Blonay

Blonay – Règlement sur la protection des arbres : quelques zones d’ombre…

Interpellation

Monsieur le Président,
Messieurs les Municipaux,
Mesdames les Conseillères, Messieurs les Conseillers,

La végétation arborée de notre commune participe à la qualité de vie de ses habitant.e.s, à la biodiversité et aussi à la lutte contre les bouleversements climatiques, en créant des îlots de fraîcheur et en contribuant à l’absorption des gaz à effet de serre (GES). Nous sommes souvent enviés par les habitant.e.s de localités voisines moins bien servies en plantations majeures: des photos panoramiques de notre bourg et de ses environs
immédiats en disent long sur ce précieux capital arborescent.

Sans doute consciente de cette richesse, notre commune s’est dotée d’un Règlement sur la protection des arbres, adopté par le Conseil communal en juin 2013, découlant de la Loi cantonale sur la protection de la nature, des monuments et des sites. Ce règlement est complété d’un « Guide de la gestion des espaces verts et recommandations pour la protection des arbres» ainsi que d’un Plan de protection des arbres et de son inventaire
des arbres monumentaux répertoriés sur 131 fiches.

Or, ces derniers mois au moins sur deux sites privés, à la Route de Vevey (parcelle 1353 au nord du jeu de boules) et à la Route de la Chaniaz (parcelle 1708, dans un jardin centenaire), notre Municipalité a autorisé ou ordonné des abattages de plusieurs arbres ou bouquets d’arbres remarquables et réputés en bonne santé. Cela visiblement sous la
pression de privés et de constructeurs, pour servir des intérêts privés au dépens de l’intérêt général. Des habitant.e.s de la commune qui déplorent ces graves atteintes au patrimoine naturel et à l’environnement ont réagi sans qu’il leur soit répondu clairement de quelle manière la réglementation communale avait été appliquée dans chacune des situations ci-dessus.

C’est pourquoi nous posons les questions suivantes à notre Municipalité:

1. Comment est-il possible qu’un arbre remarquable et d’essence majeure (un cèdre âgé de plusieurs dizaines d’années) ait été abattu à la Route de Vevey, au nord du «Jeu de boules » (parcelle 1353) malgré les précautions exigées du constructeur ? Quels sont les articles du Règlement communal qui ont justifié cette décision ? Si cet arbre a été définitivement endommagé malgré les recommandations communales, quelles sont les répercussions pour les contrevenants ?

2. Le propriétaire du jardin centenaire de la Route de la Chaniaz 7 (parcelle 1708) se voit actuellement contraint, par notre Municipalité, d’abattre 2 grands arbres protégés au sens du règlement communal alors qu’aucune des conditions légales pour ce faire ne semble réunie. Nous voudrions savoir quels sont les motifs qui pourraient amener la Municipalité à ordonner l’abattage d’arbres protégés parfaitement sains, plantés bien avant les constructions alentour, en dehors de tout projet de construction et qui ne font subir aux voisins aucun préjudice grave.
Quels sont les articles du Règlement communal qui ont justifié cette décision ?

3. D’une manière plus générale, quelle est la procédure suivie par la Municipalité lorsqu’elle décide de la levée de la protection d’un arbre ? Sur quelles expertises s’appuie-t-elle ?

4. Quel est le rôle des experts ? Arrive-t-il à la Municipalité de ne pas suivre des avis d’experts, et pour quelles raisons ?

5. De quand date le plan actuel de protection des arbres, au sens de l’article 4 du Règlement communal ?

6. De même que la Municipalité s’appuie sur plusieurs commissions de référence (telle la Commission d’urbanisme), ne serait-il pas utile et très actuel qu’elle se dote d’une commission de référence en matière de protection de la nature, des monuments et des sites ?

Jean-Marc Nicolet

Blonay

Blonay – Plan d’affectation communal

Hâte-toi lentement… et pendant ce temps, le territoire se bétonne !

