La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour de Peilz : Renforcer la biodiversité et modérer le réchauffement climatique dans notre ville

Pourquoi ne pas commencer à l’avenue de Jaman ?

Interpellation

Nous sommes face à deux crises environnementales gravissimes de par leur ampleur et les conséquences qu’elles entraînent sur notre bien-être et l’avenir de nos enfants. Il s’agit du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Dans ce contexte, il est primordial de préserver et d’augmenter la présence d’espaces verts de qualité en ville. Premièrement, parce que leur simple présence permet de modérer la formation d’îlots de chaleur dans les rues lors d’épisodes caniculaires. Deuxièmement, parce que, si judicieusement choisies et entretenues, les plantes qui constituent ces espaces offrent abri et nourriture à la faune, en particulier aux insectes, dont nos si précieuses abeilles, et aux oiseaux, dont les populations diminuent dangereusement. Face à ce double enjeu, la préservation et une gestion durable de chaque espace vert et arboré de notre ville est déterminante.

Les travaux en cours à l’Avenue de Jaman  peuvent être l’occasion de participer à cette volonté. Pour rappel, il y a environ deux ans, le long de l’avenue de Jaman entre l’avenue des Baumes et le chemin de Béranges, la commune a déjà effectué le remplacement d’érables par des pommiers d’ornement sur tige (Malus tschonoski) et remplacé la haie qui reliait les arbres par une barrière. Le remplacement d’une haie indigène, même si elle ne comporte qu’une espèce, par une simple barrière représente une perte en terme d’abri et nourriture pour les insectes et les oiseaux. De plus, l’espèce de remplacement des érables parait inadaptée tant de par sa faible résistance aux maladies que face à la sécheresse, dont la gravité et la fréquence augmente avec le réchauffement climatique comme nous l’avons constaté durant toute l’année 2018.

La poursuite des travaux le long de la deuxième partie de l’Avenue de Jaman, entre l’avenue de Baumes et le nord de la gare, était prévue en 2018. Pour ce faire, une demande d’abattage (n°42/2017) concernant 13 érables de vingt ans avait été mise à l’enquête du 20 novembre au 20 décembre 2017. Cinq riverains s’y étaient opposés, mais la municipalité avait décidé d’écarter leurs oppositions. Pourtant, les travaux n’ont pas été effectués en 2018 comme prévu. Les riverains ont alors sollicité les Verts en septembre dernier, afin de réexaminer la situation :

Dans sa réponse du 31 janvier 2018 à l’un des riverains, la Municipalité justifie sa position pour les raisons suivantes :

  • Les couronnes de deux arbres sont très près des lignes CFF.

Ce point ne justifie l’abattage que de deux plantes sur les treize concernées.

  • Les couronnes des érables ne peuvent donner de l’ombre sur les piétons empruntant le trottoir qui se trouve de l’autre côté de la route.

L’impact bienfaisant en terme bioclimatique de la présence de 13 arbres dépasse le fait d’être directement sous leur ombre, car ils ont la capacité d’absorber la chaleur localement. Plus la couronne d’un arbre est développée, meilleur sera son potentiel bioclimatique.

  • Les troncs des végétaux présentent des chancres, ce qui laisse présager une fin de vie à moyen terme.

Un réexamen récent (31 janvier 2019) par un ingénieur de la Fédération suisse des Architectes Paysagistes (HES-FSAP) a permis d’établir que, bien que ne souffrant pas manifestement de chancre, ces espèces d’érables n’ont effectivement que peu de chance de survivre pendant encore plusieurs années car ils ne sont plus adaptés à l’évolution stressante du climat, et le seront de moins en moins ces prochaines décennies. Cependant, selon ce spécialiste, le pommier d’ornement proposé par la commune n’est pas plus adéquat «  parce qu’il a besoin d’un sol riche en nutriments et pas trop sec. De plus, il est sensible à diverses maladies. Il existe à choix deux autres espèces bien mieux adaptées au milieu concerné, le Gleditsia triacanthos ‘Skyline’ ou le Celtis occidentalis. »

Il apparaît donc à ce stade que, dans le contexte du réchauffement climatique, le remplacement des érables par des espèces adaptées au milieu et ne demandant que peu d’entretien serait plus avantageux tant d’un point de vue économique qu’écologique. Concernant la haie, son remplacement par une barrière engendrant une perte de valeur biologique, la conception légèrement en retrait, éventuellement sur la parcelle CFF concernée, d’une haie vive, composée d’une association de diverses espèces indigènes résistantes et pérennes, permettrait également de réaliser des économies d’entretien tout en augmentant la valeur écologique de cette zone.

