Riviera, St-Légier-La Chiésaz

Quid de la 5G à Saint-Légier-La Chiésaz ?

Interpellation

En 2018, les opérateurs de téléphonie mobile ont annoncé le déploiement de nouvelles antennes sur le territoire suisse et vaudois en particulier. Ces antennes sont destinées notamment à assurer le développement de la technologie dite « 5G », laquelle devrait permettre d’accélérer le transfert de données (très haut débit) de et vers les appareils connectés, portables, tablettes, mais aussi voitures autonomes, drones, appareils ménagers intelligents, etc.

Malheureusement, le développement de cette technologie est considéré comme un risque sanitaire et un danger pour l’environnement par de nombreux scientifiques. Dans un appel datant de fin 2017 déjà, plus de 180 scientifiques et médecins de 36 pays mettaient en garde contre les risques de la 5G, qui pourrait conduire à une augmentation significative de l’exposition des personnes aux radiations électromagnétiques. L’Office fédéral de l’environnement a diligenté en septembre 2018 une étude pour étudier les risques de l’instauration de la 5G sur le territoire suisses. Les résultats de cette étude seront rendus publics dans le courant de l’été 2019.

En réaction, le Grand Conseil a récemment accepté par 95 voix contre 9 et 25 abstentions une résolution qui exige qu’«un moratoire sur l’installation d’antennes 5G soit prononcé, cela au moins jusqu’à ce que les conclusions de l’étude de l’OFEV en cours soient connues». Néanmoins, aujourd’hui, une quinzaine de communes du canton de Vaud sont déjà couvertes en 5G, comme Vallorbe, Mézières, Lully ou encore Bière. Le groupe des Verts et Ouverts de St-Légier rejoint les Verts Vaudois dans leur conviction que le principe de précaution doit primer et que les risques pour la santé et l’environnement devraient être examinés de façon approfondie avant d’autoriser le déploiement de la 5G sur le territoire de notre commune et du canton. Quelle est la position de notre Municipalité face à cette problématique ?

Pour finir, il est important de noter que le développement de ces antennes sur le territoire se fait de façon totalement anarchique et désordonnée car les opérateurs de téléphonie se livrent une féroce concurrence. Et par conséquent, le manque total de planification et de coordination de l’implantation des antennes est un risque supplémentaire pour la population et notamment pour les personnes les plus sensibles. Heureusement, sur ce point, les communes ont autorité et peuvent prévoir d’éventuelles « zones blanches ».

Dès lors, je souhaite interpeller la Municipalité avec les questions suivantes :

1) Est-ce que la Municipalité a d’ores et déjà été saisie de demandes d’opérateurs de téléphonie pour installer des émetteurs pour la 5G ?

2) Le cas échéant, a-t-elle déjà octroyé de telles autorisations ? Si oui combien et où ? Sinon, compte-elle octroyer des autorisations dans le futur ?

3) Si c’est le cas, la Municipalité a-t-elle prévu une planification afin d’éviter un développement anarchique et non coordonné entre les différents opérateurs, des éventuelles futures antennes?

4) La Municipalité va-t-elle par ailleurs prévoir d’éventuelles « zones blanches » sur son territoire ? Comme par exemple autour des garderies, des écoles et autres lieux fréquentés par des enfants ?

Sarah Hodgson, Les Verts et Ouverts,

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier – Air Glacier, invité surprise de la fête au village

Interpellation

Monsieur le Président,

Monsieur le Syndic,

Madame la municipale, Messieurs les municipaux,

Mesdames les Conseillères, Messieurs les Conseillers,

Permettez-moi de revenir sur la réponse pour le moins fantaisiste de M. le Syndic à mon intervention lors du dernier Conseil, concernant l’autorisation donnée par la municipalité à Air Glacier de réaliser des baptêmes de l’air lors de la prochaine fête au village, le 14 juin 2019.

L’explication de M. le Syndic selon laquelle « les pilotes d’Air Glacier ont besoin de s’entrainer en faisant des heures de vols pour acquérir l’expertise du transport de personnes dans le but de secourir la population », ne peut en aucun cas s’appliquer aux vols de baptêmes de l’air proposés pour la fête au village.