Interpellation

En février 2019, notre Conseil communal a pris connaissance de la présentation du Bureau d’urbanisme Repetti, mandaté par la Municipalité afin de dégager une vision communale liée au redimensionnement de la zone à bâtir.

Nous avons retenu, de la présentation des urbanistes, que dans les secteurs spécifiques des Chevalleyres et de Chantemerle, on compte déjà 30 habitants de trop par rapport à la planification du Plan directeur cantonal. C’est pourquoi, l’exécutif de Blonay a transmis, en 2017 déjà, une vision communale visant à réduire le surdimensionnement dans ces
secteurs « hors centre », secteurs de notre commune assez mal desservis par les transports publics (plus de 300 m. d’une halte de train et/ou fréquence de transport public à 60 min.).

Nous avons appris, lors de cette même séance, que la Municipalité projetait de mettre à l’enquête publique, fin 2019, la mise en place d’une zone réservée pour une durée de 5 ans, prolongeable de 3 ans (au sens de l’article 46 de la LATc), dans ces secteurs surdimensionnés. Ce qui revient à suspendre la délivrance de permis de construire jusqu’à
l’adoption du Plan directeur intercommunal et de la révision du Plan d’affectation communal, ce dernier étant annoncé pour cette année 2020.

En septembre 2019, j’ai déposé une interpellation posant 5 questions sur le retard pris dans notre commune en matière d’aménagement du territoire. Dans ses réponses, la Municipalité a précisé le calendrier et s’est engagée, notamment à mettre à l’enquête des périmètres ciblés en zone réservée au début de l’année 2020 et d’engager la révision du Plan d’affectation « des hauts » simultanément. La Municipalité précise encore que 18 villas
ont été construites dans la zone hors centre depuis ces trois dernières années et que 15 autres projets sont en attente dans ce secteur reconnu surdimensionné et qui devrait être « gelé » au moyen d’une zone réservée (comme c’est déjà le cas à Saint-Légier).

C’est pourquoi, je pose les questions suivantes à notre Municipalité :
1) Où en sont les travaux relatifs à la mise à jour de la vision communale de
l’aménagement du territoire ?
2) Ce document fondamental, annoncé pour l’automne 2019, mériterait largement d’être présenté au Conseil communal. Quand notre Municipalité pourra-t-elle le faire ?
3) Où en sont les travaux (annoncés pour la fin 2019 – début 2020) relatifs à la mise à l’enquête de la zone réservée ?
4) Combien de projets de construction hors zone centre (donc en secteurs
surdimensionnés) sont-ils en cours ou encore suspendus, sur les 15 annoncés l’automne dernier ?
5) A quoi en est la révision du Plan d’affectation dit « des hauts » et quelles en sont les limites sur le terrain ?
6) En quoi le jugement récent du Tribunal fédéral annulant le nouveau Plan
d’aménagement du territoire de Montreux est-il susceptible d’influencer la
méthodologie adoptée par notre commune, à savoir fractionner le territoire
communal en plusieurs plans d’affectation ?

Par avance, je remercie la Municipalité de ses réponses.

Jean-Marc Nicolet

Montreux

Montreux – Pour un subventionnement de la pose d’une toiture végétalisée

Motion

Monsieur Le Président, Mesdames et Messieurs les Municipaux·ales, chers et chères collègues et public,

D’après de nombreuses études, la végétalisation des toitures plates ou légèrement pentues est une évidence. Elle permet une meilleure isolation des étages supérieurs, avec des économies d’énergie en périodes froide et chaude. Bien que plus chère à la pose (entre 5 et 20%), sa durée de vie est d’environ 40 ans. C’est le double d’une toiture en gravier ou bitume car la couche végétale absorbe la chaleur qui nuit aux joints d’isolation sur une installation minérale et, dans le même temps, abaisse la température d’environ 1.5° dans la périphérie du toit.

De même, la végétation absorbe une partie de la pollution sonore ainsi qu’une quantité non-négligeable des métaux lourds et autres pesticides présents dans les eaux de pluies.