Par conséquent, la soussignée demande à la Municipalité si elle peut:

  • Réexaminer la pertinence du choix de l’espèce de remplacement des érables
  • Examiner l’opportunité de créer une masse arbustive diversifiée (ou haie vive) en remplacement de la haie existante, en collaboration avec les CFF et Pro Natura.
  • Évaluer les économies d’entretien que la création d’un espace à haute valeur écologique, à base de plantes indigènes et autonomes, permettrait de réaliser.
  • Informer plus en détail les riverains et la population de la nécessité de remplacer les arbres existants, et, le cas échéant, de la création d’une zone à plus-value diversité en compensation de la haie.

Merci d’avance de donner une réponse écrite à la présente interpellation.

Valentine Python

La Tour-de-Peilz

La Tour-de-Peilz : Le label Ville verte

Conseil communal du 12 décembre

En 2019, un budget de 40’000.- pour un label «Ville Verte» a été adopté de justesse

«Ville verte», un label de la confédération, visant à renforcer les mesures contre le dérèglement du climat la perte de la biodiversité et demandé par le jardinier-chef de La Tour-de-Peilz, a été adopté de justesse grâce à la voix prépondérante de la présidente.

A l’occasion de la discussion sur le budget, le PLR demande de refuser le financement de 40’000.- sur 3 ans pour un label « Ville Verte ». Le PLR redoute une démarche qui ouvre la voie à une une bureaucratie sans rapport avec les bénéfices que le secteur « Parcs et Jardins » pourrait en retirer. Il y voit une débauche de paperasserie et craint un surcroît de travail, voire et une extension des besoins en personnel.

Les Verts, par les voies de Valentine Python dont c’est la première séance de conseil et Geneviève Pasche, s’opposent vigoureusement à cette suppression à la fois pour des raisons écologiques et de motivation au travail du personnel.

Se doter d’un label « Ville Verte », c’est d’abord tout entreprendre pour limiter la hausse de température en ville et la perte de la biodiversité. C’est aussi accepter de questionner ses pratiques et sélectionner celles qui sont les plus appropriées aux objectifs climatiques. Pour la commune, c’est aussi l’occasion de jouer son rôle d’exemplarité.

Le Label « Ville Verte », demandé par le secteur « Parcs et Jardins » montre à l’évidence l’intérêt de ce secteur à améliorer et actualiser ses compétences. Refuser ce label, c’est prendre le risque de démotiver les meilleures bonnes volontés. Une démarche « encadrée » telle que celle de « Ville Verte » permet de centrer la réflexion sur la protection de l’environnement, de profiter de l’expertise de spécialistes en la matière et d’assurer un échange de points de vue pour parvenir à des solutions concrètes.

Si ce label n’offre aucun de retour sur investissement, comme le relève le PLR , il faut admettre que c’est une des caractéristiques de la plupart des investissements dans une commune et que cet argument ne justifie en rien la suppression du label.

C’est à la suite d’un long débat que le conseil communal a finalement refusé de supprimer ce poste au budget et ceci grâce à la voix de la présidente socialiste.

St-Légier-La Chiésaz

Produits phytosanitaires, quel avenir à St-Légier-La Chiésaz ?

Interpellation du groupe Verts et Ouverts

Les produits phytosanitaires peuvent avoir des effets indésirables sur les êtres humains et l’environnement. Ces produits, tels que le glyphosate, sont utilisés comme herbicides, insecticides ou encore fongicides dans l’agriculture et dans l’entretien courant des espaces verts (jardins, nettoyages de routes et de places publiques, entretiens des parcs et des forêts). Or, il est de nos jours possible de réduire l’utilisation de tels produits en adoptant des solutions différentes.

En Suisse, on n’est pas resté inactif dans ce domaine : En 2016, l’Office fédéral de l’agriculture a présenté un plan d’actions visant à réduire les risques liés aux produits phytosanitaires, en diminuant leur utilisation et en limitant leur impact sur la santé et l’environnement. Récemment, la RTS a diffusé un reportage sur les communes jurassiennes qui ont décidé de bannir toute utilisation de produits phytosanitaires par les services communaux.

