Lausanne

Terrasses lausannoises : quelle est la stratégie municipale ?

Communiqué de presse du 6 mai 2019

La nouvelle politique municipale en matière d’ameublement de terrasse interroge. Les Verts lausannois s’inquiètent de directives peu transparentes, qui font planer le risque d’arbitraire et d’inégalité de traitement. Ils déposeront dès lors une interpellation demain soir au Conseil communal.

Attachés à la diversité et à l’initiative individuelle, les Verts avaient posé une question orale à la Municipalité il y a quelques semaines au sujet de la pétition du Great Escape, mais la réponse du Municipal en charge a été évasive et peu convaincante sur les critères posés pour le mobilier des terrasses et sur les intentions de la Ville.

Uniformisation des couleurs de l’ensemble du mobilier d’une terrasse, voire d’une rue, interdiction de poser de manière momentanée des télécabines, interdiction des mobiliers bigarés tel un biergarten festif… l’ensemble de ces décisions révélées peu à peu par la presse ou des pétitions en ligne interpellait sur la politique de la Municipalité alors que les terrasses sont la pierre angulaire de la dynamisation des espaces publics. Le Conseil communal n’a par ailleurs eu vent d’aucun règlement sous-tendant ces décisions.

Les Verts sont favorables à un espace public de qualité et convaincus que l’harmonie et la beauté contribuent à la qualité de vie. C’est dans ce sens notamment qu’ils défendent une diminution de la publicité sur l’espace public. Sachant que les terrasses sont un moyen de rendre les rues et la ville ouvertes et dynamiques, ils soutiennent la réalisation de ces dernières, avec du matériel de qualité. Ils constatent d’ailleurs qu’elles sont toujours plus fréquentées et demandées par les Lausannois-es, favorisant ainsi leur appropriation du domaine public.

En parallèle, sensibles à l’originalité d’un espace public et à l’esprit d’initiative des cafetiers qui cherchent à se démarquer avec une identité visuelle ou un style de mobilier, les Verts soutiennent les initiatives intéressantes qui éclosent souvent de la part des restaurateurs et contribuent à dynamiser une rue, à surprendre les promeneurs et à les inviter à s’asseoir.

L’octroi d’une terrasse doit être en principe accessible à tous les types de restaurants. Imposer un certain style de mobiliers pourrait priver certains établissements, moins rentables, de toute terrasse.

Les Verts regrettent le manque de transparence et le risque d’arbitraire qui semblent accompagner ces décisions et interpellent la Municipalité sur les procédures internes qui y conduisent (cf. interpellation “De quelle couleur doit être une terrasse?”). L’aménagement de l’espace public, s’il doit être réfléchi et harmonieux, n’a pas à être uniformisé.

Alice Genoud, Benjamin Rudaz, Intervention communale, Lausanne, Ngoc Huy Ho, Sophie Michaud Gigon

De quelle couleur doit être une terrasse ?

Interpellation

Récemment les Verts ont posé une question orale concernant la terrasse du Great Escape. Une pétition réunissait des milliers de signatures et s’insurgeait contre le traitement municipal imposé au mobilier de la terrasse. Elle y faisait mention des différences de traitement entre établissements, de l’arbitraire qui semblait sous-tendre les décisions. Depuis, plusieurs cas similaires sont sortis dans la presse.

Les Verts sont favorables à un espace public de qualité et convaincus que l’harmonie et la beauté contribuent à la qualité de vie. C’est dans ce sens notamment qu’ils plaident pour une diminution de la publicité sur l’espace public. Convaincus aussi que les terrasses sont un moyen de rendre la rue et la ville joyeuses et dynamiques, ils soutiennent la mise sur pied de celles-ci et sont ravis qu’elles soient de plus en plus demandées par les Lausannois-es. Il semble ainsi couler de source que le matériel offert aux usagers soit de bonne qualité.

En parallèle, sensibles à la diversité dans l’espace public et à l’esprit d’initiative des cafetiers qui cherchent à se démarquer avec une identité visuelle ou un style de mobilier, les Verts saluent les initiatives qui éclosent et contribuent à dynamiser une rue, à surprendre les promeneurs et à les inviter à s’asseoir.