En effet, le responsable de la base d’Air Glacier de Collombey, interrogé à ce sujet, certifie que le pilote qui sera envoyé pour cette manifestation est un professionnel qui travaille à plein temps à Air Glacier et que la compagnie Air Glacier ne se permet pas d’envoyer « des pilotes qui ont besoin de s’entraîner en faisant des heures de vols pour acquérir l’expertise du transport de personnes » pour de telles manifestations.

Contrairement à ce qu’a laissé entendre M. le Syndic, les baptêmes de l’air par Air Glacier lors de la fête au village n’entrent pas dans une bonne action qui pourrait offrir des heures de vols aux pilotes d’Air Glacier pour leur entraînement en cas de sauvetage.

Toutefois, soulignons que le pilote envoyé par Air Glacier est content de répondre favorablement à la demande d’un des organisateurs de la manifestation qu’il connaît bien et de pouvoir ainsi encaisser 10.- par minute de vol.

Il n’y a donc aucune raison tangible pour que la municipalité donne son accord à une telle manifestation qui est sans lien avec du sauvetage ; elle ne fait que rajouter du bruit et de la pollution dans une commune qui doit déjà supporter deux autoroutes sur son territoire ; elle est en outre productrice de pollution supplémentaire par le bruit spécialement pour les gens des quartiers environnants, et par la consommation d’énergie fossile dans une période si sensible de changements climatiques.

Un étude parue en mars 2019 dans l’European Heart Journal montre d’ailleurs que dans les pays d’Europe de l’ouest, la pollution de l’air provoque une forte mortalité par maladies respiratoires et cardiovasculaires, réduisant l’espérance de vie de 2,2 ans.

Je demande donc à la Municipalité de bien vouloir revenir sur son autorisation afin de montrer une réelle prise de conscience des répercussions sur le climat de vols inutiles. J’attends qu’elle souscrive aux cris d’alarme lancés par la jeunesse de tous les pays, y compris du nôtre et qu’elle mise autant sur la responsabilité collective que sur la responsabilité individuelle.

Dois-je vous rappeler que 78% des personnes sondées au sein du PLR suisse attendent de leur parti qu’il s’engage plus activement pour la protection du climat ? Qu’en est-il du PLR de Saint-Légier ?

En conclusion, je fais miennes les paroles de Greta Thunberg : « Je veux que vous agissiez comme si vous étiez en crise. Je veux que vous agissiez comme si notre maison était en feu. Parce qu’elle l’est. »

Marie-France Vouilloz Burnier, Groupe des Verts et Ouverts


Riviera, Vevey

Vevey- Climat : Pourquoi attendre le coup de la panne?

Motion présentée le 28 mars 2019 au Conseil communal de Vevey

Monsieur le Président, madame la syndique, messieurs les municipaux, chères et chers collègues,

Le réchauffement climatique est désormais une réalité incontestée, qui affecte et affectera toujours davantage notre quotidien, si rien n’est fait pour l’endiguer. La responsabilité humaine dans ce réchauffement, mise en exergue notamment par les excellents travaux scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), n’est plus à prouver et seule une action décidée et concertée à tous les niveaux institutionnels et de la société civile permettra d’éviter le pire.

Les pays industrialisés, dont la Suisse fait partie, ont une responsabilité particulière dans ce réchauffement, vu qu’ils émettent des gaz à effet de serre de façon industrielle depuis des décennies, et qu’ils ont grandement contribué à l’accroissement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. C’est donc ici et maintenant qu’il faut agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ! Fort de ces constats, la société civile s’agite, des marches pour le climat et des grèves estudiantines mobilisent des centaines de milliers de personnes dans le monde entier et sont largement soutenues.

La Suisse a souscrit les accords de Paris sur le climat, et s’est engagée à réduire de moitié ses émissions d’ici à 2030, par rapport à celles de 1990. Cet objectif, loin d’être ambitieux au vu des enjeux et des risques que le réchauffement fait encourir à notre qualité de vie, ne pourra être atteint que si nous tirons toutes et tous à la même corde.

