La Tour-de-Peilz

La Tour-de-Peilz : Contrat de prestation entre la commune et les VMCV

Complément au rapport de gestion 2018 suite à la séance du mardi 18 juin à l’intention de la COGEST et de la COFIN.

Le mardi 18 juin, le président du conseil d’administration, M. Caleb Walther et la directrice des VMCV, Mme. Angela Schlegel ont répondu aux questions de la COGEST et de la COFIN. L’objectif principal de cette rencontre était de clarifier le type de relations entre les VMCV et notre commune.

A cette occasion, nous avons appris qu’avant la crise, les communes faisaient part de leurs besoins aux VMCV qui exécutaient la demande sans discuter. Entre la commune et les VMCV, il n’y avait quasi aucune négociation sur la pertinence des besoins et leur implication sur les coûts. Cette absence de négociation s’est aussi fait sentir quand, en 2018, les VMCV ont transmis à notre commune le montant à payer sans en justifier les raisons.

Pour y remédier, le conseil d’administration des VMCV s’est donné quelques années (2022 semble une échéance raisonnable) pour établir un contrat de prestations en bonne et due forme avec les communes. Dans l’intervalle, les VMCV vont renforcer le dialogue avec les communes et favoriser un climat de négociation où chaque acteur puisse faire des choix en connaissance de cause. Dans cette optique, la direction des VMCV pourrait proposer au conseil d’administration différents scenari alternatifs pour son budget en y incluant les principaux centres de coût. Le conseil d’administration après consultation avec les communes communes sur le montant du déficit à couvrir renverra les commentaires à la direction des VMCV qui prendra une décision que le conseil d’administration approuvera ou non.

Pour rappel, les incidences financières sont d’autant plus difficiles à élaborer que les VMCV doivent offrir des prestations sans avoir de contrôle sur les recettes payées  par Mobilis, le canton et la Confédération et occasionne des charges de travail administratives sans contre-partie en termes de valeur ajoutée. Par ailleurs, l’entreprise a dû fortement actualisé son management aux impératifs exigés aujourd’hui pour garantir une gestion saine d’une entreprise de transports publics.

La COGEST, quant à elle, a pris note des très nombreux changements managériaux initiés par la nouvelle directrice et la nouvelle composition du conseil d’administration où des experts métier ont été nommés de même que certains municipaux reconnus pour leurs compétences financières. Pour ceux que cela intéresse, je vous recommande la lecture de l’excellent rapport 2018 des VMCV. Enfin, la bonne nouvelle est que le déficit des VMCV annoncé au budget 2019 sera tenu et qu’aucun dépassement n’est à attendre.

Si les mesures prises en 2018 ont été conséquentes, il reste cependant de nombreuses améliorations à faire, elles ne seront possibles et réalisables que sur plusieurs années.

Suite à la séance du 18 juin qui a eu lieu après la restitution du rapport de gestion à la commune, la COGEST émet les vœux suivants au moins jusqu’en 2022, date de l’établissement du contrat de prestations :

M. Jean-Pierre Schwab, nouvel administrateur des VMCV pour La Tour-de-Peilz, informera notre conseil de l’avancement des travaux sur le contrat de prestation entre la commune et les VMCV, mais aussi sur la pertinence des mesures prises par la nouvelle directrice et au besoin des réajustements nécessaires et de l’évolution de la fréquentation des lignes et de l’échelonnement de la dette

La commune est informée des justifications chiffrées pour toute augmentation de déficit

En concertation avec les VMCV et en fonction des demandes des usagers, la commune réexamine l’ensemble des prestations offertes par les VMCV et au besoin, les modifie.

Geneviève Pasche

La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour de Peilz : Renforcer la biodiversité et modérer le réchauffement climatique dans notre ville

Pourquoi ne pas commencer à l’avenue de Jaman ?

Interpellation

Nous sommes face à deux crises environnementales gravissimes de par leur ampleur et les conséquences qu’elles entraînent sur notre bien-être et l’avenir de nos enfants. Il s’agit du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Dans ce contexte, il est primordial de préserver et d’augmenter la présence d’espaces verts de qualité en ville. Premièrement, parce que leur simple présence permet de modérer la formation d’îlots de chaleur dans les rues lors d’épisodes caniculaires. Deuxièmement, parce que, si judicieusement choisies et entretenues, les plantes qui constituent ces espaces offrent abri et nourriture à la faune, en particulier aux insectes, dont nos si précieuses abeilles, et aux oiseaux, dont les populations diminuent dangereusement. Face à ce double enjeu, la préservation et une gestion durable de chaque espace vert et arboré de notre ville est déterminante.

