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Benjamin Rudaz

Co-président des Verts lausannois
Conciliation homme-nature, même en ville
Né à Vevey le 3 avril 1985, d’origine valaisanne mais de coeur vaudois, je suis membre des Verts depuis 2008, d’abord à Montreux puis à Lausanne en 2010. Candidat aux élections communales de 2011, puis en 2016, j’ai finalement rejoint le comité du parti lausannois en mai 2016.
Ayant grandi les pieds dans l’eau au bord d’un ruisseau, c’est tout naturellement que je me suis orienté vers les sciences de l’environnement, domaine dans lequel j’ai obtenu une maîtrise universitaire en 2010 à l’Université de Lausanne. J’ai ensuite entamé une thèse de doctorat, qui se focalise sur l’activité des torrents de montagne, de leur rôle dans l’érosion des massifs alpins, ainsi que des dangers qu’ils peuvent représenter pour les activités humaines. Cette interaction nature-homme est malheureusement bi-directionnelle, puisque désormais notre activité humaine modifie la composition de l’atmosphère, avec toutes les conséquences climatiques que l’on connait.

Une ville climatiquement responsable

Nos émissions actuelles, causées notamment par les carburants utilisés pour notre mobilité et notre chauffage, doivent donc être réduites au plus vite. Ce sont là mes deux sujets de prédilection, soit l’énergie et les transports. Dans ces deux domaines, Lausanne, en tant que collectivité, a la capacité d’agir, que ce soit au niveau de la ville, mais aussi plus localement de ses habitants. Le développement récent des transports publics (m2, RER), des alternatives à la voiture individuelle (vélos électriques, auto-partage, co-voiturage) ont initié le bon virage pour une baisse significative des émissions de CO2 (but global) et de la pollution urbaine (but local). AU niveau de l’énergie, la politique des Services Industriels, en main publique et sous une conduite politique, permet de promouvoir les économies d’énergie, tout en développant un parc de production le plus renouvelable possible (Lavey, EolJorat, solaire). La production solaire en ville devrait être un objectif ambitieux de Lausanne, que ce soit par des installations industrielles (grands toits) que par des particuliers (balcons, volets).
C’est sur ces dossiers notamment que je prévois de m’investir, car les chantiers ne manqueront pas, notamment:
– sortie du nucléaire et stratégie énergique 2050
– avènement des voitures électriques et de la mobilité douce
– construction du m3, du tram et de ses extensions (Borde et Villars-Sainte-Croix)
– Extension du traffic ferroviaire par Léman 2030
J’aimerais également initier la réflexion sur le remplacement à terme du m1 vieillissant et qui ne répondra plus aux attentes d’une agglomération toujours plus dense.

Nature en ville

Habiter en ville ne devrait pas rimer avec un renoncement à la nature. Ainsi, tant les espaces verts publics classiques (Parcs, square, avenues arborées, coulées vertes et forêts) qu’insoupçonnés (balcons, toits végétalisés, parterre d’immeubles, fissures dans le bitume, etc) devraient participer à augmenter la qualité de vie en ville. De plus, les démarches de jardins urbains, ou de plantages (jardins familiaux, potagers urbains) permettent aux citadins de produire eux-mêmes de la nourriture. Ces espaces sont également idéaux pour les liens entre voisins, entre générations, entre citoyennes et citoyens. La ferme de la Rovéréaz est un très bon exemple des initiatives à encourager pour permettre aux « urbains » de se salir un peu les mains.