Le canton de Vaud a décidé de faire sa part, en mettant en route l’élaboration d’un plan climat. Le canton de Genève s’en est déjà doté. Bâle a déclaré l’état d’urgence climatique. Les communes ont également leur rôle à jouer dans cette nécessaire transition vers une société « zéro carbone », et la loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle d’ailleurs que Canton et communes doivent « (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO2 et autres émissions nocives. »

En Suisse, des conséquences du réchauffement climatique sur la santé sont à prévoir. Tant en ce qui concerne le risque face aux canicules que face aux nouveaux vecteurs de maladie, l’information des citoyens est lacunaire. Il y a également une grande lacune concernant les aménagements urbains spécifiques ; en particulier les mesures visant à diminuer le phénomène d’îlot de chaleur dans les villes qui doivent être réalisées dès à présent. Celles-ci concernent en particulier les possibilités de végétalisation et reverdissement urbain, et donc la préservation des espaces verts en ville et du patrimoine arboré, ainsi que les modes et matériaux de construction des infrastructures et des bâtiments. Au sujet du reverdissement urbain, une gestion durable des parcs et jardins est primordiale ainsi que l’anticipation des nouvelles normes climatiques à venir par la plantation d’espèces résistantes à l’augmentation de la chaleur et de la sécheresse (il faut compter 20 ans au minimum pour obtenir une couverture boisée assez haute pour offrir un abri bioclimatique).

L’engagement de Vevey pour l’environnement n’est plus à prouver, cependant les mesures déjà prises ne permettrons pas un changement suffisamment rapide en regard des effets du réchauffement climatique déjà effectifs aujourd’hui. Appuyons-nous sur le travail déjà effectué par la commission de l’énergie et la commission Développement Durable, inspirons-nous d’autres plan climats déjà rédigés, imaginons et mettons aujourd’hui en œuvre les mesures qui nous protégerons demain.

Nous pourrions, par exemple, passer au « tout local » et issus de culture biologique obligatoire en ce qui concerne les repas servis par la ville et institutions liées, encourager la création de réseaux de petits producteurs locaux en agroécologie permettant de préserver les sols et la biodiversité, améliorer l’offre de transports publics en collaboration avec les communes voisines, créer des lieux qui permettent aux citoyens d’apprendre à récupérer, réparer, consommer et créer de manière autonome et écologique ou encore exiger de nos caisses de pensions qu’elles désinvestissent des énergies fossiles, la liste des possibles est longue. Ces mesures en plus de leur effet bénéfiques sur l’environnement influenceront aussi positivement et à court terme plusieurs aspects de la ville au niveau de la santé publique notamment. Le plan climat du canton de Genève cite comme conséquence positives des mesures proposées : « une amélioration de la santé et de la qualité de vie de la population; une réduction des coûts liés à la santé; une amélioration de la qualité de l’air; une réduction de la dépendance du canton aux énergies fossiles; une meilleure maîtrise des dépenses énergétiques; une augmentation de la souveraineté alimentaire; une décongestion des voies de circulation; la création d’emplois non délocalisables ». Pourquoi attendre le coup de la panne alors que nous pourrions embrasser notre avenir ?!

Forts de ces constats, nous demandons à la Municipalité par le biais de cette motion de :

Mettre en place un « plan climat communal » établissant des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de CO 2 et de la préservation de la biodiversité sur le territoire de la commune, ainsi que les moyens pour y parvenir. Ce plan présentera également des mesures d’adaptation pour anticiper et gérer les effets du dérèglement climatique. Ceci en s’appuyant sur un travail conjoint du délégué à l’énergie, du délégué à l’agenda 21 et des commissions de l’énergie et du Développement Durable.

Colin Wahli

Riviera, St-Légier-La Chiésaz

St-Légier : Un « plan climat » communal

Postulat

Monsieur le Président, Monsieur le Syndic,
Madame la Conseillère et Messieurs les Conseillers municipaux,
Mesdames les Conseillères et Messieurs les Conseillers communaux,

Le réchauffement climatique est désormais une réalité incontestée, qui affecte et affectera toujours davantage notre quotidien si rien n’est fait pour l’endiguer.

La responsabilité humaine dans ce réchauffement, mise en exergue notamment par les excellents travaux scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC), n’est plus à prouver et seule une action décidée et concertée à tous les niveaux institutionnels et de la société civile permettra d’éviter le pire.

