Montreux, Riviera

Montreux – De la vaisselle réutilisable dans les manifestations

Acceptation par le Conseil communal de Montreux de la motion de M. Gaëtan Cousin et de Mme Jessica Ruedin pour la promotion de la vaisselle réutilisable dans les manifestations

C’est une victoire d’étape. Les Vert-e-s montreusien-ne-s ont fait accepter hier soir par le Conseil communal la motion de Gaëtan Cousin et Jessica Ruedin visant à promouvoir l’usage de vaisselle réutilisable dans les manifestations sur le territoire de la commune de Montreux. Par là, ce sont des tonnes de déchets incinérables que l’on peut espérer éviter chaque année.

Chaque année en effet, durant les grandes manifestations (Montreux Jazz, Montreux Noël, Polymanga, etc.) des tonnes de vaisselle en plastique ou en carton n’ayant servi qu’une fois sont incinérés, générant stupidement et inutilement du CO2. Une solution existe pourtant : celle de la vaisselle réutilisable. Gobelets, verres, assiettes, barquettes et même couverts peuvent être livrés le jour de la manifestation, consignés puis rapportés par les festivaliers, avant d’être lavés, sur place ou dans une entreprise locale, puis réutilisés. De toutes les options existant actuellement (vaisselle en carton, vaisselle compostable, vaisselle jetable,…), c’est celle dont l’éco-bilan est le meilleur.

Les plastiques à usage uniques seront interdits dans l’Union européenne dès 2021. La Suisse est en retard. Mais plusieurs villes se sont attaquées au problème du tout-jetable lors des manifestations culturelles et sportives. Berne a été pionnière dans l’obligation d’utiliser de la vaisselle réutilisable. A Fribourg, depuis 2013, toute manifestation attendant plus de 200 personnes doit y avoir recours. C’est le cas également à Vevey, pour toute manifestation dépassant 500 personnes. La Fête des Vignerons a ainsi fait le pari de n’utiliser que de la vaisselle réutilisable, malgré la taille de la manifestation et l’implication de plusieurs dizaines de sous-traitants.

Les expériences faites par ces villes montrent que malgré les peurs initiales que suscitent généralement le passage vers la vaisselle réutilisable, celui-ci convainc rapidement les organisateurs de manifestations, comme les usagers. Les villes n’observent pas de diminution du nombre de petites et moyennes manifestations – contrairement à une peur exprimée par certains. L’espace public est beaucoup plus propre, puisque la vaisselle réutilisable et consignée réduit drastiquement l’abandon de déchets sur la voie publique (littering). Enfin, des économies substantielles sont faites dans la vidange des poubelles. Le volume des déchets du Cully Jazz, par exemple, a été réduit de près des deux tiers après l’abandon du tout-jetable. Alors que des camions étaient nécessaires par le passé pour déplacer les déchets, désormais de simples remorques tirées par des vélos suffisent !

La Municipalité de Montreux a maintenant une année pour revenir avec un projet de décision crédible. Une piste possible serait une augmentation substantielle du stock communal de vaisselle réutilisable (gobelets, verres, assiettes, barquettes, couverts), que l’on pourrait mettre à disposition des organisateurs de manifestations. Une autre possibilité suggérée par les motionnaires serait simplement l’inscription dans le Règlement des déchets de la commune de l’exigence d’utiliser la vaisselle réutilisable dans les manifestations montreusiennes, en particulier lorsque celles-ci dépassent une certaine taille.

Au vu de l’importance, de la taille et de la renommée des festivals organisés à Montreux chaque année, c’est un pas important dans la lutte contre les plastiques à usage unique qui vient d’être franchi.

Gaëtan Cousin

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Des mesures pour préserver l’eau

Motion Des mesures « à la parcelle » pour préserver l’eau ?

Cet été a été particulièrement chaud et deux vagues de canicules ont touchés la Suisse. Ainsi, suite au manque d’eau qui s’en est suivi, la Municipalité de St-Légier- La Chiésaz a mis en place une mesure de restriction de l’utilisation de l’eau pour les habitants de la commune.

