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Repas de soutien

Afin de nous donner les moyens de poursuivre nos actions en faveur de l’environnement dans le Gros-de-Vaud et la couronne lausannoise, la section Tasson organise

un repas de soutien
le vendredi 9 mars 2018
à 19h au Refuge de Bottens

Raclette à volonté, boissons sans alcools : CHF 30.-

Les dons sont bienvenus.

Venez nombreuses et nombreux !

Inscriptions d’ici le 28 février 2018 auprès de Anne-Laure Botteron

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newsletter novembre 2016

Sortons vraiment du nucléaire dès le 27 novembre prochain

Signe de vitalité du combat pour une société plus écologique, les votations populaires sur le sujet se succèdent sans désemparer: après l’initiative fédérale pour une économie verte en septembre, nous sommes appelés à nous prononcer dans un mois environ sur celle qui prévoit la mise hors service des centrales nucléaires suisses d’ici à 2029. Ce n’est pas tout puisque, sur le plan cantonal, une votation aura lieu le 12 février 2017 sur un objet crucial lui aussi, dans le domaine du logement, œuvre de notre ministre Béatrice Métraux: la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL). Le score très honorable du 25 septembre dernier (37 % au niveau fédéral et 46% au niveau vaudois), même si l’on espère toujours réussir du premier coup, doit nous encourager: sur un sujet délicat, une proposition novatrice montre notre aptitude à créer un débat de qualité, à rallier des acteurs économiques importants et à pousser les ronds-de-cuir de l’économie dans les derniers retranchements de la débilité intellectuelle.

Aujourd’hui, c’est un thème plus classique pour les Verts, la sortie du nucléaire, qui requiert nos efforts. Notre travail de quarante ans a déjà fini par porter de beaux fruits: le parlement fédéral vient de voter, dans la Stratégie énergétique 2050, une disposition interdisant la construction de nouvelles centrales; cela montre que le choix de principe fait quelques mois après Fukushima résiste à l’érosion du temps, même si les milieux les plus rétrogrades lancent un référendum contre ladite stratégie, en cherchant non seulement à sauver les débris de notre industrie électronucléaire mais aussi à saboter les efforts d’efficience énergétique et de promotion des renouvelables.

Mais attention! Les vieilles centrales sont aussi les plus dangereuses. La fin de celle de Mühleberg programmée pour 2019, les longues périodes d’arrêt de Beznau I et de Leibstadt, tout cela est révélateur du désarroi des exploitants et de leurs ingénieurs face au risque croissant d’accident majeur. Il est donc fondamental de boucler rapidement tout notre parc de centrales. Même la date de 2029 pour la dernière fermeture, résultant de l’initiative ici en jeu, donc cinq ans avant ce que propose Mme Leuthard nous expose encore à treize ans de péril: l’emballement d’une telle installation ferait des milliers de morts et de blessés, tout en ruinant le pays; il y aurait alors de l’ordre d’un million de déplacés, le cœur de la Suisse devenant inhabitable). Cette durée est le maximum tolérable, moyennant en sus qu’on soit extrêmement sévère avec les conditions de sécurité qu’imposera l’Inspection fédérale des centrales.
À cela s’ajoutent encore nombre de raisons de voter OUI et de faire voter OUI: les déchets radioactifs qui s’accumulent et qu’après des décennies on ne sait pas gérer autrement qu’en les gardant sous surveillance proche, le coût réel insensé de l’électricité nucléaire calculée sur le cycle de vie des installations (qui explique du reste que les industriels suisses du secteur veulent juste user les anciennes jusqu’à la corde et non en bâtir de nouvelles), la possibilité de produire notre énergie sans ce 8 % du total (20 % de la seule électricité), l’indépendance face aux pays producteurs d’uranium, etc.
Mais ici plus encore qu’en matière de dérèglement climatique, le temps nous est compté. Il justifie l’aboutissement d’une nouvelle initiative calendaire (https://www.admin.ch/ch/f/pore/vi/vis407t.html), dont le point le plus décisif se trouve dans ses dispositions transitoires, en vue d’une sortie progressive et contrôlée de l’illusion atomique.
Luc Recordon, ancien conseiller aux États, ingénieur-physicien et avocat

Élections cantonales du printemps 2017: un enjeu crucial

Le Grand conseil est certainement au cœur de notre système politique. À mi-chemin entre les décisions terre à terre relevant des communes et celles, générales et abstraites, ressortissant de la Confédération ou aux instances internationales, les choix du parlement cantonal nous impliquent fortement. C’est là par exemple que la stratégie énergétique prend vraiment corps, tout comme les règles concrètes déterminant ce qui pourra se construire sur notre territoire et dans quel type d’endroits; les transports publics et les routes, la politique du logement, sur laquelle le peuple devra statuer dans quelques mois, celle des hôpitaux, sont d’autre secteurs majeurs de compétence cantonale. Sur cent cinquante députés, les dix-neuf Verts jouent un rôle actif et constituent une force de proposition reconnue, qui doit tout d’abord se maintenir et si possible prendre encore de l’ampleur. Or, l’élection du nouveau Grand conseil, fixée au 30 avril 2017 (la date du dépôt des listes est le 6 mars) et la campagne y amenant sont des enjeux auxquels nous devons nous préparer soigneusement.

