la matière et le principe de précaution doit continuer à primer d’ici-là. Ce d’autant plus que d’autres enjeux que l’enjeu sanitaire viennent s’ajouter au débat sur le déploiement de la 5G. Cette nouvelle technologie s’avère en effet très gourmande en énergie (en témoignent les récents articles sur la nécessité en Chine de couper cette technologie de nuit pour limiter la consommation énergétique démultipliée). A l’heure de la transition énergétique et de la prise de conscience toujours accrue de la nécessité d’aller vers une consommation plus économe, il est difficilement envisageable d’investir dans un tel puit sans fond énergétique.

Si les autorités devaient vouloir aller malgré tout de l’avant, la population suisse devrait alors se prononcer sur ce choix de société qui semble aller à contre-courant des manifestations pour le climat et de la vague verte actuelle. Il ne pourra être fait l’économie d’un large débat sur les risques et les opportunités de cette technologie pour la population.

Communiqué 2020

Un samedi pour faire le pas de l’action citoyenne avec les Vert∙e∙s

Ce samedi 5 septembre, les sections régionales des Vert∙e∙s rivaliseront de créativité pour encourager davantage de citoyennes et de citoyens à devenir membres ou sympathisant-e-s des Vert∙e∙s, voire à s’engager pour l’avenir de leur commune en mars prochain à leurs côtés.

Ce n’est pas que les Vert∙e∙s se sentent seul-e-s. Cela fait plusieurs années que le nombre de membres croît – et deux ans qu’il a même explosé dans le contexte d’une mobilisation sans précédent pour le climat, notamment par les manifestations de l’année dernière. Ainsi entre 2018 et 2020, les Vert∙e∙s ont gagné plus de 30% de membres en plus.

A l’orée des élections communales du printemps prochain, et avec l’ambition de créer au moins 10 nouveaux groupes et listes dans les communes où ils et elles ne sont pas encore présent-e-s, les Vert∙e∙s se mobilisent donc aux quatre coins du canton ce samedi pour donner l’opportunité à leurs électrices et électeurs toujours plus nombreux de faire un pas supplémentaire et de s’engager à leurs côtés tout au long de l’année.

L’état actuel de la planète ne met que toujours plus en exergue le besoin de s’engager avec plus de force et de conviction pour que nos enfants puissent encore demain en profiter. Si l’action associative reste essentielle, l’action politique présente l’avantage d’avoir un impact direct sur les conditions-mêmes qui régissent notre vie en commun, et de les modifier. Ainsi, il s’agira samedi sur les stands au marché et lors des actions organisées, de sensibiliser les passant-e-s à la nécessité d’une action politique renforcée et aux possibilités qui s’offrent à elles et eux d’influer sur le quotidien et l’avenir de leur commune, en s’engageant comme membre, voire comme candidat-e à un mandat politique aux côté des Vert∙e∙s.

Vous trouverez notamment des militant-e-s Vert∙e∙s dans ces différents lieux samedi :
A Aigle, à la rue de Bourg et à travers la ville de 9h à 13h
A Bex, en déambulant dans les rues
A Clarens, au Carrefour centre de 13h30 à 16h30
A Epalinges, sur la place de la Croix-Blanche, de 9h à midi
A Lausanne, à la rue Saint-Laurent, de 9h à 13h
A La Tour-de-Peilz, sur la place Anciens-Fossés, de 9h à midi
A Montreux, à la gare de 9h à midi
A Morges, le matin au marché (et le 24 septembre à 18h30 au parc de l’indépendance)
A Moudon, sur la place du Forum, entre 9h et midi
A Nyon, au marché, de 9h à midi
A Prilly, devant la Coop, le matin
A Renens, sur la place du marché, le matin
A Vevey, au Marché de 08h30 à 12h30
À Villeneuve devant la BCV de 9h30 à midi
A Yverdon sur la place du marché, le matin

Ainsi qu’à Orbe et Grandson dans la semaine, à Bourg-en-Lavaux mais le dimanche 13 septembre au marché et à Ollon le 19 novembre.

Communiqué 2020

Les Vert∙e∙s vaudois∙es reconduisent leur direction et donnent leurs recommandations de vote pour novembre

Les Vert∙e∙s vaudois∙es, réuni-e-s ce soir en Assemblée générale ordinaire au Château d’Aigle, ont renouvelé leur confiance et leur soutien à leur direction actuelle. Ils et elles ont, en outre, arrêté leurs recommandations de vote en vue de la prochaine votation fédérale, prévue le 27 novembre prochain, et recommandent d’accepter les deux initiatives soumises à scrutin, soit l’initiative «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » et l’initiative  « Pour des multinationales responsables ».

En raison de la COVID-19, l’assemblée générale ordinaire des Vert∙e∙s vaudois∙es n’a pas pu se tenir en mai dernier, comme de coutume. Elle a donc eu lieu ce soir, en septembre, au Château d’Aigle, avec toutes les précautions sanitaires nécessaires.