Les changements climatiques observés jusqu’à présent en Suisse sont déjà trèsimportants (cet été était le 3ème plus chaud depuis le début des mesures) et les changements à venir le seront encore plus. Par conséquent, une modification importante de la fréquence et de l’intensité des précipitations, ainsi que des étés de plus en plus caniculaires sont à prévoir. Ces changements induisent une raréfaction des réserves en eau et aussi, lors de fortes précipitations, le débordement de cours d’eau.

Ainsi, il devient urgent de prendre des mesures pour limiter la consommation d’eau et gérer son infiltration. Si des mesures sont actuellement en cours concernant la gestion de l’eau au niveau régional (notamment l’entreprise de correction fluviale du bassin-versant de l’Oyonne), qu’en est-il des mesures individuelles ? En effet, lors des chaleurs estivales, la consommation d’eau augmente, et en particulier pour l’arrosage des jardins individuels.

De nombreuses mesures existent afin de gérer l’eau «à la parcell », telles que l’installation d’un récupérateur d’eaux de pluie pour arroser les jardins, la création de bassins d’infiltration ou encore la création de places de stationnement en matériaux perméables.

Par cette motion, nous demandons donc à la municipalité de proposer un projet de modification du règlement sur l’évacuation des eaux claires et des eaux usées afin :

  1. d’y inscrire l’obligation pour toutes nouvelles constructions de l’installation de
    dispositifs de rétention et d’infiltration des eaux de pluie ;
  2. d’inciter les propriétaires à installer des dispositifs de rétention et d’infiltration
    d’eau sur leur parcelle, grâce à un soutien financier ;
  3. d’installer des dispositifs de rétention et d’infiltration d’eau sur les bâtiments
    communaux ;
  4. de continuer à sensibiliser les habitants aux enjeux de la consommation d’eau.

Elise Kaiser

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Lutte contre le bruit de la circulation

Postulat : Lutte contre le bruit de la circulation à St-Légier-La Chiésaz : pour une étude des effets d’une limitation générale de la vitesse à 30 km/h

Le bruit de la circulation motorisée, au centre de notre localité et surtout dans son axe traversant, est en constante augmentation depuis de nombreuses années. Si le nombre de véhicules connaît une légère baisse ces dernières années, il ne devrait pas en aller de même du bruit, un constat que font les riverains directs de cet axe.

La lutte contre le bruit est une mesure de santé publique indispensable en milieu urbain. Ainsi, un des objectifs de l’ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit (OPB) visait l’assainissement des routes principales du pays contre les nuisances sonores par la Confédération, les cantons et les communes avant le 31 mars 2018. Le délai étant expiré, les propriétaires et locataires habitant à proximité d’une route où la norme n’est pas respectée peuvent, en théorie, intenter une action contre les détenteurs des installations (Confédération, cantons et communes) et demander un dédommagement.

Les études et les expériences effectuées dans différentes localités de Suisse montrent que la réduction de la vitesse de 50 à 30 km/h permet de diminuer les nuisances sonores de moitié. De plus, le Tribunal fédéral 1 a confirmé que les zones limitées à 30 km/h ne sont pas réservées aux seuls quartiers d’habitation. Une limitation de la vitesse à 30 km/h peut aussi s’appliquer aux axes routiers importants, tels que les routes principales en traversée de localités.

Le Tribunal fédéral rejette également l’argument disant que la mesure ne peut que générer de nouveaux bouchons, en particulier à l’entrée d’une localité. Il se réfère à une expertise selon laquelle une telle limitation de la vitesse a pour effet de fluidifier le trafic. De plus, les passages piétons peuvent être maintenus aux endroits stratégiques,notamment aux abords et sur le chemin qui mène aux écoles 2 .

C’est donc la santé et la sécurité de tous qui doivent être privilégiées, songeant notamment aux centaines d’enfants qui fréquentent les bâtiments scolaires et les lieux d’accueil et de loisirs. Avec ces mesures, la qualité de l’air s’en trouverait elle aussi améliorée.