Les travaux en cours à l’Avenue de Jaman  peuvent être l’occasion de participer à cette volonté. Pour rappel, il y a environ deux ans, le long de l’avenue de Jaman entre l’avenue des Baumes et le chemin de Béranges, la commune a déjà effectué le remplacement d’érables par des pommiers d’ornement sur tige (Malus tschonoski) et remplacé la haie qui reliait les arbres par une barrière. Le remplacement d’une haie indigène, même si elle ne comporte qu’une espèce, par une simple barrière représente une perte en terme d’abri et nourriture pour les insectes et les oiseaux. De plus, l’espèce de remplacement des érables parait inadaptée tant de par sa faible résistance aux maladies que face à la sécheresse, dont la gravité et la fréquence augmente avec le réchauffement climatique comme nous l’avons constaté durant toute l’année 2018.

La poursuite des travaux le long de la deuxième partie de l’Avenue de Jaman, entre l’avenue de Baumes et le nord de la gare, était prévue en 2018. Pour ce faire, une demande d’abattage (n°42/2017) concernant 13 érables de vingt ans avait été mise à l’enquête du 20 novembre au 20 décembre 2017. Cinq riverains s’y étaient opposés, mais la municipalité avait décidé d’écarter leurs oppositions. Pourtant, les travaux n’ont pas été effectués en 2018 comme prévu. Les riverains ont alors sollicité les Verts en septembre dernier, afin de réexaminer la situation :

Dans sa réponse du 31 janvier 2018 à l’un des riverains, la Municipalité justifie sa position pour les raisons suivantes :

  • Les couronnes de deux arbres sont très près des lignes CFF.

Ce point ne justifie l’abattage que de deux plantes sur les treize concernées.

  • Les couronnes des érables ne peuvent donner de l’ombre sur les piétons empruntant le trottoir qui se trouve de l’autre côté de la route.

L’impact bienfaisant en terme bioclimatique de la présence de 13 arbres dépasse le fait d’être directement sous leur ombre, car ils ont la capacité d’absorber la chaleur localement. Plus la couronne d’un arbre est développée, meilleur sera son potentiel bioclimatique.

  • Les troncs des végétaux présentent des chancres, ce qui laisse présager une fin de vie à moyen terme.

Un réexamen récent (31 janvier 2019) par un ingénieur de la Fédération suisse des Architectes Paysagistes (HES-FSAP) a permis d’établir que, bien que ne souffrant pas manifestement de chancre, ces espèces d’érables n’ont effectivement que peu de chance de survivre pendant encore plusieurs années car ils ne sont plus adaptés à l’évolution stressante du climat, et le seront de moins en moins ces prochaines décennies. Cependant, selon ce spécialiste, le pommier d’ornement proposé par la commune n’est pas plus adéquat «  parce qu’il a besoin d’un sol riche en nutriments et pas trop sec. De plus, il est sensible à diverses maladies. Il existe à choix deux autres espèces bien mieux adaptées au milieu concerné, le Gleditsia triacanthos ‘Skyline’ ou le Celtis occidentalis. »

Il apparaît donc à ce stade que, dans le contexte du réchauffement climatique, le remplacement des érables par des espèces adaptées au milieu et ne demandant que peu d’entretien serait plus avantageux tant d’un point de vue économique qu’écologique. Concernant la haie, son remplacement par une barrière engendrant une perte de valeur biologique, la conception légèrement en retrait, éventuellement sur la parcelle CFF concernée, d’une haie vive, composée d’une association de diverses espèces indigènes résistantes et pérennes, permettrait également de réaliser des économies d’entretien tout en augmentant la valeur écologique de cette zone.