Au sein de la section Tasson, nos députés sortants sont Catherine Roulet, du Mont-sur- Lausanne (sous-arrondissement de Romanel, comptant cinq sièges) et Michel Collet (arrondissement du Gros-de-Vaud, huit sièges). La première nommée, en fonction depuis 2003, spécialiste reconnue du domaine de la santé, ne sollicitera pas de réélection, tandis que le second, élu en 2012, est prêt à continuer. La recherche de candidatures bat son plein et nos membres motivés non seulement à siéger, le cas échéant, mais déjà à mener une campagne en équipe pour assurer au moins chacun de ces sièges, sont invités à s’annoncer à la présidente de notre section, Anne-Laure Botteron (anne-laure.botteron@hotmail.ch), d’Échallens.

Pour les mêmes raisons, le renouvellement du Conseil d’État sera un aspect essentiel de nos activités ces prochains mois. La majorité rose-verte a fait de l’excellent travail depuis cinq ans et nous avons à cœur de contribuer à sa reconduction, afin que nos valeurs, trop souvent rejetées par la majorité d’une droite poussive au Grand conseil, progressent grâce à un gouvernement plus clairvoyant. Pour nous. Il est d’autant plus fondamental de nous mobiliser, car ici nous défendons aussi notre collègue et amie Béatrice Métraux, ancienne syndique de Bottens, ancienne députée du Gros-de-Vaud, qui accomplit une législature remarquable à la tête du Département des institutions et de la sécurité et qui ces temps défend contre un référendum des milieux immobiliers une loi novatrice devant aider à résoudre la crise du logement. Bien entendu, la droite s’unit contre notre ministre et contre cette loi, en vue surtout de reprendre la majorité gouvernementale et de réintroduire un UDC au Conseil d’État.

Le premier tour de cette élection est programmé le même jour que celle du Grand conseil et il est capital que, dès ce moment-là, l’ensemble des candidatures rose-vertes prennent l’ascendant face à celles plutôt pâlottes de nos adversaires. Le second tour, le 21 mai 2017, pourra ainsi être abordé dans la sérénité.

Luc Recordon, ancien conseiller aux États et ancien député au Grand conseil

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newsletter mai 2016

«Belles élections communales pour les Verts »

Si l’on écoutait les «informations» de la Première le soir du 28 février, on pouvait se laisser abuser par un journaliste peu sérieux, qui annonçait un succès du PLR (libéraux-radicaux). La lecture de 24 Heures le lendemain reflétait la même tendance. Or, un examen même à première vue montre autre chose. Maintenant que la plupart des communes ont terminé le processus électoral et connaissent leur syndic, voire la répartition des dicastères, il est temps de tirer un bilan.

Tout d’abord, pour ledit PLR, tant la perte d’un siège à la municipalité de Renens que le recul du centre-droit à celle de Morges, tout comme la non-obtention d’un second à Lausanne et le renversement de majorité à Prilly, à Écublens et à Moudon, constituent des revers importants, que seule la reprise de la majorité à la municipalité de Nyon vient un peu adoucir. Au surplus, c’est la stabilité qui domine. Du côté des Verts, le retour programmé de la syndicature de Lausanne dans le giron socialiste, à l’occasion du départ de Daniel Brélaz, s’accompagne de la magnifique obtention de celle de Vevey par Elina Leimgruber, tandis que Maurice Mischler, à Épalinges, membre du comité de la section Tasson, et Fabrice De Icco, à Romainmotier, sont reconduits dans la même fonction. Le siège municipal perdu à Nyon par Olivier Mayor récompense mal le travail de ce Vert, qui reste par ailleurs député, et nous ne parvenons pas à conserver le siège pulliéran occupé par Daniel Margot; mais, sans même parler des personnes réélues, le nombre de nouveaux municipaux de notre mouvement montrent que nous progressons: Natacha Litzistorf (qui succède à cette place à Daniel Brélaz), Maurizio Mattia à Prilly, Carmen Tanner à Yverdon-les-Bains (qui y succède à Marianne Savary), Luis de Souza à Orbe, Felix Stürner à Moudon, Killian Duggan à Lutry et Alain Dériaz à Ollon. À Échallens, la présidente de notre section, certes pas élue, obtient néanmoins un bon résultat, prometteur pour l’avenir.

