Riviera, Vevey

Vevey – Une stratégie pour la végétalisation des constructions

Postulat

Les épisodes caniculaires sont et seront de plus en plus fréquents et intenses à l’avenir. De plus la biodiversité recule de manière alarmante. En ville, nous subissons de plein fouet cette évolution. Afin d’en atténuer les conséquences, d’améliorer la biodiversité et de lutter efficacement contre les îlots de chaleur, végétaliser la ville doit devenir une priorité.

Pour atteindre cet objectif, une stratégie claire et efficace doit être mise en place. Notre ville doit de montrer l’exemple et proposer des solutions innovantes et ambitieuses.

Les toits et les façades des constructions sont des surfaces qui peuvent être végétalisées avec différentes techniques et qui permettent d’avoir un impact direct et concret sur l’augmentation du taux de végétalisation en ville. A Vevey, la surface totale de toitures plates représente environ 133’000m2 ! Chiffre transmis par la Direction des systèmes d’information (DSI). Soit l’équivalent de 33 terrains de football. Autant dire que le potentiel est énorme.

La végétalisation des toitures et des constructions permet de créer (liste non exhaustive) :

  • des relais pour la faune et la flore
  • des potagers
  • des espaces communautaires
  • de faire de l’agriculture urbaine
  • de lutter contre les îlots de chaleur
  • de retenir l’eau
  • d’améliorer la qualité de l’air
  • d’améliorer la biodiversité
  • d’augmenter la durée de vie des étanchéités
  • etc.

Afin de promouvoir ces techniques de végétalisation en ville, nous demandons à la Municipalité d’étudier la
possibilité de:
1) se doter d’une stratégie de végétalisation des constructions ambitieuse et innovante.
2) intégrer dans le règlement des constructions et dans les outils de planification de la commune, le principe de végétaliser les toitures de manière intensive ou/et extensive, y.c. lors de rénovations quand la statique du bâtiment le permet.
3) utiliser toutes les possibilités réglementaires, légales et surtout incitatives pour mettre en œuvre cette stratégie de végétalisation des constructions.
4) se doter d’un guide sur la végétalisation des constructions en milieu urbain et rendre ces informations claires
et publiques.
5) sensibiliser la population et les propriétaires à cette thématique de végétalisation des constructions à travers l’organisation de conférences, d’expositions, ateliers, par exemple.

6) mettre en place un outil de suivi et de contrôle afin de s’assurer que les systèmes de végétalisation mis en place soient de bonnes qualités et entretenus correctement afin qu’ils puissent déployer leurs effets bénéfiques sur le long terme.

Antoine Dormond

Montreux, Riviera

Franz Weber : un hommage officiel sera rendu par Montreux

Les Verts de Montreux se réjouissent de l’acceptation par le Conseil communal dans sa séance du 13 novembre de la motion de leur collègue Florian Chiaradia «Pour un hommage à Franz Weber» ainsi que de la pétition lancée par un comité de soutien, qui a réuni 856 signatures ce printemps.

La Municipalité de Montreux est désormais chargée de prendre des dispositions pour, par exemple, nommer un parc ou une rue en son honneur.

Sensible au patrimoine au sens large du terme – naturel et bâti – , ce visionnaire établi depuis 1974 à Montreux méritait d’être reconnu à sa juste valeur. Au delà des divergences qui peuvent persister sur tel ou tel combat, les conseillers communaux rendent ainsi hommage à l’homme, à celui qui s’est battu avec toute son énergie pour préserver son pays, ses paysages, les milieux naturels et la faune sauvage.

Très actif également sur le plan international, ses actions lui ont valu de nombreuses distinctions à l’étranger, comme la citoyenneté d’honneur de Delphes, le prix allemand de la protection de la nature et le prix européen pour l’aménagement du territoire.

