Blonay

Blonay – Règlement sur la protection des arbres : quelques zones d’ombre…

Interpellation

Monsieur le Président,
Messieurs les Municipaux,
Mesdames les Conseillères, Messieurs les Conseillers,

La végétation arborée de notre commune participe à la qualité de vie de ses habitant.e.s, à la biodiversité et aussi à la lutte contre les bouleversements climatiques, en créant des îlots de fraîcheur et en contribuant à l’absorption des gaz à effet de serre (GES). Nous sommes souvent enviés par les habitant.e.s de localités voisines moins bien servies en plantations majeures: des photos panoramiques de notre bourg et de ses environs
immédiats en disent long sur ce précieux capital arborescent.

Sans doute consciente de cette richesse, notre commune s’est dotée d’un Règlement sur la protection des arbres, adopté par le Conseil communal en juin 2013, découlant de la Loi cantonale sur la protection de la nature, des monuments et des sites. Ce règlement est complété d’un « Guide de la gestion des espaces verts et recommandations pour la protection des arbres» ainsi que d’un Plan de protection des arbres et de son inventaire
des arbres monumentaux répertoriés sur 131 fiches.

Or, ces derniers mois au moins sur deux sites privés, à la Route de Vevey (parcelle 1353 au nord du jeu de boules) et à la Route de la Chaniaz (parcelle 1708, dans un jardin centenaire), notre Municipalité a autorisé ou ordonné des abattages de plusieurs arbres ou bouquets d’arbres remarquables et réputés en bonne santé. Cela visiblement sous la
pression de privés et de constructeurs, pour servir des intérêts privés au dépens de l’intérêt général. Des habitant.e.s de la commune qui déplorent ces graves atteintes au patrimoine naturel et à l’environnement ont réagi sans qu’il leur soit répondu clairement de quelle manière la réglementation communale avait été appliquée dans chacune des situations ci-dessus.

C’est pourquoi nous posons les questions suivantes à notre Municipalité:

1. Comment est-il possible qu’un arbre remarquable et d’essence majeure (un cèdre âgé de plusieurs dizaines d’années) ait été abattu à la Route de Vevey, au nord du «Jeu de boules » (parcelle 1353) malgré les précautions exigées du constructeur ? Quels sont les articles du Règlement communal qui ont justifié cette décision ? Si cet arbre a été définitivement endommagé malgré les recommandations communales, quelles sont les répercussions pour les contrevenants ?

2. Le propriétaire du jardin centenaire de la Route de la Chaniaz 7 (parcelle 1708) se voit actuellement contraint, par notre Municipalité, d’abattre 2 grands arbres protégés au sens du règlement communal alors qu’aucune des conditions légales pour ce faire ne semble réunie. Nous voudrions savoir quels sont les motifs qui pourraient amener la Municipalité à ordonner l’abattage d’arbres protégés parfaitement sains, plantés bien avant les constructions alentour, en dehors de tout projet de construction et qui ne font subir aux voisins aucun préjudice grave.
Quels sont les articles du Règlement communal qui ont justifié cette décision ?

3. D’une manière plus générale, quelle est la procédure suivie par la Municipalité lorsqu’elle décide de la levée de la protection d’un arbre ? Sur quelles expertises s’appuie-t-elle ?

4. Quel est le rôle des experts ? Arrive-t-il à la Municipalité de ne pas suivre des avis d’experts, et pour quelles raisons ?

5. De quand date le plan actuel de protection des arbres, au sens de l’article 4 du Règlement communal ?

6. De même que la Municipalité s’appuie sur plusieurs commissions de référence (telle la Commission d’urbanisme), ne serait-il pas utile et très actuel qu’elle se dote d’une commission de référence en matière de protection de la nature, des monuments et des sites ?

Jean-Marc Nicolet

La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour-de-Peilz – Un plan climat pour répondre à l’urgence climatique

Postulat

Le dérèglement climatique n’est plus à démontrer tant ses effets se font sentir : augmentation du nombre d’intempéries, canicules répétées, fonte des glaciers, mort d’arbres dans les forêts,… mais aussi problèmes de santé. Il y a donc bien lieu de décréter l’urgence climatique, mais encore faut-il développer des mesures pour y parer. C’est la raison de ce postulat en vue de l’élaboration à la commune d’un plan climatique.