L’assemblée, masquée, a ainsi notamment reconduit sa direction actuelle composée d’Alberto Mocchi, Municipal à Daillens, au poste de Président ; Anne Baehler, députée de Riex, et David Raedler, qui entrera au Grand conseil dans le courant du mois pour Lausanne, aux postes de vice-président-e-s ; Rebecca Joly, députée de Prilly, au poste de trésorière ; et Gaëlle Lapique, future collaboratrice personnelle de la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux, Maxime Mellina, doctorant, et la municipale d’Yverdon Carmen Tanner comme membres du Bureau. On ne change pas une équipe qui gagne et qui se réjouit de relever le défi des Communales avec le même panache et les mêmes résultats que pour les dernières Fédérales.

Les membres présent-e-s ont également arrêté les recommandations de vote des Vert∙e∙s vaudois∙es pour la prochaine votation fédérale prévue le 27 novembre prochain, toutes deux prises à l’unanimité !

Ils et elles soutiennent ainsi, d’une part, l’acceptation de l’initiative «Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre » , co-lancée par les Jeunes Vert-e-s et le GSsA et pour laquelle de très nombreuses signatures ont été récoltées dans leur rangs. Ce texte, contre le commerce de guerre, veut en effet empêcher la Banque nationale suisse, ainsi que les fondations et les institutions de la prévoyance publique et professionnelle de financer les producteurs de matériel de guerre. Cela devrait aller de soi, d’autant plus dans un pays promouvant la paix et la médiation comme la Suisse. A l’heure où des fonds sont plus que jamais nécessaires pour des secteurs cruciaux de notre société, il n’est pas question de financer des guerres ou la destruction de l’environnement avec notre argent. Il doit, au contraire, contribuer à des investissements durables. Les Vert∙e∙s s’engagent depuis bien longtemps, à tous les niveaux, pour réorienter  les investissements de nos banques et caisses de pension vers des placements plus responsables. Ce d’autant plus qu’en tant que place financière internationale, la Suisse a un rôle particulier à jouer et que les études se multiplient sur la plus-value toujours croissante apportée par les investissements propres.

Les Vert∙e∙s vaudois∙es recommandent également le OUI à l’initiative  « Pour des multinationales responsables ». Que les multinationales qui ont leur siège en Suisse ne puissent plus violer les droits humains ou détruire l’environnement en toute impunité semble tomber sous le sens. Il n’est pas acceptable que les comportements irresponsables soient aujourd’hui récompensés et représentent un avantage concurrentiel pour les multinationales sans scrupules face aux entreprises qui font de leur côté des affaires en respectant les droits humains et l’environnement. Il est plus que temps de passer à une consommation plus responsable et de soumettre l’ensemble des entreprises aux mêmes règles. Il s’agit aussi urgemment d’abolir les double-standards qui protègent les Suissesses et les Suisses de certains produits toxiques ou pratiques inhumaines qui sont, par contre, largement déversés et appliqués à l’étranger en toute impunité.

Communiqué 2020

NON à une loi d’abattage alors que notre biodiversité devrait être préservée

Ce communiqué est émis par le Comité vaudois contre la révision de loi sur la chasse dont les Vert.e.s font partie

Alors que le peuple suisse devra voter sur le projet de révision de Loi sur la chasse le 27 septembre prochain, le comité vaudois contre cette révision inacceptable a officiellement lancé aujourd’hui la campagne dans le canton de Vaud. Les stands et les distributions en gare ont d’ores et déjà commencé tant il est important qu’un NON sorte des urnes ! Pour la préservation de la biodiversité, déjà fortement mise à mal, et une meilleure convivance humains-animaux, sans péjorer encore davantage la situation de nombreuses espèces menacées.

Le comité vaudois contre la révision de loi sur la chasse a présenté, ce matin à Lausanne, ses arguments et lancé officiellement sa campagne. Composé de nombreux partis, associations et fondations[1], les actions de terrain ont déjà commencé pour sensibiliser les Vaudoises et les Vaudois aux dangers importants représentés par cette révision de loi.

Alberto Mocchi, Président des Vert.e.s vaudois.es a ouvert la conférence de presse en rappelant l’enjeu de la votation : «La révision sur laquelle nous sommes appelés à voter est une attaque frontale contre la biodiversité. Au lieu de mieux protéger les espèces animales en danger, elle facilite leur abattage et fait passer les intérêts particuliers de quelques chasseurs devant l’intérêt général et celui d’une nature déjà mise à rude épreuve».

Claire Richard, Présidente du Parti vert’libéral vaudois a ensuite souligné les dérives amenées par cette loi : « Alors que seule la gestion du loup était prévue au départ par le Conseil fédéral, la révision de la loi revue par les Chambres remet en question la protection, entre autres, du lynx, du cygne tuberculé, du castor ou encore du héron cendré. » Pire encore, « bécasse, lièvre et tétras-lyre pourront toujours être chassés sans protection. La loi ne leur sera d’aucune aide! », s’est alarmé en écho François Turrian, directeur romand de BirdLife Suisse.