Les pays industrialisés, dont la Suisse fait partie, ont une responsabilité particulière dans ce réchauffement, vu qu’ils émettent des gaz à effet de serre de façon industrielle depuis des décennies et qu’ils ont grandement contribué à l’accroissement de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.
C’est donc ici et maintenant qu’il faut agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ! La Suisse a souscrit les accords de Paris sur le climat et s’est engagée à réduire de moitié ses émissions d’ici à 2030, par rapport à celles de 1990. Cet objectif, loin d’être ambitieux au vu des enjeux et des risques que le réchauffement fait encourir à notre qualité de vie, ne pourra être atteint que si nous tirons toutes et tous à la même corde.

Le canton de Vaud a décidé de faire sa part, en mettant en route l’élaboration d’un plan climat, l’un des objectifs du programme de législature 2017-2022. Ce plan climat est disponible sur le site du canton (https://www.vd.ch/themes/environnement/climat/feuille-de-route-du-plan-climat-vaudois/). Il a pour objectif de « mobiliser l’ensemble des forces autour d’une démarche cohérente, transversale et durable, organisée autour de trois axes thématiques :
– réduire les gaz à effet de serre ;
– s’adapter aux changements climatiques ;
– documenter les changements climatiques ».

Les communes ont également leur rôle à jouer dans cette nécessaire transition vers une société «zéro carbone» et la Loi vaudoise sur l’énergie, à son article 10 alinéa 2, nous rappelle d’ailleurs que Canton et communes doivent « (…) mett(re) en œuvre des démarches adéquates pour contribuer à la diminution des émissions de CO 2 et autres émissions nocives. »

Forts de ces constats, nous demandons à la Municipalité, par le biais de ce postulat, de réfléchir à l’opportunité de

Mettre en place un « plan climat communal », établissant des objectifs chiffrés en matière de réduction des émissions de CO 2 sur le territoire de la commune, ainsi que les moyens pour y parvenir.

Pour cela, elle peut notamment fixer des objectifs internes à l’administration communale, ou mettre en place des mesures incitatives pour la population et les entreprises.

Nous demandons la prise en considération du postulat et son renvoi à la Municipalité.

Au nom du groupe Verts et Ouverts

Roland Rapin

La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour de Peilz : Renforcer la biodiversité et modérer le réchauffement climatique dans notre ville

Pourquoi ne pas commencer à l’avenue de Jaman ?

Interpellation

Nous sommes face à deux crises environnementales gravissimes de par leur ampleur et les conséquences qu’elles entraînent sur notre bien-être et l’avenir de nos enfants. Il s’agit du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité. Dans ce contexte, il est primordial de préserver et d’augmenter la présence d’espaces verts de qualité en ville. Premièrement, parce que leur simple présence permet de modérer la formation d’îlots de chaleur dans les rues lors d’épisodes caniculaires. Deuxièmement, parce que, si judicieusement choisies et entretenues, les plantes qui constituent ces espaces offrent abri et nourriture à la faune, en particulier aux insectes, dont nos si précieuses abeilles, et aux oiseaux, dont les populations diminuent dangereusement. Face à ce double enjeu, la préservation et une gestion durable de chaque espace vert et arboré de notre ville est déterminante.

Les travaux en cours à l’Avenue de Jaman  peuvent être l’occasion de participer à cette volonté. Pour rappel, il y a environ deux ans, le long de l’avenue de Jaman entre l’avenue des Baumes et le chemin de Béranges, la commune a déjà effectué le remplacement d’érables par des pommiers d’ornement sur tige (Malus tschonoski) et remplacé la haie qui reliait les arbres par une barrière. Le remplacement d’une haie indigène, même si elle ne comporte qu’une espèce, par une simple barrière représente une perte en terme d’abri et nourriture pour les insectes et les oiseaux. De plus, l’espèce de remplacement des érables parait inadaptée tant de par sa faible résistance aux maladies que face à la sécheresse, dont la gravité et la fréquence augmente avec le réchauffement climatique comme nous l’avons constaté durant toute l’année 2018.