Un inventaire des gaz à effet de serre montre que chaque habitant en émet 5,5 tonnes de CO2_éq/ an, et que l’ensemble du canton en émet 4,2 Mios de t./an si l’on inclut les émissions indirectes, dont nos importations alimentaires sont un exemple. 41% de ces émissions proviennent des carburants et 37% des combustibles (www.vd.ch/fileadmin/user_upload/themes/environnement/climat/fichiers_pdf/InventaireGES_20180425.pdf).

Pour s’adapter au changement climatique, le canton a élaboré une feuille de route du climat et a chargé un de ses services (unité du développement durable) à assister les communes à développer un agenda 2030. En effet, les communes ont une large part de responsabilité dans la mise en œuvre de mesures pour réduire les émissions de CO2 et en atténuer les effets.

Notre Municipalité a déjà pris les devants en mettant en place certaines mesures : elle a mandaté une étude en vue d’une planification énergétique territoriale, a mis au concours un poste d’ingénieur en énergie et environnement pour réduire la consommation de carburants et implanter un agenda 2030.

Si la mise en place de cet agenda est importante, se focaliser dans un premier temps sur un plan climat nous semble prioritaire. Un tel plan, pour être efficace, devrait comporter, à partir d’une évaluation de la situation de départ, un cadre d’action clair et opérationnel des objectifs chiffrables de la diminution de CO2 à viser, un laps de temps défini pour y parvenir ainsi que des mesures concrètes et un financement y relatif.

Les mesures qui ont le plus de chances de diminuer les émissions à effet de serre dans une commune comme la nôtre sont les suivantes :

  1. Réduire les gaz à effet de serre et plus particulièrement le CO2
  • En diminuant les carburants et les combustibles par exemple en remplaçant les chauffages à énergie fossile par des chauffages à énergie renouvelable (ex : pompes à chaleur, raccordement de davantage de bâtiments au système de chauffage par l’eau du lac ou les pompes à chaleur, géothermie,…) dans les bâtiments communaux et en incitant les propriétaires privés par des mesures d’accompagnement et/ ou une assistance financière
  • en isolant des bâtiments communaux et encourager pour les propriétaires privés par exemple en offrant une assistance technique aux propriétaires pour obtenir les subventions fédérales existantes et des conseils
  • en diminuant la consommation énergétique des bâtiments communaux et en incitant par des mesures d’accompagnement les propriétaires à en faire de même
  • en renforçant le report modal vers une intermodalité (création d’itinéraires piétons et cyclistes attractifs sur la base de l’étude de la Municipalité à ce sujet et renforcement de la performance des transports publics).
  1. Intensifier la production d’énergie renouvelable et locale
  2. S’adapter au climat en évitant les îlots de chaleur par exemple en:
  • planifiant sur l’ensemble de la commune la plantation d’arbres aussi bien sur le domaine public que privé
  • en développant une stratégie afin de promouvoir activement la végétalisation des toits activement la végétalisation des toits

Quant au financement, il serait nécessaire d’allouer des crédits soit en étudiant des modes de financement qui visent un certain retour d’investissement et qui soit supportable pour l’ensemble des contribuables.

Je demande donc à la Municipalité d’étudier un plan climat pour la commune et au conseil de transmettre ce postulat à une commission ad hoc pour examen.

Geneviève Pasche

Riviera, Vevey

Vevey – Une stratégie pour la végétalisation des constructions

Postulat

Les épisodes caniculaires sont et seront de plus en plus fréquents et intenses à l’avenir. De plus la biodiversité recule de manière alarmante. En ville, nous subissons de plein fouet cette évolution. Afin d’en atténuer les conséquences, d’améliorer la biodiversité et de lutter efficacement contre les îlots de chaleur, végétaliser la ville doit devenir une priorité.

Pour atteindre cet objectif, une stratégie claire et efficace doit être mise en place. Notre ville doit de montrer l’exemple et proposer des solutions innovantes et ambitieuses.

Les toits et les façades des constructions sont des surfaces qui peuvent être végétalisées avec différentes techniques et qui permettent d’avoir un impact direct et concret sur l’augmentation du taux de végétalisation en ville. A Vevey, la surface totale de toitures plates représente environ 133’000m2 ! Chiffre transmis par la Direction des systèmes d’information (DSI). Soit l’équivalent de 33 terrains de football. Autant dire que le potentiel est énorme.