En juillet 2018, le Conseil d’État du canton de Vaud a publié un plan d’action visant à limiter l’utilisation du glyphosate sur le territoire cantonal. Ce plan prévoit la mise en place d’un programme de sortie du glyphosate visant la renonciation totale à cette substance dès 2022 pour tous les domaines de l’État exploités en agriculture, viticulture et arboriculture. Ce plan implique également que les services étatiques et para-étatiques renoncent sans délai à l’usage du produit pour toute application sortant du cadre agricole.

De son côté, le canton du Valais vient de décider de mettre en œuvre le plan d’action national visant la réduction des risques et l’utilisation durable des produits phytosanitaires, adopté en 2017. Le plan d’action valaisan prévoit la réduction de moitié des risques lors de l’utilisation de produits phytosanitaires, en complément à l’action que ce canton mène depuis plusieurs années pour éliminer l’utilisation du glyphosate pour l’entretien des routes et places publiques.

Les communes sont elles-aussi très concernées par ces problèmes. Les services communaux, notamment la voirie et le service des parcs et jardins, sont en charge de l’entretien du domaine public et sont appelées à utiliser des produits de synthèse nécessaires à la lutte contre les maladies et enrayer la prolifération de ce qu’on appelle communément des « mauvaises herbes ». De nombreuses communes sont en outre propriétaires de surfaces agricoles et/ou viticoles,
qu’elles exploitent ou mettent en fermage.

Enfin, tout récemment, lors des votations du 23 septembre dernier, le peuple vaudois (à 63,84%) et les citoyennes et citoyens de St-Légier-La Chiésaz (à 58,34%) ont soutenu à une importante majorité l’initiative sur « des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques ».

Le groupe des Verts et Ouverts entend promouvoir l’utilisation de produits les moins nocifs pour l’environnement et l’être humain. Dans ce sens et fort des constats ci-dessus, le groupe interpelle la Municipalité de St-Légier-La Chiésaz en lui posant les questions suivantes:

  1. La Municipalité de St-Légier-La Chiésaz a-t-elle déjà adopté un plan d’action visant à réduire, voire même bannir l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces verts de la commune et sur les parcelles (agricoles, viticoles) lui appartenant ?;
  2. si oui, quel constat la Municipalité a-t-elle déjà pu tirer de ce plan, notamment sur la qualité des sols et de l’eau ;- 2 –
  3. si non, la Municipalité a-t-elle l’intention d’adopter un tel plan et envisage-t-elle d’éviter, dans la mesure du possible, tout usage de produits phytosanitaires nocifs par ses services communaux et sur les terrains communaux ;
  4. dans son communiqué, le Conseil d’État propose, par son plan d’action, un soutien accru à la formation des professionnels. La Municipalité envisage-t-elle de suivre attentivement cette évolution et de donner aux employés et employées de la commune la possibilité de suivre ces formations et de les mettre en pratique ?
  5. des analyses récentes des sols et de l’eau de nos rivières (et évidemment des polluants qui s’y trouvent) ont-elles été faites sur la commune et si oui, où, à quelles dates et quels en sont les résultats?

Nous remercions par avance la Municipalité de ses réponses.

Roland Rapin

La Tour-de-Peilz

La Tour-de-Peilz: Renforcer la biodiversité

Renforcer la biodiversité sur les terrains entourant les immeubles de la commune

Postulat

(déposé le 5 septembre 2018 et renvoyé directement à la municipalité)

La biodiversité continue de se dégrader de manière inquiétante partout dans le monde, y compris en Suisse.  80% des insectes ont disparu en 20 ans, ce qui a des conséquences sur la population d’oiseaux qui a perdu env. 30% de son effectif selon un article du Temps du vendredi 13 avril. Si cette disparition continue à ce rythme-là, nos économies et surtout notre sécurité alimentaire et notre qualité de vie en souffriront. Toute action aussi petite soit-elle doit être entreprise pour renforcer la biodiversité.

Une solution simple consisterait à transformer les gazons ou une partie d’entre eux en prairies fleuries. C’est une solution peu coûteuse : il suffit de planter des graines pour prairies fleuries qui contiennent des mélanges de fleures sauvages indigènes et de ne faucher l’herbe qu’1-2 fois par an pour que les graines de fleurs puissent essaimer. Ainsi, on réduirait les heures de tonte des jardiniers et l’énergie utilisée par les tondeuses.

