Lavaux-Oron, pully

Pully – Les antennes de téléphonie mobile

Intervention au nom du groupe des Vert.e.s au point « Divers »

Questions à propos des antennes de téléphonie mobile sur le territoire communal

En avril dernier, le Grand Conseil vaudois a adopté à une très large majorité une résolution demandant un moratoire sur l’installation d’antennes 5G jusqu’à ce que soit connues les conclusions d’une étude mandatée par l’Office fédéral de l’environnement sur les impacts de cette nouvelle technologie. A ce jour, les résultats de l’étude n’ont toujours par été publiés.

Dernièrement, au nom du groupe des Verts, j’ai déposé une opposition au projet de remplacement des antennes de téléphonie mobile sur la toiture d’un bâtiment administratif à l’av. C.F. Ramuz 70, dans le cadre de la procédure de mise à l’enquête. En effet, nous sommes d’avis que le principe de précaution doit être appliqué, d’autant plus qu’à cet endroit, les antennes sont situées à proximité immédiate des bâtiments scolaires de Chamblandes et de l’UAPE « Les Copains d’Abord ».

Ceci m’amène à poser 2 questions à la Municipalité :

– La Municipalité va-t-elle attendre que soient connues les conclusions de l’étude mandatée par l’Office fédéral de l’environnement avant d’autoriser la transformation ou l’implantation d’antennes de téléphonie mobile destinées notamment à assurer le développement de la technologie dite 5G?

– Comment la Ville de Pully planifie-t-elle le développement d’antennes de téléphonie mobile sur son territoire?

Je remercie d’avance la Municipalité d’apporter réponse à ces questions et vous remercie pour votre attention.

Anne Viredaz Ferrari

Intervention communale, pully

Pully – Question concernant les grands arbres plantés avec chaque nouvelle construction et le suivi qui leur sont donnés par la suite

Au cours du long été caniculaire que nous avons subi cette année, il a été démontré que les villes n’ayant pas assez de grandes surfaces de verdure ou de forêts souffraient beaucoup plus de la chaleur que les autres.

Pully ne nous paraît, heureusement, pas être dans cette situation. Toutefois, il est une question que je me pose depuis quelques années : que sont devenus les grands arbres plantés suite à la construction d’un immeuble? Il me semble que certaines parcelles n’ont plus le nombre requis au vu de leur surface, soit un grand arbre par 500m2, ce qui est la règle si je ne m’abuse.

L’arbre planté a peut-être séché. Le grand arbre, abattu avec l’accord de la commune, n’a pour sa part pas été replanté ou met des années à devenir grand. J’en ai fait moi-même l’expérience et personne de la commune n’est venu vérifier la nouvelle essence que j’avais plantée. C’est vrai qu’il y a plus de trente ans de cela !

Il y a quelques mois déjà, nous avons eu entre les mains le recensement des grands et beaux arbres sur le territoire de la commune; des arbres faisant partie du paysage et lui donnant sa marque. Ce recensement a été organisé il y a plus de douze ans et nous pouvons imaginer qu’il sera à nouveau effectué d’ici quelques années.

En ce qui concerne les autres « grands arbres » puis-je demander à la commune si ces arbres sont répertoriés d’une manière ou d’une autre et s’il y a un suivi en la matière et remercie la municipalité pour les renseignements qu’elle pourra nous donner sur l’ensemble de cette question.

Eugène Roy

Lavaux-Oron, pully

Pully peut-elle sauver la planète ?

Interpellation

« C’est pas demander la lune que de sauver la terre », des manifestations monstres, le 18 janvier, le 2 février et le 15 mars dernier ont montré la prise de conscience collective de notre jeunesse face à la crise climatique.
Mais sauver le monde n’est pas uniquement de la responsabilité de la jeunesse, c’est notre devoir à tous. Enfants, nous rêvions d’être des super-héros, voilà enfin l’occasion de montrer ce que nous valons, individuellement et collectivement.

Au niveau communal aussi nous avons notre rôle à jouer. Le Régional révélait dans son édition du 28.02.2019, que Lausanne a baissé ses émissions de gaz à effet de serres 20% entre 2005 et 2016 alors même que sa population augmentait et la Ville vise une baisse supplémentaire de 20%. Montreux aussi suit l’évolution de ses rejets de CO 2 et ses émissions ont chuté de plus d’un tiers entre 2000 et 2014.

A Pully, bien souvent à l’initiative du Conseil communal, tous partis confondus, nous avons- nous aussi mis en place des mesures pour effectuer la transition écologique, avec notamment l’inscription au label « Cité de l’énergie ». Mais des questions demeurent et c’est le sens de cette interpellation :

  • La ville de Pully suit-elle ses émissions de CO2 et auquel cas sait-on si nous aussi nous sommes en mesures de les diminuer ? Quels sont les objectifs à l’horizon 2050 ?
  • Quelles sont les mesures que Pully met aujourd’hui en place pour lutter contre le réchauffement climatique et qu’elle souhaite mettre en place à l’avenir ?

Dimitri Simos

Lavaux-Oron, pully

Pully – Réchauffement climatique et urbanisme

Postulat

Introduction

Ces derniers étés, nos villes sont devenues de véritables fours. En moyenne, la température y est de 5°C plus élevée qu’à la périphérie avec des écarts maxima beaucoup plus importants. On parle d’îlot de chaleur urbain : les sols construits ou bétonnés chauffent plus fortement que les sols en cultures, en herbe ou en forêt. Au sol, la température peut passer de 80° C dans une cour de récré bétonnée à 29° C dans un parc public vert (chiffre de Rue de l’Avenir). La nuit, l’inertie thermique de l’ensemble bâti et de la maréchaussée maintient des températures élevées, affectant ainsi le sommeil des habitants. Selon les derniers rapports du GIEC, l’élévation des températures va se poursuivre.