La végétalisation des toitures et des constructions permet de créer (liste non exhaustive) :

  • des relais pour la faune et la flore
  • des potagers
  • des espaces communautaires
  • de faire de l’agriculture urbaine
  • de lutter contre les îlots de chaleur
  • de retenir l’eau
  • d’améliorer la qualité de l’air
  • d’améliorer la biodiversité
  • d’augmenter la durée de vie des étanchéités
  • etc.

Afin de promouvoir ces techniques de végétalisation en ville, nous demandons à la Municipalité d’étudier la
possibilité de:
1) se doter d’une stratégie de végétalisation des constructions ambitieuse et innovante.
2) intégrer dans le règlement des constructions et dans les outils de planification de la commune, le principe de végétaliser les toitures de manière intensive ou/et extensive, y.c. lors de rénovations quand la statique du bâtiment le permet.
3) utiliser toutes les possibilités réglementaires, légales et surtout incitatives pour mettre en œuvre cette stratégie de végétalisation des constructions.
4) se doter d’un guide sur la végétalisation des constructions en milieu urbain et rendre ces informations claires
et publiques.
5) sensibiliser la population et les propriétaires à cette thématique de végétalisation des constructions à travers l’organisation de conférences, d’expositions, ateliers, par exemple.

6) mettre en place un outil de suivi et de contrôle afin de s’assurer que les systèmes de végétalisation mis en place soient de bonnes qualités et entretenus correctement afin qu’ils puissent déployer leurs effets bénéfiques sur le long terme.

Antoine Dormond

Montreux, Riviera

Franz Weber : un hommage officiel sera rendu par Montreux

Les Verts de Montreux se réjouissent de l’acceptation par le Conseil communal dans sa séance du 13 novembre de la motion de leur collègue Florian Chiaradia «Pour un hommage à Franz Weber» ainsi que de la pétition lancée par un comité de soutien, qui a réuni 856 signatures ce printemps.

La Municipalité de Montreux est désormais chargée de prendre des dispositions pour, par exemple, nommer un parc ou une rue en son honneur.

Sensible au patrimoine au sens large du terme – naturel et bâti – , ce visionnaire établi depuis 1974 à Montreux méritait d’être reconnu à sa juste valeur. Au delà des divergences qui peuvent persister sur tel ou tel combat, les conseillers communaux rendent ainsi hommage à l’homme, à celui qui s’est battu avec toute son énergie pour préserver son pays, ses paysages, les milieux naturels et la faune sauvage.

Très actif également sur le plan international, ses actions lui ont valu de nombreuses distinctions à l’étranger, comme la citoyenneté d’honneur de Delphes, le prix allemand de la protection de la nature et le prix européen pour l’aménagement du territoire.

Blonay, Riviera

Blonay – Economisons l’eau

Motion

Le 23 juillet 2019, la Municipalité de Saint-Légier – La Chiésaz communiquait :

« En cette belle période estivale et de fortes chaleurs, l’autorité a constaté une surconsommation d’eau qui est notamment due à l’arrosage des surfaces vertes. Aussi, nous vous prions instamment de prendre conscience du problème et d’utiliser l’eau avec parcimonie.

L’eau distribuée aux abonnés de la Commune de St-Légier-La Chiésaz provient de sources naturelles captées aux Pléiades. Une eau de qualité non traitée chimiquement et donc rare, mérite la plus grande attention !

Par conséquent, nous vous informons que des restrictions entrent en vigueur dès aujourd’hui et jusqu’à nouvel avis.

Les autorités de Blonay n’ont pas jugé nécessaire d’instaurer cette restriction, mais elles ont créé un lien sur le site Internet qui nous renvoie au Service intercommunal des eaux des Pléiades. Dans cet article il est fait mention de la nécessité d’économiser l’eau, notamment en ce qui concerne l’arrosage des jardins, toutefois sans aucune obligation.

Une des raisons qui fait que Blonay n’a pas instauré de restriction de consommation d’eau est que ce réseau n’est pas le même que celui de St-Légier. En effet, à Blonay nous pouvons également « pomper » de l’eau sans restriction sur la conduite du Pays-d’Enhaut (Ville de Lausanne), sans nous soucier de la viabilité des sources naturelles captées aux Pléiades.

Il est intéressant de constater la différence de traitement de ce sujet, entre nos deux communes, alors que nous faisons partie du même Service intercommunal des eaux des Pléiades !

