St-Légier-La Chiésaz

St Légier – Espace 43 : un projet à soutenir !

Depuis septembre 2019, un groupe de jeunes de la Riviera s’est installé dans une partie des bâtiments du lieu-dit du Domaine du Crêt, au Chemin du Genévier n°43. Ils y ont créé l’association « Espace 43 », dont le but est de promouvoir un espace de culture et d’échange sur la Riviera. Actuellement, une dizaine de membres de l’association y réside, membres qui sont en formation ou qui exercent une activité professionnelle.

Les bâtiments du Domaine du Crêt étaient inoccupés depuis de nombreuses années et se trouvaient dans un état relativement déplorable à l’arrivée des jeunes. Peu après leur emménagement, la Commission de salubrité de la Commune est allée visiter les lieux, qu’elle a déclaré insalubres car ils étaient sales, non aérés, sans électricité, sans chauffage et sans eau courante. Forte de ce constat, la municipalité a décidé de retirer le permis d’habiter pour l’ensemble de ces bâtiments.

Depuis lors, les membres de l’association ont nettoyé et redonné vie à ces locaux. Toutefois, ils n’ont pas pu y mettre l’eau courante ni l’électricité, ces raccords nécessitant l’accord préalable de la municipalité. L’association a également remis en état une partie du terrain et y a installé un potager en permaculture.

Les bâtiments du Domaine ont obtenu la note 2 au recensement architectural et sont donc des monuments patrimoniaux d’intérêt régional. De plus, la parcelle est située en zone intermédiaire et aucun autre projet n’y est prévu à court terme.

Sur la base de ces éléments et au vu du projet de l’association, les représentants de la société propriétaire avaient accepté le principe d’un contrat de confiance avec les habitants du lieu. Toutefois, à la dernière minute, ayant appris que la Municipalité avait retiré le permis d’habiter dans ces bâtiments et était opposée à ce projet, ils ont préféré ne pas signer le contrat.

Depuis, la situation est bloquée car les représentants des propriétaires ne veulent pas soutenir ce projet tant que la municipalité n’y est pas favorable. Ainsi, ces jeunes vivent sous la menace permanente d’une expulsion depuis plusieurs semaines, sans eau courante ni chauffage.

Or, ayant moi-même visité les lieux avec quelques collègues du conseil communal, je trouve que ce projet mérite d’être encouragé. Il est aussi soutenu par les habitants de la région, à l’image d’une pétition de soutien qui a recueilli près de 2’500 signatures à ce jour.

Ayant eu connaissance d’autres squats dans la région qui ont été fréquentés et aimés des habitants locaux, tels que le Quai Maria-Belgia, les Toits du monde ou encore les Temps modernes, le Groupe des Verts et Ouverts souhaite pouvoir donner l’opportunité à ce type de projet de se développer. Nous sommes convaincus que ce projet a et pourra continuer d’avoir des retombées positives pour notre région.

Les évènements culturels qui s’y déroulent semblent être conformes à l’affectation de la zone de par leur caractère ponctuel. Les ateliers d’artistes situés dans le bâtiment principal, conçus comme tels dès leur origine, permettent à plusieurs créateurs d’y travailler.

Ce lieu est aussi ouvert à d’autres personnes intéressées et des synergies avec d’autres projets de la région sont possibles, comme la préparation d’évènements par la Jeunesse de notre village. L’association a aussi organisé quelques événements culturels, tels que des expositions, qui ont connu un écho positif, notamment auprès de certains de leurs voisins lors des portes ouvertes qui leur étaient destinées.

En outre, il est toujours préférable que des bâtiments historiques de valeur, comme c’est le cas ici ou par exemple au Château d’Hauteville, soient habités, chauffés et utilisés plutôt que laissés à l’abandon ou fréquentés par des occupants moins recommandables en attendant qu’un projet concret y prenne place.

Il règne dans ces lieux un esprit positif, ouvert et solidaire qui mérite d’être encouragé. Ces jeunes ont un rêve, ils y croient et ils sont prêts à sacrifier leur confort pour essayer de le réaliser. Qui n’a jamais eu de rêve dans sa jeunesse ? Pourquoi ne pas aller au-delà de nos préjugés et aller à la rencontre de ces jeunes pour se forger une opinion informée ?