Par conséquent, la soussignée demande à la Municipalité si elle peut:

  • Réexaminer la pertinence du choix de l’espèce de remplacement des érables
  • Examiner l’opportunité de créer une masse arbustive diversifiée (ou haie vive) en remplacement de la haie existante, en collaboration avec les CFF et Pro Natura.
  • Évaluer les économies d’entretien que la création d’un espace à haute valeur écologique, à base de plantes indigènes et autonomes, permettrait de réaliser.
  • Informer plus en détail les riverains et la population de la nécessité de remplacer les arbres existants, et, le cas échéant, de la création d’une zone à plus-value diversité en compensation de la haie.

Merci d’avance de donner une réponse écrite à la présente interpellation.

Valentine Python

La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour-de-Peilz – Les VMCV, la quadrature du cercle ?

Interpellation

La Tour-de-Peilz, tout comme les autres communes dans lesquelles circulent des lignes de bus, devra renforcer considérablement sa participation financière aux VMCV. Pour notre commune, le budget alloué aux VMCV passera de 2 Mios. en 2018 à 3 Mios. en 2019 et augmentera de plus de 30% sans que la COFIN ait pu clarifier les raisons de cette augmentation. Aux dires de certains, le montant budgété en 2019 serait le résultat d’une projection et que le déficit de 2017 ait été sous-évalué.

Les VMCV sont une société anonyme dont le capital appartient entièrement aux communes. La forme juridique d’une telle société limite drastiquement les droits des conseils communaux qui peinent à exercer un contrôle sur une telle entreprise, sauf a posteriori au moment du budget et des comptes et encore. Obtenir des informations, voire proposer des aménagements est la quadrature du cercle. C’est un peu comme si la commune devait accepter de payer les factures les yeux fermés.

A Montreux, une conseillère socialiste a demandé un audit de la direction et du conseil d’administration, qui a été refusée parce qu’elle était contraignante et non incitative. En effet, cette demande a été jugée irrecevable en raison du statut juridique de société anonyme des VMCV.

Suite à ce refus et au rapport de notre COFIN qui disait n’avoir pas pu clarifier les raisons de l’augmentation de la subvention aux VMCV, j’ai rédigé un premier postulat centré sur les compétences du conseil d’administration où 5 des 9 membres sont des municipaux ou syndics de la Riviera. Cette représentation majoritaire des municipaux me semblait justifier un postulat demandant de renforcer les compétences et la surveillance du conseil d’administration notamment en ré-examinant la pertinence de la composition du conseil d’administration et de ses attributions et la mise en place d’indicateurs permettant de vérifier plusieurs fois par an l’état des finances et de la gestion de cette entreprise. De cette façon, me semblait-il, il serait plus aisé de maîtriser les subventions à allouer par la (les) commune(s). Bien mal m’en a pris j’avais lamentablement ignoré la loi sur la participation de l’Etat et des communes à une personne morale (LPECPM).

La présentation de ce premier postulat que j’avais envoyé dans les délais à notre présidente a été différée et transmis au préfet qui l’a estimé irrecevable toujours en raison du statut juridique de cette entreprise.

Le préfet, dans un mail, a « admis qu’un postulat pouvait porter sur une compétence de la Municipalité » et estimé que « notre syndic était compétent pour nous communiquer les objectifs stratégiques et financiers que la commune entend atteindre au moyen de sa participation à une société anonyme «  ainsi que d’autres éléments contenus dans l’art. 15 de la LPECPM».

Au vu de ce qui précède et conformément à l’art. 15 de la LPECM, je demande à la Municipalité et plus particulièrement à notre syndic de nous donner des explications sur:

  • les objectifs stratégiques et financiers pour 2018 et 2019 et leur évolution depuis le début de la crise des VMCV
  • la forme des rapports des représentants de notre commune inscrite dans la lettre de mission, respectivement l’avenant au cahier des charges du syndic
  • les compétences en gestion et finances représentées au sein de ce conseil d’administration sont-elles adaptées à la structure actuelle des VMCV ?
  • pour 2017, à combien s’élève la charge qui a été sous-évaluée et qui a finalement été payée sur 2018 ?
  • pour 2018 et 2019, les charges liées à des problèmes de trésorerie ou de restructuration et les charges liées à l’exploitation des lignes (notamment engagement de chauffeurs supplémentaires et amortissement des nouveaux véhicules) seront-elles comptabilisées dans des comptes différents ?
  • 2019 sera-t-elle la dernière année où les VMCV auront à éponger des problèmes de trésorerie ?