Sans doute, un exemple à ne pas suivre en vue d’une future fusion de nos deux communes… !

Concernant cette ponction sur la conduite du Pays-d’Enhaut, il n’est plus rare que nous consommions entre 4’000 et 5’000 M3 par semaine, ce qui correspond à environ 50% de la consommation de nos ménages (cf communiqué du 31.01.2017 de M. Schneiter, Municipal).

Cette motion s’inscrit à la suite de l’intervention déposée le 22 mars 2011 par M. Jean-Pierre Launaz qui proposait d’introduire un tarif basé sur une progression par paliers rendant plus onéreuses les hautes consommations ou tout autre système permettant d’accroître les revenus de la commune pour ce service. La présente démarche pourrait donc favoriser les personnes soucieuses d’économiser l’eau en récupérant l’eau de pluie.

L’eau est une ressource naturelle, certes renouvelable, mais qui peut se faire rare en certaines périodes. Ces derniers étés, nous avons été obligés de prélever l’eau sur la conduite du Pays-d’Enhaut afin de combler nos propres besoins alors qu’une très grande quantité d’eau est uniquement utilisée pour l’arrosage des jardins.

La récupération et l’utilisation de l’eau de pluie sont des enjeux écologiques et économiques.

Par cette motion nous demandons à la Municipalité de bien vouloir :

  1. Modifier le règlement sur l’évacuation des eaux claires et des eaux usées afin d’y inscrire l’obligation pour toutes nouvelles constructions de prévoir l’installation d’un récupérateur d’eau de pluie destiné à l’arrosage;
  1. D’inciter fortement les autres propriétaires à faire l’installation de récupérateurs d’eau de pluie, en prévoyant un soutien;
  1. De prévoir des points de récupération d’eau de pluie, à disposition des services communaux concernés, pour les besoins en arrosage.

André Grivel

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

Quid de la 5G à Saint-Légier-La Chiésaz ?

Interpellation

En 2018, les opérateurs de téléphonie mobile ont annoncé le déploiement de nouvelles antennes sur le territoire suisse et vaudois en particulier. Ces antennes sont destinées notamment à assurer le développement de la technologie dite « 5G », laquelle devrait permettre d’accélérer le transfert de données (très haut débit) de et vers les appareils connectés, portables, tablettes, mais aussi voitures autonomes, drones, appareils ménagers intelligents, etc.

Malheureusement, le développement de cette technologie est considéré comme un risque sanitaire et un danger pour l’environnement par de nombreux scientifiques. Dans un appel datant de fin 2017 déjà, plus de 180 scientifiques et médecins de 36 pays mettaient en garde contre les risques de la 5G, qui pourrait conduire à une augmentation significative de l’exposition des personnes aux radiations électromagnétiques. L’Office fédéral de l’environnement a diligenté en septembre 2018 une étude pour étudier les risques de l’instauration de la 5G sur le territoire suisses. Les résultats de cette étude seront rendus publics dans le courant de l’été 2019.

En réaction, le Grand Conseil a récemment accepté par 95 voix contre 9 et 25 abstentions une résolution qui exige qu’«un moratoire sur l’installation d’antennes 5G soit prononcé, cela au moins jusqu’à ce que les conclusions de l’étude de l’OFEV en cours soient connues». Néanmoins, aujourd’hui, une quinzaine de communes du canton de Vaud sont déjà couvertes en 5G, comme Vallorbe, Mézières, Lully ou encore Bière. Le groupe des Verts et Ouverts de St-Légier rejoint les Verts Vaudois dans leur conviction que le principe de précaution doit primer et que les risques pour la santé et l’environnement devraient être examinés de façon approfondie avant d’autoriser le déploiement de la 5G sur le territoire de notre commune et du canton. Quelle est la position de notre Municipalité face à cette problématique ?

Pour finir, il est important de noter que le développement de ces antennes sur le territoire se fait de façon totalement anarchique et désordonnée car les opérateurs de téléphonie se livrent une féroce concurrence. Et par conséquent, le manque total de planification et de coordination de l’implantation des antennes est un risque supplémentaire pour la population et notamment pour les personnes les plus sensibles. Heureusement, sur ce point, les communes ont autorité et peuvent prévoir d’éventuelles « zones blanches ».