Dans les vingt-deux communes où les Verts avaient leur propre liste au législatif, abstraction donc faite des endroits où ils étaient présents ensemble avec d’autres formations, il y en a six où ils dépassent 15 % (Lausanne, Nyon, Savigny, Blonay, Aigle et Orbe, sept où ils se situent entre 13 et 15 %, cinq où ils sont entre 10 et 13 % et seulement quatre où ils n’atteignent pas 10 %. Hormis Lutry, on n’enregistre aucun recul de plus de 1,5 % et maintes avancées spectaculaires, en particulier à Orbe (+ 6 %), fruit sans doute d’un gros travail référendaire sur un plan d’aménagement; dans quatre conseils communaux, il s’agit d’une première apparition, avec 16,5 % à Savigny, 16 % à Blonay, 7 % à Villeneuve et à Corsier-sur-Vevey.

La tendance est réjouissante. Il faudra continuer ce travail de fond pour la confirmer lors de l’élection du Grand conseil du printemps 2017, qui concerne la section Tasson à un double titre: dans le district du Gros-de-Vaud et dans le sous-arrondissement de Romanel-sur- Lausanne, dont nos députés actuels sont Michel Collet, de Penthalaz, et Catherine Roulet, du Mont-sur-Lausanne. Les listes se construiront cet automne.

Luc Recordon, municipal (réélu) à Jouxtens-Mézery, ancien conseiller aux États

Inscrit désormais dans la Constitution, le diagnostic préimplantatoire (DPI) doit encore être appliqué par la loi

À un an d’intervalle, nous aurons voté deux fois sur cet objet: le 14 juin 2015 le principe a été largement accepté, le 5 juin 2016 il nous faut confirmer la loi (LPMA) qui le met en œuvre, contestée par un référendum.

Les arguments ne diffèrent pas beaucoup d’une fois à l’autre. Rappelons que le DPI concerne à peine 2 % des grossesses, soit lorsque des couples ne pouvant que passer par la fécondation in vitro voudront – ce qui est interdit en Suisse jusqu’ici – s’assurer de ce que l’embryon à implanter dans l’utérus de la future mère ne soit pas affecté d’une anomalie grave d’origine génétique. Cela évitera tant le risque d’une fausse couche résultant de cette anomalie qu’un avortement si le handicap est détecté après quelques semaines et que le couple en question estime ne pouvoir assumer une naissance dans ce cas.

La loi que le peuple doit approuver est très prudente. Elle limite le nombre d’embryons pouvant être développés, testés puis implantés au strict nécessaire pour que l’on ait de bonnes chances de conduire à une grossesse non problématique. Les risques que les médecins seront autorisés à évaluer ne concernent que des situations bien définies et impliquant de lourds handicaps; rien à voir avec des questions frivoles telles que la couleur des yeux ou les aptitudes sportives. Impossible donc sur cette base de dévoyer le but légal, très honorable et humain, pour tomber dans l’eugénisme.

Une crainte invoquée par bon nombre des référendaires réside dans la diminution du nombre de handicapés au point que les seuls à rester dans cette situation soient d’autant plus isolés, voire exclus. Ce souci est cependant infondé: le très petit pourcentage de handicaps concernés est déjà un indice, mais surtout on peut raisonnablement estimer que les parents qui renonceront à avoir un enfant handicapé sur la base du DPI le feraient sinon en recourant à un avortement, avec de bien plus grandes souffrances. J’affirme même au contraire que d’avoir une loi comme celle qui nous est ici soumise est une reconnaissance de la gravité des difficultés auxquelles sont confrontées les personnes directement touchées par un pareil handicap et leurs proches; c’est un motif accru de marquer aux enfants qui, malgré le DPI, en seront toujours atteints une solidarité au moins aussi forte qu’aujourd’hui. Il y aura lieu de s’en souvenir quand de nouvelles discussions auront lieu notamment sur les prestations de l’assurance-invalidité.

Pour l’instant, il importe de dire de nouveau un oui net à une loi qui réserve aux personnes concernées et à elles seules un choix en tout connaissance de cause dans un domaine aussi délicat qu’intime.

