Riviera, Vevey

Les Vert∙e∙s réitèrent leur soutien à Yvan Luccarini

Les Vert∙e∙s réitèrent leur soutien à Yvan Luccarini pour le 2ème tour de l’élection complémentaire à la Municipalité de Vevey du 12 juillet 2020

Les Vert∙e∙s de Vevey réitèrent leur soutien à Yvan Luccarini et appellent l’ensemble de la gauche veveysanne à s’unir pour soutenir le candidat de Décroissance‐Alternatives. Le score serré du premier tour (38 voix d’écart) montre que la victoire au second tour est possible mais dépendra d’une mobilisation forte de l’électorat.

Yvan Luccarini a présenté des propositions et des intentions très claires qui mettent au centre l’écologie, le lien social et l’égalité. De ce fait, le candidat de Décroissance‐Alternatives a été et reste le candidat avec les valeurs les plus proches de celles des Vert∙e∙s . De plus, nos deux groupes collaborent étroitement et régulièrement pour la rédaction et le dépôt d’objets allant dans le sens de nos valeurs communes au conseil communal.

Les Vert∙e∙s de Vevey sont convaincus en la capacité d’Yvan Luccarini à rassembler mais aussi à défendre une politique communale dynamique, écologique, solidaire et humaniste.

Alors avant de partir en vacances, nous invitons la population veveysanne à donner un signal clair en soutenant la candidature de M. Luccarini le 12 juillet prochain.

Riviera, Vevey

Election complémentaire à la Municipalité de Vevey: Les Vert·e·s soutiennent la candidature de Yvan Luccarini

Communiqué

Le groupe des Vert∙e∙s de Vevey ainsi que le comité régional des Vert∙e∙s du district Riviera‐Pays‐d’Enhaut, a décidé d’apporter officiellement son soutien à la candidature de M. Yvan Luccarini (décroissance alternatives) pour l’élection complémentaire à la Municipalité de Vevey du 21 juin 2020.

M. Luccarini propose des intentions et défend des idées qui correspondent aux valeurs des Vert∙e∙s. Nous nous rejoignons sur de nombreux thèmes, que ce soit en matière d’écologie, de lutte contre les inégalités ou dans des domaines comme le logement, l’urbanisme, l’énergie, le social et le commerce de proximité.

Sur le plan communal, nos deux groupes politiques collaborent régulièrement. Au Conseil communal, nous déposons des postulats, motions et/ou interpellations conjointes ou soutenues mutuellement en tant que cosignataires. Plusieurs de nos membres ont participé de manière étroite et active aux comités qui ont combattu avec succès le projet de PPA Cour aux Marchandises (février 2017) et le parking sous la place du Marché (mai 2019).

Le groupe des Vert∙e∙s de Vevey tient à poursuivre ces collaborations fructueuses et constructives avec le groupe décroissance alternatives. Nous sommes convaincus que M. Luccarini, par son expérience politique, sa capacité de dialogue et son engagement saura apporter à la Municipalité un élan positif pour la dernière année de cette législature.

Afin de défendre une politique communale dynamique, écologique, solidaire et humaniste nous invitons la population veveysanne à soutenir la candidature de M. Luccarini le 21 juin prochain.

Vevey

En route pour l’autonomie alimentaire

mercredi 11 mars, 19h00

Conférence publique de François Rouillay et Sabine Becker, précurseurs de la permaculture en Europe

Salle du Conseil communal, Rue du Conseil 8, à Vevey

Alors que la plupart des villes ne disposent plus que de trois jours de stock de nourriture dans une économie globale mondialisée de plus en plus fragile, que se passerait-il en cas de rupture de la chaîne d’approvisionnement pour une raison économique, sociale ou environnementale ?

Les auteurs invitent les habitants des villes et territoires, les élus et les forces vives à s’investir pour retrouver l’autonomie alimentaire. Ils proposent une feuille de route de 21 actions testées et éprouvées. Une approche à la fois globale et très concrète pour que chacun se réapproprie son alimentation et devienne acteur de son territoire.

Plus d’informations

Riviera, Vevey

Vevey – Une stratégie pour la végétalisation des constructions

Postulat

Les épisodes caniculaires sont et seront de plus en plus fréquents et intenses à l’avenir. De plus la biodiversité recule de manière alarmante. En ville, nous subissons de plein fouet cette évolution. Afin d’en atténuer les conséquences, d’améliorer la biodiversité et de lutter efficacement contre les îlots de chaleur, végétaliser la ville doit devenir une priorité.