Les représentants des propriétaires ne veulent pas soutenir ce projet tant que la municipalité n’y est pas favorable. Ainsi, si la Commune apportait son soutien à ce projet, la société propriétaire des lieux accepterait de passer le contrat de confiance envisagé à l‘origine. Elle est en effet consciente que d’ici à ce que l’affectation de la parcelle et des bâtiments protégés qui l’occupent puissent être modifiés, il est préférable que s’y épanouissent des activités bénéfiques pour notre région.

C’est la raison pour laquelle nous nous permettons de poser à la Municipalité les questions suivantes :

  1. La Municipalité envisage-t-elle de visiter les lieux et de recevoir des membres de l’association Espace 43 pour qu’ils lui présentent leur projet ?
  2. Une coordination de la Municipalité avec la société propriétaire et
    l’association Espace 43 est-elle envisageable afin de permettre que ce projet se développe dans de meilleures conditions ?

Etant donné que nous avons déjà eu de longues discussions ce soir, nous proposons à la Municipalité de répondre par écrit à cette interpellation d’ici à notre prochaine séance.

Je vous remercie de votre attention.

Pour le Groupe des Verts et Ouverts

Elise Kaiser

Blonay, St-Légier-La Chiésaz

Projet de convention de fusion Blonay – Saint-Légier mal emmanché…

Les « Verts et Ouverts » réaffirment leurs valeurs, leurs visions, leurs attentes

Les groupes « Verts et Ouverts » des conseils communaux de Blonay et de Saint-Légier – La Chiésaz, se sont réunis pour débattre du projet de convention de fusion soumis mardi 21 janvier aux deux organes délibérants. Ils regrettent vivement le manque de vision, d’ambition – et pour tout dire d’enthousiasme – du rapport final du groupe de pilotage intercommunal et déplorent que les municipalités en place ne s’engagent que dans un projet purement administratif sans vision d’avenir – même à court terme – sous prétexte « Qu’il faut attendre le résultat des prochaines élections communales pour savoir qui sera en place et présenter un programme…».

Dès la mise en marche du processus, il y a 5 ans, les écologistes des deux communes ont demandé que la population soit associée à la réflexion de manière participative, tout au long de l’élaboration du projet de fusion. Hélas, à part une consultation portant exclusivement sur le nom de la nouvelle commune, quelques séances publiques d’information et publications aux allures de « service après-vente », les réflexions et orientations sont restées celles de groupes de travail issus de la seule classe politique, aucune des préoccupations citoyennes et de notre temps – dont l’urgence climatique – n’ayant été prises en compte. Nous déplorons également la présentation très optimiste des résultats des groupes de travail, les hésitations et les doutes qui ressortent des conclusions de la plupart des rapports ayant été occultés.

De fait, aux yeux des « Verts et Ouverts », le projet de convention de fusion soumis aux deux conseils communaux – le cas échéant en votation populaire en mai 2020 – ne constitue qu’une démarche exclusivement administrative et technocrate, sans mise en projet et sans aucune vision prospective pour les 5 ou 10 années à venir. Aux dires même des syndics désireux de rassurer la population, « Il n’y a aucun souci à se faire, rien ne va changer… », alors qu’à voix mi-basse, il est avant tout question de prendre du pouvoir en devenant la troisième ou quatrième commune de la Riviera, derrière Montreux, Vevey et peut-être devant La Tour-de-Peilz.

L’occasion semblait pourtant rêvée, après avoir effectué une « photographie » de la situation de nos deux communes et de l’état de leurs collaborations, d’imaginer en quoi la fusion pourrait apporter une plus-value à l’ensemble de la communauté, pour une meilleure qualité de vie, pour davantage de solidarité. Rien de cela, hélas, dans le projet soumis aux conseils communaux et, peut-être ensuite, par référendum obligatoire, aux citoyennes et citoyens.