L’objet du présent postulat n’est pas d’évoquer de possibles contributions communales à la lutte contre les causes du réchauffement climatique mais d’envisager des mesures  pour en limiter les effets. De nombreuses villes (p.ex. New-York, Hambourg) développent des programmes spéciaux pour créer des espaces verts, réputés comme îlots de  fraîcheur.

Un article intéressant sur ce sujet a paru dans la revue « Efficience 21 » sous le titre « Davantage de nature pour  protéger nos villes du réchauffement ». Extrait du premier paragraphe de cet article : « En Suisse comme ailleurs, le  climat se réchauffe et les évènements météorologiques  extrêmes se multiplient. La Confédération cherche des  pistes et soutient une trentaine de projets pilotes  d’adaptations aux changements climatiques afin de limiter les dommages et de maintenir la qualité de vie. (…) Une  autre étude, Urban Green & Climat Bern, est actuellement  menée à Berne sur le rôle et la gestion des arbres dans un développement urbain adapté aux changements climatiques. »

Que pourrait faire notre commune ?

A ma connaissance, Pully n’est pas intégrée dans le  programme de la Confédération. Ceci ne devrait pas  l’empêcher de prendre les devants et de s’inspirer des mesures issues des projets pilotes, ce qui pourrait amener à  réviser le Plan directeur communal, le PGA, le RCATC ainsi que les pratiques d’octroi des permis de construire.

Quelques mesures possibles (liste indicative et non  exhaustive) :
• Végétaliser au maximum au sol et planter des arbres  majeurs portant ombre sur la chaussée (radiateur important) ;
• Végétaliser les toitures et même les façades ;
• Donner la préférence aux couleurs claires pour le bâti ;
• Limiter l’imperméabilisation des surfaces, notamment des places de parc ;
• Aménager/préserver des couloirs d’aération dans les quartiers, essentiellement dans la direction des vents thermiques (nord-sud pour Pully) ;
• Faire plus systématiquement usage de la possibilité d’imposer un plan d’affectation /plan de quartier plutôt que de laisser démolir et reconstruire immeuble par immeuble. En pratiquant de telle sorte, il est plus facile d’obtenir un  ensemble cohérent et de mettre en œuvre les mesures ci-dessus et notamment d’imposer une végétalisation conséquente et des revêtements plus perméables ;
• Multiplier les points d’eau potable.

Objet du postulat

Par le présent postulat, je demande à la Municipalité d’établir un rapport sur l’état des lieux (relevé d’écarts de température significatifs) et sur les mesures destinées à  lutter contre les effets du réchauffement climatique :  mesures déjà prises, mesures réalisables à court terme ainsi que mesures envisageables à moyen et long terme.

Annexe : communiqué de presse de la ville de Sion

Alexis Bally

Lavaux-Oron, pully

Campagne Stop mitage

Rejoignez les Verts qui s’engagent pour la votation «Stopper le mitage»

Nous serons :

Evènement, Lavaux-Oron, pully

Pully – Film-débat «Densification : le bonheur est-il dans les quartiers et les villages» ?

Mercredi 23 janvier 2019 à 19h au Cinéma CityClub Pully

L’initiative populaire « Stopper le mitage », qui sera soumise au vote le 10 février 2019, pose de nombreuses questions. Comment « densifier les centres » pour préserver la terre et éviter l’étalement urbain ? Cette densification est-elle compatible avec la qualité de vie et a-t-elle un prix ?

Projection du film «Ville dense» – Patrimoine suisse – 22 min

Intervenants:
Etienne Raess, urbaniste et député au Grand Conseil
Alexis Bailly, ingénieur et conseiller communal à Pully

Entrée libre
Apéritif après le débat

Intervention communale, Lavaux-Oron, pully

Pully – Traitement des motions et postulats

Intervention

Dans notre système politique, les membres des conseils législatifs ont le droit d’émettre des propositions à l’intention des exécutifs. Ce droit existe tant au niveau fédéral que cantonal et communal. Une proposition s’appelle motion si elle demande une modification de loi, de règlement ou une action concrète. Elle est impérative pour l’exécutif. Un postulat a un caractère moins contraignant et se limite en général à demander un rapport sur tel ou tel sujet relevant de l’exécutif.

La proposition est soit renvoyée directement à l’exécutif sur vote du conseil, soit transmise à une commission pour étude préalable et préavis au conseil. Le vote final sur le renvoi ou non à l’exécutif incombe au conseil.

Dans la très grande majorité des communes vaudoises, il suffit qu’un nombre restreint de conseillers (1/5 de l’effectif par exemple) le demande pour que la proposition soit renvoyée à une commission. Cette manière de procéder, conforme à la loi sur les communes, garantit que la proposition soit examinée « à tête reposée » par une commission. C’est donc une assurance pour les partis minoritaires « d’avoir droit au chapitre ».

Il se trouve qu’à Pully, à l’occasion d’une révision du règlement du Conseil communal, le conseil, sur proposition d’un membre du PLR, a accepté une disposition imposant que le renvoi à une commission soit décidé à la majorité du conseil et non sur demande d’un nombre restreint de conseillers. Conséquence : plusieurs propositions de « minoritaires » ont été enterrées sans examen approfondi en commission.

Après consultation du Service juridique du canton et constatant que la majorité des communes pratiquaient le renvoi facilité en commission, j’ai déposé une motion pour que soit supprimée l’obligation du vote par l’ensemble du conseil. La motion, cosigné par les chefs de groupe des autres partis, à l’exception du PLR, a été acceptée par la majorité du conseil, le PLR ayant voté contre en bloc.

Alexis Bally