C’est une démarche éminemment écologique. La présence de différentes essences sur un toit amène
un microcosme (oiseaux, insectes et papillons notamment) qui permet de conserver une biodiversité importante pour le développement de la nature environnante. Elle contribue aussi à une esthétique plus harmonieuse que la « mer minérale » offerte actuellement à la vue depuis certains endroits de la commune.

Importante en cas de fortes intempéries, la toiture végétalisée agit par ailleurs comme une éponge et retient les eaux de pluie. Ce qui évite une surcharge des égouts et un excès d’eaux claires durant ces
épisodes, atténuant ainsi le risque d’inondation.

La végétalisation des toitures permet en outre de lutter contre les îlots de chaleur en ville, et s’inscrirait, à Montreux, dans la pleine logique du postulat d’Anne Saito adopté il y a quelques mois par notre Conseil.

Enfin, il est important de noter que l’on peut coupler les toitures végétalisées à des panneaux solaires, en augmentant ainsi le rendement de ces panneaux de 6 à 8% grâce à la couche de verdure.

Plusieurs villes ont saisi cette opportunité. La Ville de Lausanne, par exemple, soutient ainsi financièrement depuis 2015 les privés qui décident de végétaliser leurs toitures lors de travaux de rénovation ou lors de nouvelles constructions. Un certain montant est octroyé par année, et les
demandes sont traitées par ordre d’arrivée, jusqu’à épuisement du montant dédié.

Je demande à la Municipalité d’adopter une démarche similaire à Montreux et de proposer à notre Conseil un projet de subvention pour la réalisation d’une toiture végétalisée au moment de la rénovation ou de la construction d’un bâtiment.

Béatrice Tisserand

Références:
https://www.hesge.ch/hepia/laboratoire/laboratoire-toitures-vegetalisees
https://www.lausanne.ch/vie-pratique/nature/la-nature-et-vous/bonnes-pratiques-conseils-nature/toitures-vegetalisees.html

Montreux

Montreux – COVID-19 : relance de l’économie local et urbanisme tactique

La crise sanitaire que nous vivons actuellement est sans précédent et a des répercussions tangibles sur notre société et sur notre modèle économique. Alors que les premières mesures de déconfinement ont été mises en place et que les activités reprennent peu à peu, la distanciation sociale reste un geste barrière fondamental pour contenir la propagation du virus et ainsi préserver la santé des personnes les plus vulnérables.

Les collectivités publiques ont un rôle primordial à jouer pour accompagner les acteurs économiques locaux dans le redémarrage de leurs activités, et ce de manière plus humaniste, locale et durable au sens de l’appel du 4 mai. A ce titre, il convient de prendre des mesures pour encourager tant la population que les visiteurs à (re)fréquenter nos centres villes et villageois, ainsi que nos commerces, et ce dans le respect des recommandations de l’OFSP. En effet, sans amélioration des conditions-cadres permettant la distanciation sociale, notamment par la libération d’espace public supplémentaire, la reprise économique semble extrêmement compliquée à opérer.

Dans ce cadre, nous apprenons dans une communication reçue ce lundi 11 mai que la Municipalité prévoit des mesures dans les domaines de l’économie, de la culture et du tourisme. Elle indique à ce titre envisager des aménagements de l’espace public en termes de circulation, de terrasses, d’accès au lac, etc. Ce type de démarche s’inscrit clairement dans ce qui s’appelle de l’urbanisme tactique, c’est-à-dire dans la mise en place d’aménagements provisoires permettant de tester des solutions pour l’avenir.

L’exemple des exploitants de bars et de restaurants est à ce titre le plus parlant : ces derniers ont perdu une grande partie de leur capacité d’accueil pour respecter la distanciation sociale et les consignes de la Confédération. Ainsi, à l’image de plusieurs villes romandes, la mise en place d’une procédure facilitant les démarches pour la création et l’extension des terrasses permettrait d’offrir un soutien non négligeable à bon nombre de petits indépendants qui font la richesse du tissu économique montreusien. Cela impose toutefois d’assouplir, temporairement du moins, les règles relatives aux terrasses, de libérer de l’espace public affecté à d’autres usages, voire de renoncer aux émoluments liés à l’occupation du domaine public.