Luc Recordon, ancien conseiller aux États

Une initiative au goût de bouchon

Toute personne écoutant de temps en temps la radio partagera ce constat : les annonces de bouchons sur les routes et autoroutes suisses sont toujours plus nombreuses, et il est presque impossible d’écouter un « inforoute » le matin ou en fin d’après-midi sans entendre parler d’importantes surcharges de trafic aux alentours des agglomérations, mais aussi de plus en plus dans des zones périurbaines, voire rurales.

Partant de ce constat, le lobby routier « AutoSuisse », appuyé par quelques politiciens bourgeois, a lancé une initiative au nom trompeur : « pour un financement équitable des transports ». Avec ce texte, les initiants souhaitent affecter l’entier des recettes provenant de l’impôt sur les carburants à la construction routière, alors qu’aujourd’hui seule la moitié de la somme collectée est dédiée à cette tâche, le reste finissant dans le « pot commun » de la Confédération.

À nous les autoroutes à six voies, les routes de contournement à foison, et donc le rêve américain et la fin des bouchons ?
Eh bien figurez vous que non !
De très nombreuses études et exemples piochés de par le Monde montrent qu’augmenter la capacité routière ne fait à terme qu’augmenter le nombre de voitures en circulation, et donc le trafic. Quelques mois ou années plus tard, on se retrouve donc avec tout autant, si ce n’est plus de bouchons. Cet état de fait a été modélisé par un mathématicien allemand qui lui a donné son nom : « Le paradoxe de Braess »1. L’exemple le plus parlant est sans doute celui de la « Katy Freeway », plus grande autoroute du Monde, servant de contournement à la ville texane de Houston. Afin de venir à bout des bouchons, les autorités ont décidé d’agrandir cette autoroute, la portant à 26 (oui, vous lisez bien, 26) voies. Inaugurée en 2008, elle est aujourd’hui totalement saturée, avec des embouteillages plus longs qu’auparavant.2

Pourquoi donc ? Tout simplement car en construisant de nouvelles routes on incite les gens à prendre leur voiture, à délaisser les transports en commun et à s’installer toujours plus loin de leur lieu de travail. C’est donc un peu l’histoire du serpent qui se mord la queue…

Pour venir à bout du trafic routier, il faut proposer des alternatives aux automobilistes : améliorer les transports en commun et les garder à des prix abordables, développer le télétravail et les horaires cadencés, densifier les centres urbains pour permettre à qui le souhaite d’habiter plus près de son lieu de travail etc. Il n’y a bien entendu pas de solution miracle, mais tout un tas de mesures à mettre en place, et qui combinées portent leurs fruits.

1 Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_de_Braess
2 Pour en savoir là encore davantage : http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/06/plus-large-autoroute-monde- est-deja-bouchee-262729

L’inauguration du métro M2 à Lausanne a ainsi permis de faire baisser légèrement le trafic au centre ville de Lausanne, alors que la population locale a fortement augmenté ces dernières années. Pourquoi prendre sa voiture pour aller d’Ouchy à la gare, quand on y est en cinq minutes en métro ?

Tout cela sans compter que l’on continue à investir des sommes importantes en Suisse pour l’amélioration du réseau routier. Personne ne nie en effet l’utilité de la voiture, notamment pour les habitants de zones moins bien desservies par les transports en commun. Cantons, communes et Confédération investissent ainsi chaque année des milliards de francs pour rénover et élargir les routes existantes, et en construire de nouvelles. Depuis 1950, il n’y a eu qu’une seule année, 2005, où les transports publics ont reçu davantage d’argent que la route. Le milliard et demi de francs qui en cas d’acceptation de l’initiative sera retiré chaque année du budget de la Confédération pour financer le goudronnage de terres agricoles va cruellement manquer pour financer d’autres secteurs. Le Département fédéral des finances prévoit ainsi des coupes de 350 millions dans la formation et recherche, 250 millions en mois pour les transports publics, 200 millions en moins pour l’agriculture ou encore 150 millions en moins pour l’aide au développement.

Veut-on donc des routes plus grandes mais tout aussi engorgées, avec moins d’argent pour des secteurs essentiels à notre qualité de vie ?
C’est à cette question qu’il faut répondre le 5 juin prochain. Pour ma part, ce sera résolument NON !

Alberto Mocchi

Soutenir le service public, c’est voter non le 5 juin

Un service public de qualité, facilement accessible et au financement solide est l’une des bases de la cohésion nationale. Cohésion entre régions linguistiques, entre générations, entre villes et campagnes. On pourrait donc légitimement être tenté de vouloir le renforcer, et de voter oui le 5 juin prochain à une initiative qui se dit «En faveur du service public». Derrière cette initiative au titre trompeur, il y a cependant malheureusement de bonnes intentions, mais de très mauvais moyens, qui risquent à terme d’affaiblir le service public, et d’arriver à un résultat contraire à celui escompté.