Plusieurs communes vaudoises comme Aubonne, Lausanne, Aigle, Vevey, La Tour-de-Peilz et peut-être bientôt Montreux et Blonay, envisagent d’instaurer sur des routes à grand trafic une zone de circulation à 30 km/h, déjà la nuit et, pour certaines, même jour et nuit (24h/24). A leurs yeux, cette mesure permettrait à la population de retrouver une certaine tranquillité et de redonner à la localité un visage digne d’un lieu de rencontres, favorable aux commerces de proximité existants et à venir et où il fait bon vivre.

Lors de sa séance du 24 septembre dernier, le Conseil communal de Blonay a accepté deux postulats demandant une étude en vue de baisser la vitesse à 30 km/h, au centre du village et sur les routes cantonales qui le traversent, notamment la route de St-Légier. L’un, déposé par le Groupe des Indépendants, propose une réduction la nuit, suivant en cela l’expérience positive réalisée à Lausanne, alors que l’autre, déposé par le groupe Verts et Ouverts, propose une réduction de la vitesse 24h/24. Par ailleurs, les deux postulats demandent à ce que l’étude soit étendue à St-Légier où, nous citons le postulat du GIB, « le trafic en traversée génère des nuisances importantes pour la population ».

Vu l’enthousiasme qui semble régner autour du projet de fusion entre les communes de Blonay et de St- Légier-La Chiésaz 3 , il est important qu’une telle étude puisse se dérouler conjointement entre les deux communes. D’autant plus que la route de St-Légier, sur Blonay, et la route des Deux-Villages, sur St- Légier, forment une continuité et que les nuisances engendrées sont les mêmes sur les deux communes.

Nous estimons que le périmètre devrait être étendu afin d’y inclure toutes les routes qui se raccordent au tronçon de la route cantonale concernée, au cœur du village et ses abords immédiats, en complément aux zones 30 km/h déjà établies.

Nous précisons que nous avons repris dans une large mesure les arguments et propositions développées dans les deux postulats présentés et acceptés par le Conseil communal de Blonay en les renvoyant directement à la Municipalité, chargée de les étudier et de présenter un rapport au Conseil communal.

Le groupe des Verts et Ouverts demande au Conseil communal de St-Légier-La Chiésaz de se joindre à Blonay pour que les deux communes puissent participer ensemble à cette étude. Cette proposition est d’autant plus pertinente que si la fusion a lieu selon le calendrier présenté par les deux Municipalités, le rapport demandé par les postulants sera très certainement remis au Conseil communal de la nouvelle entité communale.

Conclusions
Au vu de ce qui précède, nous prions la Municipalité d’étudier, de concert avec la Municipalité de Blonay, l’opportunité d’étendre la zone de circulation à 30 km/h à St-Légier-La Chiésaz, de dresser un rapport au Conseil communal, et de faire une proposition allant dans le sens du présent postulat.

Roland Rapin

1. Arrêt 1C_17/2010 du 8 septembre 2010 (arrêt Münsingen)
2. Cf. l’Ordonnance fédérale du 28 septembre 2001 sur les zones 30 et les zones de rencontres, art. 4 (RS 741.213.3)
3. Séance d’information du 25 septembre 2019 à Blonay

Blonay, Riviera

Blonay – Limitation générale à 30km/h

Postulat

Lutte contre le bruit de la circulation à Blonay : pour une étude des effets d’une limitation générale de la vitesse à 30 km/h.

Préambule

Début février 2019, le Comité d’initiative « Pour un centre de Blonay à 30 km/h », composé de plusieurs conseillers communaux, déposait un projet d’initiative communale entièrement rédigé, pour approbation, auprès de la Municipalité. Cela après communication aux différents groupes politiques et consultation du spécialiste en la matière au sein de notre Conseil, M. Sylvain Guillaume-Gentil.

La Municipalité a estimé, après consultation du Préfet, qu’une telle demande de limitation de vitesse n’était pas de sa compétence mais de celle de l’Etat de Vaud et de son service des routes et de la mobilité (DGMR). Par conséquent, une telle initiative populaire communale ne pouvait être validée, ne pouvant porter que sur des compétences du Conseil communal.