Cette recherche d’espace supplémentaire peut par exemple se concrétiser par la  limitation de la circulation dans certaines rues ou la création de zones de rencontre, comme proposé en 2016 dans le postulat de M. Florian Chiaradia intitulé « Pour un centre-ville convivial », qui demande la mise en place d’un espace public pensé pour les piétons sur la rue de la Paix et la rue de l’Eglise catholique. Ce type de réflexion pourrait par exemple être étendu à la rue du Pont et à de nombreux autres quartiers de Clarens et de nos villages. La période de déconfinement peut être l’occasion d’accélérer, ou du moins de tester, la mise en œuvre de projets d’urbanisme et de mobilité actuellement étudiés.

Par ailleurs, la distanciation sociale risque d’engendrer des effets pervers dans le domaine de la mobilité en sapant des efforts entrepris depuis des années pour encourager le report modal. L’utilisation des transports publics étant déconseillée pour les personnes à risque, il est à prévoir une utilisation accrue des transports individuels motorisés, entrainant son lot de nuisances, comme la congestion des axes routiers ou une augmentation de la pollution de l’air. Il s’agit donc d’anticiper cet effet et de continuer les efforts entrepris dans le but d’encourager le report modal, notamment sur la mobilité douce et le vélo qui constituent de formidables alternatives pour les trajets courts.

Plusieurs mesures sont dans ce cadre envisageables et sont notamment recommandées par l’association PRO VELO Riviera, soit :

  • le renforcement du réseau cyclable actuel par l’attribution de nouveaux tronçons ou l’élargissement de voies de circulations préexistantes ;
  • la sécurisation physique temporaire par l’installation de signalisation spécifique ;
  • la fermeture d’axes à la circulation routière pour l’attribuer temporairement à la mobilité douce ;
  • la mise en place d’une campagne de communication et de sensibilisation encourageant le report modal.

A nouveau, dans l’optique d’un urbanisme tactique, il s’agirait d’appliquer les premiers jalons du plan des mobilités douces actuellement en cours d’élaboration par la Municipalité. De nombreuses autres mesures peuvent être dans ce cadre envisagées et implémentées. La pandémie que nous vivons actuellement constitue une véritable opportunité en termes de stratégie d’aménagement du territoire.

Pour résumer, cette motion demande à la Municipalité :

  • de mettre en œuvre des mesures urgentes en terme d’aménagements urbains compatibles avec la distanciation sociale dans le but de favoriser la reprise de l’économie locale et le report modal ;
  • de considérer la pérennisation de ces aménagements temporaires selon les résultats observés.

Ces quelques mesures permettraient d’offrir un soutien précieux à nos acteurs économiques locaux en encourageant un retour des habitants et visiteurs dans le strict respect de la distanciation sociale.

Je demande que cette motion soit envoyée en commission.

En vous remerciant de votre attention.

Jessica Ruedin

St-Légier-La Chiésaz

St Légier – Espace 43 : un projet à soutenir !

Depuis septembre 2019, un groupe de jeunes de la Riviera s’est installé dans une partie des bâtiments du lieu-dit du Domaine du Crêt, au Chemin du Genévier n°43. Ils y ont créé l’association « Espace 43 », dont le but est de promouvoir un espace de culture et d’échange sur la Riviera. Actuellement, une dizaine de membres de l’association y réside, membres qui sont en formation ou qui exercent une activité professionnelle.

Les bâtiments du Domaine du Crêt étaient inoccupés depuis de nombreuses années et se trouvaient dans un état relativement déplorable à l’arrivée des jeunes. Peu après leur emménagement, la Commission de salubrité de la Commune est allée visiter les lieux, qu’elle a déclaré insalubres car ils étaient sales, non aérés, sans électricité, sans chauffage et sans eau courante. Forte de ce constat, la municipalité a décidé de retirer le permis d’habiter pour l’ensemble de ces bâtiments.