Pour atteindre cet objectif, une stratégie claire et efficace doit être mise en place. Notre ville doit de montrer l’exemple et proposer des solutions innovantes et ambitieuses.

Les toits et les façades des constructions sont des surfaces qui peuvent être végétalisées avec différentes techniques et qui permettent d’avoir un impact direct et concret sur l’augmentation du taux de végétalisation en ville. A Vevey, la surface totale de toitures plates représente environ 133’000m2 ! Chiffre transmis par la Direction des systèmes d’information (DSI). Soit l’équivalent de 33 terrains de football. Autant dire que le potentiel est énorme.

La végétalisation des toitures et des constructions permet de créer (liste non exhaustive) :

  • des relais pour la faune et la flore
  • des potagers
  • des espaces communautaires
  • de faire de l’agriculture urbaine
  • de lutter contre les îlots de chaleur
  • de retenir l’eau
  • d’améliorer la qualité de l’air
  • d’améliorer la biodiversité
  • d’augmenter la durée de vie des étanchéités
  • etc.

Afin de promouvoir ces techniques de végétalisation en ville, nous demandons à la Municipalité d’étudier la
possibilité de:
1) se doter d’une stratégie de végétalisation des constructions ambitieuse et innovante.
2) intégrer dans le règlement des constructions et dans les outils de planification de la commune, le principe de végétaliser les toitures de manière intensive ou/et extensive, y.c. lors de rénovations quand la statique du bâtiment le permet.
3) utiliser toutes les possibilités réglementaires, légales et surtout incitatives pour mettre en œuvre cette stratégie de végétalisation des constructions.
4) se doter d’un guide sur la végétalisation des constructions en milieu urbain et rendre ces informations claires
et publiques.
5) sensibiliser la population et les propriétaires à cette thématique de végétalisation des constructions à travers l’organisation de conférences, d’expositions, ateliers, par exemple.

6) mettre en place un outil de suivi et de contrôle afin de s’assurer que les systèmes de végétalisation mis en place soient de bonnes qualités et entretenus correctement afin qu’ils puissent déployer leurs effets bénéfiques sur le long terme.

Antoine Dormond

Riviera, Vevey

Vevey – Une nuit sous les étoiles

Postulat

Le 26 janvier 2017, le conseil communal a accordé un crédit de CHF 830’000.- pour la rénovation de l’observatoire. Dix mois plus tard, le 21 novembre, l’ inauguration était célébrée en présence de notre célèbre astrophysicien et spationaute national, Claude Nicollier.

Rares sont les villes suisses qui peuvent se targuer de posséder sur leur territoire et en pleine ville, un outil d’observation aussi performant et surtout accessible à tous. Pourtant, la mise en valeur de ce lieu semble timide et il reste peu connu du grand public. De plus la «pollution lumineuse» générée par l’éclairage public perturbe l’observation de la voie lactée. Alors comment valoriser et promouvoir ce lieu tout en améliorant sa fréquentation ?

Le 30 mars dernier, avait lieu la journée suisse de l’astronomie. Cette journée avait pour thème la pollution lumineuse. Dans ce cadre‐là , la commune de Bernex (+ de 10’000 habitants) dans le canton de Genève, a accepté de couper son éclairage public toute la nuit, avec la complicité des SIG (Services Industriels de Genève). Cette action a permis à la population d’observer un ciel étoilé non perturbé par la pollution lumineuse et encadré par des astronomes. Cet événement spectaculaire a été rendu possible grâce à l’engagement de l’exécutif de Bernex et d’un chef de service de la commune. L’engouement du public a été vif et de nombreuses personnes ont demandé au terme de cette soirée quand aurait lieu la prochaine extinction de l’éclairage par souhait de revivre à nouveau cette aventure. Le 26 septembre prochain, c’est même tout le grand Genève (Suisse‐France) qui a décidé d’éteindre l’éclairage public pour observer le ciel.

Alors qu’attendons‐nous pour mettre en place un événement similaire dans notre ville ?

Nous demandons à la municipalité d’étudier la possibilité de :

1) éteindre l’éclairage public dans toute la ville au moins une fois par année afin de pouvoir observer la voie lactée

2) organiser à cette occasion avec ses différents services, la société d’astronomie du haut Léman et d’autres associations par exemple, des animations et des activités pour la population liées à cette *nuit sous les étoiles *: conférences, expositions, observation du ciel, observation de la faune nocturne, etc.