Les Verts et Ouverts de Blonay et de Saint-Légier s’engagent encore et toujours activement pour apporter les pistes de réflexion – hélas jusque là occultées – autour des questions très actuelles telles que la prise en charge de la petite enfance, l’éducation et l’encadrement des jeunes, la mobilité, la fiscalité, la sécurité publique, les économies d’énergie, l’aménagement rationnel du territoire, la préservation de l’environnement et de la biodiversité, la promotion de l’économie locale et des circuits alimentaires courts, le développement de logements non spéculatifs et une meilleure prise en charge de nos aînés, notamment.

Quoi qu’il arrive, que ce soit au sein des deux communes autonomes ou dans le cadre d’une grande commune fusionnée, les deux groupes écologistes mettront toute leur énergie à la réalisation des projets communautaires prioritaires, à la recherche du bien commun visant à promouvoir le « vivre ensemble » et la solidarité qui permettent de rassembler l’ensemble de la population autour des défis majeurs de la prochaine décennie.

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

Pour le maintien d’un bureau de poste à Saint-Légier

Interpellation

Conseil communal de Saint-Légier – Séance du 4 novembre 2019

Monsieur le Président,
Monsieur le Syndic,
Madame la municipale, Messieurs les municipaux,
Mesdames les Conseillères, Messieurs les Conseillers,
Au cours de l’année 2017, constatant que la Poste suisse ferme des offices de poste malgré l’opposition populaire, et étant informée que le bureau de Saint-Légier est sur la liste des prochaines fermetures, je suis intervenue à plusieurs reprises devant cette noble assemblée pour m’inquiéter de ce que la municipalité avait entrepris pour lutter contre le démantèlement du service public et en particulier pour le maintien du bureau de poste de Saint-Légier.

A la suite de mes diverses interventions, la municipalité m’a donné les réponses suivantes :

  • le 27 février 2017 : « Le moment venu, la municipalité défendra son bureau de poste » mais « il est encore trop tôt pour se profiler ».
  • le 8 mai 2017 : « la municipalité étudie la possibilité d’exprimer son mécontentement collectif » … « et tentera de lancer une pierre dans l’océan » ; le syndic se dit « prêt à essayer ».
  • le 26 juin 2017 : « une rencontre avec la direction régionale de la Poste est prévue en juillet 2017 ; la municipalité dira son mécontentement et va s’assurer de saisir les meilleures opportunités ». Le syndic assure que « la fermeture de la poste est regrettable pour les entreprises et pour les personnes âgées ».
    Ayant patienté de longs mois dans l’attente d’un retour de la municipalité à ses interventions auprès de la Poste, je constate qu’elle tarde à revenir sur le sujet :
  • le 18 mars 2019 : je me suis permis de demander à la municipalité si elle avait bien saisi les meilleures opportunités auxquelles elle avait fait allusion. M. le syndic, un rien exaspéré, me répond que la municipalité me donnera à la prochaine séance, une réponse écrite… que j’attends encore aujourd’hui.
  • Enfin, le 24 juin 2019, M. le syndic informe que la muni a rencontré une personne de la poste mais sans réponse satisfaisante…

Depuis cette date, sans réponse écrite de la part de la muni et sans information précise sur les déterminations prises par la Poste, je constate que plusieurs communes des cantons de Vaud (Baulmes), de Neuchâtel (Milvignes) et Fribourg (Bossonens) ont appelé à se fédérer contre la Poste.
Contrairement à notre municipalité, les exécutifs de ces communes se sont mobilisés pour maintenir le service public dans leurs communes et se sont engagés pour faire plier la Poste. Aussi je me permets d’interpeller la municipalité sur les points suivants et je la remercie d’avance de bien vouloir donner enfin des réponses précises à mes questions:
1- selon quelles modalités la municipalité entend-elle défendre le service public de la Poste dans notre commune?
2- quand pense-t-elle fournir une réponse écrite au conseil telle que promis le 18 mars 2019 ?
3- le nouveau directeur de la Poste, M. Roberto Cirillo, s’étant annoncé comme une personne à l’écoute des usagères et des usagers et souhaitant intensifier le dialogue avec les milieux politiques, n’est-ce pas là une bonne opportunité pour intervenir une nouvelle ou une première fois ?