Blonay, Riviera

Blonay – Economisons l’eau

Motion

Le 23 juillet 2019, la Municipalité de Saint-Légier – La Chiésaz communiquait :

« En cette belle période estivale et de fortes chaleurs, l’autorité a constaté une surconsommation d’eau qui est notamment due à l’arrosage des surfaces vertes. Aussi, nous vous prions instamment de prendre conscience du problème et d’utiliser l’eau avec parcimonie.

L’eau distribuée aux abonnés de la Commune de St-Légier-La Chiésaz provient de sources naturelles captées aux Pléiades. Une eau de qualité non traitée chimiquement et donc rare, mérite la plus grande attention !

Par conséquent, nous vous informons que des restrictions entrent en vigueur dès aujourd’hui et jusqu’à nouvel avis.

Les autorités de Blonay n’ont pas jugé nécessaire d’instaurer cette restriction, mais elles ont créé un lien sur le site Internet qui nous renvoie au Service intercommunal des eaux des Pléiades. Dans cet article il est fait mention de la nécessité d’économiser l’eau, notamment en ce qui concerne l’arrosage des jardins, toutefois sans aucune obligation.

Une des raisons qui fait que Blonay n’a pas instauré de restriction de consommation d’eau est que ce réseau n’est pas le même que celui de St-Légier. En effet, à Blonay nous pouvons également « pomper » de l’eau sans restriction sur la conduite du Pays-d’Enhaut (Ville de Lausanne), sans nous soucier de la viabilité des sources naturelles captées aux Pléiades.

Il est intéressant de constater la différence de traitement de ce sujet, entre nos deux communes, alors que nous faisons partie du même Service intercommunal des eaux des Pléiades !

Sans doute, un exemple à ne pas suivre en vue d’une future fusion de nos deux communes… !

Concernant cette ponction sur la conduite du Pays-d’Enhaut, il n’est plus rare que nous consommions entre 4’000 et 5’000 M3 par semaine, ce qui correspond à environ 50% de la consommation de nos ménages (cf communiqué du 31.01.2017 de M. Schneiter, Municipal).

Cette motion s’inscrit à la suite de l’intervention déposée le 22 mars 2011 par M. Jean-Pierre Launaz qui proposait d’introduire un tarif basé sur une progression par paliers rendant plus onéreuses les hautes consommations ou tout autre système permettant d’accroître les revenus de la commune pour ce service. La présente démarche pourrait donc favoriser les personnes soucieuses d’économiser l’eau en récupérant l’eau de pluie.

L’eau est une ressource naturelle, certes renouvelable, mais qui peut se faire rare en certaines périodes. Ces derniers étés, nous avons été obligés de prélever l’eau sur la conduite du Pays-d’Enhaut afin de combler nos propres besoins alors qu’une très grande quantité d’eau est uniquement utilisée pour l’arrosage des jardins.

La récupération et l’utilisation de l’eau de pluie sont des enjeux écologiques et économiques.

Par cette motion nous demandons à la Municipalité de bien vouloir :

  1. Modifier le règlement sur l’évacuation des eaux claires et des eaux usées afin d’y inscrire l’obligation pour toutes nouvelles constructions de prévoir l’installation d’un récupérateur d’eau de pluie destiné à l’arrosage;
  1. D’inciter fortement les autres propriétaires à faire l’installation de récupérateurs d’eau de pluie, en prévoyant un soutien;
  1. De prévoir des points de récupération d’eau de pluie, à disposition des services communaux concernés, pour les besoins en arrosage.

André Grivel

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

Quid de la 5G à Saint-Légier-La Chiésaz ?

Interpellation

En 2018, les opérateurs de téléphonie mobile ont annoncé le déploiement de nouvelles antennes sur le territoire suisse et vaudois en particulier. Ces antennes sont destinées notamment à assurer le développement de la technologie dite « 5G », laquelle devrait permettre d’accélérer le transfert de données (très haut débit) de et vers les appareils connectés, portables, tablettes, mais aussi voitures autonomes, drones, appareils ménagers intelligents, etc.