La poursuite des travaux le long de la deuxième partie de l’Avenue de Jaman, entre l’avenue de Baumes et le nord de la gare, était prévue en 2018. Pour ce faire, une demande d’abattage (n°42/2017) concernant 13 érables de vingt ans avait été mise à l’enquête du 20 novembre au 20 décembre 2017. Cinq riverains s’y étaient opposés, mais la municipalité avait décidé d’écarter leurs oppositions. Pourtant, les travaux n’ont pas été effectués en 2018 comme prévu. Les riverains ont alors sollicité les Verts en septembre dernier, afin de réexaminer la situation :

Dans sa réponse du 31 janvier 2018 à l’un des riverains, la Municipalité justifie sa position pour les raisons suivantes :

  • Les couronnes de deux arbres sont très près des lignes CFF.

Ce point ne justifie l’abattage que de deux plantes sur les treize concernées.

  • Les couronnes des érables ne peuvent donner de l’ombre sur les piétons empruntant le trottoir qui se trouve de l’autre côté de la route.

L’impact bienfaisant en terme bioclimatique de la présence de 13 arbres dépasse le fait d’être directement sous leur ombre, car ils ont la capacité d’absorber la chaleur localement. Plus la couronne d’un arbre est développée, meilleur sera son potentiel bioclimatique.

  • Les troncs des végétaux présentent des chancres, ce qui laisse présager une fin de vie à moyen terme.

Un réexamen récent (31 janvier 2019) par un ingénieur de la Fédération suisse des Architectes Paysagistes (HES-FSAP) a permis d’établir que, bien que ne souffrant pas manifestement de chancre, ces espèces d’érables n’ont effectivement que peu de chance de survivre pendant encore plusieurs années car ils ne sont plus adaptés à l’évolution stressante du climat, et le seront de moins en moins ces prochaines décennies. Cependant, selon ce spécialiste, le pommier d’ornement proposé par la commune n’est pas plus adéquat «  parce qu’il a besoin d’un sol riche en nutriments et pas trop sec. De plus, il est sensible à diverses maladies. Il existe à choix deux autres espèces bien mieux adaptées au milieu concerné, le Gleditsia triacanthos ‘Skyline’ ou le Celtis occidentalis. »

Il apparaît donc à ce stade que, dans le contexte du réchauffement climatique, le remplacement des érables par des espèces adaptées au milieu et ne demandant que peu d’entretien serait plus avantageux tant d’un point de vue économique qu’écologique. Concernant la haie, son remplacement par une barrière engendrant une perte de valeur biologique, la conception légèrement en retrait, éventuellement sur la parcelle CFF concernée, d’une haie vive, composée d’une association de diverses espèces indigènes résistantes et pérennes, permettrait également de réaliser des économies d’entretien tout en augmentant la valeur écologique de cette zone.

Par conséquent, la soussignée demande à la Municipalité si elle peut:

  • Réexaminer la pertinence du choix de l’espèce de remplacement des érables
  • Examiner l’opportunité de créer une masse arbustive diversifiée (ou haie vive) en remplacement de la haie existante, en collaboration avec les CFF et Pro Natura.
  • Évaluer les économies d’entretien que la création d’un espace à haute valeur écologique, à base de plantes indigènes et autonomes, permettrait de réaliser.
  • Informer plus en détail les riverains et la population de la nécessité de remplacer les arbres existants, et, le cas échéant, de la création d’une zone à plus-value diversité en compensation de la haie.

Merci d’avance de donner une réponse écrite à la présente interpellation.

Valentine Python

Montreux, Riviera

Référendum sur le Centre des Congrès de Montreux : et maintenant ?

Communiqué de presse

Saluant le refus par la population du projet présenté le 10 février, soucieux de leur responsabilité, Les Verts exposent leur vision d’avenir pour le 2m2c.

Le refus de la population du projet présenté est basé sur deux points problématiques principaux: les coûts eu égard aux perspectives économiques et le concept de développement du centre.

Soucieux de leur responsabilité, Les Verts proposent de procéder rapidement à une remise aux normes du bâtiment, permettant de conserver la capacité de la salle Stravinski. Cette remise aux normes doit se faire de manière sobre et bon marché, sans développements inutiles. Retravailler l’enveloppe du bâtiment ne doit pas constituer une priorité.

Dans un second temps, les Verts proposent à la Municipalité de réaffecter la partie sud-est du 2m2c (MC1). Cet espace, notamment consacré aux congrès, est aujourd’hui surdimensionné par rapport aux besoins et aux perspectives du marché. On rappellera que l’ensemble du bâtiment avait été dimensionné pour le Symposium de télévision, une manifestation aujourd’hui disparue et dont la taille était excessive pour Montreux.