Marie-France Vouilloz Burnier
Groupe des Verts et Ouverts

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Des mesures pour préserver l’eau

Motion Des mesures « à la parcelle » pour préserver l’eau ?

Cet été a été particulièrement chaud et deux vagues de canicules ont touchés la Suisse. Ainsi, suite au manque d’eau qui s’en est suivi, la Municipalité de St-Légier- La Chiésaz a mis en place une mesure de restriction de l’utilisation de l’eau pour les habitants de la commune.

Les changements climatiques observés jusqu’à présent en Suisse sont déjà trèsimportants (cet été était le 3ème plus chaud depuis le début des mesures) et les changements à venir le seront encore plus. Par conséquent, une modification importante de la fréquence et de l’intensité des précipitations, ainsi que des étés de plus en plus caniculaires sont à prévoir. Ces changements induisent une raréfaction des réserves en eau et aussi, lors de fortes précipitations, le débordement de cours d’eau.

Ainsi, il devient urgent de prendre des mesures pour limiter la consommation d’eau et gérer son infiltration. Si des mesures sont actuellement en cours concernant la gestion de l’eau au niveau régional (notamment l’entreprise de correction fluviale du bassin-versant de l’Oyonne), qu’en est-il des mesures individuelles ? En effet, lors des chaleurs estivales, la consommation d’eau augmente, et en particulier pour l’arrosage des jardins individuels.

De nombreuses mesures existent afin de gérer l’eau «à la parcell », telles que l’installation d’un récupérateur d’eaux de pluie pour arroser les jardins, la création de bassins d’infiltration ou encore la création de places de stationnement en matériaux perméables.

Par cette motion, nous demandons donc à la municipalité de proposer un projet de modification du règlement sur l’évacuation des eaux claires et des eaux usées afin :

  1. d’y inscrire l’obligation pour toutes nouvelles constructions de l’installation de
    dispositifs de rétention et d’infiltration des eaux de pluie ;
  2. d’inciter les propriétaires à installer des dispositifs de rétention et d’infiltration
    d’eau sur leur parcelle, grâce à un soutien financier ;
  3. d’installer des dispositifs de rétention et d’infiltration d’eau sur les bâtiments
    communaux ;
  4. de continuer à sensibiliser les habitants aux enjeux de la consommation d’eau.

Elise Kaiser

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Lutte contre le bruit de la circulation

Postulat : Lutte contre le bruit de la circulation à St-Légier-La Chiésaz : pour une étude des effets d’une limitation générale de la vitesse à 30 km/h

Le bruit de la circulation motorisée, au centre de notre localité et surtout dans son axe traversant, est en constante augmentation depuis de nombreuses années. Si le nombre de véhicules connaît une légère baisse ces dernières années, il ne devrait pas en aller de même du bruit, un constat que font les riverains directs de cet axe.

La lutte contre le bruit est une mesure de santé publique indispensable en milieu urbain. Ainsi, un des objectifs de l’ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit (OPB) visait l’assainissement des routes principales du pays contre les nuisances sonores par la Confédération, les cantons et les communes avant le 31 mars 2018. Le délai étant expiré, les propriétaires et locataires habitant à proximité d’une route où la norme n’est pas respectée peuvent, en théorie, intenter une action contre les détenteurs des installations (Confédération, cantons et communes) et demander un dédommagement.

Les études et les expériences effectuées dans différentes localités de Suisse montrent que la réduction de la vitesse de 50 à 30 km/h permet de diminuer les nuisances sonores de moitié. De plus, le Tribunal fédéral 1 a confirmé que les zones limitées à 30 km/h ne sont pas réservées aux seuls quartiers d’habitation. Une limitation de la vitesse à 30 km/h peut aussi s’appliquer aux axes routiers importants, tels que les routes principales en traversée de localités.