Malheureusement, le développement de cette technologie est considéré comme un risque sanitaire et un danger pour l’environnement par de nombreux scientifiques. Dans un appel datant de fin 2017 déjà, plus de 180 scientifiques et médecins de 36 pays mettaient en garde contre les risques de la 5G, qui pourrait conduire à une augmentation significative de l’exposition des personnes aux radiations électromagnétiques. L’Office fédéral de l’environnement a diligenté en septembre 2018 une étude pour étudier les risques de l’instauration de la 5G sur le territoire suisses. Les résultats de cette étude seront rendus publics dans le courant de l’été 2019.

En réaction, le Grand Conseil a récemment accepté par 95 voix contre 9 et 25 abstentions une résolution qui exige qu’«un moratoire sur l’installation d’antennes 5G soit prononcé, cela au moins jusqu’à ce que les conclusions de l’étude de l’OFEV en cours soient connues». Néanmoins, aujourd’hui, une quinzaine de communes du canton de Vaud sont déjà couvertes en 5G, comme Vallorbe, Mézières, Lully ou encore Bière. Le groupe des Verts et Ouverts de St-Légier rejoint les Verts Vaudois dans leur conviction que le principe de précaution doit primer et que les risques pour la santé et l’environnement devraient être examinés de façon approfondie avant d’autoriser le déploiement de la 5G sur le territoire de notre commune et du canton. Quelle est la position de notre Municipalité face à cette problématique ?

Pour finir, il est important de noter que le développement de ces antennes sur le territoire se fait de façon totalement anarchique et désordonnée car les opérateurs de téléphonie se livrent une féroce concurrence. Et par conséquent, le manque total de planification et de coordination de l’implantation des antennes est un risque supplémentaire pour la population et notamment pour les personnes les plus sensibles. Heureusement, sur ce point, les communes ont autorité et peuvent prévoir d’éventuelles « zones blanches ».

Dès lors, je souhaite interpeller la Municipalité avec les questions suivantes :

1) Est-ce que la Municipalité a d’ores et déjà été saisie de demandes d’opérateurs de téléphonie pour installer des émetteurs pour la 5G ?

2) Le cas échéant, a-t-elle déjà octroyé de telles autorisations ? Si oui combien et où ? Sinon, compte-elle octroyer des autorisations dans le futur ?

3) Si c’est le cas, la Municipalité a-t-elle prévu une planification afin d’éviter un développement anarchique et non coordonné entre les différents opérateurs, des éventuelles futures antennes?

4) La Municipalité va-t-elle par ailleurs prévoir d’éventuelles « zones blanches » sur son territoire ? Comme par exemple autour des garderies, des écoles et autres lieux fréquentés par des enfants ?

Sarah Hodgson, Les Verts et Ouverts,

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Un « plan climat » communal

Postulat

Monsieur le Président, Monsieur le Syndic,
Madame la Conseillère et Messieurs les Conseillers municipaux,
Mesdames les Conseillères et Messieurs les Conseillers communaux,

Le réchauffement climatique est désormais une réalité incontestée, qui affecte et affectera toujours davantage notre quotidien si rien n’est fait pour l’endiguer.

La responsabilité humaine dans ce réchauffement, mise en exergue notamment par les excellents travaux scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), n’est plus à prouver et seule une action décidée et concertée à tous les niveaux institutionnels et de la société civile permettra d’éviter le pire.

Les pays industrialisés, dont la Suisse fait partie, ont une responsabilité particulière dans ce réchauffement, vu qu’ils émettent des gaz à effet de serre de façon industrielle depuis des décennies et qu’ils ont grandement contribué à l’accroissement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.
C’est donc ici et maintenant qu’il faut agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ! La Suisse a souscrit les accords de Paris sur le climat et s’est engagée à réduire de moitié ses émissions d’ici à 2030, par rapport à celles de 1990. Cet objectif, loin d’être ambitieux au vu des enjeux et des risques que le réchauffement fait encourir à notre qualité de vie, ne pourra être atteint que si nous tirons toutes et tous à la même corde.