Par ailleurs, la vie des petits animaux de jardin tels les mulots, insectes, escargots, grenouilles et lézards est elle aussi menacée. Une solution simple existe. Il suffirait d’installer des micro-biotopes tels qu’un tas de bois, des écorces pour satisfaire les exigences des hôtes de nos jardins. Ainsi, ces petits animaux pourraient se déplacer et trouver de quoi vivre: de la nourriture, des sites de repos et de reproduction.

Pour faciliter l’acceptation des prairies fleuries et des tas de bois par les habitants, il serait souhaitable d’accompagner cette action d’une communication adaptée. La Municipalité pourrait aussi créer et distribuer une brochure aux propriétaires pour les encourager à faire de même. A Lausanne, la commune organise même des séances d’information à l’attention des gérances et concierges.

La Tour-de-Peilz a la chance d’avoir un parc immobilier et locatif relativement important. Je souhaiterais donc que :

  • la Municipalité fasse un inventaire des espaces où une prairie fleurie ou des micro-biotopes pourraient être implantés tout en réservant pour les habitants des immeubles des immeubles de la commune et leurs enfants des surfaces récréatifs, voire des plantages
  • la Municipalité examine la possibilité de planter des prairies fleuries et installe des micro-biotopes sur les surfaces non récréatives en communiquant les bienfaits de telles mesures aux habitants des immeubles de la commune

De ce fait, je propose que ce postulat soit renvoyé à une commission ad hoc pour sa prise en considération.

La canicule de cet été aggrave encore la perte de biodiversité indispensable à la nature, mais aussi à notre agriculture et finalement à notre alimentation.

3e mois de juin le plus chaud, 4e printemps le plus chaud, !

 

Geneviève Pasche

Plus d’informations:

https://www.uvek.admin.ch/uvek/fr/home/environnement/climat/videos-sur-la-politique-climatique.html

http://www.ville-geneve.ch/actualites/dossiers-information/changement-climatique-geneve/comprendre/effets-suisse-geneve/

La Tour-de-Peilz

La Tour de Peilz – Des thèmes verts au Conseil communal

Conseil communal de La Tour-de-Peilz du mercredi 26 juin 2017

Quelques-uns des thèmes abordés lors de ce conseil font particulièrement écho aux préoccupations des Verts

Viticulture

En 2017, un postulat vert avait demandé que les vignes passent en culture biologique et bio-dynamique. La commission qui avait examiné ce sujet s’est dite favorable à l’environnement et plus particulièrement à la diminution des pesticides par étapes et la Municipalité prête à informer chaque année la commission de gestion de l’évolution des quantités de pesticides dans les vignes. Cette année, les différents pesticides traditionnels et certains pesticides alternatifs utilisés ont été passés en revue avec leurs effets positifs et négatifs contre les différentes maladies de la vigne. Un test de fauchage manuel d’une parcelle de vigne a été fait pour supprimer l’usage de désherbant et une comparaison des coûts et des incidences de celui-ci est en cours. Enfin, des contacts seront pris en cours d’année avec des viticulteurs qui ont franchi le pas vers une culture biologique seront pris pour examiner les possibilités de cette forme de viticulture.

Energie

Le rapport de la commission de gestion nous a donné pour la première fois des éléments intéressants sur la gestion de la commune. Entre autres, le secteur durabilité a installé du photovoltaïque sur différents toits des bâtiments de la commune produisant davantage d’électricité qu’anticipé. Des postulats et motions des Verts sont souhaités pour consolider ce secteur. Au niveau des séparatifs et du PGEE de manière plus générale, les données semblent lacunaires du moins dans certains quartiers. La mise en séparatif si elle est prévue sur 56 ans, elle s’étendra probablement sur une période plus longue ce qui est regrettable au vu du projet de construction d’une nouvelle STEP qui, du fait de ce délai, devra certainement être surdimensionnée.

Rénovation du temple

Enfin, les Verts se réjouissent de la belle rénovation du temple dont la façade chaulée a remplacé une façade en pierres apparentes et dont la réfection de l’intérieur offrira davantage de place pour des manifestations telles que des concerts et dont le chauffage est devenu nettement plus performant.

Geneviève Pasche, conseillère communale