Ainsi, nous profitons de cette interpellation pour exprimer une certaine incompréhension face à la démarche de la Ville et avons l’avantage de poser les questions suivantes à la Municipalité :

  • Sur quelle stratégie de fond se base la volonté de la Municipalité d’uniformiser les terrasses en terme de couleurs et de matériaux ?
  • Une pesée d’intérêts a-t-elle été faite entre carcan administratif et tentative d’harmoniser l’espace public ?
  • La Municipalité ne craint-elle pas de décourager les cafetiers avec des contraintes peu compréhensibles en les obligeant à changer un mobilier encore en bon état et leur imposant ainsi des frais?
  • Quels sont les critères auxquels doivent répondre les cafetiers-restaurateurs ?
  • Imposer un certain style de mobiliers pourrait priver certains établissements, moins rentables, de toute terrasse. La Ville ne craint-elle pas de diminuer la diversité des enseignes en imposant un style de mobilier plus onéreux ?
  • Sur quelle base légale et règlementaire la Municipalité se base-t-elle pour valider ou interdire certains mobiliers ?
  • Applique-t-elle le même traitement à toutes les enseignes ?
  • L’esthétisme des terrasses étant des compétences de la Direction du logement, de l’environnement et de l’architecture et les autorisations de la Direction de la sécurité et de l’économie, quelle est la gouvernance des terrasses dans l’administration ?
  • La Municipalité n’est-elle pas mal à l’aise de pousser à jeter du mobilier en bon état sous prétexte qu’il n’est pas de la bonne couleur et comment assume-t-elle ce gaspillage potentiel ?
  • Uniformiser une rue en imposant le gris dans toute un espace n’est-il pas contraire à la volonté de la Ville de dynamiser le centre, rien que visuellement ?

Sophie Michaud Gigon

Ngoc Huy Ho

Alice Genoud

Benjamin Rudaz

David Raedler, Intervention communale

Des nuits sans trafic pour le bien de la santé des lausannoises et lausannois

Postulat

Plusieurs études et articles parus ces derniers mois ont souligné les graves conséquences que le bruit du trafic peut avoir sur la santé des habitantes et habitants d’une ville. S’ajoutant aux autres conséquences négatives d’un trafic motorisé trop important (pollution, maladies pulmonaires, accidentologie, etc.), le bruit a été placé au centre des inquiétudes d’une grande partie du monde médical et scientifique.

S’agissant spécifiquement de Lausanne, une étude parue en 2018 a mis en lumière un lien direct, dans plusieurs quartiers de la ville, entre les problèmes de somnolence la journée et le bruit nocturne causé par la circulation1. Menée par des chercheurs du CHUV, des HUG et de l’EPFL, dont le Prof. Stéphane Joost (chercheur au Laboratoire de systèmes d’information géographique de l’EPFL), cette recherche a relevé l’existence de points noirs particulièrement problématiques, dont le carrefour entre l’av. d’Echallens et le ch. de Montétan, les abords de la place de Milan ou encore les alentours de la place de la Riponne. En examinant le cas de 3’700 habitantes et habitants de tous quartiers, et en mettant leurs expériences en rapport avec les données du cadastre du bruit réalisé par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), les chercheurs ont établi un lien direct entre ces problèmes de bruit et la somnolence diurne dont souffrent les personnes concernées.

Cette étude a notamment relevé que la circulation lausannoise était la plus bruyante de Suisse. Elle dépasse en effet souvent les 55 décibels, soit la valeur limite imposée par l’Ordonnance sur la protection contre le bruit (RS 814.41 ; « OPB »)2, en raison de ses rues en pente qui entraînent des démarrages ou des accélérations marquées. Cette valeur dépasse en outre le seuil maximal autorisé par l’Office fédéral de la santé publique, qui est de 50 décibels LEQ (moyenne continue dans le temps de l’énergie acoustique diffusée).

L’impact sonore de ces démarrages et accélérations s’avère particulièrement marqué en période nocturne. Or, les perturbations du sommeil causées par le bruit de la circulation ont un réel effet négatif sur la santé, puisqu’elles peuvent causer une somnolence diurne, une augmentation du stress et des maladies psychiques telles que la dépression, un risque accru d’obésité, des maladies cardio-vasculaires ou encore des accidents liés à la fatigue.