Le canton de Vaud a décidé de faire sa part, en mettant en route l’élaboration d’un plan climat, l’un des objectifs du programme de législature 2017-2022. Ce plan climat est disponible sur le site du canton (https://www.vd.ch/themes/environnement/climat/feuille-de-route-du-plan-climat-vaudois/). Il a pour objectif de « mobiliser l’ensemble des forces autour d’une démarche cohérente, transversale et durable, organisée autour de trois axes thématiques :
– réduire les gaz à effet de serre ;
– s’adapter aux changements climatiques ;
– documenter les changements climatiques ».

Les communes ont également leur rôle à jouer dans cette nécessaire transition vers une société «zéro carbone» et la Loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle d’ailleurs que Canton et communes doivent « (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO 2 et autres émissions nocives. »

Forts de ces constats, nous demandons à la Municipalité, par le biais de ce postulat, de réfléchir à l’opportunité de

Mettre en place un « plan climat communal », établissant des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de CO 2 sur le territoire de la commune, ainsi que les moyens pour y parvenir.

Pour cela, elle peut notamment fixer des objectifs internes à l’administration communale, ou mettre en place des mesures incitatives pour la population et les entreprises.

Nous demandons la prise en considération du postulat et son renvoi à la Municipalité.

Au nom du groupe Verts et Ouverts

Roland Rapin

La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour de Peilz : Renforcer la biodiversité et modérer le réchauffement climatique dans notre ville

Pourquoi ne pas commencer à l’avenue de Jaman ?

Interpellation

Nous sommes face à deux crises environnementales gravissimes de par leur ampleur et les conséquences qu’elles entraînent sur notre bien-être et l’avenir de nos enfants. Il s’agit du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Dans ce contexte, il est primordial de préserver et d’augmenter la présence d’espaces verts de qualité en ville. Premièrement, parce que leur simple présence permet de modérer la formation d’îlots de chaleur dans les rues lors d’épisodes caniculaires. Deuxièmement, parce que, si judicieusement choisies et entretenues, les plantes qui constituent ces espaces offrent abri et nourriture à la faune, en particulier aux insectes, dont nos si précieuses abeilles, et aux oiseaux, dont les populations diminuent dangereusement. Face à ce double enjeu, la préservation et une gestion durable de chaque espace vert et arboré de notre ville est déterminante.

Les travaux en cours à l’Avenue de Jaman  peuvent être l’occasion de participer à cette volonté. Pour rappel, il y a environ deux ans, le long de l’avenue de Jaman entre l’avenue des Baumes et le chemin de Béranges, la commune a déjà effectué le remplacement d’érables par des pommiers d’ornement sur tige (Malus tschonoski) et remplacé la haie qui reliait les arbres par une barrière. Le remplacement d’une haie indigène, même si elle ne comporte qu’une espèce, par une simple barrière représente une perte en terme d’abri et nourriture pour les insectes et les oiseaux. De plus, l’espèce de remplacement des érables parait inadaptée tant de par sa faible résistance aux maladies que face à la sécheresse, dont la gravité et la fréquence augmente avec le réchauffement climatique comme nous l’avons constaté durant toute l’année 2018.

La poursuite des travaux le long de la deuxième partie de l’Avenue de Jaman, entre l’avenue de Baumes et le nord de la gare, était prévue en 2018. Pour ce faire, une demande d’abattage (n°42/2017) concernant 13 érables de vingt ans avait été mise à l’enquête du 20 novembre au 20 décembre 2017. Cinq riverains s’y étaient opposés, mais la municipalité avait décidé d’écarter leurs oppositions. Pourtant, les travaux n’ont pas été effectués en 2018 comme prévu. Les riverains ont alors sollicité les Verts en septembre dernier, afin de réexaminer la situation :

Dans sa réponse du 31 janvier 2018 à l’un des riverains, la Municipalité justifie sa position pour les raisons suivantes :

  • Les couronnes de deux arbres sont très près des lignes CFF.

Ce point ne justifie l’abattage que de deux plantes sur les treize concernées.

