Intervention communale, pully

Pully – Question concernant les grands arbres plantés avec chaque nouvelle construction et le suivi qui leur sont donnés par la suite

Au cours du long été caniculaire que nous avons subi cette année, il a été démontré que les villes n’ayant pas assez de grandes surfaces de verdure ou de forêts souffraient beaucoup plus de la chaleur que les autres.

Pully ne nous paraît, heureusement, pas être dans cette situation. Toutefois, il est une question que je me pose depuis quelques années : que sont devenus les grands arbres plantés suite à la construction d’un immeuble? Il me semble que certaines parcelles n’ont plus le nombre requis au vu de leur surface, soit un grand arbre par 500m2, ce qui est la règle si je ne m’abuse.

L’arbre planté a peut-être séché. Le grand arbre, abattu avec l’accord de la commune, n’a pour sa part pas été replanté ou met des années à devenir grand. J’en ai fait moi-même l’expérience et personne de la commune n’est venu vérifier la nouvelle essence que j’avais plantée. C’est vrai qu’il y a plus de trente ans de cela !

Il y a quelques mois déjà, nous avons eu entre les mains le recensement des grands et beaux arbres sur le territoire de la commune; des arbres faisant partie du paysage et lui donnant sa marque. Ce recensement a été organisé il y a plus de douze ans et nous pouvons imaginer qu’il sera à nouveau effectué d’ici quelques années.

En ce qui concerne les autres « grands arbres » puis-je demander à la commune si ces arbres sont répertoriés d’une manière ou d’une autre et s’il y a un suivi en la matière et remercie la municipalité pour les renseignements qu’elle pourra nous donner sur l’ensemble de cette question.

Eugène Roy

Lavaux-Oron, pully

Pully – Réchauffement climatique et urbanisme

Postulat

Introduction

Ces derniers étés, nos villes sont devenues de véritables fours. En moyenne, la température y est de 5°C plus élevée qu’à la périphérie avec des écarts maxima beaucoup plus importants. On parle d’îlot de chaleur urbain : les sols construits ou bétonnés chauffent plus fortement que les sols en cultures, en herbe ou en forêt. Au sol, la température peut passer de 80° C dans une cour de récré bétonnée à 29° C dans un parc public vert (chiffre de Rue de l’Avenir). La nuit, l’inertie thermique de l’ensemble bâti et de la maréchaussée maintient des températures élevées, affectant ainsi le sommeil des habitants. Selon les derniers rapports du GIEC, l’élévation des températures va se poursuivre.

L’objet du présent postulat n’est pas d’évoquer de possibles contributions communales à la lutte contre les causes du réchauffement climatique mais d’envisager des mesures  pour en limiter les effets. De nombreuses villes (p.ex. New-York, Hambourg) développent des programmes spéciaux pour créer des espaces verts, réputés comme îlots de  fraîcheur.

Un article intéressant sur ce sujet a paru dans la revue « Efficience 21 » sous le titre « Davantage de nature pour  protéger nos villes du réchauffement ». Extrait du premier paragraphe de cet article : « En Suisse comme ailleurs, le  climat se réchauffe et les évènements météorologiques  extrêmes se multiplient. La Confédération cherche des  pistes et soutient une trentaine de projets pilotes  d’adaptations aux changements climatiques afin de limiter les dommages et de maintenir la qualité de vie. (…) Une  autre étude, Urban Green & Climat Bern, est actuellement  menée à Berne sur le rôle et la gestion des arbres dans un développement urbain adapté aux changements climatiques. »

Que pourrait faire notre commune ?

A ma connaissance, Pully n’est pas intégrée dans le  programme de la Confédération. Ceci ne devrait pas  l’empêcher de prendre les devants et de s’inspirer des mesures issues des projets pilotes, ce qui pourrait amener à  réviser le Plan directeur communal, le PGA, le RCATC ainsi que les pratiques d’octroi des permis de construire.

Quelques mesures possibles (liste indicative et non  exhaustive) :
• Végétaliser au maximum au sol et planter des arbres  majeurs portant ombre sur la chaussée (radiateur important) ;
• Végétaliser les toitures et même les façades ;
• Donner la préférence aux couleurs claires pour le bâti ;
• Limiter l’imperméabilisation des surfaces, notamment des places de parc ;
• Aménager/préserver des couloirs d’aération dans les quartiers, essentiellement dans la direction des vents thermiques (nord-sud pour Pully) ;
• Faire plus systématiquement usage de la possibilité d’imposer un plan d’affectation /plan de quartier plutôt que de laisser démolir et reconstruire immeuble par immeuble. En pratiquant de telle sorte, il est plus facile d’obtenir un  ensemble cohérent et de mettre en œuvre les mesures ci-dessus et notamment d’imposer une végétalisation conséquente et des revêtements plus perméables ;
• Multiplier les points d’eau potable.

Objet du postulat

Par le présent postulat, je demande à la Municipalité d’établir un rapport sur l’état des lieux (relevé d’écarts de température significatifs) et sur les mesures destinées à  lutter contre les effets du réchauffement climatique :  mesures déjà prises, mesures réalisables à court terme ainsi que mesures envisageables à moyen et long terme.

Annexe : communiqué de presse de la ville de Sion

Alexis Bally