S’inspirant de la réussite de la Maison de quartier Jaman 8 à Clarens, il s’agirait d’y créer un vrai pôle de la culture, regroupant plusieurs partenaires culturels permettant de rendre ce bâtiment aux Montreusiens. Il est donc proposé de créer un espace culturel, intégrant, par exemple, le Conservatoire de musique et école de jazz, la bibliothèque Montreux-Veytaux, la salle de concert du NED, un espace d’exposition, etc. Le programme de ce lieu transversal gagnerait à s’appuyer sur une démarche participative pour prendre en compte les besoins et envies de la population.

Ce concept a l’avantage de résoudre à la fois des problèmes de locaux, souvent vétustes et exigus, des institutions culturelles régionales et de rendre attractif et accessible le 2m2c à la population, permettant de faire profiter chacun de cet environnement privilégié. Véritable lieu de vie, il concourra également à améliorer globalement l’intégration et la qualité d’accueil du 2m2c.

En revanche, les Verts ne défendent pas l’idée d’un nouveau parking pour les visiteurs. Une telle réalisation serait très onéreuse et ne s’inscrirait pas dans la politique actuelle de promotion des transports publics.

Pour Les Verts Montreux :
Florian Chiaradia, président des Verts Montreux
Yves Laurent Kundert, chef de groupe

La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour-de-Peilz – Les VMCV, la quadrature du cercle ?

Interpellation

La Tour-de-Peilz, tout comme les autres communes dans lesquelles circulent des lignes de bus, devra renforcer considérablement sa participation financière aux VMCV. Pour notre commune, le budget alloué aux VMCV passera de 2 Mios. en 2018 à 3 Mios. en 2019 et augmentera de plus de 30% sans que la COFIN ait pu clarifier les raisons de cette augmentation. Aux dires de certains, le montant budgété en 2019 serait le résultat d’une projection et que le déficit de 2017 ait été sous-évalué.

Les VMCV sont une société anonyme dont le capital appartient entièrement aux communes. La forme juridique d’une telle société limite drastiquement les droits des conseils communaux qui peinent à exercer un contrôle sur une telle entreprise, sauf a posteriori au moment du budget et des comptes et encore. Obtenir des informations, voire proposer des aménagements est la quadrature du cercle. C’est un peu comme si la commune devait accepter de payer les factures les yeux fermés.

A Montreux, une conseillère socialiste a demandé un audit de la direction et du conseil d’administration, qui a été refusée parce qu’elle était contraignante et non incitative. En effet, cette demande a été jugée irrecevable en raison du statut juridique de société anonyme des VMCV.

Suite à ce refus et au rapport de notre COFIN qui disait n’avoir pas pu clarifier les raisons de l’augmentation de la subvention aux VMCV, j’ai rédigé un premier postulat centré sur les compétences du conseil d’administration où 5 des 9 membres sont des municipaux ou syndics de la Riviera. Cette représentation majoritaire des municipaux me semblait justifier un postulat demandant de renforcer les compétences et la surveillance du conseil d’administration notamment en ré-examinant la pertinence de la composition du conseil d’administration et de ses attributions et la mise en place d’indicateurs permettant de vérifier plusieurs fois par an l’état des finances et de la gestion de cette entreprise. De cette façon, me semblait-il, il serait plus aisé de maîtriser les subventions à allouer par la (les) commune(s). Bien mal m’en a pris j’avais lamentablement ignoré la loi sur la participation de l’Etat et des communes à une personne morale (LPECPM).

La présentation de ce premier postulat que j’avais envoyé dans les délais à notre présidente a été différée et transmis au préfet qui l’a estimé irrecevable toujours en raison du statut juridique de cette entreprise.

Le préfet, dans un mail, a « admis qu’un postulat pouvait porter sur une compétence de la Municipalité » et estimé que « notre syndic était compétent pour nous communiquer les objectifs stratégiques et financiers que la commune entend atteindre au moyen de sa participation à une société anonyme «  ainsi que d’autres éléments contenus dans l’art. 15 de la LPECPM».