  • Les couronnes des érables ne peuvent donner de l’ombre sur les piétons empruntant le trottoir qui se trouve de l’autre côté de la route.

L’impact bienfaisant en terme bioclimatique de la présence de 13 arbres dépasse le fait d’être directement sous leur ombre, car ils ont la capacité d’absorber la chaleur localement. Plus la couronne d’un arbre est développée, meilleur sera son potentiel bioclimatique.

  • Les troncs des végétaux présentent des chancres, ce qui laisse présager une fin de vie à moyen terme.

Un réexamen récent (31 janvier 2019) par un ingénieur de la Fédération suisse des Architectes Paysagistes (HES-FSAP) a permis d’établir que, bien que ne souffrant pas manifestement de chancre, ces espèces d’érables n’ont effectivement que peu de chance de survivre pendant encore plusieurs années car ils ne sont plus adaptés à l’évolution stressante du climat, et le seront de moins en moins ces prochaines décennies. Cependant, selon ce spécialiste, le pommier d’ornement proposé par la commune n’est pas plus adéquat «  parce qu’il a besoin d’un sol riche en nutriments et pas trop sec. De plus, il est sensible à diverses maladies. Il existe à choix deux autres espèces bien mieux adaptées au milieu concerné, le Gleditsia triacanthos ‘Skyline’ ou le Celtis occidentalis. »

Il apparaît donc à ce stade que, dans le contexte du réchauffement climatique, le remplacement des érables par des espèces adaptées au milieu et ne demandant que peu d’entretien serait plus avantageux tant d’un point de vue économique qu’écologique. Concernant la haie, son remplacement par une barrière engendrant une perte de valeur biologique, la conception légèrement en retrait, éventuellement sur la parcelle CFF concernée, d’une haie vive, composée d’une association de diverses espèces indigènes résistantes et pérennes, permettrait également de réaliser des économies d’entretien tout en augmentant la valeur écologique de cette zone.

Par conséquent, la soussignée demande à la Municipalité si elle peut:

  • Réexaminer la pertinence du choix de l’espèce de remplacement des érables
  • Examiner l’opportunité de créer une masse arbustive diversifiée (ou haie vive) en remplacement de la haie existante, en collaboration avec les CFF et Pro Natura.
  • Évaluer les économies d’entretien que la création d’un espace à haute valeur écologique, à base de plantes indigènes et autonomes, permettrait de réaliser.
  • Informer plus en détail les riverains et la population de la nécessité de remplacer les arbres existants, et, le cas échéant, de la création d’une zone à plus-value diversité en compensation de la haie.

Merci d’avance de donner une réponse écrite à la présente interpellation.

Valentine Python

Blonay

Blonay – Déménagement de la voirie : des synergies à envisager et de potentielles économies à étudier

Postulat

Monsieur le Président, Messieurs les membres de la Municipalité, Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Comme on le sait, le service de voirie de Blonay doit prendre prochainement ses quartiers provisoires dans le secteur du stand de tir, après abandon de ses installations actuelles condamnées par l’octroi d’un droit de superficie en faveur de la Fondation Equitim (préavis 14/17).
Il est prévu que de nouvelles installations pour notre voirie communale puissent trouver place, dans un délai estimé de 3 à 5 ans, dans un secteur d’activités à légaliser « En Forestallaz », non loin de l’autoroute A9 (et à proximité immédiate de la commune de Saint-Légier – La Chiésaz), comme cela vient d’être publiquement annoncé dans le
« Comm’une Info » du mois de novembre
.

Or, il se trouve que la commune voisine se trouve également à l’étroit et qu’elle devra songer dans un futur proche à trouver un nouveau site en dehors du centre du village pour ses installations de voirie.

Dès lors, notre Municipalité ne devrait pas manquer, à nos yeux, cette occasion assez unique et historique d’étudier, de concert avec la Municipalité de Saint-Légier, toutes les pistes imaginables afin de réaliser de nouvelles installations en commun. Un potentiel sans doute important de synergies et de bienvenues économies d’échelle, démarche qui s’inscrit parfaitement dans l’esprit tout récemment exprimé par nos municipalités de préparer un projet de fusion de nos deux communes.

