Intervention communale, Lausanne

Sécurité piétonne autour de la piscine de Mon-Repos

Postulat

Pour une sécurité piétonne accrue autour de la piscine de Mon-Repos

Par le présent postulat, j’invite la Municipalité à étudier l’opportunité de repenser la sécurité du carrefour entre l’avenue du Tribunal-Fédéral et la rue Sainte-Beuve (voir carte ci-dessous) en réaménageant le lieu et en prenant des mesures telles que, par exemple:

  • redessiner les virages afin qu’ils ne soient plus optimisées pour la vitesse ;
  • élargir les trottoirs ;
  • créer une petite zone verte grâce à l’espace gagné ;
  • transformer l’avenue du Tribunal-Fédéral à partir des escaliers de Perdonnet jusqu’au chemin de Bellevue en zone rencontre (20 km/h) ;
  • améliorer la signalétique (en plus de celle sur le sol) en indiquant qu’il s’agit d’un lieu fortement fréquenté par des enfants et que des voitures peuvent s’arrêter temporairement ;
  • mettre un radar temporaire qui indique aux voitures leur vitesse réelle ;
  • aménager une zone de « drop-off » devant la piscine de Mont-Repos où les voitures peuvent stationner uniquement le temps de laisser monter ou descendre une personne.

Le trafic serait donc invité à rester sur la courbe à gauche du carrefour et la dépose serait prévue en face des escaliers.

Ce quartier et les alentours de la piscine sont surtout fréquentés par des enfants, qui se rendent aux différentes activités proposées dans le complexe de la piscine ou au parc Mon-Repos qui y est adjacent.

Aux heures de pointe, le trafic y est très dense, avec de nombreuses voitures qui viennent déposer ou chercher des enfants à la piscine ou au centre de judo, qui se garent sur les trottoirs aux alentours et qui accroissent encore la dangerosité du croisement.

De plus, malgré la limitation de la vitesse à 30km/h, il n’est pas rare de voir des voitures rouler à une vitesse beaucoup plus élevée.

Le carrefour dont il est ici question est doté d’un unique passage piéton qui permet de traverser l’Avenue. du Tribunal-Fédéral du sud au nord (en direction de la Place de l’Ours) En effet, si l’on marche sur le trottoir sud de la Rue Sainte-Beuve et que l’on veut accéder à la piscine de Mon-Repos, il faut traverser la route, limitée à 30km/h certes, mais où les voitures arrivent dans les deux sens et dans un virage en épingle, ce qui entraîne une perte de visibilité importante et un risque accru pour les enfants de petite taille. Les places de parc situées sur l’un des côtés de la Rue du Tribunal Fédéral à hauteur du n°11 sont elles aussi en partie responsables de cette situation de dangerosité.

Sara Gnoni

Intervention communale

LEB : passons aux actes !

Un nouvel accident a eu lieu le 23 novembre 2015 sur l’avenue d’Echallens, en raison de la cohabitation dangereuse du trafic non ferroviaire avec le LEB. Le problème de la surcharge de trafic et du stress que cela engendre sur ce tronçon devient patent.

Il est malheureux de rédiger deux interpellations sur un sujet similaire à deux mois d’intervalle. Il semble néanmoins que les problèmes persistent à l’avenue d’Echallens, mettant en danger la population. Nous posons donc les questions suivantes à la Municipalité:

  1. La Municipalité peut-elle rappeler ce qui a été mis en place depuis le dernier accident?
  2. En quoi le dispositif mis en place n’a pas fonctionné dans le cas de l’accident du 23 novembre?
  3. La Municipalité envisage-t-elle des mesures exceptionnelles dans l’immédiat?
  4. La Municipalité va-t-elle réexaminer certaines des propositions faites par les Verts en septembre de cette année pour modérer le trafic TIM d’une manière ou d’une autre sur cette artère ? Notamment la création d’une boucle en sens unique TIM impliquant l’axe avenue Recordon – avenue de Morges ?

Vincent Rossi le 24 novembre 2015

Intervention communale, Lausanne

Un plan de mobilité douce pour Lausanne durant les travaux

Profiter des travaux des AFTPU et de la gare pour lancer une campagne en faveur des modes de mobilité douce

Contexte

De grands chantiers sont prévus ces prochaines années à Lausanne, principalement liés à l’arrivée du tram et des bus à haut niveau de service (BHNS), dans le cadre de la réalisation des Axes forts de transports publics urbains (AFTPU), et à l’agrandissement de la gare de Lausanne (projet Léman 2030). Pendant les travaux, la capacité de la voirie sera, par endroit, fortement réduite et engendrera une réorganisation substantielle du réseau routier. Ceci affectera autant les transports individuels motorisés (TIM) que les transports publics (TP) et même la mobilité douce, piétonne et cycliste.