Le Tribunal fédéral rejette également l’argument disant que la mesure ne peut que générer de nouveaux bouchons, en particulier à l’entrée d’une localité. Il se réfère à une expertise selon laquelle une telle limitation de la vitesse a pour effet de fluidifier le trafic. De plus, les passages piétons peuvent être maintenus aux endroits stratégiques,notamment aux abords et sur le chemin qui mène aux écoles 2 .

C’est donc la santé et la sécurité de tous qui doivent être privilégiées, songeant notamment aux centaines d’enfants qui fréquentent les bâtiments scolaires et les lieux d’accueil et de loisirs. Avec ces mesures, la qualité de l’air s’en trouverait elle aussi améliorée.

Plusieurs communes vaudoises comme Aubonne, Lausanne, Aigle, Vevey, La Tour-de-Peilz et peut-être bientôt Montreux et Blonay, envisagent d’instaurer sur des routes à grand trafic une zone de circulation à 30 km/h, déjà la nuit et, pour certaines, même jour et nuit (24h/24). A leurs yeux, cette mesure permettrait à la population de retrouver une certaine tranquillité et de redonner à la localité un visage digne d’un lieu de rencontres, favorable aux commerces de proximité existants et à venir et où il fait bon vivre.

Lors de sa séance du 24 septembre dernier, le Conseil communal de Blonay a accepté deux postulats demandant une étude en vue de baisser la vitesse à 30 km/h, au centre du village et sur les routes cantonales qui le traversent, notamment la route de St-Légier. L’un, déposé par le Groupe des Indépendants, propose une réduction la nuit, suivant en cela l’expérience positive réalisée à Lausanne, alors que l’autre, déposé par le groupe Verts et Ouverts, propose une réduction de la vitesse 24h/24. Par ailleurs, les deux postulats demandent à ce que l’étude soit étendue à St-Légier où, nous citons le postulat du GIB, « le trafic en traversée génère des nuisances importantes pour la population ».

Vu l’enthousiasme qui semble régner autour du projet de fusion entre les communes de Blonay et de St- Légier-La Chiésaz 3 , il est important qu’une telle étude puisse se dérouler conjointement entre les deux communes. D’autant plus que la route de St-Légier, sur Blonay, et la route des Deux-Villages, sur St- Légier, forment une continuité et que les nuisances engendrées sont les mêmes sur les deux communes.

Nous estimons que le périmètre devrait être étendu afin d’y inclure toutes les routes qui se raccordent au tronçon de la route cantonale concernée, au cœur du village et ses abords immédiats, en complément aux zones 30 km/h déjà établies.

Nous précisons que nous avons repris dans une large mesure les arguments et propositions développées dans les deux postulats présentés et acceptés par le Conseil communal de Blonay en les renvoyant directement à la Municipalité, chargée de les étudier et de présenter un rapport au Conseil communal.

Le groupe des Verts et Ouverts demande au Conseil communal de St-Légier-La Chiésaz de se joindre à Blonay pour que les deux communes puissent participer ensemble à cette étude. Cette proposition est d’autant plus pertinente que si la fusion a lieu selon le calendrier présenté par les deux Municipalités, le rapport demandé par les postulants sera très certainement remis au Conseil communal de la nouvelle entité communale.

Conclusions
Au vu de ce qui précède, nous prions la Municipalité d’étudier, de concert avec la Municipalité de Blonay, l’opportunité d’étendre la zone de circulation à 30 km/h à St-Légier-La Chiésaz, de dresser un rapport au Conseil communal, et de faire une proposition allant dans le sens du présent postulat.

Roland Rapin

1. Arrêt 1C_17/2010 du 8 septembre 2010 (arrêt Münsingen)
2. Cf. l’Ordonnance fédérale du 28 septembre 2001 sur les zones 30 et les zones de rencontres, art. 4 (RS 741.213.3)
3. Séance d’information du 25 septembre 2019 à Blonay

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

Quid de la 5G à Saint-Légier-La Chiésaz ?

Interpellation

En 2018, les opérateurs de téléphonie mobile ont annoncé le déploiement de nouvelles antennes sur le territoire suisse et vaudois en particulier. Ces antennes sont destinées notamment à assurer le développement de la technologie dite « 5G », laquelle devrait permettre d’accélérer le transfert de données (très haut débit) de et vers les appareils connectés, portables, tablettes, mais aussi voitures autonomes, drones, appareils ménagers intelligents, etc.