3) intégrer les sociétés de commerçant‐e‐s à cette *nuit sous les étoiles* en organisant par exemple un banquet aux lanternes dans la vieille ville ou toute autre activité célébrant la nuit et les étoiles

4) prendre contact avec la commune de Bernex pour s’inspirer de leur démarche

5) donner avec les communes voisines pour se joindre à cette * nuit sous les étoiles*

Antoine Dormond

Vevey

Vevey – Des logements abordables et adaptés pour les étudiant‐e‐s et apprenti-e-s

Postulat

Monsieur le Président, madame la Syndique, messieurs les Municipaux, chères et chers collègues,

Pour les étudiant-e-s et les apprenti‐e‐s de notre région, trouver un logement abordable et adapté à leur capacité financière n’est pas chose aisée. Malgré un certain succès des collocations qui restent parfois très onéreuses, le marché du logement sur la Riviera n’offre aujourd’hui presque pas de logements spécialement dédiés aux personnes en formation.

Il est temps aujourd’hui de faire un bilan précis de l’offre et de la demande pour ce type de logements dans la région. Mais il est également primordial d’élaborer une stratégie communale voir si possible régionale adaptée pour répondre aux besoins en logements étudiants. Cumulant parfois plusieurs jobs pour boucler les fins de mois en plus de leurs études, nous estimons que pourr la population étudiante, nous pouvons au moins essayer de soulager la facture souvent lourde que représente le logement.

Afin d’y parvenir, nous demandons à la Municipalité d’étudier la possibilité de:

  1. Faire un bilan de l’offre et de la demande en logements étudiants sur le territoire communal .
  2. Contacter les autres communes de la Riviera afin de leur faire part de la démarche et de trouver si possible des synergies sur cette thématique avec elles.
  3. Elaborer une stratégie « Logements étudiant‐e‐s et apprenti‐e‐s » communale voire si possible intercommunale afin de répondre à la demande dans la région.
  4. Prendre contact avec les instances cantonale pour créer une stratégie qui s’inscrit dans un concept global.
  5. Etudier la possibilité d’intégrer un pourcentage minimum de LUP (logements d’utilité publique) lors de nouveaux projets de constructions dans la commune.
  6. Aborder la thématique des LUP et logements étudiant‐e‐s et apprenti‐e‐s lors d’une prochaine CORAT.

Antoine Dormond

Riviera, Vevey

Vevey- Climat : Pourquoi attendre le coup de la panne?

Motion présentée le 28 mars 2019 au Conseil communal de Vevey

Monsieur le Président, madame la syndique, messieurs les municipaux, chères et chers collègues,

Le réchauffement climatique est désormais une réalité incontestée, qui affecte et affectera toujours davantage notre quotidien, si rien n’est fait pour l’endiguer. La responsabilité humaine dans ce réchauffement, mise en exergue notamment par les excellents travaux scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), n’est plus à prouver et seule une action décidée et concertée à tous les niveaux institutionnels et de la société civile permettra d’éviter le pire.

Les pays industrialisés, dont la Suisse fait partie, ont une responsabilité particulière dans ce réchauffement, vu qu’ils émettent des gaz à effet de serre de façon industrielle depuis des décennies, et qu’ils ont grandement contribué à l’accroissement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. C’est donc ici et maintenant qu’il faut agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ! Fort de ces constats, la société civile s’agite, des marches pour le climat et des grèves estudiantines mobilisent des centaines de milliers de personnes dans le monde entier et sont largement soutenues.

La Suisse a souscrit les accords de Paris sur le climat, et s’est engagée à réduire de moitié ses émissions d’ici à 2030, par rapport à celles de 1990. Cet objectif, loin d’être ambitieux au vu des enjeux et des risques que le réchauffement fait encourir à notre qualité de vie, ne pourra être atteint que si nous tirons toutes et tous à la même corde.