Je souhaite que la Municipalité donne une réponse écrite aux questions de cette interpellation.

Geneviève Pasche

La Tour-de-Peilz

La Tour-de-Peilz : Le label Ville verte

Conseil communal du 12 décembre

En 2019, un budget de 40’000.- pour un label «Ville Verte» a été adopté de justesse

«Ville verte», un label de la confédération, visant à renforcer les mesures contre le dérèglement du climat la perte de la biodiversité et demandé par le jardinier-chef de La Tour-de-Peilz, a été adopté de justesse grâce à la voix prépondérante de la présidente.

A l’occasion de la discussion sur le budget, le PLR demande de refuser le financement de 40’000.- sur 3 ans pour un label « Ville Verte ». Le PLR redoute une démarche qui ouvre la voie à une une bureaucratie sans rapport avec les bénéfices que le secteur « Parcs et Jardins » pourrait en retirer. Il y voit une débauche de paperasserie et craint un surcroît de travail, voire et une extension des besoins en personnel.

Les Verts, par les voies de Valentine Python dont c’est la première séance de conseil et Geneviève Pasche, s’opposent vigoureusement à cette suppression à la fois pour des raisons écologiques et de motivation au travail du personnel.

Se doter d’un label « Ville Verte », c’est d’abord tout entreprendre pour limiter la hausse de température en ville et la perte de la biodiversité. C’est aussi accepter de questionner ses pratiques et sélectionner celles qui sont les plus appropriées aux objectifs climatiques. Pour la commune, c’est aussi l’occasion de jouer son rôle d’exemplarité.

Le Label « Ville Verte », demandé par le secteur « Parcs et Jardins » montre à l’évidence l’intérêt de ce secteur à améliorer et actualiser ses compétences. Refuser ce label, c’est prendre le risque de démotiver les meilleures bonnes volontés. Une démarche « encadrée » telle que celle de « Ville Verte » permet de centrer la réflexion sur la protection de l’environnement, de profiter de l’expertise de spécialistes en la matière et d’assurer un échange de points de vue pour parvenir à des solutions concrètes.

Si ce label n’offre aucun de retour sur investissement, comme le relève le PLR , il faut admettre que c’est une des caractéristiques de la plupart des investissements dans une commune et que cet argument ne justifie en rien la suppression du label.

C’est à la suite d’un long débat que le conseil communal a finalement refusé de supprimer ce poste au budget et ceci grâce à la voix de la présidente socialiste.

La Tour-de-Peilz

La Tour-de-Peilz : Catastrophe climatique – Préservons le climat, préservons nos finances

Postulat

Choisir les entreprises chez lesquelles nous consommons et plaçons notre argent c’est aussi choisir les modèles de production que nous souhaitons favoriser pour la société de demain.

En avril 2018, un rapport sur les politiques d’investissement de la BNS [1] relevait que la seule partie connue du portefeuille d’actions de la banque nationale était à l’origine de plus d’émission de CO2 que la Suisse entière ! Ils notaient aussi qu’un transfert des 8 % de leurs investissements les plus polluants vers des compagnies plus respectueuses du climat permettrait de réduire de moitié l’empreinte carbone de la banque et aurait amélioré son bilan financier de 20 milliards sur les 3 dernières années. En 2015, l’OFEV alertait déjà dans un rapport sur le risque sous-estimé que représente les investissement dans les énergies fossiles [2] . Avec les impératifs environnementaux actuels, les industries à forte émission de carbone évoluent dans un environnement économique qui leur sera de plus en plus hostile. Ce rapport soulignait d’ailleurs l’important risque que ces investissements représentaient à moyen terme pour les caisses de pension et donc par conséquent pour les assurés.

C’est partant de ce constat que depuis quelques années le mouvement de désinvestissement des énergies fossiles se propage. Ce sont des caisses de pension, des fondations, des villes, des entreprises ou des mêmes des individus qui ont décidés, chacun à sa hauteur, de participer à la transition de notre planète vers un avenir décarboné.

La ville de La Tour-de-Peilz de part l’exemple collectif qu’elle représente mais aussi en accord avec ses valeurs de respect de l’environnement se doit d’être partie prenante de la transition énergétique actuelle.