Au vu de ce qui précède et conformément à l’art. 15 de la LPECM, je demande à la Municipalité et plus particulièrement à notre syndic de nous donner des explications sur:

  • les objectifs stratégiques et financiers pour 2018 et 2019 et leur évolution depuis le début de la crise des VMCV
  • la forme des rapports des représentants de notre commune inscrite dans la lettre de mission, respectivement l’avenant au cahier des charges du syndic
  • les compétences en gestion et finances représentées au sein de ce conseil d’administration sont-elles adaptées à la structure actuelle des VMCV ?
  • pour 2017, à combien s’élève la charge qui a été sous-évaluée et qui a finalement été payée sur 2018 ?
  • pour 2018 et 2019, les charges liées à des problèmes de trésorerie ou de restructuration et les charges liées à l’exploitation des lignes (notamment engagement de chauffeurs supplémentaires et amortissement des nouveaux véhicules) seront-elles comptabilisées dans des comptes différents ?
  • 2019 sera-t-elle la dernière année où les VMCV auront à éponger des problèmes de trésorerie ?

Je souhaite que la Municipalité donne une réponse écrite aux questions de cette interpellation.

Geneviève Pasche

Riviera, Vevey

Vevey – Non au parking souterrain à la Place du Marché

Communiqué

Création d’un groupe citoyen et interpartis d’opposition à l’initiative veveysanne «Pour la création d’un parking souterrain à la Place du Marché»

En fonction de la prochaine décision du Conseil communal sur le préavis de la Municipalité, les Veveysan-ne-s pourraient être appelé-es à voter sur l’initiative pour le parking souterrain. Dans ce cas, les Verts appelleront alors à la création d’un large comité pour lutter contre ce projet qui conduirait la ville dans une impasse urbanistique et financière et ferait perdurer une aberration en termes de mobilité.

Les Verts souhaitent rassembler les divers et nombreux opposant-es qui, comme eux, sont convaincus que cacher les voitures sous le goudron ne résoudra pas la problématique complexe de la circulation au centre-ville de Vevey et son lot de nuisances. Un tel parking pourrait même compliquer la situation. D’autres orientations cohérentes et coordonnées ont déjà fait l’objet d’études avancées, telles que le réaménagement de la Place en surface au travers du projet « d’Amour et d’eau fraîche » (avec le maintien de 200 places de stationnement en surface), les projets de parking derrière la gare et à Entre-deux-Villes, sans oublier l’élaboration d’un Plan directeur du stationnement qui viendra compléter le projet de Plan directeur communal. Ceux-ci définissent (Plan directeur du stationnement et projet de Plan directeur) les orientations stratégiques pour Vevey et son agglomération proche, en offre de stationnement supportable – écologiquement et économiquement – sur le long terme.

Si le Conseil communal de Vevey suit les conclusions de la Municipalité et rejette l’initiative, le texte sera soumis au vote des Veveysan-ne-s, accompagné d’une recommandation de rejet par la Municipalité. Au contraire, si le Conseil communal approuve l’initiative, celle-ci ne sera pas mise en votation mais les élu-e-s de Vevey seront tenus, dans les 15 mois qui suivent, d’approuver toutes décisions utiles à la mise en œuvre du projet de parking enterré.

Dans tous les cas, les Verts œuvreront pour des solutions écologiquement, socialement et économiquement responsables, n’oubliant pas de proposer des solutions alternatives (qui ont fait leurs preuves en d’autres lieux) afin d’aller à la rencontre des attentes des commerçants.

Geneviève Pasche, présidente honoraire des Verts-Riviera

Antoine Dormond, Conseiller communal, Vevey

Riviera

Hôpital Riviera-Chablais et transports publics “sous perfusion”

A 15 mois de l’ouverture du nouvel hôpital à Rennaz et 2 semaines après la votation populaire qui a vu le refus du passage des trolleybus VMCV à travers Villeneuve, les députés verts interrogent le Conseil d’Etat car il y a bien urgence. Ils souhaitent que le Conseil d’Etat apporte des garanties quant à la recherche de nouvelles solutions pour des transports publics efficaces et efficients à destination de l’Hôpital de Rennaz et cela dès sa mise en service prévue le 1er juillet 2019.

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