Comment imaginer en effet un service public de qualité sans investissements, et donc sans financements croisés? Aujourd’hui, certains secteurs d’activité de La Poste ou des CFF génèrent des bénéfices, d’autres non. Si on empêche ces entreprises d’utiliser l’argent gagné d’un côté pour le réinvestir dans un autre domaine moins rentable, on risque fort de
pénaliser les régions périphériques et de voir les prix des prestations prendre l’ascenseur. Des trains bondés et des timbres plus chers, est-ce vraiment cela que nous voulons en guise de service public? Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui les bénéfices réalisés par les entreprises de service public sont reversés à la Confédération, aux cantons et aux communes. Ils ne servent pas à enrichir des hommes d’affaires peu scrupuleux, mais bien à financer la recherche, les aides à l’agriculture ou encore la protection de l’environnement. En 2014, c’est 1,3 milliard de francs qui ont été versés aux collectivités publiques sous forme de distributions de bénéfices et d’impôts sur le bénéfice. Rien que pour 2015, la participation aux bénéfices de Swisscom a rapporté environ 580 millions de francs à la Confédération.

En cette période marquée par une politique d’austérité et des coupes dans de nombreux budgets, une perte de revenus de cette ampleur pour les caisses de l’Etat fédéral serait catas- trophique pour de nombreux secteurs.

Personne ou presque ne nie le besoin d’ajustements à entreprendre pour améliorer la qualité et l’accessibilité du service public dans notre pays. Le parlement avait d’ailleurs imaginé un contre-projet indirect à l’initiative, sous la forme d’une disposition constitutionnelle générale sur le service public. Contrairement au Conseil des Etats, le Conseil national en a rejeté l’idée.

Aujourd’hui, il est donc indispensable de voter non à une initiative qui part d’un constat louable, mais rate clairement sa cible et risque de provoquer des effets contraires aux buts poursuivis. Le chemin vers un renforcement des prestations du service public passe par d’autres voies, qu’elles soient parlementaires ou issues de la société civile

Béatrice Métraux, conseillère d’état

Oui à la révision de la loi sur l’asile

Oui à la révision de la loi sur l’asile qui, en accélérant, les procédures et en les rendant plus équitables, apporte des aménagements souhaitables à la situation actuelle. Il sera désormais possible de statuer sur la majorité des demandes et d’en exécuter les décisions en 140 jours. En outre, afin de garantir la qualité de la procédure, la protection juridique des requérants sera renforcée.

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newsletter février 2016

Élections communales dans le Gros-de-Vaud et le sous-arrondissement de Romanel

Avec l’introduction du système proportionnel dans les communes de plus de 3000 habitants, le paysage politique va être quelque peu modifié durant la prochaine législature. En vue des élections communales du 28 février 2016 dans les communes du canton de Vaud plusieurs groupes ont étés formés. Pour les Verts cela signifie une plus grande visibilité et une meilleure représentation qu’auparavant.

Petit tour des différentes communes du Gros-de-Vaud et du sous-arrondissement de Romanel où des Verts seront présents sur des listes communales :

  • Cheseaux: des Verts sont sur la liste du PSIG (parti socialiste et indépendants de gauche). Cette liste existe à Cheseaux depuis de nombreuses années et elle a fait ses preuves.
  • Échallens: le groupe socialistes, verts et indépendants a été créé en 2015. La liste pour le conseil communal compte 15 membres. Pour la municipalité, c’est un ticket rose- vert qui va défendre les atouts de la gauche : Anne-Laure Botteron (les verts) et Sébastien Lehmann (PS).
  • Épalinges: le groupe des Verts existait déjà lors des deux précédentes législatures. Pour la période 2016-2021, la liste est composée de 9 membres. Maurice Mischler se représente comme municipal et syndic.
  • Jouxtens-Mézery: Luc Recordon se présente pour une réélection à la municipalité sur une liste d’Entente municipale.
  • Le Mont : création d’un groupe politique dans une démarche participative : « Le Mont citoyen », avec la participation de quelques Verts mais surtout des citoyen-n-es ayant envie de s’impliquer dans la vie de la commune en partageant les mêmes valeurs sur l’écologie, la solidarité et la démocratie participative. Liste de 21 personnes pour le conseil communal et de deux pour la municipalité. site : lemontcitoyen.ch
  • Penthalaz: le groupe Socialiste, Verts & Sympathisants présente une liste de 23 candidat-e-s emmené-e-s par trois municipaux sortants qui se représentent, le système proportionnel y est établi depuis longtemps alors que la commune vient de dépasser les 3000 habitants.
  • Romanel: là aussi, nous nous associons avec le parti socialiste dans un but d’obtenir plus de suffrages.
  • Daillens: Alberto Mocchi se présente comme municipal.