Le Comité d’initiative, soucieux de poursuivre dans son projet et sa demande, a acquis la conviction que, pour faire avancer ce dossier, fort des dernières orientations prises aux niveaux communal et cantonal en la matière, il valait mieux transformer l’essai en postulat. Un rendez-vous a d’ailleurs été agendé tout dernièrement, à ce sujet, avec la Municipalité.

Développement

Le bruit de la circulation motorisée, au centre de notre localité et ses abords immédiats, est en constante augmentation depuis au moins une décennie. Plusieurs valeurs limites de bruit, selon les normes définies par l’Ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit (OPB) sont déjà atteintes et dépassées en certains endroits, de jour comme de nuit, dans le centre de Blonay.

Les études et autres expériences effectuées dans différentes localités de Suisse montrent que la réduction de la vitesse de 50 à 30 km/h permet de diminuer les nuisances sonores de moitié.

De plus, le Tribunal fédéral (TF), dans sa jurisprudence1, a confirmé que les zones limitées à 30 km/h ne sont pas réservées aux seuls quartiers d’habitation. Une limitation de la vitesse à 30 km/h peut aussi s’appliquer aux axes routiers importants, tels que les routes principales en traversée de localités.

Le TF rejette également l’argument disant que la mesure ne peut que générer de nouveaux bouchons, en particulier à l’entrée d’une localité. Il se réfère à une expertise selon laquelle une telle limitation de la vitesse a pour effet de fluidifier le trafic. De plus, les passages piétons peuvent être maintenus aux endroits stratégiques2.

C’est donc la santé et la sécurité de tous qui doivent être privilégiées, songeant notamment aux centaines d’enfants qui fréquentent les bâtiments scolaires et les lieux d’accueil et de loisirs. Avec ces mesures, la qualité de l’air s’en trouverait elle aussi améliorée.

Les postulants verraient bien que Blonay, à l’instar d’autres communes vaudoises comme Aubonne, Lausanne, Aigle, Vevey et peut-être bientôt Montreux, envisage d’instaurer une zone de circulation à 30 km/h, au moins la nuit mais encore mieux, jour et nuit (24 heures sur 24), mesure qui, à leurs yeux, permettrait à la population de reprendre possession du village, de retrouver une certaine tranquillité et de redonner à la localité un visage digne d’un lieu de rencontres, favorable aux commerces de proximité et où il fait bon vivre.

Nous estimons que le périmètre devrait être assez large afin d’y inclure toutes les dévestitures qui se raccordent aux tronçons des routes cantonales concernés, au cœur du village et ses abords immédiats ; il s’agit donc des routes cantonales RC 734c (traversée de Blonay) et RC 742b (Route de Saint-Légier en direction de la Chapelle catholique de Sainte-Croix).

A relever qu’une douzaine de commerçants du centre de la localité ont d’ores et déjà manifesté tout leur intérêt pour notre démarche fondatrice.

Conclusions

Au vu de ce qui précède, nous prions la Municipalité d’étudier l’opportunité de créer une zone de circulation à 30 km/h au centre de Blonay et ses abords, de faire une proposition allant dans le sens du présent postulat et de dresser un rapport au Conseil communal.

Vincent Beringhs

1 Arrêt IC_17/2010 du 8 septembre 2010

2 cf Ordonnance fédérale du 28 septembre 2001

Blonay, Riviera

Blonay – Pour une zone réservée

Interpellation

Zone à bâtir « hors centre » surdimensionnée…et pourtant on construit toujours ! et pourtant on construit toujours ! A quand la mise à l’enquête d’une zone réservée ?

En date du 19 février 2019, notre Conseil communal a pris connaissance d’une présentation du Bureau d’urbanisme Repetti, mandaté par la Municipalité afin de dégager une vision communale liée au redimensionnement de la zone à bâtir.

Nous avons alors appris que, concernant les secteurs « hors centre » de Tusinge, du Péage, des Chevalleyres, de Chantemerle, du Signal, de Fayaux, Ondallaz, Lally et Les Pléiades, la croissance maximale admise par le Plan directeur cantonal 2018 (en application de la Loi sur l’aménagement du territoire cantonal de 2014) indique que la croissance maximale pour les 15 prochaines années est de 150 habitants supplémentaires, alors que les capacités totales de réserves à bâtir se montent à 396 habitants potentiels. Ce qui indique clairement, aux dires du Bureau Repetti, que les réserves à bâtir de notre commune, toujours dans la zone « hors centre » ci-dessus, sont surdimensionnées.