Depuis lors, les membres de l’association ont nettoyé et redonné vie à ces locaux. Toutefois, ils n’ont pas pu y mettre l’eau courante ni l’électricité, ces raccords nécessitant l’accord préalable de la municipalité. L’association a également remis en état une partie du terrain et y a installé un potager en permaculture.

Les bâtiments du Domaine ont obtenu la note 2 au recensement architectural et sont donc des monuments patrimoniaux d’intérêt régional. De plus, la parcelle est située en zone intermédiaire et aucun autre projet n’y est prévu à court terme.

Sur la base de ces éléments et au vu du projet de l’association, les représentants de la société propriétaire avaient accepté le principe d’un contrat de confiance avec les habitants du lieu. Toutefois, à la dernière minute, ayant appris que la Municipalité avait retiré le permis d’habiter dans ces bâtiments et était opposée à ce projet, ils ont préféré ne pas signer le contrat.

Depuis, la situation est bloquée car les représentants des propriétaires ne veulent pas soutenir ce projet tant que la municipalité n’y est pas favorable. Ainsi, ces jeunes vivent sous la menace permanente d’une expulsion depuis plusieurs semaines, sans eau courante ni chauffage.

Or, ayant moi-même visité les lieux avec quelques collègues du conseil communal, je trouve que ce projet mérite d’être encouragé. Il est aussi soutenu par les habitants de la région, à l’image d’une pétition de soutien qui a recueilli près de 2’500 signatures à ce jour.

Ayant eu connaissance d’autres squats dans la région qui ont été fréquentés et aimés des habitants locaux, tels que le Quai Maria-Belgia, les Toits du monde ou encore les Temps modernes, le Groupe des Verts et Ouverts souhaite pouvoir donner l’opportunité à ce type de projet de se développer. Nous sommes convaincus que ce projet a et pourra continuer d’avoir des retombées positives pour notre région.

Les évènements culturels qui s’y déroulent semblent être conformes à l’affectation de la zone de par leur caractère ponctuel. Les ateliers d’artistes situés dans le bâtiment principal, conçus comme tels dès leur origine, permettent à plusieurs créateurs d’y travailler.

Ce lieu est aussi ouvert à d’autres personnes intéressées et des synergies avec d’autres projets de la région sont possibles, comme la préparation d’évènements par la Jeunesse de notre village. L’association a aussi organisé quelques événements culturels, tels que des expositions, qui ont connu un écho positif, notamment auprès de certains de leurs voisins lors des portes ouvertes qui leur étaient destinées.

En outre, il est toujours préférable que des bâtiments historiques de valeur, comme c’est le cas ici ou par exemple au Château d’Hauteville, soient habités, chauffés et utilisés plutôt que laissés à l’abandon ou fréquentés par des occupants moins recommandables en attendant qu’un projet concret y prenne place.

Il règne dans ces lieux un esprit positif, ouvert et solidaire qui mérite d’être encouragé. Ces jeunes ont un rêve, ils y croient et ils sont prêts à sacrifier leur confort pour essayer de le réaliser. Qui n’a jamais eu de rêve dans sa jeunesse ? Pourquoi ne pas aller au-delà de nos préjugés et aller à la rencontre de ces jeunes pour se forger une opinion informée ?

Les représentants des propriétaires ne veulent pas soutenir ce projet tant que la municipalité n’y est pas favorable. Ainsi, si la Commune apportait son soutien à ce projet, la société propriétaire des lieux accepterait de passer le contrat de confiance envisagé à l‘origine. Elle est en effet consciente que d’ici à ce que l’affectation de la parcelle et des bâtiments protégés qui l’occupent puissent être modifiés, il est préférable que s’y épanouissent des activités bénéfiques pour notre région.