Si vous êtes habitants d’une de ces communes nous vous invitons à voter pour les 
personnes qui défendent les intérêts de l’environnement et de la gauche. 
Votez les verts le 28 février prochain!

Votations fédérales de la fin février 2016: beaucoup de fausses solutions à de vrais problèmes

Le 28 de ce mois, en même temps que le premier tour des élections communales vaudoises, quatre objets fédéraux nous appellent aux urnes. Ce qui leur est commun, c’est de poser de vraies questions et d’y apporter des réponses au mieux pas totalement satisfaisantes et même mensongères dans certains cas.

L’initiative sur le renvoi (dite «de mise en œuvre»)

La plus lourde de conséquence est celle qui prévoit des dispositions supplémentaires sur l’expulsion de criminels étrangers. Elle accentue une première mouture, adoptée par le peuple et les cantons il y a quelques années. Qui pourrait a priori refuser de renvoyer chez elle une personne qui a commis une infraction grave ou très grave? Cela semble relever du simple bon sens, ne serait-ce que pour rassurer les victimes de tels actes et leurs proches. Pourtant, depuis belle lurette notre législation prévoit déjà ça … et la réalisation se heurte à des obstacles quelquefois insurmontables. C’estalors se moquer des électrices et électeurs que de leur faire croire qu’empiler des articles constitutionnels résoudra le problème. Car la solution ne dépend pas que de nous: si le pays d’origine refuse de reprendre son ressortissant condamné, nous ne pouvons l’y forcer; on peut certes négocier des accords de réadmission de ces gens et nos ministres de la justice – successivement Ruth Metzler, Eveline Widmer-Schlumpf et Simonetta Sommaruga (mais pas Christoph Blocher!) – y ont beaucoup travaillé, avec des résultats mitigés: les pays concernés renâclent et la Suisse n’a guère de moyens de pression pour les y pousser. En outre, dans certains cas, les États partenaires sont de telles dictatures que le renvoi est inexigible au point de vue de la plus élémentaire humanité. Enfin, le texte qui nous est proposé est si mal rédigé que des infractions aussi sérieuses que certaines violences sexuelles ne donneraient pas lieu à une expulsion alors que d’autres, relativement bénignes, le provoqueraient, sans qu’un juge puisse adapter sa décision aux circonstances concrètes. Il faut voter NON.

Le second tube routier du Gothard

Pendant les quelques années que durera la réfection du tunnel existant, le trafic des automobiles et camions par le Gothard sera compliqué. Pour y parer, la Confédération prévoit de construire un second tube qui aurait deux voies de circulation (comme le premier tube), en nous jurant qu’après les travaux on n’utilisera qu’une voie de chaque galerie. Bien fol est qui s’y fie! Comment résister alors aux pressions des transporteurs et de bien d’autres, réclamant tôt ou tard que s’ouvrent les deux voies des deux tunnels. La décision populaire de 1994 exigeant de limiter le transit routier par cet itinéraire, qui n’est aujourd’hui déjà pas respectée, en serait réduite à un chiffon de papier et les habitants du Tessin proches de l’autoroute, asphyxiés par les camions (pour combien de transports inutiles?), et, en période de vacances, par les touristes sur quatre roues, verront leur situation devenir intolérable; plusieurs élus de ce canton le refusent fermement. Au lieu de gaspiller trois milliards de francs à cet effet, mieux vaut en revenir à la solution initiale et bien moins chère élaborée par l’administration fédérale: un transbordement par le rail. Là aussi un NON résolu s’impose.

L’initiative «pour le couple et la famille»

Sous couvert de fiscalité familiale, du reste mal conçue, les initiants soumettent un texte dont la plus claire conséquence est homophobe: faire barrage au mariage homosexuel. Le procédé qui mélange ainsi deux questions bien différentes est donc malhonnête et aurait dû, si les Chambres avaient eu le courage de faire leur travail, être déclarée nulle. Sur le strict plan fiscal, force est en outre de constater que la solution proposée ne favorise que les couples aisé

et surtout très aisés: on procède par déduction fiscale, donc ceux qui paient peu d’impôts ne verront presque aucune différence, ceux qui en paient davantage pourront procéder à des déductions substantielles. Et, là encore, la facture sera salée, de l’ordre de deux milliards de francs par an, obligeant la Confédération à compenser, très probablement sur le dos de la formation et des prestations sociales. La bonne solution consiste au contraire à passer enfin à une imposition séparée des contribuables, mariés ou non, et ajuster le barème en conséquence, de sorte que les recettes soient stables. Un troisième NON se justifie ici.