Nous avons également retenu, de la présentation des urbanistes, que dans les secteurs spécifiques des Chevalleyres et de Chantemerle, on compte déjà 30 habitants de trop par rapport à la planification du PDCn. C’est pourquoi, l’exécutif de Blonay a transmis, en 2017 déjà, une vision communale visant à réduire le surdimensionnement dans ces secteurs « hors centre », secteurs de notre commune particulièrement mal desservis par les transports publics (plus de 300 m. d’une halte de train et/ou fréquence de transport public à 60 min.).

En février de cette année, nous avons appris que la Municipalité projetait, cette année encore, de mettre à l’enquête publique la mise en place d’une zone réservée pour une durée de 5 ans, prolongeable de 3 ans (au sens de l’article 46 de la LATc), dans ces secteurs surdimensionnés. Ce qui revient à suspendre la délivrance de permis de construire jusqu’à l’adoption du Plan directeur intercommunal et de la révision du Plan général d’affectation communal, ce dernier étant annoncé pour 2020.

De surcroît, la loi indique que si les autorités communales ne définissent pas elles-mêmes le périmètre et les modalités de ces zones réservées, alors c’est le canton qui s’en chargera…

A relever que, nonobstant les indicateurs ci-dessus, plusieurs permis de construire ont été délivrés ces derniers 15 mois dans ces secteurs « hors centre » et que plusieurs autres études préalables, dont un immeuble collectif au haut du chemin du Péage (cf préavis 19/19), sont en cours, à notre connaissance.

A relever encore que la commune voisine de Saint-Légier – La Chiésaz, meilleure élève, sans doute, a une bonne longueur d’avance en la matière, puisqu’elle a mis à l’enquête publique une zone réservée pour le périmètre hors centre à fin 2018 déjà !

Dès lors, par cette interpellation, nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

  1. A quelle date est-il prévu de mettre à l’enquête publique la zone réservée qui doit permettre à notre commune de sécuriser la mise en œuvre de son futur Plan général d’affectation ?
  2. Combien de permis de construire ont-ils été délivrés, depuis le début de l’année 2017 et jusqu’à ce jour dans la zone surdimensionnée « hors centre » de notre commune ?
  3. Combien de dossiers de projets de construction (villas, immeubles collectifs) font actuellement l’objet d’études préalables dans la zone surdimensionnée « hors centre » ?
  4. Où en sont les études en vue de la réalisation du Plan directeur intercommunal devant répondre aux exigences légales cantonales et quel est le calendrier prévu annoncé ?
  5. Où en est le vaste chantier de l’établissement du Plan général d’affectation (PGA) de notre commune, indispensable outil de gouvernance promis pour l’année 2020 ?

Jean-Marc Nicolet

Blonay, Riviera

Blonay – Economisons l’eau

Motion

Le 23 juillet 2019, la Municipalité de Saint-Légier – La Chiésaz communiquait :

« En cette belle période estivale et de fortes chaleurs, l’autorité a constaté une surconsommation d’eau qui est notamment due à l’arrosage des surfaces vertes. Aussi, nous vous prions instamment de prendre conscience du problème et d’utiliser l’eau avec parcimonie.

L’eau distribuée aux abonnés de la Commune de St-Légier-La Chiésaz provient de sources naturelles captées aux Pléiades. Une eau de qualité non traitée chimiquement et donc rare, mérite la plus grande attention !

Par conséquent, nous vous informons que des restrictions entrent en vigueur dès aujourd’hui et jusqu’à nouvel avis.

Les autorités de Blonay n’ont pas jugé nécessaire d’instaurer cette restriction, mais elles ont créé un lien sur le site Internet qui nous renvoie au Service intercommunal des eaux des Pléiades. Dans cet article il est fait mention de la nécessité d’économiser l’eau, notamment en ce qui concerne l’arrosage des jardins, toutefois sans aucune obligation.