Malheureusement, le développement de cette technologie est considéré comme un risque sanitaire et un danger pour l’environnement par de nombreux scientifiques. Dans un appel datant de fin 2017 déjà, plus de 180 scientifiques et médecins de 36 pays mettaient en garde contre les risques de la 5G, qui pourrait conduire à une augmentation significative de l’exposition des personnes aux radiations électromagnétiques. L’Office fédéral de l’environnement a diligenté en septembre 2018 une étude pour étudier les risques de l’instauration de la 5G sur le territoire suisses. Les résultats de cette étude seront rendus publics dans le courant de l’été 2019.

En réaction, le Grand Conseil a récemment accepté par 95 voix contre 9 et 25 abstentions une résolution qui exige qu’«un moratoire sur l’installation d’antennes 5G soit prononcé, cela au moins jusqu’à ce que les conclusions de l’étude de l’OFEV en cours soient connues». Néanmoins, aujourd’hui, une quinzaine de communes du canton de Vaud sont déjà couvertes en 5G, comme Vallorbe, Mézières, Lully ou encore Bière. Le groupe des Verts et Ouverts de St-Légier rejoint les Verts Vaudois dans leur conviction que le principe de précaution doit primer et que les risques pour la santé et l’environnement devraient être examinés de façon approfondie avant d’autoriser le déploiement de la 5G sur le territoire de notre commune et du canton. Quelle est la position de notre Municipalité face à cette problématique ?

Pour finir, il est important de noter que le développement de ces antennes sur le territoire se fait de façon totalement anarchique et désordonnée car les opérateurs de téléphonie se livrent une féroce concurrence. Et par conséquent, le manque total de planification et de coordination de l’implantation des antennes est un risque supplémentaire pour la population et notamment pour les personnes les plus sensibles. Heureusement, sur ce point, les communes ont autorité et peuvent prévoir d’éventuelles « zones blanches ».

Dès lors, je souhaite interpeller la Municipalité avec les questions suivantes :

1) Est-ce que la Municipalité a d’ores et déjà été saisie de demandes d’opérateurs de téléphonie pour installer des émetteurs pour la 5G ?

2) Le cas échéant, a-t-elle déjà octroyé de telles autorisations ? Si oui combien et où ? Sinon, compte-elle octroyer des autorisations dans le futur ?

3) Si c’est le cas, la Municipalité a-t-elle prévu une planification afin d’éviter un développement anarchique et non coordonné entre les différents opérateurs, des éventuelles futures antennes?

4) La Municipalité va-t-elle par ailleurs prévoir d’éventuelles « zones blanches » sur son territoire ? Comme par exemple autour des garderies, des écoles et autres lieux fréquentés par des enfants ?

Sarah Hodgson, Les Verts et Ouverts,

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier – Air Glacier, invité surprise de la fête au village

Interpellation

Monsieur le Président,

Monsieur le Syndic,

Madame la municipale, Messieurs les municipaux,

Mesdames les Conseillères, Messieurs les Conseillers,

Permettez-moi de revenir sur la réponse pour le moins fantaisiste de M. le Syndic à mon intervention lors du dernier Conseil, concernant l’autorisation donnée par la municipalité à Air Glacier de réaliser des baptêmes de l’air lors de la prochaine fête au village, le 14 juin 2019.

L’explication de M. le Syndic selon laquelle « les pilotes d’Air Glacier ont besoin de s’entrainer en faisant des heures de vols pour acquérir l’expertise du transport de personnes dans le but de secourir la population », ne peut en aucun cas s’appliquer aux vols de baptêmes de l’air proposés pour la fête au village.

En effet, le responsable de la base d’Air Glacier de Collombey, interrogé à ce sujet, certifie que le pilote qui sera envoyé pour cette manifestation est un professionnel qui travaille à plein temps à Air Glacier et que la compagnie Air Glacier ne se permet pas d’envoyer « des pilotes qui ont besoin de s’entraîner en faisant des heures de vols pour acquérir l’expertise du transport de personnes » pour de telles manifestations.