Les problèmes liés au trafic automobile de nuit sont d’ores et déjà pris en compte par la Ville de Lausanne aux abords des hôpitaux. Afin de limiter les nuisances et permettre aux patients de bénéficier du sommeil nécessaire à leur rétablissement, la circulation automobile est en effet interdite aux abords du CHUV entre 22h et 6h.

Compte tenu de la topographie marquée de la ville, il est impératif de tenir compte de ces éléments et de limiter au maximum les nuisances sonores liées au trafic automobile nocturne. A l’exemple du choix opéré autour des hôpitaux, cela doit notamment se faire par des interdictions partielles de circuler de nuit sur certains tronçons particulièrement problématiques. Cela peut en particulier être le cas sur des tronçons aux pentes marquées. Ces interdictions partielles pourraient réserver certaines exceptions, notamment pour les résidents ou les transports-publics – toujours toutefois en conservant comme objectif central la réduction des nuisances sonores liées au trafic routier.

Ces interdictions nocturnes viennent utilement compléter d’autres mesures prises – ou envisageables – afin de lutter contre le bruit lié au trafic automobile. Cela couvre notamment les limitations de vitesse nocturnes généralisées qui sont prévues pour être mises en œuvre à Lausanne3.

Ce n’est qu’avec de telles mesures que les risques pour la santé des lausannoises et lausannois, mis en lumière et développés par l’étude menée par des chercheurs du CHUV, des HUG et de l’EPFL, peuvent être réduits.

Conclusions :

La présente initiative invite la Municipalité à étudier l’opportunité d’interdire la circulation nocturne de véhicules motorisés (entre 22h et 6h) sur certains tronçons routiers. Ce faisant, la Municipalité pourra prévoir certaines exceptions (résidents, transports-publics, etc.), tout en conservant comme objectif principal la réduction des nuisances sonores liées au trafic routier.

David Raedler

1 Stéphane Joost, José Haba-Rubio, Rebecca Himsl, Peter Vollenweider, Martin Preisig, Gérard Waeber, Pedro Marques-Vidal, Raphaël Heinzer, Idris Guessous, Spatial clusters of daytime sleepiness and association with nighttime noise levels in a Swiss general population (GeoHypnoLaus), International Journal of Hygiene and Environmental Health, 1 June 2018, p. 951 à 957.

2 Annexe 3.

3https://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/Le-30kmh-la-nuit-une-affaire-de-sante-publique/story/29035039 (vu le 2.04.2019).

David Raedler, Intervention communale

Un accès libre à nos « belles rives » pour toutes et tous

Postulat

Les beaux jours étant enfin de retour, ils s’accompagnent de l’usuelle « transhumance » de toute lausannoise et tout lausannois sur les bords du lac, afin d’y profiter de la météo clémente et de la beauté des paysages lausannois. Cet attrait du lac s’avère aujourd’hui de plus en plus marqué tant ses berges sont utilisées et appréciées par chacune et chacun. Plusieurs des projets récemment annoncés par la Commune de Lausanne – dont la création d’une plage publique à Ouchy – répondent correctement à ce souhait d’accès large aux rives. Le succès de récents bars établis à Bellerive démontre tout aussi clairement cette envie générale de profiter du Léman, tout comme le nombre de personnes qui parcourent les cheminements piétonniers aux abords du lac.

La thématique de l’accès aux rives du lac doit également tenir compte de l’importance de ces rives, tant historique qu’émotionnelle. Habitées depuis 8’000 ans, elles portent en effet les traces de chaque époque, des nécropoles de Vidy (4’500 av. J.-C.) aux menhirs de Lutry (3’000 av. J.-C.), et servent encore aujourd’hui d’abris et de refuge à de nombreuses espèces animales, dont les oiseaux migrateurs1. Cette richesse des rives est d’ailleurs bien soulignée sur le site Internet de la ville, où l’on peut lire que « [a]u bord du lac Léman, les jardins s’avancent jusqu’à l’eau et laissent rarement la place à un chemin (…) [avec toutefois] de très belles exceptions[, p]ar exemple entre Lutry et Morges, [où] un chemin serpente entre rives du lac et jardins soignés, le long des plages sauvages ou des quais fleuris, sur près de 15 km. »2.