C’est pourquoi nous invitons notre Municipalité à étudier toutes les pistes possibles et imaginables afin de réaliser un projet de rapprochement / fusion des deux voiries sur un seul site et de nous présenter un rapport sur ces possibilités.

Frédéric Meuwly
Groupe Verts et Ouverts

St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Pollution des eaux potables : l’information ne coule pas de source !

Interpellation

Le mercredi 3 octobre 2018 a été un jour très particulier à St-Légier comme à Blonay. En effet, les eaux potables en provenance de la conduite du Pays-d’Enhaut (Service des eaux de la Ville de Lausanne) ont été polluées, et de ce fait rendues impropres à la consommation.

La gestion d’un tel événement n’est pas simple. Elle demande de prendre des décisions urgentes face à une situation qui n’est pas courante. Nous sommes convaincus que nos autorités communales et les services concernés ont tout fait pour découvrir au plus vite l’origine de ce problème important et ainsi y remédier rapidement. Nous leur adressons tous nos remerciements.

Si l’information s’est rapidement transmise au sein d’une grande partie de la population, grâce aux réseaux sociaux et à internet, une autre partie de la population n’a eu accès à l’information que très tardivement, soit plus de 12h après le lancement de l’alerte et l’interdiction de consommer l’eau du robinet.

En effet, nos autorités ont décidé de lancer une alerte via le site internet de notre commune. Si un certain nombre de citoyens et citoyennes sont très bien connecté-e-s et grands utilisateurs d’internet, une autre partie de la population est peu ou pas utilisatrice de ces moyens d’information numériques. Ainsi, de nombreuses personnes n’ont été informées que le lendemain de l’interdiction de consommer l’eau du robinet, grâce à des avis placardés chez les commerçants, à une information au journal de 12 :00
de la RTS ou à l’avis qu’ils auront peut-être eu la chance de recevoir dans leur boîte aux lettres.

Or, les restrictions d’utilisation de l’eau reçues étaient très alarmistes et laissaient à penser que l’ingestion d’eau pouvait être potentiellement très nocive pour la santé. Après 4 jours de restriction, l’alerte est levée et les habitants sont informés qu’ils peuvent à nouveau consommer l’eau sans risque pour leur santé. Or, aucune information n’a été donnée sur les risques encourus par les personnes ayant consommé l’eau polluée et aucune explication n’a été fournie sur l’origine de la pollution. Bien que les résultats de laboratoire des analyses aient été fournis aux conseillers communaux des deux
communes, aucune interprétation de ces résultats n’a été donnée.

Ainsi, nous nous inquiétons de savoir comment seront gérées dans le futur de telles crises. Crises qui risquent de devenir bien plus fréquentes au vu des changements climatiques à venir.

  • C’est pourquoi nous posons les questions suivantes à la Municipalité :
  • 1) La cellule de crise a-t-elle envisagé d’autres moyens d’informer et d’aider la population, en particulier les personnes âgées, celles à mobilité réduite et les malades? (par exemple en teintant les réservoirs d’eau avec un produit naturel,en engageant la protection civile pour avertir la population avec des véhicules avec haut-parleurs et pour distribuer de l’eau en bouteille, en contactant les personnes à risque grâce à un fichier semblable à celui des alertes-canicules) ?
  • 2) Est-ce qu’une communication sur l’origine de la pollution et son impact potentiel sur la santé est prévue ?
  • 3) Dans le futur, comment est-il prévu de gérer ce type de crise ? Est-ce qu’une réflexion a déjà été engagée par la municipalité ?

Elise Kaiser

St-Légier-La Chiésaz

Produits phytosanitaires, quel avenir à St-Légier-La Chiésaz ?