La nouvelle loi représente ainsi une détérioration inquiétante de la situation de protection actuelle des espèces, dissimulée derrière de pseudo-améliorations qui n’arrivent pas à cacher son incohérence. C’est ce qu’a dénoncé Serge Fischer, Président de Pro Natura Vaud : « Les partisans du Oui prétendent que la révision de loi protégera de nouvelles espèces et favorisera la sauvegarde des milieux naturels. Or ces prétendus effets positifs sont délibérément biaisés. Ainsi l’introduction d’une protection totale de 12 espèces de canards sur les 15 actuellement chassables n’aura aucun effet concret, car les trois espèces qui pourront continuer à l’être (colvert, morillon et sarcelle d’hiver) forment déjà 98 % des effectifs tirés ! Quant aux habitats, les cantons appliquent depuis longtemps les mesures de protection prévues par la Confédération…qui pourrait par contre désormais paradoxalement y autoriser des tirs de régulation. C’est schizophrène ».

Si cette révision choque donc par la menace accrue qu’elle représente pour les espèces menacées, elle fait d’autant moins sens qu’animaux et êtres humains ont des rôles spécifiques et complémentaires à jouer pour le bien de nos écosystèmes et notre qualité de vie commune. « Les grands prédateurs régulent et soignent la nature. Ils sont donc nos alliés. Ils diminuent typiquement l’impact des sangliers et des chevreuils sur la forêt, ce qui augmente le nombre d’espèces d’arbres et d’arbustes. De la même façon, les cultures sont mieux préservées de la faune sauvage. N’oublions pas que le loup est le seul prédateur naturel du sanglier! La meilleure santé de la grande faune par l’élimination des animaux les plus faibles, voire malades, est aussi une conséquence positive du retour des grands prédateurs dont c’est la tâche depuis toujours» a ainsi rappelé Lorenzo Poglia, chargé d’affaire au WWF Vaud.

Cette révision de loi ne menace, en outre, pas seulement les espèces mais nos droits démocratiques également, tel que le droit de recours des organisations. Anna Zangger, avocate de la Fondation Franz Weber, a ainsi précisé que « tout droit de recours serait abrogé pour les décisions de tirs individuels des espèces chassables. Si un canton décidait, par exemple, d’autoriser le tir de corbeaux freux, le Tribunal ne pourra plus se pencher sur l’autorisation délivrée, comme il le peut aujourd’hui. Aussi bien les organisations que les communes perdraient ainsi tout droit de recours ».


[1] Animae, Birdlife, Fondation Mart, Groupe Loup Suisse, branche vaudoise, Helvetia Nostra et la Fondation Franz Weber, Jeunes vert ’libéraux, Jeunes Vert-e-s vaudois-es, Les Vert∙e∙s vaudois·es, Parti vert ’libéral vaudois, Pro Natura Vaud, PS vaudois, WWF Vaud

Communiqué 2020

Négociations Canton-communes: Un épilogue bienvenu pour le bien de toutes et tous

Les Vert∙e∙s vaudois∙es saluent l’aboutissement des négociations Canton-communes autour de la facture sociale suite à l’annonce, ce matin, de la conclusion d’un accord entre le Conseil d’Etat vaudois et l’Union des Communes vaudoises. Il s’agit là d’un pas important pour apaiser les relations institutionnelles et garantir le financement d’importantes prestations pour l’ensemble de la population vaudoise. Les Vert∙e∙s restent toutefois sceptiques quant à l’idée d’instaurer un mécanisme de frein à l’endettement communal tant des investissements locaux seront nécessaires pour financer la transition énergétique.

Les Vert∙e∙s saluent l’annonce, ce matin, d’un accord important négocié par le Conseil d’Etat et l’Union des Communes Vaudoises. Il est le fruit de gros efforts investis notamment par leur ministre Béatrice Métraux qui a conduit jusqu’à très récemment le dossier et, entre autre, organisé le Forum sur la péréquation intercommunale en 2018.

Le probable épilogue ainsi apporté à la facture sociale est d’autant plus important qu’il s’agit-là de prestations importantes pour l’ensemble de la population vaudoise (subsides assurances maladies, prestations pour les personnes handicapées, PC famille, bourses d’études, etc.).

Toutefois, cet accord financier ne doit pas éclipser la nécessité de poursuivre les négociations sur la nouvelle péréquation intercommunale vaudoise (NPIV), en particulier pour garantir le maintien, voire le renforcement de la solidarité intercommunale (un postulat de la députée des Vert∙e∙s Rebecca Joly est d’ailleurs pendant sur la question).

Les Vert∙e∙s restent en outre prudent-e-s quant à l’idée de mécanisme de frein à l’endettement retenu dans cet accord, car les communes ont un rôle fondamental à jouer dans la transition écologique et cette dernière va nécessiter de très forts investissements (en matière d’assainissement bâtiments communaux, de gestion des eaux, des forêts, de biodiversité, de mobilité, d’énergies renouvelables, etc.). Le Canton devra, en outre, également continuer à investir massivement dans le Plan Climat, et cet accord ne doit pas prétériter les autres investissements cruciaux du canton, pour répondre à l’urgence climatique en particulier.

Les Vert∙e∙s suivront donc de près ces questions.