La Tour-de-Peilz, Riviera

La Tour-de-Peilz – L’espace urbain, ça chauffe ! Quelles mesures ?

Interpellation

Conseil communal du 9 septembre 2020

Ces derniers étés ont été parmi les plus chauds jamais enregistrés, que ce soit dans le monde mais aussi en Suisse.

La dernière décennie a été la plus chaude depuis le début des mesures météorologiques et les prochaines décennies seront encore plus chaudes.

En ville, l’énergie solaire est emmagasinée dans les matériaux des bâtiments et le bitume des routes et des parkings. L’énergie accumulée durant la journée est alors restituée dans l’atmosphère la nuit, créant le phénomène des « îlots de chaleur ». L’excès de chaleur, notamment nocturne, peut avoir de graves conséquences sur la santé.

En effet, avez-vous déjà vu les enfants dans leur cours d’école en pleine chaleur ? La chaleur qu’emmagasine et rejette le goudron fait que même sous les marronniers, la chaleur est trop forte et les enfants préfèrent aller se réfugier sur les abords de la cours, moins goudronnée. Ou même au bord du lac, où les platanes offrent une certaine ombre, n’avez-vous jamais remarqué qu’en pleine journée d’été, il est difficile de marcher tranquillement sur les quais sans souffrir de la chaleur ?

Ainsi, il devient urgent de rafraîchir nos espaces publics, afin de pouvoir continuer à les utiliser pendant les journées d’été.

Plusieurs mesures existent pour diminuer cet effet d’îlots de chaleur urbaine, telles que la végétalisation ou la perméabilisation des sols. Les arbres permettent d’augmenter l’ombre disponible, de rafraîchir et de purifier l’air, ou encore de contribuer au bien-être des habitants.

Ainsi, j’aimerai poser à la municipalité les questions suivantes :

  1. A-t-elle déjà envisagé ou envisage-t-elle de mettre en place une stratégie pour diminuer la chaleur et en atténuer les effets des espaces publics urbains ?
  2. A-t-elle envisagé de prendre des mesures pour réduire la surface imperméable dans l’espace urbain, telles que le remplacement du goudron par un revêtement perméable ou semi-perméable quand cela était possible, notamment dans les espaces fréquentés par des personnes sensibles, tels que les cours d’écoles et les quais, ou encore l’utilisation de dalles alvéolées pour les places de stationnement ?
  3. A-t-elle envisagé une stratégie de végétalisation de l’espace urbain pour diminuer la chaleur urbaine ? Par exemple : a. de planter des arbres dans les espaces urbains sensibles, tels que les abords de la gare, les trottoirs très fréquentés ou encore les cours d’école ? b. de planter de la végétation basse au pied des arbres, afin d’accentuer encore leur effet rafraîchissant ? c. d’adapter la taille des arbres afin qu’ils offrent une ombre plus couvrante aux promeneurs ? d. de favoriser la végétalisation des façades et des toitures des bâtiments ?

En remerciant la Municipalité pour ses réponses,

Elise Kaiser