Interpellation du groupe Verts et Ouverts

Les produits phytosanitaires peuvent avoir des effets indésirables sur les êtres humains et l’environnement. Ces produits, tels que le glyphosate, sont utilisés comme herbicides, insecticides ou encore fongicides dans l’agriculture et dans l’entretien courant des espaces verts (jardins, nettoyages de routes et de places publiques, entretiens des parcs et des forêts). Or, il est de nos jours possible de réduire l’utilisation de tels produits en adoptant des solutions différentes.

En Suisse, on n’est pas resté inactif dans ce domaine : En 2016, l’Office fédéral de l’agriculture a présenté un plan d’actions visant à réduire les risques liés aux produits phytosanitaires, en diminuant leur utilisation et en limitant leur impact sur la santé et l’environnement. Récemment, la RTS a diffusé un reportage sur les communes jurassiennes qui ont décidé de bannir toute utilisation de produits phytosanitaires par les services communaux.

En juillet 2018, le Conseil d’État du canton de Vaud a publié un plan d’action visant à limiter l’utilisation du glyphosate sur le territoire cantonal. Ce plan prévoit la mise en place d’un programme de sortie du glyphosate visant la renonciation totale à cette substance dès 2022 pour tous les domaines de l’État exploités en agriculture, viticulture et arboriculture. Ce plan implique également que les services étatiques et para-étatiques renoncent sans délai à l’usage du produit pour toute application sortant du cadre agricole.

De son côté, le canton du Valais vient de décider de mettre en œuvre le plan d’action national visant la réduction des risques et l’utilisation durable des produits phytosanitaires, adopté en 2017. Le plan d’action valaisan prévoit la réduction de moitié des risques lors de l’utilisation de produits phytosanitaires, en complément à l’action que ce canton mène depuis plusieurs années pour éliminer l’utilisation du glyphosate pour l’entretien des routes et places publiques.

Les communes sont elles-aussi très concernées par ces problèmes. Les services communaux, notamment la voirie et le service des parcs et jardins, sont en charge de l’entretien du domaine public et sont appelées à utiliser des produits de synthèse nécessaires à la lutte contre les maladies et enrayer la prolifération de ce qu’on appelle communément des « mauvaises herbes ». De nombreuses communes sont en outre propriétaires de surfaces agricoles et/ou viticoles,
qu’elles exploitent ou mettent en fermage.

Enfin, tout récemment, lors des votations du 23 septembre dernier, le peuple vaudois (à 63,84%) et les citoyennes et citoyens de St-Légier-La Chiésaz (à 58,34%) ont soutenu à une importante majorité l’initiative sur « des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques ».

Le groupe des Verts et Ouverts entend promouvoir l’utilisation de produits les moins nocifs pour l’environnement et l’être humain. Dans ce sens et fort des constats ci-dessus, le groupe interpelle la Municipalité de St-Légier-La Chiésaz en lui posant les questions suivantes:

  1. La Municipalité de St-Légier-La Chiésaz a-t-elle déjà adopté un plan d’action visant à réduire, voire même bannir l’utilisation des produits phytosanitaires dans les espaces verts de la commune et sur les parcelles (agricoles, viticoles) lui appartenant ?;
  2. si oui, quel constat la Municipalité a-t-elle déjà pu tirer de ce plan, notamment sur la qualité des sols et de l’eau ;- 2 –
  3. si non, la Municipalité a-t-elle l’intention d’adopter un tel plan et envisage-t-elle d’éviter, dans la mesure du possible, tout usage de produits phytosanitaires nocifs par ses services communaux et sur les terrains communaux ;
  4. dans son communiqué, le Conseil d’État propose, par son plan d’action, un soutien accru à la formation des professionnels. La Municipalité envisage-t-elle de suivre attentivement cette évolution et de donner aux employés et employées de la commune la possibilité de suivre ces formations et de les mettre en pratique ?
  5. des analyses récentes des sols et de l’eau de nos rivières (et évidemment des polluants qui s’y trouvent) ont-elles été faites sur la commune et si oui, où, à quelles dates et quels en sont les résultats?

Nous remercions par avance la Municipalité de ses réponses.

Roland Rapin