Pour ces raisons je souhaiterais que la Municipalité évalue la possibilité d’accorder ses finances aux impératifs économiques et climatiques actuels, notamment en étudiant les pistes suivantes :

  1. Placer la trésorerie de la commune au sein d’institutions financières contribuant peu à l’économie carbonée (ex : Banque Alternative Suisse).

  2. Contracter des emprunts en priorité auprès d’organismes respectueux de l’environnement.

  3. Appliquer une politique climatiquement responsable dans l’acquisition d’actions ou titres financiers.

  4. Utiliser les leviers à sa disposition afin d’inciter la Caisse Intercommunale de Pension (CIP) à appliquer une politique d’investissement responsable autant pour le climat que pour les pensions des assurés.

Je souhaite que mon postulat soit renvoyé à une commission pour sa prise en considération.

Pour les Verts de La Tour-de-Peilz

Paul Castelain

[1] Artisans de la transition, Les investissements de BNS dans les énergies fossiles sont contraires aux intérêts de la Suisse, Avril 2018,

http://www.artisansdelatransition.org/assets/banque-nationale-suisse-investissements-energies-fossiles-artisansdelatransition-2018.pdf

[2] OFEV, Risque carbone pour la place financière suisse, 29 sptembre 2015, https://www.newsd.admin.ch/newsd/message/attachments/41525.pdf

La Tour-de-Peilz

La Tour-de-Peilz: Renforcer la biodiversité

Renforcer la biodiversité sur les terrains entourant les immeubles de la commune

Postulat

(déposé le 5 septembre 2018 et renvoyé directement à la municipalité)

La biodiversité continue de se dégrader de manière inquiétante partout dans le monde, y compris en Suisse.  80% des insectes ont disparu en 20 ans, ce qui a des conséquences sur la population d’oiseaux qui a perdu env. 30% de son effectif selon un article du Temps du vendredi 13 avril. Si cette disparition continue à ce rythme-là, nos économies et surtout notre sécurité alimentaire et notre qualité de vie en souffriront. Toute action aussi petite soit-elle doit être entreprise pour renforcer la biodiversité.

Une solution simple consisterait à transformer les gazons ou une partie d’entre eux en prairies fleuries. C’est une solution peu coûteuse : il suffit de planter des graines pour prairies fleuries qui contiennent des mélanges de fleures sauvages indigènes et de ne faucher l’herbe qu’1-2 fois par an pour que les graines de fleurs puissent essaimer. Ainsi, on réduirait les heures de tonte des jardiniers et l’énergie utilisée par les tondeuses.

Par ailleurs, la vie des petits animaux de jardin tels les mulots, insectes, escargots, grenouilles et lézards est elle aussi menacée. Une solution simple existe. Il suffirait d’installer des micro-biotopes tels qu’un tas de bois, des écorces pour satisfaire les exigences des hôtes de nos jardins. Ainsi, ces petits animaux pourraient se déplacer et trouver de quoi vivre: de la nourriture, des sites de repos et de reproduction.

Pour faciliter l’acceptation des prairies fleuries et des tas de bois par les habitants, il serait souhaitable d’accompagner cette action d’une communication adaptée. La Municipalité pourrait aussi créer et distribuer une brochure aux propriétaires pour les encourager à faire de même. A Lausanne, la commune organise même des séances d’information à l’attention des gérances et concierges.

La Tour-de-Peilz a la chance d’avoir un parc immobilier et locatif relativement important. Je souhaiterais donc que :

  • la Municipalité fasse un inventaire des espaces où une prairie fleurie ou des micro-biotopes pourraient être implantés tout en réservant pour les habitants des immeubles des immeubles de la commune et leurs enfants des surfaces récréatifs, voire des plantages
  • la Municipalité examine la possibilité de planter des prairies fleuries et installe des micro-biotopes sur les surfaces non récréatives en communiquant les bienfaits de telles mesures aux habitants des immeubles de la commune

De ce fait, je propose que ce postulat soit renvoyé à une commission ad hoc pour sa prise en considération.

La canicule de cet été aggrave encore la perte de biodiversité indispensable à la nature, mais aussi à notre agriculture et finalement à notre alimentation.