Malgré les efforts qui seront déployés par la Ville et les tl pour minimiser les impacts des travaux, une période relativement difficile va s’ouvrir pour les Lausannoises et Lausannois, en attendant l’inauguration des nouveaux moyens de transports. Un autre constat qui mérite d’être mentionné ici malgré sa banalité est qu’une personne se déplaçant en TP ou en mobilité douce consomme beaucoup moins de place sur la chaussée qu’une personne se déplaçant en TIM. Cela est vrai pour le déplacement et a fortiori encore
plus pour le parcage.

Vision politique

Forts de ces constats, il nous semble indispensable de garantir à la population l’accès dans de bonnes conditions au centre-ville lausannois durant les travaux en donnant une priorité accrue aux moyens de transports qui consomment le moins de place sur la chaussée. Cette priorité est formalisée dans la politique municipale¹ mais doit être appliquée à la mesure des enjeux liés
aux travaux à venir. Il est donc nécessaire d’obtenir un report modal significatif vers les TP et la mobilité douce durant les travaux afin d’éviter un engorgement qui paralyserait notre ville². Il est à noter qu’à l’issue des travaux, ces nouvelles habitudes de mobilité faciliteront la réalisation des objectifs du PALM, par exemple “la recomposition globale et cohérente du réseau routier au profit des
piétons et des vélos”³.
Les travaux doivent donc être perçus comme une opportunité historique de faire évoluer positivement et durablement les TP et la mobilité douce à Lausanne.

Demande

Le présent postulat demande que la Municipalité soutienne les efforts des tl pour maintenir une offre en TP attractive et efficace pendant les grands chantiers à venir et prenne des mesures exceptionnelles pour encourager le report modal et garantir la meilleure offre possible en cheminement de mobilité douce. Pour cela, il est proposé que la Municipalité étudie l’opportunité de:

1. Mettre en oeuvre des moyens importants pour informer les automobilistes lausannois et non-lausannois et les encourager à abandonner, tant que faire se peut, leur voiture pour utiliser d’autres modes de déplacement pendant les grands chantiers4. Ces moyens peuvent être:
1.1. Utiliser la presse, les médias, la signalétique urbaine pour expliquer la situation et pour
présenter et promouvoir des solutions comme l’autopartage et le covoiturage.
1.2. Intervenir directement auprès des autres communes vaudoises et auprès du Canton
pour qu’ils prennent des mesures qui sont de leur compétence (ex: P+Rail dans les
communes, aide financière du Canton, places de parc pour le covoiturage près des
entrées d’autoroute).
1.3. Intervenir auprès des entreprises se trouvant sur son territoire pour qu’elles
encouragent leurs employés à ne pas venir en voiture au travail, par exemple à travers
des plans de mobilité d’entreprises5.
2. Utiliser des instruments incitatifs dans le sens du report modal vers les TP et la mobilité
douce. Ces instruments peuvent être:
2.1. Itinéraires spéciaux et sécurisés réalisés pour la mobilité piétonne et cycliste.
2.2. Itinéraires spéciaux réservés – du moins à certaines heures critiques – aux TP.
2.3. Offre à conditions favorables de prêts-tests de vélos et vélos à assistance électrique.
2.4. Offre à conditions favorables de cours de conduite urbaine à vélo.
2.5. Offre à conditions favorables d’abonnements aux vélos en libre-service.
2.6. Offre à conditions favorables d’abonnements Mobilis à l’essai.
2.7. Ouverture et équipement de nouvelles places de parc vélo.
2.8. Aide technique aux entreprises pour l’établissement de plans de mobilité.
3. Prendre des mesures dissuasives par rapport aux TIM. Ces mesures peuvent être:
3.1. Modération du trafic sur certains axes, en particulier les axes pénétrants et sur les axes
principaux du centre-ville (par exemple par la réduction de la vitesse légale).
3.2. Usage des feux comme modération / retenue du flux de véhicules entrant en ville.
Vincent Rossi, le 20 mai 2014
¹Le plan directeur communal, adopté le 24 janvier 1996, entérine la hiérarchisation des modes de déplacements
dans l’ordre prioritaire dégressif suivant: piétons, transports collectifs, deux-roues légers, deux-roues et autres
transports individuels motorisés.
²Notons que la tendance au report modal des TIM vers les TP et la mobilité douce est un thème récurrent défendu
largement par les spécialistes du domaine. Un exemple est donné par le Professeur ETH Ulrich Weidmann dans le
Tages Anzeiger du 14 mars 2014.
³Le projet d’agglomération Lausanne-Morges
4 Voir les mesures prises lors des travaux sur le tunnel de Glyon.
5 Cf. Postulat Müller “Pour des entreprises écomobiles”, 15.2.2011.