L’accès complet et libre au lac est par ailleurs expressément évoqué en droit fédéral à l’art. 3 al. 2 let. c de la Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (« LAT »), qui dispose qu’il convient notamment « de tenir libres les bords des lacs et des cours d’eau et de faciliter au public l’accès aux rives et le passage le long de celles-ci ». Il est plus largement au centre de fréquents débats liés à la privatisation de ces berges.

Lausanne, comme elle le prône elle-même, s’avère un bon élève en la matière. Il est en effet possible, en hiver, de cheminer de façon quasiment discontinue des frontières de la Commune de St-Sulpice à celles de Pully. Cette « précision hivernale » est toutefois centrale, dans la mesure où un point noir existe et demeure à ce jour en termes de cheminement lacustre : là où se trouve la piscine de Bellerive. Le chemin passant de la plage publique de Bellerive au Quai du Vent-Blanc est en effet fermé du 15 avril au 15 octobre, obligeant chacune et chacun à remonter sur l’Avenue de Rhodanie et passer à l’arrière du bâtiment de la piscine de Bellerive, ceci sur plus de 700 mètres.

Or, cela coupe directement la cohérence du cheminement au bord du lac, prive le promeneur de la vue du lac et impose de passer sur une route malheureusement bien fréquentée en termes de trafic – ceci sur près d’un kilomètre. En outre, cela crée des complications avec les différents flux de mobilité douce, les piétons occupant très souvent la bande cyclable de l’Avenue de Rhodanie et se confrontant aux rollers, skates et autres trottinettes.

Alors que l’importance de la piscine de Bellerive n’est plus à démontrer, la nécessité de conserver des rives fermées est pour sa part beaucoup moins compréhensible. Il est vrai que cette fermeture pendant 6 mois s’explique par l’exploitation de la piscine et la nécessité de permettre à ses clients d’accéder au lac.

Il est toutefois également vrai que d’autres solutions existeraient pour combiner ces deux intérêts, tout aussi rentables, notamment :

  • placer une entrée au sud-ouest de la piscine de Bellerive, ce qui permettrait aux personnes venant depuis Vidy d’entrer beaucoup plus facilement dans la piscine, sans devoir la contourner entièrement2 ;
  • rendre l’accès à la piscine de Bellerive gratuit, sur le modèle du célèbre Marzilibad de Berne, dont la piscine, l’énorme pelouse et l’accès à l’Aar sont libres de tout coût d’entrée3.

S’agissant spécifiquement de cette seconde possibilité, l’exemple bernois devrait servir de modèle à la ville de Lausanne, tant l’engouement de la population pour le Marzili que le succès du lieu sont énormes. La vente de nourritures et de boissons, ajoutée à l’énorme popularité du lieu, permettent dans ce cadre en grande partie de compenser la gratuité des lieux.

A noter que les clôtures existant actuellement pour la période hivernale permettraient vraisemblablement de mettre en œuvre ces mesures (qu’il s’agisse de la première ou de la seconde) facilement et sans grand coût d’infrastructure.

A l’heure où Lausanne met en avant ses rives et prônes un nouvel accès au lac, il apparaît essentiel de permettre à toutes les lausannoises et tous les lausannois d’en profiter librement et sans blocages inutiles !

Conclusions :

La présente initiative invite la Municipalité à étudier l’opportunité de libérer toute l’année le cheminement passant de la plage publique de Bellerive au Quai du Vent-Blanc. Ce faisant, elle est également invitée à étudier la possibilité de (i) créer une entrée sud-ouest à la piscine de Bellerive ou (ii) rendre gratuit l’accès à la piscine de Bellerive, sur le modèle du Marzilibad de Berne.

David Raedler

1 Voir notamment le Plan directeur cantonal des rives vaudoises du lac Leman de 2000.

2 La nécessité de créer une autre entrée à la Piscine de Bellerive a d’ailleurs été relevée par la Municipalité dans le cadre du Rapport-préavis n° 2012/43 « Bellerive – plage Réponses aux postulats de M. Guy Gaudard et de M. François Huguenet, ainsi qu’aux deux nouvelles conclusions apportées par le conseil communal au rapport-préavis n° 2009/67 demande de crédit complémentaire », par. 6.2 et 6.3.