Le canton de Vaud a décidé de faire sa part, en mettant en route l’élaboration d’un plan climat. Le canton de Genève s’en est déjà doté. Bâle a déclaré l’état d’urgence climatique. Les communes ont également leur rôle à jouer dans cette nécessaire transition vers une société « zéro carbone », et la loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle d’ailleurs que Canton et communes doivent « (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO2 et autres émissions nocives. »

En Suisse, des conséquences du réchauffement climatique sur la santé sont à prévoir. Tant en ce qui concerne le risque face aux canicules que face aux nouveaux vecteurs de maladie, l’information des citoyens est lacunaire. Il y a également une grande lacune concernant les aménagements urbains spécifiques ; en particulier les mesures visant à diminuer le phénomène d’îlot de chaleur dans les villes qui doivent être réalisées dès à présent. Celles-ci concernent en particulier les possibilités de végétalisation et reverdissement urbain, et donc la préservation des espaces verts en ville et du patrimoine arboré, ainsi que les modes et matériaux de construction des infrastructures et des bâtiments. Au sujet du reverdissement urbain, une gestion durable des parcs et jardins est primordiale ainsi que l’anticipation des nouvelles normes climatiques à venir par la plantation d’espèces résistantes à l’augmentation de la chaleur et de la sécheresse (il faut compter 20 ans au minimum pour obtenir une couverture boisée assez haute pour offrir un abri bioclimatique).

L’engagement de Vevey pour l’environnement n’est plus à prouver, cependant les mesures déjà prises ne permettrons pas un changement suffisamment rapide en regard des effets du réchauffement climatique déjà effectifs aujourd’hui. Appuyons-nous sur le travail déjà effectué par la commission de l’énergie et la commission Développement Durable, inspirons-nous d’autres plan climats déjà rédigés, imaginons et mettons aujourd’hui en œuvre les mesures qui nous protégerons demain.

Nous pourrions, par exemple, passer au « tout local » et issus de culture biologique obligatoire en ce qui concerne les repas servis par la ville et institutions liées, encourager la création de réseaux de petits producteurs locaux en agroécologie permettant de préserver les sols et la biodiversité, améliorer l’offre de transports publics en collaboration avec les communes voisines, créer des lieux qui permettent aux citoyens d’apprendre à récupérer, réparer, consommer et créer de manière autonome et écologique ou encore exiger de nos caisses de pensions qu’elles désinvestissent des énergies fossiles, la liste des possibles est longue. Ces mesures en plus de leur effet bénéfiques sur l’environnement influenceront aussi positivement et à court terme plusieurs aspects de la ville au niveau de la santé publique notamment. Le plan climat du canton de Genève cite comme conséquence positives des mesures proposées : « une amélioration de la santé et de la qualité de vie de la population; une réduction des coûts liés à la santé; une amélioration de la qualité de l’air; une réduction de la dépendance du canton aux énergies fossiles; une meilleure maîtrise des dépenses énergétiques; une augmentation de la souveraineté alimentaire; une décongestion des voies de circulation; la création d’emplois non délocalisables ». Pourquoi attendre le coup de la panne alors que nous pourrions embrasser notre avenir ?!

Forts de ces constats, nous demandons à la Municipalité par le biais de cette motion de :

Mettre en place un « plan climat communal » établissant des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de CO 2 et de la préservation de la biodiversité sur le territoire de la commune, ainsi que les moyens pour y parvenir. Ce plan présentera également des mesures d’adaptation pour anticiper et gérer les effets du dérèglement climatique. Ceci en s’appuyant sur un travail conjoint du délégué à l’énergie, du délégué à l’agenda 21 et des commissions de l’énergie et du Développement Durable.

Colin Wahli

Vevey

Vevey – Eclairage public : l’énergie de la DAIE

Postulat interpartis

Monsieur le Président, Madame la Syndique et Messieurs les Municipaux,
Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux,

L’approche de l’éclairage public a beaucoup évolué cette dernière décennie, notamment grâce à l’évolution des solutions techniques à dispositions ainsi que de la prise de conscience des nuisances lumineuses liées à des installations inadéquates. C’est pourquoi une demande d’élaboration d’un « Plan lumière » pour Vevey est faite en parallèle de ce postulat.

En résumé, le défi de l’éclairage public peut se décliner en trois volets :

  • La gestion de la pollution lumineuse
  • L’aspect légal et normatif
  • L’aspect énergétique et technique

Selon le rapport de gestion 2017, le DEP et le DAIE collaborent déjà sur le sujet de l’éclairage public. Toutefois, on peut également lire : « En l’absence d’un technicien en charge de cette tâche, aucun préavis n’a été déposé pour la deuxième étape du projet « Candéla » […] ».

