Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Des mesures pour préserver l’eau

Motion Des mesures « à la parcelle » pour préserver l’eau ?

Cet été a été particulièrement chaud et deux vagues de canicules ont touchés la Suisse. Ainsi, suite au manque d’eau qui s’en est suivi, la Municipalité de St-Légier- La Chiésaz a mis en place une mesure de restriction de l’utilisation de l’eau pour les habitants de la commune.

Les changements climatiques observés jusqu’à présent en Suisse sont déjà trèsimportants (cet été était le 3ème plus chaud depuis le début des mesures) et les changements à venir le seront encore plus. Par conséquent, une modification importante de la fréquence et de l’intensité des précipitations, ainsi que des étés de plus en plus caniculaires sont à prévoir. Ces changements induisent une raréfaction des réserves en eau et aussi, lors de fortes précipitations, le débordement de cours d’eau.

Ainsi, il devient urgent de prendre des mesures pour limiter la consommation d’eau et gérer son infiltration. Si des mesures sont actuellement en cours concernant la gestion de l’eau au niveau régional (notamment l’entreprise de correction fluviale du bassin-versant de l’Oyonne), qu’en est-il des mesures individuelles ? En effet, lors des chaleurs estivales, la consommation d’eau augmente, et en particulier pour l’arrosage des jardins individuels.

De nombreuses mesures existent afin de gérer l’eau «à la parcell », telles que l’installation d’un récupérateur d’eaux de pluie pour arroser les jardins, la création de bassins d’infiltration ou encore la création de places de stationnement en matériaux perméables.

Par cette motion, nous demandons donc à la municipalité de proposer un projet de modification du règlement sur l’évacuation des eaux claires et des eaux usées afin :

  1. d’y inscrire l’obligation pour toutes nouvelles constructions de l’installation de
    dispositifs de rétention et d’infiltration des eaux de pluie ;
  2. d’inciter les propriétaires à installer des dispositifs de rétention et d’infiltration
    d’eau sur leur parcelle, grâce à un soutien financier ;
  3. d’installer des dispositifs de rétention et d’infiltration d’eau sur les bâtiments
    communaux ;
  4. de continuer à sensibiliser les habitants aux enjeux de la consommation d’eau.

Elise Kaiser

Blonay, Riviera

Blonay – Economisons l’eau

Motion

Le 23 juillet 2019, la Municipalité de Saint-Légier – La Chiésaz communiquait :

« En cette belle période estivale et de fortes chaleurs, l’autorité a constaté une surconsommation d’eau qui est notamment due à l’arrosage des surfaces vertes. Aussi, nous vous prions instamment de prendre conscience du problème et d’utiliser l’eau avec parcimonie.

L’eau distribuée aux abonnés de la Commune de St-Légier-La Chiésaz provient de sources naturelles captées aux Pléiades. Une eau de qualité non traitée chimiquement et donc rare, mérite la plus grande attention !

Par conséquent, nous vous informons que des restrictions entrent en vigueur dès aujourd’hui et jusqu’à nouvel avis.

Les autorités de Blonay n’ont pas jugé nécessaire d’instaurer cette restriction, mais elles ont créé un lien sur le site Internet qui nous renvoie au Service intercommunal des eaux des Pléiades. Dans cet article il est fait mention de la nécessité d’économiser l’eau, notamment en ce qui concerne l’arrosage des jardins, toutefois sans aucune obligation.

Une des raisons qui fait que Blonay n’a pas instauré de restriction de consommation d’eau est que ce réseau n’est pas le même que celui de St-Légier. En effet, à Blonay nous pouvons également « pomper » de l’eau sans restriction sur la conduite du Pays-d’Enhaut (Ville de Lausanne), sans nous soucier de la viabilité des sources naturelles captées aux Pléiades.

Il est intéressant de constater la différence de traitement de ce sujet, entre nos deux communes, alors que nous faisons partie du même Service intercommunal des eaux des Pléiades !

Sans doute, un exemple à ne pas suivre en vue d’une future fusion de nos deux communes… !

Concernant cette ponction sur la conduite du Pays-d’Enhaut, il n’est plus rare que nous consommions entre 4’000 et 5’000 M3 par semaine, ce qui correspond à environ 50% de la consommation de nos ménages (cf communiqué du 31.01.2017 de M. Schneiter, Municipal).