C’est la raison pour laquelle nous nous permettons de poser à la Municipalité les questions suivantes :

  1. La Municipalité envisage-t-elle de visiter les lieux et de recevoir des membres de l’association Espace 43 pour qu’ils lui présentent leur projet ?
  2. Une coordination de la Municipalité avec la société propriétaire et
    l’association Espace 43 est-elle envisageable afin de permettre que ce projet se développe dans de meilleures conditions ?

Etant donné que nous avons déjà eu de longues discussions ce soir, nous proposons à la Municipalité de répondre par écrit à cette interpellation d’ici à notre prochaine séance.

Je vous remercie de votre attention.

Pour le Groupe des Verts et Ouverts

Elise Kaiser

Riviera, Vevey

Vevey – Une stratégie pour la végétalisation des constructions

Postulat

Les épisodes caniculaires sont et seront de plus en plus fréquents et intenses à l’avenir. De plus la biodiversité recule de manière alarmante. En ville, nous subissons de plein fouet cette évolution. Afin d’en atténuer les conséquences, d’améliorer la biodiversité et de lutter efficacement contre les îlots de chaleur, végétaliser la ville doit devenir une priorité.

Pour atteindre cet objectif, une stratégie claire et efficace doit être mise en place. Notre ville doit de montrer l’exemple et proposer des solutions innovantes et ambitieuses.

Les toits et les façades des constructions sont des surfaces qui peuvent être végétalisées avec différentes techniques et qui permettent d’avoir un impact direct et concret sur l’augmentation du taux de végétalisation en ville. A Vevey, la surface totale de toitures plates représente environ 133’000m2 ! Chiffre transmis par la Direction des systèmes d’information (DSI). Soit l’équivalent de 33 terrains de football. Autant dire que le potentiel est énorme.

La végétalisation des toitures et des constructions permet de créer (liste non exhaustive) :

  • des relais pour la faune et la flore
  • des potagers
  • des espaces communautaires
  • de faire de l’agriculture urbaine
  • de lutter contre les îlots de chaleur
  • de retenir l’eau
  • d’améliorer la qualité de l’air
  • d’améliorer la biodiversité
  • d’augmenter la durée de vie des étanchéités
  • etc.

Afin de promouvoir ces techniques de végétalisation en ville, nous demandons à la Municipalité d’étudier la
possibilité de:
1) se doter d’une stratégie de végétalisation des constructions ambitieuse et innovante.
2) intégrer dans le règlement des constructions et dans les outils de planification de la commune, le principe de végétaliser les toitures de manière intensive ou/et extensive, y.c. lors de rénovations quand la statique du bâtiment le permet.
3) utiliser toutes les possibilités réglementaires, légales et surtout incitatives pour mettre en œuvre cette stratégie de végétalisation des constructions.
4) se doter d’un guide sur la végétalisation des constructions en milieu urbain et rendre ces informations claires
et publiques.
5) sensibiliser la population et les propriétaires à cette thématique de végétalisation des constructions à travers l’organisation de conférences, d’expositions, ateliers, par exemple.

6) mettre en place un outil de suivi et de contrôle afin de s’assurer que les systèmes de végétalisation mis en place soient de bonnes qualités et entretenus correctement afin qu’ils puissent déployer leurs effets bénéfiques sur le long terme.

Antoine Dormond

Montreux, Riviera

Franz Weber : un hommage officiel sera rendu par Montreux

Les Verts de Montreux se réjouissent de l’acceptation par le Conseil communal dans sa séance du 13 novembre de la motion de leur collègue Florian Chiaradia «Pour un hommage à Franz Weber» ainsi que de la pétition lancée par un comité de soutien, qui a réuni 856 signatures ce printemps.

La Municipalité de Montreux est désormais chargée de prendre des dispositions pour, par exemple, nommer un parc ou une rue en son honneur.