Si la Commune de Vevey n’emploie effectivement pas de spécialiste de l’éclairage à proprement parler, elle a en revanche des compétences à l’interne concernant l’aspect infrastructure et énergie au sein de la DAIE. Ce service est également déjà responsable des réseaux souterrains où passent, entre autre, les lignes électriques de l’éclairage public. Les compétences d’éclairagiste manquantes à
l’appel peuvent quant à elles faire l’objet d’un mandat externe, vu qu’il s’agit d’une tâche limitée
dans le temps.

Donc, en cohérence avec la demande d’établissement d’un « Plan lumière » et dans le cadre de notre label « Cité de l’énergie gold » et des efforts d’économie d’énergie que produit la ville depuis des années, nous invitons la municipalité à :

étudier l’opportunité de passer la responsabilité de l’ensemble de l’éclairage public de la DEP au secteur énergie de la DAIE.

Antoine Dormond

Vevey

Vevey – Un Plan Lumière n’est pas un Lux, mais une économie de Watts

Motion interpartis

Monsieur le Président, madame la syndique, messieurs les municipaux, chères et chers collègues,
Les émissions lumineuses nocturnes se développent de manière exponentielle dans le monde et en Suisse et ce depuis plusieurs décennies. Omniprésentes, elles inondent nos nuits et l’espace public par leurs intensités et par la multiplication des sources : éclairage public, enseignes, vitrines, décorations, balisages, événements, etc.
L’étalement et la multiplication sont tels, que la Confédération et l’Office fédéral de l’environnement, (l’OFEV) parle depuis de nombreuses années de véritables pollutions lumineuses.
On peut énumérer notamment les conséquences suivantes :
1) Gaspillage d’énergie dû à un éclairage inadapté, obsolète, énergivore, mal placé, etc. (aspects technique et énergétique).
2) Effacement du paysage nocturne naturel, avec pour conséquence l’occultation du ciel étoilé (aspects culturel et paysager).
3) Influences sur les systèmes circadiens et endocriniens de l’homme et de l’animal (aspects médical et biologique).
4) Atteintes aux habitats des animaux nocturnes pouvant avoir des conséquences fatales pour nombre d’entre eux (aspects éthique et écologique).
La ville de Vevey produit depuis de nombreuses années des efforts importants dans les domaines des économies d’énergie et du développement durable. L’obtention récente du label Cité de
l’énergie Gold vient souligner la pertinence des efforts fournis.
Dans ce contexte, alors que le PDcom et le PGA sont en cours d’élaboration, il semble pertinent de profiter de ces révisions pour y intégrer en annexe une réflexion stratégique sur l’éclairage public.
La notion d’éclairage public regroupe plusieurs enjeux :
1. Légaux et normatifs
2. Environnementaux
3. Economiques
4. Santé et qualité de vie
5. Energétiques et techniques
6. Urbanistiques et architecturaux
Il est aujourd’hui urgent de traiter ces enjeux et d’aller dans le sens de l’OFEV ainsi que de répondre aux nouvelles normes européennes qui ont été reprises dans le droit Suisse depuis le 1er janvier 2019.
Bien que la ville de Vevey ait mis en place il y a quelques années le projet « Candela » qui visait notamment à moderniser l’éclairage, nous considérons que ce projet n’a pas pris en compte tous les enjeux concernés par la thématique de l’éclairage public et de la pollution lumineuse en
général. En regard de villes romandes, comme Genève, Lausanne ou Yverdon‐les‐Bains, Vevey a un retard conséquent à rattraper.
Nous demandons à la Municipalité de prendre les mesures suivantes :
Etablir une stratégie globale pour l’éclairage public sous forme de « Plan lumière veveysan», en annexe du PDcom et du PGA.

Intégrant les éléments et demandes suivants :

  1. Diminuer drastiquement la consommation énergétique en mettant en place de l’éclairage dynamique et adaptatif définit selon la stratégie et le « plan lumière »
  2. Définir selon les typologies d’espaces publics (rues, avenues, places, etc.) les types d’éclairage et de luminaires les plus adaptés.
  3. Faire baisser les coûts d’entretien grâce à l’utilisation de technologies adaptées.
  4. S’inspirer d’exemples de plans lumière existants, comme : Genève, Lausanne, Yverdon‐les‐Bains, etc.
  5. Contacter la Direction générale de l’environnement du canton de Vaud qui propose des aides pour élaborer et financer des concepts d’éclairage public.

    Antoine Dormond