Contrairement à ce qu’a laissé entendre M. le Syndic, les baptêmes de l’air par Air Glacier lors de la fête au village n’entrent pas dans une bonne action qui pourrait offrir des heures de vols aux pilotes d’Air Glacier pour leur entraînement en cas de sauvetage.

Toutefois, soulignons que le pilote envoyé par Air Glacier est content de répondre favorablement à la demande d’un des organisateurs de la manifestation qu’il connaît bien et de pouvoir ainsi encaisser 10.- par minute de vol.

Il n’y a donc aucune raison tangible pour que la municipalité donne son accord à une telle manifestation qui est sans lien avec du sauvetage ; elle ne fait que rajouter du bruit et de la pollution dans une commune qui doit déjà supporter deux autoroutes sur son territoire ; elle est en outre productrice de pollution supplémentaire par le bruit spécialement pour les gens des quartiers environnants, et par la consommation d’énergie fossile dans une période si sensible de changements climatiques.

Un étude parue en mars 2019 dans l’European Heart Journal montre d’ailleurs que dans les pays d’Europe de l’ouest, la pollution de l’air provoque une forte mortalité par maladies respiratoires et cardiovasculaires, réduisant l’espérance de vie de 2,2 ans.

Je demande donc à la Municipalité de bien vouloir revenir sur son autorisation afin de montrer une réelle prise de conscience des répercussions sur le climat de vols inutiles. J’attends qu’elle souscrive aux cris d’alarme lancés par la jeunesse de tous les pays, y compris du nôtre et qu’elle mise autant sur la responsabilité collective que sur la responsabilité individuelle.

Dois-je vous rappeler que 78% des personnes sondées au sein du PLR suisse attendent de leur parti qu’il s’engage plus activement pour la protection du climat ? Qu’en est-il du PLR de Saint-Légier ?

En conclusion, je fais miennes les paroles de Greta Thunberg : « Je veux que vous agissiez comme si vous étiez en crise. Je veux que vous agissiez comme si notre maison était en feu. Parce qu’elle l’est. »

Marie-France Vouilloz Burnier, Groupe des Verts et Ouverts


Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Un « plan climat » communal

Postulat

Monsieur le Président, Monsieur le Syndic,
Madame la Conseillère et Messieurs les Conseillers municipaux,
Mesdames les Conseillères et Messieurs les Conseillers communaux,

Le réchauffement climatique est désormais une réalité incontestée, qui affecte et affectera toujours davantage notre quotidien si rien n’est fait pour l’endiguer.

La responsabilité humaine dans ce réchauffement, mise en exergue notamment par les excellents travaux scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), n’est plus à prouver et seule une action décidée et concertée à tous les niveaux institutionnels et de la société civile permettra d’éviter le pire.

Les pays industrialisés, dont la Suisse fait partie, ont une responsabilité particulière dans ce réchauffement, vu qu’ils émettent des gaz à effet de serre de façon industrielle depuis des décennies et qu’ils ont grandement contribué à l’accroissement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.
C’est donc ici et maintenant qu’il faut agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ! La Suisse a souscrit les accords de Paris sur le climat et s’est engagée à réduire de moitié ses émissions d’ici à 2030, par rapport à celles de 1990. Cet objectif, loin d’être ambitieux au vu des enjeux et des risques que le réchauffement fait encourir à notre qualité de vie, ne pourra être atteint que si nous tirons toutes et tous à la même corde.

Le canton de Vaud a décidé de faire sa part, en mettant en route l’élaboration d’un plan climat, l’un des objectifs du programme de législature 2017-2022. Ce plan climat est disponible sur le site du canton (https://www.vd.ch/themes/environnement/climat/feuille-de-route-du-plan-climat-vaudois/). Il a pour objectif de « mobiliser l’ensemble des forces autour d’une démarche cohérente, transversale et durable, organisée autour de trois axes thématiques :
– réduire les gaz à effet de serre ;
– s’adapter aux changements climatiques ;
– documenter les changements climatiques ».