Dès lors, je souhaite interpeller la Municipalité avec les questions suivantes :

1) Est-ce que la Municipalité a d’ores et déjà été saisie de demandes d’opérateurs de téléphonie pour installer des émetteurs pour la 5G ?

2) Le cas échéant, a-t-elle déjà octroyé de telles autorisations ? Si oui combien et où ? Sinon, compte-elle octroyer des autorisations dans le futur ?

3) Si c’est le cas, la Municipalité a-t-elle prévu une planification afin d’éviter un développement anarchique et non coordonné entre les différents opérateurs, des éventuelles futures antennes?

4) La Municipalité va-t-elle par ailleurs prévoir d’éventuelles « zones blanches » sur son territoire ? Comme par exemple autour des garderies, des écoles et autres lieux fréquentés par des enfants ?

Sarah Hodgson, Les Verts et Ouverts,

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Un « plan climat » communal

Postulat

Monsieur le Président, Monsieur le Syndic,
Madame la Conseillère et Messieurs les Conseillers municipaux,
Mesdames les Conseillères et Messieurs les Conseillers communaux,

Le réchauffement climatique est désormais une réalité incontestée, qui affecte et affectera toujours davantage notre quotidien si rien n’est fait pour l’endiguer.

La responsabilité humaine dans ce réchauffement, mise en exergue notamment par les excellents travaux scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), n’est plus à prouver et seule une action décidée et concertée à tous les niveaux institutionnels et de la société civile permettra d’éviter le pire.

Les pays industrialisés, dont la Suisse fait partie, ont une responsabilité particulière dans ce réchauffement, vu qu’ils émettent des gaz à effet de serre de façon industrielle depuis des décennies et qu’ils ont grandement contribué à l’accroissement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.
C’est donc ici et maintenant qu’il faut agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ! La Suisse a souscrit les accords de Paris sur le climat et s’est engagée à réduire de moitié ses émissions d’ici à 2030, par rapport à celles de 1990. Cet objectif, loin d’être ambitieux au vu des enjeux et des risques que le réchauffement fait encourir à notre qualité de vie, ne pourra être atteint que si nous tirons toutes et tous à la même corde.

Le canton de Vaud a décidé de faire sa part, en mettant en route l’élaboration d’un plan climat, l’un des objectifs du programme de législature 2017-2022. Ce plan climat est disponible sur le site du canton (https://www.vd.ch/themes/environnement/climat/feuille-de-route-du-plan-climat-vaudois/). Il a pour objectif de « mobiliser l’ensemble des forces autour d’une démarche cohérente, transversale et durable, organisée autour de trois axes thématiques :
– réduire les gaz à effet de serre ;
– s’adapter aux changements climatiques ;
– documenter les changements climatiques ».

Les communes ont également leur rôle à jouer dans cette nécessaire transition vers une société «zéro carbone» et la Loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle d’ailleurs que Canton et communes doivent « (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO 2 et autres émissions nocives. »

Forts de ces constats, nous demandons à la Municipalité, par le biais de ce postulat, de réfléchir à l’opportunité de

Mettre en place un « plan climat communal », établissant des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de CO 2 sur le territoire de la commune, ainsi que les moyens pour y parvenir.

Pour cela, elle peut notamment fixer des objectifs internes à l’administration communale, ou mettre en place des mesures incitatives pour la population et les entreprises.

Nous demandons la prise en considération du postulat et son renvoi à la Municipalité.

Au nom du groupe Verts et Ouverts

Roland Rapin

La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour de Peilz : Renforcer la biodiversité et modérer le réchauffement climatique dans notre ville

Pourquoi ne pas commencer à l’avenue de Jaman ?

Interpellation

Nous sommes face à deux crises environnementales gravissimes de par leur ampleur et les conséquences qu’elles entraînent sur notre bien-être et l’avenir de nos enfants. Il s’agit du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Dans ce contexte, il est primordial de préserver et d’augmenter la présence d’espaces verts de qualité en ville. Premièrement, parce que leur simple présence permet de modérer la formation d’îlots de chaleur dans les rues lors d’épisodes caniculaires. Deuxièmement, parce que, si judicieusement choisies et entretenues, les plantes qui constituent ces espaces offrent abri et nourriture à la faune, en particulier aux insectes, dont nos si précieuses abeilles, et aux oiseaux, dont les populations diminuent dangereusement. Face à ce double enjeu, la préservation et une gestion durable de chaque espace vert et arboré de notre ville est déterminante.