3 A l’image de toutes les piscines de la ville de Berne gérées par une collectivité de droit public. A noter que plusieurs initiatives émanant de conseillers communaux ont précédemment été déposées en lien avec le parc de la piscine de Bellerive, aucune toutefois ne proposant d’étudier la gratuité du lieu.

Intervention communale, Ngoc Huy Ho

Terrasse du Great Escape

Question orale

Le Great Escape, qui est un des bars les plus fréquentés et animés de Lausanne, a reçu en août dernier l’autorisation communale d’étendre sa terrasse sur la Place de la Madeleine, passant de 72 à 134 m2. Cette extension entendait également libérer une portion de la Place pour les usagers non-clients de l’établissement voulant profiter de l’espace public et notamment de son point de vue.

Or depuis cette décision, le Great Escape n’a toujours pas pu bénéficier/profiter pleinement de l’agrandissement de sa terrasse sous prétexte que la Ville souhaiterait désormais que le mobilier (càd tables, chaises et parasols) soit uniformisé notamment dans leur couleur. Récemment, des pétitions en ligne et papier visant à soutenir le Great Escape dans la sauvegarde de son identité et ses valeurs, qui se rapprochent de l’esprit des biergarten à la berlinoise avec du mobilier bigarré, ont reçu près de 2000 signatures en seulement 5 jours.
Ma question est la suivante : Comment expliquer, si cela est vrai, la différence de traitement de la Municipalité concernant cette décision d’avoir une terrasse de couleur unie avec d’autres décisions où le caractère bigarré et surtout la liberté du commerçant ont été autorisées (par exemple à la nouvelle Auberge de Beaulieu et sur d’autres terrasses de la ville) et sur quelle base légale se fonde cette décision?

Ngoc Huy Ho

Feuille verte

Imaginer la ville d’ici 2030

Les Verts lausannois ont réagi à la consultation publique pour le nouveau plan directeur communal (PDCom) de Lausanne.

Le plan directeur est la feuille de route pour le développement urbain dans les quinze prochaines années. Il fixe les buts à atteindre, les principes à respecter et les mesures à prendre pour l’urbanisation, la mobilité, la nature, les paysages et l’agriculture ainsi que l’environnement de la ville.

En février 2019, la ville a mis en consultation publique le projet du nouveau PDCom destiné à remplacer le plan actuel qui date encore des années 90. Les Verts lausannois se sont fortement impliqués dans les travaux préparatifs, notamment au Conseil communal et dans la Commission consultative d’urbanisme et des transports (CCUT), ainsi que par les consultations préalables. Le 22 mars 2019, ils ont pris position sur le projet mis en consultation.

Le nouveau PDCom s’appuie très largement sur la politique des Verts en matière d’urbanisme et de mobilité durable (21 mai 2014), preuve que nos messages politiques commencent à être largement admis au niveau de la Municipalité. Au lieu de prôner une densification générale du territoire, le PDCom prévoit ainsi de concentrer l’essentiel de la densification sur six sites (Plaines-du-Loup, Sud – Ouest, Sébeillon – Sévelin, Nord – Est, CHUV et Pôle Gare) avec un grand potentiel d’habitants (env. 16’000) et d’emplois (env. 12’000). En dehors de ces sites dits « de grande mutation urbaine », le plan veut préserver l’identité et la valeur patrimoniale et paysagère des quartiers. Dans tous les qartiers, il met l’accent sur la qualité des espaces publics, les centralités de quartier, l’activation des rez-de-chaussées, le patrimoine, les réseaux écologiques et la préservation des vues vers le lac et les Alpes. D’autres axes stratégiques du PDCom concernent la mobilité douce, notamment piétonne, et la volonté d’intégrer la population dans les différentes étapes des projets à travers des démarches participatives. Lors de la présentation publique du PDCom, l’accent sur le développement durable a été clairement exprimé par la Municipalité, ce qui est très positif pour l’avenir urbanistique de la Commune.