Une des raisons qui fait que Blonay n’a pas instauré de restriction de consommation d’eau est que ce réseau n’est pas le même que celui de St-Légier. En effet, à Blonay nous pouvons également « pomper » de l’eau sans restriction sur la conduite du Pays-d’Enhaut (Ville de Lausanne), sans nous soucier de la viabilité des sources naturelles captées aux Pléiades.

Il est intéressant de constater la différence de traitement de ce sujet, entre nos deux communes, alors que nous faisons partie du même Service intercommunal des eaux des Pléiades !

Sans doute, un exemple à ne pas suivre en vue d’une future fusion de nos deux communes… !

Concernant cette ponction sur la conduite du Pays-d’Enhaut, il n’est plus rare que nous consommions entre 4’000 et 5’000 M3 par semaine, ce qui correspond à environ 50% de la consommation de nos ménages (cf communiqué du 31.01.2017 de M. Schneiter, Municipal).

Cette motion s’inscrit à la suite de l’intervention déposée le 22 mars 2011 par M. Jean-Pierre Launaz qui proposait d’introduire un tarif basé sur une progression par paliers rendant plus onéreuses les hautes consommations ou tout autre système permettant d’accroître les revenus de la commune pour ce service. La présente démarche pourrait donc favoriser les personnes soucieuses d’économiser l’eau en récupérant l’eau de pluie.

L’eau est une ressource naturelle, certes renouvelable, mais qui peut se faire rare en certaines périodes. Ces derniers étés, nous avons été obligés de prélever l’eau sur la conduite du Pays-d’Enhaut afin de combler nos propres besoins alors qu’une très grande quantité d’eau est uniquement utilisée pour l’arrosage des jardins.

La récupération et l’utilisation de l’eau de pluie sont des enjeux écologiques et économiques.

Par cette motion nous demandons à la Municipalité de bien vouloir :

  1. Modifier le règlement sur l’évacuation des eaux claires et des eaux usées afin d’y inscrire l’obligation pour toutes nouvelles constructions de prévoir l’installation d’un récupérateur d’eau de pluie destiné à l’arrosage;
  1. D’inciter fortement les autres propriétaires à faire l’installation de récupérateurs d’eau de pluie, en prévoyant un soutien;
  1. De prévoir des points de récupération d’eau de pluie, à disposition des services communaux concernés, pour les besoins en arrosage.

André Grivel

Riviera, Vevey

Vevey – Une nuit sous les étoiles

Postulat

Le 26 janvier 2017, le conseil communal a accordé un crédit de CHF 830’000.- pour la rénovation de l’observatoire. Dix mois plus tard, le 21 novembre, l’ inauguration était célébrée en présence de notre célèbre astrophysicien et spationaute national, Claude Nicollier.

Rares sont les villes suisses qui peuvent se targuer de posséder sur leur territoire et en pleine ville, un outil d’observation aussi performant et surtout accessible à tous. Pourtant, la mise en valeur de ce lieu semble timide et il reste peu connu du grand public. De plus la «pollution lumineuse» générée par l’éclairage public perturbe l’observation de la voie lactée. Alors comment valoriser et promouvoir ce lieu tout en améliorant sa fréquentation ?

Le 30 mars dernier, avait lieu la journée suisse de l’astronomie. Cette journée avait pour thème la pollution lumineuse. Dans ce cadre‐là , la commune de Bernex (+ de 10’000 habitants) dans le canton de Genève, a accepté de couper son éclairage public toute la nuit, avec la complicité des SIG (Services Industriels de Genève). Cette action a permis à la population d’observer un ciel étoilé non perturbé par la pollution lumineuse et encadré par des astronomes. Cet événement spectaculaire a été rendu possible grâce à l’engagement de l’exécutif de Bernex et d’un chef de service de la commune. L’engouement du public a été vif et de nombreuses personnes ont demandé au terme de cette soirée quand aurait lieu la prochaine extinction de l’éclairage par souhait de revivre à nouveau cette aventure. Le 26 septembre prochain, c’est même tout le grand Genève (Suisse‐France) qui a décidé d’éteindre l’éclairage public pour observer le ciel.

Alors qu’attendons‐nous pour mettre en place un événement similaire dans notre ville ?