Sensible au patrimoine au sens large du terme – naturel et bâti – , ce visionnaire établi depuis 1974 à Montreux méritait d’être reconnu à sa juste valeur. Au delà des divergences qui peuvent persister sur tel ou tel combat, les conseillers communaux rendent ainsi hommage à l’homme, à celui qui s’est battu avec toute son énergie pour préserver son pays, ses paysages, les milieux naturels et la faune sauvage.

Très actif également sur le plan international, ses actions lui ont valu de nombreuses distinctions à l’étranger, comme la citoyenneté d’honneur de Delphes, le prix allemand de la protection de la nature et le prix européen pour l’aménagement du territoire.

Vevey

Vevey – Des logements abordables et adaptés pour les étudiant‐e‐s et apprenti-e-s

Postulat

Monsieur le Président, madame la Syndique, messieurs les Municipaux, chères et chers collègues,

Pour les étudiant-e-s et les apprenti‐e‐s de notre région, trouver un logement abordable et adapté à leur capacité financière n’est pas chose aisée. Malgré un certain succès des collocations qui restent parfois très onéreuses, le marché du logement sur la Riviera n’offre aujourd’hui presque pas de logements spécialement dédiés aux personnes en formation.

Il est temps aujourd’hui de faire un bilan précis de l’offre et de la demande pour ce type de logements dans la région. Mais il est également primordial d’élaborer une stratégie communale voir si possible régionale adaptée pour répondre aux besoins en logements étudiants. Cumulant parfois plusieurs jobs pour boucler les fins de mois en plus de leurs études, nous estimons que pourr la population étudiante, nous pouvons au moins essayer de soulager la facture souvent lourde que représente le logement.

Afin d’y parvenir, nous demandons à la Municipalité d’étudier la possibilité de:

  1. Faire un bilan de l’offre et de la demande en logements étudiants sur le territoire communal .
  2. Contacter les autres communes de la Riviera afin de leur faire part de la démarche et de trouver si possible des synergies sur cette thématique avec elles.
  3. Elaborer une stratégie « Logements étudiant‐e‐s et apprenti‐e‐s » communale voire si possible intercommunale afin de répondre à la demande dans la région.
  4. Prendre contact avec les instances cantonale pour créer une stratégie qui s’inscrit dans un concept global.
  5. Etudier la possibilité d’intégrer un pourcentage minimum de LUP (logements d’utilité publique) lors de nouveaux projets de constructions dans la commune.
  6. Aborder la thématique des LUP et logements étudiant‐e‐s et apprenti‐e‐s lors d’une prochaine CORAT.

Antoine Dormond

Vevey

Vevey – Eclairage public : l’énergie de la DAIE

Postulat interpartis

Monsieur le Président, Madame la Syndique et Messieurs les Municipaux,
Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux,

L’approche de l’éclairage public a beaucoup évolué cette dernière décennie, notamment grâce à l’évolution des solutions techniques à dispositions ainsi que de la prise de conscience des nuisances lumineuses liées à des installations inadéquates. C’est pourquoi une demande d’élaboration d’un « Plan lumière » pour Vevey est faite en parallèle de ce postulat.

En résumé, le défi de l’éclairage public peut se décliner en trois volets :

  • La gestion de la pollution lumineuse
  • L’aspect légal et normatif
  • L’aspect énergétique et technique

Selon le rapport de gestion 2017, le DEP et le DAIE collaborent déjà sur le sujet de l’éclairage public. Toutefois, on peut également lire : « En l’absence d’un technicien en charge de cette tâche, aucun préavis n’a été déposé pour la deuxième étape du projet « Candéla » […] ».

Si la Commune de Vevey n’emploie effectivement pas de spécialiste de l’éclairage à proprement parler, elle a en revanche des compétences à l’interne concernant l’aspect infrastructure et énergie au sein de la DAIE. Ce service est également déjà responsable des réseaux souterrains où passent, entre autre, les lignes électriques de l’éclairage public. Les compétences d’éclairagiste manquantes à
l’appel peuvent quant à elles faire l’objet d’un mandat externe, vu qu’il s’agit d’une tâche limitée
dans le temps.