Les travaux en cours à l’Avenue de Jaman  peuvent être l’occasion de participer à cette volonté. Pour rappel, il y a environ deux ans, le long de l’avenue de Jaman entre l’avenue des Baumes et le chemin de Béranges, la commune a déjà effectué le remplacement d’érables par des pommiers d’ornement sur tige (Malus tschonoski) et remplacé la haie qui reliait les arbres par une barrière. Le remplacement d’une haie indigène, même si elle ne comporte qu’une espèce, par une simple barrière représente une perte en terme d’abri et nourriture pour les insectes et les oiseaux. De plus, l’espèce de remplacement des érables parait inadaptée tant de par sa faible résistance aux maladies que face à la sécheresse, dont la gravité et la fréquence augmente avec le réchauffement climatique comme nous l’avons constaté durant toute l’année 2018.

La poursuite des travaux le long de la deuxième partie de l’Avenue de Jaman, entre l’avenue de Baumes et le nord de la gare, était prévue en 2018. Pour ce faire, une demande d’abattage (n°42/2017) concernant 13 érables de vingt ans avait été mise à l’enquête du 20 novembre au 20 décembre 2017. Cinq riverains s’y étaient opposés, mais la municipalité avait décidé d’écarter leurs oppositions. Pourtant, les travaux n’ont pas été effectués en 2018 comme prévu. Les riverains ont alors sollicité les Verts en septembre dernier, afin de réexaminer la situation :

Dans sa réponse du 31 janvier 2018 à l’un des riverains, la Municipalité justifie sa position pour les raisons suivantes :

  • Les couronnes de deux arbres sont très près des lignes CFF.

Ce point ne justifie l’abattage que de deux plantes sur les treize concernées.

  • Les couronnes des érables ne peuvent donner de l’ombre sur les piétons empruntant le trottoir qui se trouve de l’autre côté de la route.

L’impact bienfaisant en terme bioclimatique de la présence de 13 arbres dépasse le fait d’être directement sous leur ombre, car ils ont la capacité d’absorber la chaleur localement. Plus la couronne d’un arbre est développée, meilleur sera son potentiel bioclimatique.

  • Les troncs des végétaux présentent des chancres, ce qui laisse présager une fin de vie à moyen terme.

Un réexamen récent (31 janvier 2019) par un ingénieur de la Fédération suisse des Architectes Paysagistes (HES-FSAP) a permis d’établir que, bien que ne souffrant pas manifestement de chancre, ces espèces d’érables n’ont effectivement que peu de chance de survivre pendant encore plusieurs années car ils ne sont plus adaptés à l’évolution stressante du climat, et le seront de moins en moins ces prochaines décennies. Cependant, selon ce spécialiste, le pommier d’ornement proposé par la commune n’est pas plus adéquat «  parce qu’il a besoin d’un sol riche en nutriments et pas trop sec. De plus, il est sensible à diverses maladies. Il existe à choix deux autres espèces bien mieux adaptées au milieu concerné, le Gleditsia triacanthos ‘Skyline’ ou le Celtis occidentalis. »

Il apparaît donc à ce stade que, dans le contexte du réchauffement climatique, le remplacement des érables par des espèces adaptées au milieu et ne demandant que peu d’entretien serait plus avantageux tant d’un point de vue économique qu’écologique. Concernant la haie, son remplacement par une barrière engendrant une perte de valeur biologique, la conception légèrement en retrait, éventuellement sur la parcelle CFF concernée, d’une haie vive, composée d’une association de diverses espèces indigènes résistantes et pérennes, permettrait également de réaliser des économies d’entretien tout en augmentant la valeur écologique de cette zone.

Par conséquent, la soussignée demande à la Municipalité si elle peut:

  • Réexaminer la pertinence du choix de l’espèce de remplacement des érables
  • Examiner l’opportunité de créer une masse arbustive diversifiée (ou haie vive) en remplacement de la haie existante, en collaboration avec les CFF et Pro Natura.
  • Évaluer les économies d’entretien que la création d’un espace à haute valeur écologique, à base de plantes indigènes et autonomes, permettrait de réaliser.
  • Informer plus en détail les riverains et la population de la nécessité de remplacer les arbres existants, et, le cas échéant, de la création d’une zone à plus-value diversité en compensation de la haie.

Merci d’avance de donner une réponse écrite à la présente interpellation.

Valentine Python