3e mois de juin le plus chaud, 4e printemps le plus chaud, !

 

Geneviève Pasche

Plus d’informations:

https://www.uvek.admin.ch/uvek/fr/home/environnement/climat/videos-sur-la-politique-climatique.html

http://www.ville-geneve.ch/actualites/dossiers-information/changement-climatique-geneve/comprendre/effets-suisse-geneve/

La Tour-de-Peilz

La Tour de Peilz – Des thèmes verts au Conseil communal

Conseil communal de La Tour-de-Peilz du mercredi 26 juin 2017

Quelques-uns des thèmes abordés lors de ce conseil font particulièrement écho aux préoccupations des Verts

Viticulture

En 2017, un postulat vert avait demandé que les vignes passent en culture biologique et bio-dynamique. La commission qui avait examiné ce sujet s’est dite favorable à l’environnement et plus particulièrement à la diminution des pesticides par étapes et la Municipalité prête à informer chaque année la commission de gestion de l’évolution des quantités de pesticides dans les vignes. Cette année, les différents pesticides traditionnels et certains pesticides alternatifs utilisés ont été passés en revue avec leurs effets positifs et négatifs contre les différentes maladies de la vigne. Un test de fauchage manuel d’une parcelle de vigne a été fait pour supprimer l’usage de désherbant et une comparaison des coûts et des incidences de celui-ci est en cours. Enfin, des contacts seront pris en cours d’année avec des viticulteurs qui ont franchi le pas vers une culture biologique seront pris pour examiner les possibilités de cette forme de viticulture.

Energie

Le rapport de la commission de gestion nous a donné pour la première fois des éléments intéressants sur la gestion de la commune. Entre autres, le secteur durabilité a installé du photovoltaïque sur différents toits des bâtiments de la commune produisant davantage d’électricité qu’anticipé. Des postulats et motions des Verts sont souhaités pour consolider ce secteur. Au niveau des séparatifs et du PGEE de manière plus générale, les données semblent lacunaires du moins dans certains quartiers. La mise en séparatif si elle est prévue sur 56 ans, elle s’étendra probablement sur une période plus longue ce qui est regrettable au vu du projet de construction d’une nouvelle STEP qui, du fait de ce délai, devra certainement être surdimensionnée.

Rénovation du temple

Enfin, les Verts se réjouissent de la belle rénovation du temple dont la façade chaulée a remplacé une façade en pierres apparentes et dont la réfection de l’intérieur offrira davantage de place pour des manifestations telles que des concerts et dont le chauffage est devenu nettement plus performant.

Geneviève Pasche, conseillère communale

La Tour-de-Peilz

La Tour-de-Peilz : Rénovation et la transformation du Château

Intervention sur l’intervention de M. Martin sur la rénovation et la transformation du Château

Je voudrais revenir sur les propos tenus lors de notre dernier conseil par notre municipal, M. Martin. Ses propos étaient les suivants : « La rénovation du Château n’a rien à voir avec le musée. C’est l’écrin du musée qui est concerné, pas le musée lui-même » (p. 178 du PV no 13 de la législature 2016-2021).

Cette affirmation est erronée et contredit ce que la Municipalité a affirmé dans son préavis 1/ 2015 pour l’organisation d’un concours d’architecture pour le château et son préavis 28/2017 pour un crédit d’étude de travaux au château. Dans ces 2 préavis, il est écrit en p. 1: la rénovation et la transformation du château et de la maison du jardinier… visent à « assurer la pérennité de l’institution en rénovant les parties des bâtiments…, en aménageant des espaces pour les expositions temporaires…, en favorisant l’exploitation d’un établissement public lié au musée, conforme aux normes actuelles et aux attentes des visiteurs. Les transformations des bâtiments sont faites pour que les visiteurs aient envie de venir au musée. Mais les seules transformations des bâtiments suffiront-elles à limiter la diminution constante des visiteurs ? Rien n’est plus sûr.

Par ailleurs, à la p. 4 du rapport du jury du concours d’architecture du château du 17 mars 2016, il est dit que les travaux visent à « assurer d’une part la pérennité du château… en le mettant en valeur en tant que tel… et d’autre part la pérennité du musée en le plaçant le musée ».