Donc, en cohérence avec la demande d’établissement d’un « Plan lumière » et dans le cadre de notre label « Cité de l’énergie gold » et des efforts d’économie d’énergie que produit la ville depuis des années, nous invitons la municipalité à :

étudier l’opportunité de passer la responsabilité de l’ensemble de l’éclairage public de la DEP au secteur énergie de la DAIE.

Antoine Dormond

Vevey

Vevey – Un Plan Lumière n’est pas un Lux, mais une économie de Watts

Motion interpartis

Monsieur le Président, madame la syndique, messieurs les municipaux, chères et chers collègues,
Les émissions lumineuses nocturnes se développent de manière exponentielle dans le monde et en Suisse et ce depuis plusieurs décennies. Omniprésentes, elles inondent nos nuits et l’espace public par leurs intensités et par la multiplication des sources : éclairage public, enseignes, vitrines, décorations, balisages, événements, etc.
L’étalement et la multiplication sont tels, que la Confédération et l’Office fédéral de l’environnement, (l’OFEV) parle depuis de nombreuses années de véritables pollutions lumineuses.
On peut énumérer notamment les conséquences suivantes :
1) Gaspillage d’énergie dû à un éclairage inadapté, obsolète, énergivore, mal placé, etc. (aspects technique et énergétique).
2) Effacement du paysage nocturne naturel, avec pour conséquence l’occultation du ciel étoilé (aspects culturel et paysager).
3) Influences sur les systèmes circadiens et endocriniens de l’homme et de l’animal (aspects médical et biologique).
4) Atteintes aux habitats des animaux nocturnes pouvant avoir des conséquences fatales pour nombre d’entre eux (aspects éthique et écologique).
La ville de Vevey produit depuis de nombreuses années des efforts importants dans les domaines des économies d’énergie et du développement durable. L’obtention récente du label Cité de
l’énergie Gold vient souligner la pertinence des efforts fournis.
Dans ce contexte, alors que le PDcom et le PGA sont en cours d’élaboration, il semble pertinent de profiter de ces révisions pour y intégrer en annexe une réflexion stratégique sur l’éclairage public.
La notion d’éclairage public regroupe plusieurs enjeux :
1. Légaux et normatifs
2. Environnementaux
3. Economiques
4. Santé et qualité de vie
5. Energétiques et techniques
6. Urbanistiques et architecturaux
Il est aujourd’hui urgent de traiter ces enjeux et d’aller dans le sens de l’OFEV ainsi que de répondre aux nouvelles normes européennes qui ont été reprises dans le droit Suisse depuis le 1er janvier 2019.
Bien que la ville de Vevey ait mis en place il y a quelques années le projet « Candela » qui visait notamment à moderniser l’éclairage, nous considérons que ce projet n’a pas pris en compte tous les enjeux concernés par la thématique de l’éclairage public et de la pollution lumineuse en
général. En regard de villes romandes, comme Genève, Lausanne ou Yverdon‐les‐Bains, Vevey a un retard conséquent à rattraper.
Nous demandons à la Municipalité de prendre les mesures suivantes :
Etablir une stratégie globale pour l’éclairage public sous forme de « Plan lumière veveysan», en annexe du PDcom et du PGA.

Intégrant les éléments et demandes suivants :

  1. Diminuer drastiquement la consommation énergétique en mettant en place de l’éclairage dynamique et adaptatif définit selon la stratégie et le « plan lumière »
  2. Définir selon les typologies d’espaces publics (rues, avenues, places, etc.) les types d’éclairage et de luminaires les plus adaptés.
  3. Faire baisser les coûts d’entretien grâce à l’utilisation de technologies adaptées.
  4. S’inspirer d’exemples de plans lumière existants, comme : Genève, Lausanne, Yverdon‐les‐Bains, etc.
  5. Contacter la Direction générale de l’environnement du canton de Vaud qui propose des aides pour élaborer et financer des concepts d’éclairage public.

    Antoine Dormond