Communiqué 2020

La violence domestique restera toujours intolérable

Le groupe des Vert∙e∙s est choqué d’apprendre la condamnation du Président du Grand conseil pour des faits de violence conjugale. Au-delà du fait que le premier citoyen du canton se doit d’être irréprochable et exemplaire, les faits condamnés ne peuvent être minimisés, quel qu’en soit l’auteur. Après avoir lutté avec force dans le cadre des débats sur la nouvelle loi contre la violence conjugale dans les débats parlementaires, les Vert∙e∙s appellent aujourd’hui Yves Ravenel à tirer les conclusions qui s’imposent quant à son poste et à faire preuve de responsabilité, le Parlement vaudois ne connaissant aucune procédure de destitution pour un tel poste.

Alors que la nouvelle est maintenant publique de la condamnation de l’actuel président du Grand conseil Yves Ravenel, les Vert∙e∙s la regrettent, ce d’autant plus au vu des motifs de la condamnation. En effet, quelle que soit la personne concernée, tout fait de violence domestique est choquant et répréhensible, ce d’autant plus lorsqu’il a justement fait l’objet d’une condamnation pénale. La violence faite aux femmes, comme à tout autre membre de notre société de fait, est intolérable et représente un fléau. Aucune situation ne peut justifier d’y recourir.

Néanmoins, le Grand conseil vaudois ne connaissant pas de procédure de destitution, il revient à la personne elle-même de tirer les conclusions qui s’imposent suite à ses actes. Être premier citoyen du canton impose un devoir d’exemplarité particulier et l’affaire actuelle jette, en outre, un discrédit sur toute la fonction et ne fait qu’ajouter de l’eau au moulin du dégât d’image qui affecte de nos jours les politicien-ne-s.

Le groupe des Vert∙e∙s appelle donc le président du Grand conseil vaudois à prendre ses responsabilités face à l’institution qu’il représente.