Nous demandons à la municipalité d’étudier la possibilité de :

1) éteindre l’éclairage public dans toute la ville au moins une fois par année afin de pouvoir observer la voie lactée

2) organiser à cette occasion avec ses différents services, la société d’astronomie du haut Léman et d’autres associations par exemple, des animations et des activités pour la population liées à cette *nuit sous les étoiles *: conférences, expositions, observation du ciel, observation de la faune nocturne, etc.

3) intégrer les sociétés de commerçant‐e‐s à cette *nuit sous les étoiles* en organisant par exemple un banquet aux lanternes dans la vieille ville ou toute autre activité célébrant la nuit et les étoiles

4) prendre contact avec la commune de Bernex pour s’inspirer de leur démarche

5) donner avec les communes voisines pour se joindre à cette * nuit sous les étoiles*

Antoine Dormond

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

Quid de la 5G à Saint-Légier-La Chiésaz ?

Interpellation

En 2018, les opérateurs de téléphonie mobile ont annoncé le déploiement de nouvelles antennes sur le territoire suisse et vaudois en particulier. Ces antennes sont destinées notamment à assurer le développement de la technologie dite « 5G », laquelle devrait permettre d’accélérer le transfert de données (très haut débit) de et vers les appareils connectés, portables, tablettes, mais aussi voitures autonomes, drones, appareils ménagers intelligents, etc.

Malheureusement, le développement de cette technologie est considéré comme un risque sanitaire et un danger pour l’environnement par de nombreux scientifiques. Dans un appel datant de fin 2017 déjà, plus de 180 scientifiques et médecins de 36 pays mettaient en garde contre les risques de la 5G, qui pourrait conduire à une augmentation significative de l’exposition des personnes aux radiations électromagnétiques. L’Office fédéral de l’environnement a diligenté en septembre 2018 une étude pour étudier les risques de l’instauration de la 5G sur le territoire suisses. Les résultats de cette étude seront rendus publics dans le courant de l’été 2019.

En réaction, le Grand Conseil a récemment accepté par 95 voix contre 9 et 25 abstentions une résolution qui exige qu’«un moratoire sur l’installation d’antennes 5G soit prononcé, cela au moins jusqu’à ce que les conclusions de l’étude de l’OFEV en cours soient connues». Néanmoins, aujourd’hui, une quinzaine de communes du canton de Vaud sont déjà couvertes en 5G, comme Vallorbe, Mézières, Lully ou encore Bière. Le groupe des Verts et Ouverts de St-Légier rejoint les Verts Vaudois dans leur conviction que le principe de précaution doit primer et que les risques pour la santé et l’environnement devraient être examinés de façon approfondie avant d’autoriser le déploiement de la 5G sur le territoire de notre commune et du canton. Quelle est la position de notre Municipalité face à cette problématique ?

Pour finir, il est important de noter que le développement de ces antennes sur le territoire se fait de façon totalement anarchique et désordonnée car les opérateurs de téléphonie se livrent une féroce concurrence. Et par conséquent, le manque total de planification et de coordination de l’implantation des antennes est un risque supplémentaire pour la population et notamment pour les personnes les plus sensibles. Heureusement, sur ce point, les communes ont autorité et peuvent prévoir d’éventuelles « zones blanches ».

Dès lors, je souhaite interpeller la Municipalité avec les questions suivantes :

1) Est-ce que la Municipalité a d’ores et déjà été saisie de demandes d’opérateurs de téléphonie pour installer des émetteurs pour la 5G ?

2) Le cas échéant, a-t-elle déjà octroyé de telles autorisations ? Si oui combien et où ? Sinon, compte-elle octroyer des autorisations dans le futur ?

3) Si c’est le cas, la Municipalité a-t-elle prévu une planification afin d’éviter un développement anarchique et non coordonné entre les différents opérateurs, des éventuelles futures antennes?

4) La Municipalité va-t-elle par ailleurs prévoir d’éventuelles « zones blanches » sur son territoire ? Comme par exemple autour des garderies, des écoles et autres lieux fréquentés par des enfants ?

Sarah Hodgson, Les Verts et Ouverts,