L’initiative contre la spéculation sur les denrées alimentaires

Elle dispose que les opérations financières spéculatives sur les matières premières agricoles et sur les denrées alimentaires soient interdites en Suisse et que la Confédération s’engage sur le plan international à lutter contre ces opérations. À l’heure où la famine, souvent liée à des variations incontrôlées des prix, fait des ravages croissants dans le monde, il importe de stabiliser les marchés agricoles et alimentaires. Le principe de l’initiative, interdire d’investir pour soi-même ou pour autrui dans des instruments financiers se rapportant à de tels produits, représente une bonne base de travail; en contrepartie, les contrats utiles, portant sur la garantie de délais ou de prix fixés pour livrer des quantités déterminées seraient permis. La difficulté sera de savoir ce qui est spéculatif et ce qui est normal. Cependant, sous la pression de l’initiative, les Chambres ont donné au Conseil fédéral les moyens de bloquer des opérations qui risquent à l’évidence de provoquer des hausses spéculatives. On peut sans dommage, mais sans illusions exagérées, dire OUI.

Luc Recordon, ancien conseiller aux États

 

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Les Tassons organisent leur traditionnel papet pour fêter l’indépendance vaudoise

Les Verts de Tasson (Gros-de-Vaud et sous-arrondissement de Romanel) vous invitent à célébrer avec eux

L’INDÉPENDANCE VAUDOISE

DIMANCHE 24 JANVIER à MIDI

(ouverture des portes et apéro dès 11h00)

À LA GRANDE SALLE DU CHÂTEAU À ECHALLENS

Au menu :

Papet vaudois et sa saucisse aux choux

Taillé de Goumoëns

 

Le tout pour 20 francs (gratuit pour les enfants de moins de 16 ans)

 

INSCRIPTIONS JUSQU’AU 22 JANVIER AUPRÈS D’ALBERTO MOCCHI (alb.mocchi@gmail.com – 079 774 97 04)

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Newsletter octobre 2015

Elections fédérales du 18 octobre

Les Verts sont à la fois bénéficiaires et victimes de la sympathie de leur action de promotion de l’écologie.

Bénéficiaires parce que pas loin de 50 % des personnes interrogées déclarent pouvoir imaginer de voter pour eux. Victimes parce que, dans les faits, ils obtiennent au mieux 10% des voix en moyenne nationale, plutôt 7,5 % selon les dernières prévisions, et au mieux 13 % dans le canton de Vaud. Au bout du compte, ce sont eux qui ont le meilleur potentiel dans l’électorat, mais eux qui exploitent le moins ce «gisement de voix».

Comment s’explique une telle différence? Le plus vraisemblable est que cet électorat se montre un peu indolent en raison de la confiance excessive qu’il met dans la volonté de la majorité des élus, tous bords confondus, de résoudre de manière écologique nos principaux problèmes de société. Or, que voit-on? Au moment même où se profèrent les plus belles déclarations de soutien à la politique environnementale d’un grand nombre de parlementaires en place, candidats à leur réélection, les mêmes n’hésitent pas à saborder la sortie du nucléaire, alors que la population croit généralement que la chose est décidée. On peut faire un constat analogue avec l’écologisation de l’économie: là aussi, c’est le bal des hypocrites.

Il y a certes d’autres motifs au trop faible vote pour les Verts : la croyance, évidemment entretenue par la plupart de nos adversaires, que les efforts déployés en faveur de l’environnement seraient contraires aux intérêts économiques, voire provoqueraient du chômage. Cependant, on ne le répétera jamais assez, même si ces efforts ont un coût, dans l’ensemble l’écologie crée des emplois! Et des emplois innovants, à forte valeur ajoutée, porteurs de prospérité non seulement à court mais à long terme.

L’excès de confiance est un poison. Y compris dans l’élection au Conseil des États, où actuellement la plus grande menace qui pèse sur Géraldine Savary et moi réside dans l’apparence que notre réélection serait une formalité, au second voire au premier tour.

Face à cette vision candide, utilisée sournoisement par nos adversaires, il n’est qu’un impératif qui tienne: se bouger pour voter et pour faire voter les listes des Verts, celles du Conseil national comme celle du Conseil des États.

Luc Recordon 

Elections communales 2016

Les élections vont se suivre ces prochains mois, sans pour autant se ressembler.