Dans leur prise de position, les Verts lausannois ont tout de même fait des propositions pour améliorer encore et compléter le projet. Nous demandons notamment de définir des critères qualitatifs pour les zones d’activité, pour les espaces publics, mais aussi dans la densification prévue le long du métro m2. La surface avoisinant le futur stade de football (extrémité ouest du site de La Tuilière Sud) doit être conservée comme réserve stratégique pour des besoins futurs et non prévue d’ores et déjà comme centre d’affaires.

Pour la mobilité, nous proposons par exemple une liaison piétonne directe et souterraine entre la gare du Flon et la gare de Lausanne, ainsi qu’un renforcement de l’offre en transports publics vers des zones de détente et de loisirs, afin d’accentuer toujours plus le trasfert modal de la voiture vers les transports publics. Nous plaidons en outre pour le développement de quartiers sans voiture et demandons d’identifier des secteurs fermés au trafic motorisé individuel de nuit. Pour le stationnement, il s’agit notamment de reprendre le contrôle des parkings privés à usage public du centre-ville, comme nous l’avons déjà demandé au conseil communal récemment. Finalement, nous demandons des mesures supplémentaires en matière de nature et d’environnement, notamment pour la protection du climat et l’adaptation aux changements climatiques, comme cela a été annoncé ouvertement par la Municipalité lors de la présentation publique du PDCom.

Dans l’ensemble, les Verts lausannois estiment que les ambitions du PDCom sont à la hauteur des enjeux qui attendent Lausanne ces prochaines années. Il faudra toutefois se donner les moyens de les retranscrire dans la révision du Plan général d’affectation (PGA) et dans les différents projets en cours ou à venir. Nous serons particulièrement attentifs à ce que le PDCom ne soit pas qu’un simple catalogue de bonnes intentions, mais qu’il se traduise véritablement en actions concrètes sur le territoire lausannois. Il faut également prendre des mesures pour empêcher que le patrimoine bâti et naturel des quartiers ne soit détruit par des projets de densification contraire à la vision du nouveau PDCom.

Valéry Beaud

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Réaménagement de l’Avenue du Grey

Intervention

Au moment de prendre acte de ce plan des investissements, j’exprime une incompréhension face au revirement de la Municipalité. Derrière mon questionnement, il y a la déception de tout un quartier qui depuis une dizaine d’années attend enfin un réaménagement de l’avenue du Grey, grosse pénétrante urbaine qui coupe le quartier en deux. Des associations et habitants du quartier ont même à plusieurs reprises présenté à la Municipalité des propositions de réaménagements.

Après s’être enfin engagée à agir dans ce quartier qu’elle considère comme stratégique juste en-dessous des Plaines du loup, pourquoi fait-elle disparaître cet investissement tant attendu et finalement intégré dans le plan d’investissement pour 2021?

En introduction à la réponse à notre interpellation en 2014, Olivier Français, municipal en charge de l’urbanisme à l’époque, admettait qu’on n’en avait pas assez fait avec cette pénétrante urbaine et que c’était désormais dans les projets de la Municipalité de la réaménager pour diminuer son immense impact sur ce grand quartier.

Recalibrer les voies de circulation et les arboriser n’est pas gratuit mais cela n’enlève rien à sa nécessité pour cette partie de la ville et la Municipalité l’a reconnu plusieurs fois.

Après ces années d’atermoiement et ce dernier report, j’émets le souhait que le plan d’investissements suivant ne fasse pas subir le même sort à une mesure aussi importante et longuement attendue et que nous puissions enfin voir se concrétiser ce réaménagement.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

 

Intervention communale, Lausanne, Ngoc Huy Ho

Aménagement des locaux de Sévelin

Intervention

Préavis N° 2018/37 – Locaux de Sévelin 8 – 14 : aménagement

Les Verts accepteront les conclusions de ce rapport-préavis. Ce crédit d’investissement permettra aux collaborateurs des différents secteurs du Service du Travail de centraliser leurs activités dans d’excellentes conditions, afin de fournir des prestations essentielles aux demandeurs d’emploi ou à gérer des programmes à haute valeur ajoutée tel que le restaurant d’application.
Nous relèverons également avec enthousiasme la volonté initiale de viser un objectif du standard d’une société à 2000 watts concernant ce bâtiment, et bien que non-certifié, permettra une réduction du besoin en énergie conforme aux critères.

Ngoc Huy Ho