Dans ces différents documents, le lien entre les travaux sur les bâtiments et la valorisation et l’attractivité du musée est indéniable. Ces textes indiquent clairement les intentions et les objectifs de la Municipalité, ils ont le mérite d’être parfaitement cohérents tout au long des années où des crédits sont demandés pour le château. Il y a donc une interdépendance évidente entre l’écrin et le joyau, contrairement à ce qu’affirme notre municipal des domaines et bâtiments.

Vous comprendrez donc, que, pour les Verts, soutenir un crédit de construction pour le château ne devrait dans l’état actuel du musée servir qu’à entretenir bâtiments existants et non à transformer à grands frais les espaces intérieurs en implantant par exemple un restaurant dans le donjon, emplacement peu aisé.

Si la Municipalité veut entreprendre une transformation lourde et coûteuse , il faudra que, préalablement, des améliorations substantielles des expositions parviennent à cibler un public large composé de jeunes et moins jeunes, de spécialistes et non spécialistes et qu’elles répondent aux attentes d’un public dont les exigences changent à la faveur des nouvelles offres qui existent dans les musées de la région.

Les Verts ne plébisciteront probablement pas de crédit de rénovation lourde si le musée ne s’adapte pas au goût du jour, à l’attrait de l’interactivité, de l’image et de l’informatique qui sont omniprésents autour de nous.

Geneviève Pasche

La Tour-de-Peilz

Elections du 3 mars 2014 : une progression remarquable

Notre candidat, le premier Vert à se présenter à la Municipalité de La Tour-de-Peilz, n’a pas été élu, mais notre groupe est pourtant très satisfait du résultat.
Alors que la participation des Verts au Conseil communal boéland est récente (2011) et qu’ils occupent 10% des sièges, Christian Anglada a obtenu 19% des suffrages. La cause verte est visiblement en progression au sein de l’électorat de La Tour-de-Peilz !
Cet exercice a donc permis à la population de manifester clairement son intérêt croissant pour les idées vertes. Encouragés à nous impliquer plus encore, nous allons donc poursuivre notre travail de terrain auprès de la population, en particulier par une écoute plus affinée de ses préoccupations. Les contacts établis lors de cette campagne nous y aideront.
Enfin, il est acquis que les Verts représenteront une candidature en 2016. Pour l’heure, nous attendons de la Municipalité à majorité de droite qu’elle tienne compte des résultats de cette élection et qu’elle se montre plus ouverte aux propositions de notre groupe et de la gauche, mais aussi plus encline à négocier et à rechercher des consensus, voire des monnaies d’échange.

Remerciements à notre électorat

Le groupe vert du Conseil communal de La Tour-de-Peilz remercie chaleureusement tous les citoyens qui ont voté pour son candidat, Christian Anglada, et qui ont ainsi donné un signe net de leur attachement aux valeurs vertes.

Le soutien que vous nous avez manifesté de la sorte est indispensable. Sans votre engagement, il nous est impossible de faire progresser la préservation de l’environnement et de la biodiversité, gages de qualité de vie, tout comme le sont la solidarité entre les citoyens et une économie orientée sur le bien commun. L’atteinte de ces objectifs nécessite des actions concertées entre la société civile et tous les acteurs politiques et économiques.

En votant pour le candidat vert, vous nous avez clairement montré que vous partagez nos convictions, ce qui nous incite à renforcer nos interventions au sein du Conseil communal. Elles seront d’autant plus efficaces que nous aurons votre appui.

Pour cela, nous aimerions vous entendre mieux et plus, et nous réfléchissons à la meilleure manière de procéder. Il est notamment prévu d’organiser des débats sur des thèmes tels que le tri des déchets, l’installation de panneaux solaires, le respect de la charte des jardins, ou encore d’ouvrir des groupes de parole plus informels pour entendre vos questions et vos desiderata.

Mais notre groupe est à votre écoute dès maintenant et recevra avec reconnaissance toute proposition de votre part. N’hésitez pas à contacter Christian Anglada ou Geneviève Pasche, présidente du groupe vert à La Tour-de-Peilz ; ils attendent votre appel.

Christian Anglada, 079 342 15 73 ou christian.anglada(at)hotmail.com

Geneviève Pasche, 079 769 37 87 ou g.pasche(at)ip-worldcom.ch