Si la campagne pour les élections fédérales du 18 octobre bat son plein, en coulisses se prépare déjà celle pour les élections communales du 28 février 2016.

Les citoyennes et citoyens des 318 communes vaudoises seront appelés à renouveler leurs autorités pour une durée de 5 ans. Dans les communes à Conseil Général (moins de 1000 habitants) cette élection ne concernera que l’exécutif, alors qu’ailleurs il s’agira d’élire les conseillers communaux (législatif) en plus des Municipaux (exécutif).

Ces élections ont une importance toute particulière dans les communes de plus de 3000 habitants, qui suite à une votation populaire en 2011 ont désormais l’obligation  de passer au système proportionnel pour l’élection de leur conseil communal.

Concrètement, cela signifie que chaque parti politique présente une liste de candidats. Les sièges sont attribués à chacune des listes en divisant le nombre de voix obtenues par le quotient électoral (nombre de voix nécessaires pour obtenir un siège). Ce système permet une plus grande transparence quant aux idées et programme des candidat-e-s, ainsi qu’une meilleure représentativité des opinions au sein du conseil.

Ce passage du système majoritaire au système proportionnel concerne plusieurs communes de notre section.

Nous avons aujourd’hui la possibilité de lancer des listes, et donc de voir nos idées représentées comme il se doit dans des communes telles qu’Echallens ou encore Le Mont (dans cette dernière commune, une liste unitaire de gauche est en train de se créer) !

Même là où le système proportionnel n’est pas d’actualité, il est possible de s’engager au sein du conseil communal, voire de la Municipalité. Plus les sympathisants et membres des Verts seront nombreux à s’engager politiquement dans leurs communes, et mieux l’environnement se portera !

Alors n’hésitez plus, franchissez le pas et portez-vous candidat-e-s !

La section est à votre entière disposition pour toute aide ou conseil dans ce processus J

Alberto Mocchi

 

 

 

 

Thierry Schiffen
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Un début prometteur pour les Verts à Echallens

Les Verts sont très satisfaits du bon résultat obtenu par leur candidat Thierry Schiffmann à l’élection complémentaire à la Municipalité d’Echallens. Actuellement conseiller communal dans cette commune, M. Schiffmann n’a certes pas été élu, mais son score est plus qu’honorable (234 voix sur 1589, soit 14,7% des voix).

Malgré son jeune âge, Thierry a su, par son ancrage local et son engagement de longue date dans la vie d’Echallens, convaincre un nombre conséquent d’électrices et d’électeurs. Ce résultat est la preuve qu’il existe bel et bien une place pour les écologistes dans les institutions challençoises. Sans préjuger de la suite, nous pouvons donc dire que l’avenir s’annonce plutôt vert pour la politique à Echallens.

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Des forages gaziers dans le Gros-de-Vaud ?

Mardi 20 janvier 2015, les Verts du Tasson organisaient une soirée d’information et de débat autour de la question de nouvelles prospections gazières dans le Gros-de-Vaud (Dommartin, Sullens, Thierrens et Vuarrens). Environ 120 personnes se sont retrouvées dans la salle du Conseil d’Echallens pour regarder le film  « Gaz de schiste: un débat enterré ?» réalisé par Sandra Cerqueira.

S’en est suivi un débat présenté par M. Michel Collet, avec M. Olivier Epars, député Vert  au Grand Conseil vaudois et membre de Pro Natura, qui a présenté le cas des forages entrepris à Noville, à proximité immédiate de la réserve des Grangettes. D’autre part, M. Adrian Pfiffner, géologue de l’université de Berne a montré les divers aspects techniques de la méthode de forage du “fracking”. Deux représentants de l’entreprise souhaitant réaliser des forages dans le Gros-de-Vaud étaient également présents.

L’assemblée s’est montrée très intéressée par le sujet et de nombreuses questions ont été posées aux représentants des différents intérêts en jeu, dont Mme la Conseillère d’Etat Béatrice Métraux qui était présente à titre privé, et quelques députés du Gros-de-Vaud dont M. Jean Marc Chollet. Les échanges ont été intenses mais de nombreux aspects restent à éclaircir. La question fondamentale reste de savoir s’il est durablement responsable de vouloir exploiter des hydrocarbures et persister ainsi sur la voie des énergies non renouvelables. Cette question ne devrait même plus se poser de nos jours.

 

Pour d’autres informations:

Ils ont trouvé de l’hydrocarbure dans le Gros-de-Vaud, 24 Heures du 02.08.2013;

La recherche de gaz sème la zizanie, Lausanne-Cité du 28.10.14;

Les projets de forages dans le Gros-de-Vaud – site du Collectif Val-de-Travers.