Cette motion s’inscrit à la suite de l’intervention déposée le 22 mars 2011 par M. Jean-Pierre Launaz qui proposait d’introduire un tarif basé sur une progression par paliers rendant plus onéreuses les hautes consommations ou tout autre système permettant d’accroître les revenus de la commune pour ce service. La présente démarche pourrait donc favoriser les personnes soucieuses d’économiser l’eau en récupérant l’eau de pluie.

L’eau est une ressource naturelle, certes renouvelable, mais qui peut se faire rare en certaines périodes. Ces derniers étés, nous avons été obligés de prélever l’eau sur la conduite du Pays-d’Enhaut afin de combler nos propres besoins alors qu’une très grande quantité d’eau est uniquement utilisée pour l’arrosage des jardins.

La récupération et l’utilisation de l’eau de pluie sont des enjeux écologiques et économiques.

Par cette motion nous demandons à la Municipalité de bien vouloir :

  1. Modifier le règlement sur l’évacuation des eaux claires et des eaux usées afin d’y inscrire l’obligation pour toutes nouvelles constructions de prévoir l’installation d’un récupérateur d’eau de pluie destiné à l’arrosage;
  1. D’inciter fortement les autres propriétaires à faire l’installation de récupérateurs d’eau de pluie, en prévoyant un soutien;
  1. De prévoir des points de récupération d’eau de pluie, à disposition des services communaux concernés, pour les besoins en arrosage.

André Grivel

St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Pollution des eaux potables : l’information ne coule pas de source !

Interpellation

Le mercredi 3 octobre 2018 a été un jour très particulier à St-Légier comme à Blonay. En effet, les eaux potables en provenance de la conduite du Pays-d’Enhaut (Service des eaux de la Ville de Lausanne) ont été polluées, et de ce fait rendues impropres à la consommation.

La gestion d’un tel événement n’est pas simple. Elle demande de prendre des décisions urgentes face à une situation qui n’est pas courante. Nous sommes convaincus que nos autorités communales et les services concernés ont tout fait pour découvrir au plus vite l’origine de ce problème important et ainsi y remédier rapidement. Nous leur adressons tous nos remerciements.

Si l’information s’est rapidement transmise au sein d’une grande partie de la population, grâce aux réseaux sociaux et à internet, une autre partie de la population n’a eu accès à l’information que très tardivement, soit plus de 12h après le lancement de l’alerte et l’interdiction de consommer l’eau du robinet.

En effet, nos autorités ont décidé de lancer une alerte via le site internet de notre commune. Si un certain nombre de citoyens et citoyennes sont très bien connecté-e-s et grands utilisateurs d’internet, une autre partie de la population est peu ou pas utilisatrice de ces moyens d’information numériques. Ainsi, de nombreuses personnes n’ont été informées que le lendemain de l’interdiction de consommer l’eau du robinet, grâce à des avis placardés chez les commerçants, à une information au journal de 12 :00
de la RTS ou à l’avis qu’ils auront peut-être eu la chance de recevoir dans leur boîte aux lettres.

Or, les restrictions d’utilisation de l’eau reçues étaient très alarmistes et laissaient à penser que l’ingestion d’eau pouvait être potentiellement très nocive pour la santé. Après 4 jours de restriction, l’alerte est levée et les habitants sont informés qu’ils peuvent à nouveau consommer l’eau sans risque pour leur santé. Or, aucune information n’a été donnée sur les risques encourus par les personnes ayant consommé l’eau polluée et aucune explication n’a été fournie sur l’origine de la pollution. Bien que les résultats de laboratoire des analyses aient été fournis aux conseillers communaux des deux
communes, aucune interprétation de ces résultats n’a été donnée.

Ainsi, nous nous inquiétons de savoir comment seront gérées dans le futur de telles crises. Crises qui risquent de devenir bien plus fréquentes au vu des changements climatiques à venir.

  • C’est pourquoi nous posons les questions suivantes à la Municipalité :
  • 1) La cellule de crise a-t-elle envisagé d’autres moyens d’informer et d’aider la population, en particulier les personnes âgées, celles à mobilité réduite et les malades? (par exemple en teintant les réservoirs d’eau avec un produit naturel,en engageant la protection civile pour avertir la population avec des véhicules avec haut-parleurs et pour distribuer de l’eau en bouteille, en contactant les personnes à risque grâce à un fichier semblable à celui des alertes-canicules) ?
  • 2) Est-ce qu’une communication sur l’origine de la pollution et son impact potentiel sur la santé est prévue ?
  • 3) Dans le futur, comment est-il prévu de gérer ce type de crise ? Est-ce qu’une réflexion a déjà été engagée par la municipalité ?

Elise Kaiser