Les communes ont également leur rôle à jouer dans cette nécessaire transition vers une société «zéro carbone» et la Loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle d’ailleurs que Canton et communes doivent « (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO 2 et autres émissions nocives. »

Forts de ces constats, nous demandons à la Municipalité, par le biais de ce postulat, de réfléchir à l’opportunité de

Mettre en place un « plan climat communal », établissant des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de CO 2 sur le territoire de la commune, ainsi que les moyens pour y parvenir.

Pour cela, elle peut notamment fixer des objectifs internes à l’administration communale, ou mettre en place des mesures incitatives pour la population et les entreprises.

Nous demandons la prise en considération du postulat et son renvoi à la Municipalité.

Au nom du groupe Verts et Ouverts

Roland Rapin

St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Pollution des eaux potables : l’information ne coule pas de source !

Interpellation

Le mercredi 3 octobre 2018 a été un jour très particulier à St-Légier comme à Blonay. En effet, les eaux potables en provenance de la conduite du Pays-d’Enhaut (Service des eaux de la Ville de Lausanne) ont été polluées, et de ce fait rendues impropres à la consommation.

La gestion d’un tel événement n’est pas simple. Elle demande de prendre des décisions urgentes face à une situation qui n’est pas courante. Nous sommes convaincus que nos autorités communales et les services concernés ont tout fait pour découvrir au plus vite l’origine de ce problème important et ainsi y remédier rapidement. Nous leur adressons tous nos remerciements.

Si l’information s’est rapidement transmise au sein d’une grande partie de la population, grâce aux réseaux sociaux et à internet, une autre partie de la population n’a eu accès à l’information que très tardivement, soit plus de 12h après le lancement de l’alerte et l’interdiction de consommer l’eau du robinet.

En effet, nos autorités ont décidé de lancer une alerte via le site internet de notre commune. Si un certain nombre de citoyens et citoyennes sont très bien connecté-e-s et grands utilisateurs d’internet, une autre partie de la population est peu ou pas utilisatrice de ces moyens d’information numériques. Ainsi, de nombreuses personnes n’ont été informées que le lendemain de l’interdiction de consommer l’eau du robinet, grâce à des avis placardés chez les commerçants, à une information au journal de 12 :00
de la RTS ou à l’avis qu’ils auront peut-être eu la chance de recevoir dans leur boîte aux lettres.

Or, les restrictions d’utilisation de l’eau reçues étaient très alarmistes et laissaient à penser que l’ingestion d’eau pouvait être potentiellement très nocive pour la santé. Après 4 jours de restriction, l’alerte est levée et les habitants sont informés qu’ils peuvent à nouveau consommer l’eau sans risque pour leur santé. Or, aucune information n’a été donnée sur les risques encourus par les personnes ayant consommé l’eau polluée et aucune explication n’a été fournie sur l’origine de la pollution. Bien que les résultats de laboratoire des analyses aient été fournis aux conseillers communaux des deux
communes, aucune interprétation de ces résultats n’a été donnée.

Ainsi, nous nous inquiétons de savoir comment seront gérées dans le futur de telles crises. Crises qui risquent de devenir bien plus fréquentes au vu des changements climatiques à venir.

  • C’est pourquoi nous posons les questions suivantes à la Municipalité :
  • 1) La cellule de crise a-t-elle envisagé d’autres moyens d’informer et d’aider la population, en particulier les personnes âgées, celles à mobilité réduite et les malades? (par exemple en teintant les réservoirs d’eau avec un produit naturel,en engageant la protection civile pour avertir la population avec des véhicules avec haut-parleurs et pour distribuer de l’eau en bouteille, en contactant les personnes à risque grâce à un fichier semblable à celui des alertes-canicules) ?
  • 2) Est-ce qu’une communication sur l’origine de la pollution et son impact potentiel sur la santé est prévue ?
  • 3) Dans le futur, comment est-il prévu de gérer ce type de crise ? Est-ce qu’une réflexion a déjà été engagée par la municipalité ?

Elise Kaiser