Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Reprendre des parkings privés à usage public?

Postulat

Vers une reprise par la Ville de Lausanne de certains parkings privés à usage public lors de l’échéance de leur droit de superficie ?

Entre 1961 et 2008, la Ville de Lausanne a attribué 8 droits de superficie pour l’exploitation de parkings, soit : Beaulieu, Bellefontaine, Mon-Repos, Montbenon, Port d‘Ouchy, Riponne, Rôtillon et Vennes. Pour ceux-ci, deux types de barèmes sont appliqués pour déterminer la redevance annuelle que touche la commune, d’une part un barème proportionnel aux résultats économiques et d’autre part une perception d’une redevance fixe indexée. En 2011/2012, ces redevances s’échelonnaient entre Fr. 87.- (Beaulieu) et Fr. 366.- (Riponne) par place de stationnement et par année, soit entre Fr. 7.- et Fr. 30.- par place de stationnement et par mois1.

Au vu de la fréquentation importante de ces parking et des tarifs pratiqués, il y a fort à parier que les bénéfices engendrés par la plupart d’entre eux se montent à plusieurs fois le montant de la redevance offerte à la Ville de Lausanne, et que la commune aurait donc économiquement tout intérêt à récupérer certains d’entre eux à l’échéance de leur droit de superficie. Une maîtrise communale de ces ouvrages est également importante dans l’optique de la mise en place d’une véritable politique de stationnement.

L’échéance de ces 8 droits de superficie s’échelonne entre 2026 pour le parking de Montbenon et 2107 pour le parking relais de Vennes.

La prochaine échéance concerne donc le parking de Montbenon, exploité par le Groupe APCOA Parking. C’est l’un des plus gros, avec ses 933 places de stationnement, et l’un des mieux situés, au centre-ville, entre le quartier commercial et de loisir du Flon et la Gare de Lausanne, avec des accès par le Chemin de Mornex au Sud et l’Avenue Jean-Jaques-Mercier au Nord. Il est également à noter que ce parking a la particularité, outre les recettes de parcage, de bénéficier d’importantes recettes provenant de la location de surfaces commerciales. En 2012, la redevance pour la commune de Lausanne s’est montée à Fr. 346’055.- (proportionnelle au chiffre d’affaire)1.

Ce parking étant situé dans une position hautement stratégique pour l’avenir, notamment en lien avec les développements des projets voisins du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) et de la Gare de Lausanne, l’échéance du droit de superficie du parking de Montbenon en 2026 semble donc une première opportunité à ne pas manquer. L’échéance suivante sera en 2040 seulement, pour le parking de Bellefontaine.

Par ce postulat, nous demandons donc à la Municipalité d’étudier l’opportunité de reprendre certains parkings privés à usage public lors de l’échéance de leur droit de superficie. Elle pourrait notamment évaluer la rentabilité de ces investissements et étudier différents modèles de financement, par exemple au travers d’une partie des recettes du stationnement2, notamment des redevances des 8 droits de superficie susmentionnés, qui rapportent plus d’un million de francs par année à la Ville de Lausanne.

Valéry Beaud

1 voir la réponse de la Municipalité du 30 avril 2013 à une question écrite de M. David Payot déposée le 26 mars 2013 et intitulée « Parkings : rendements records pour les actionnaires, loyers moyens pour la Commune ? ».

2 qui se montent à 18.5 millions de francs par an selon un article paru dans le quotidien 24 Heures du 16 août 2017.

Daniel Dubas, Intervention communale, Lausanne

Des vélos en libre-service en grand nombre à Lausanne?!

Question orale

A Zürich, des centaines de vélos de location en “free floating” ont été déposés ces derniers mois un peu partout dans la ville par les sociétés Smide et O-Bike, et des entreprises comme One Bike ou Donkey Republic s’apprêtent à faire de même. Toutes les grandes villes suisses seront très rapidement concernées par ce mouvement relativement “envahissant”. Cela est positif dans le sens qu’il y a visiblement un certain dynamisme et une demande de la part de la population pour une meilleure offre en vélos en libre-service, qui est également devenue possible grâce aux nouvelles technologies. Mais, du coup, de nombreuses questions se posent concernant le stationnement sur le domaine public, le contrôle des pratiques douteuses, le nombre de places disponibles et la viabilité économique de partenariats public-privé existants tels que le système PubliBike. Sans remettre en cause fondamentalement l’arrivée de ces nouveaux acteurs sur le marché ou de la freiner excessivement, y a visiblement nécessité d’encadrer l’accès au domaine public, de négocier avec les parties prenantes concernées et de poser des conditions-cadres justes. Ma question est donc la suivante:

Quelle stratégie la municipalité compte-t-elle adopter face à l’arrivée en masse prévisible de nouveaux acteurs privés proposant des vélos en libre-service à Lausanne?

Daniel Dubas

Intervention communale, Lausanne

Le bon nombre de places de stationnement au bon endroit

Intervention

Au moment du dépôt de mon postulat “Pour une différenciation de l’offre en stationnement selon le type de localisation, aussi pour les affectations au logement“, il y a presque 4 ans, la quasi totalité des projets urbanistiques et de construction sur le territoire de la commune de Lausanne comportaient le nombre maximal de places de stationnement autorisées pour les logements, soit une place par 100 m2 de surface brute de plancher (SBP) ou par appartement (+ 10 % pour les visiteurs), cela indépendamment du type de localisation, soit de leur accessibilité en mobilité douce ou de la fréquence des transports publics.

 
Les exigences de dimensionnement de l’offre en stationnement n’avaient donc pas suivi l’évolution des pratiques de déplacement, le développement de l’offre en transports publics et en infrastructures pour la mobilité douce, la diminution du taux de motorisation des ménages, le développement de l’auto-partage, etc. Les conséquences de cette politique sont aujourd’hui visibles : de nombreux parkings résidentiels ont été surdimensionnés et se retrouvent partiellement vides. Les effets sont nombreux, que ce soit le report des surcoûts de construction sur les loyers, le gaspillage de grandes quantités d’énergie grise et de surfaces de sol perméable ou, plus grave encore, la remise en cause de la politique communale de stationnement pour les pendulaires, puisque de nombreuses places inoccupées dans des immeubles leur sont sous-louées.
 
Fort de ces constats, notre postulat demandait d’une part de différencier l’offre en stationnement des logements en fonction de leur localisation, comme cela se fait déjà à satisfaction pour les autres affectations. D’autre part, le Plan général d’affectation (PGA) de la Ville de Lausanne ne permettant pas de réaliser un nombre de places de stationnement inférieur à 0.5 par appartement, mon postulat demandait de permettre un assouplissement de cette limite inférieure pour des projets particuliers, afin de permettre la réalisation de bâtiments ou de quartiers « sans » voitures (< 0.2 place de stationnement par logement), dans lesquels les habitants renoncent à la possession de leur propre voiture.
 
En réponse à notre postulat, nous avons eu deux rapports-préavis pour le prix d’un. En effet, un premier rapport-préavis, le n° 2015/88 du 10 décembre 2015, a été retiré par la Municipal lors de la séance de commission, face au mécontentement du postulant et de plusieurs commissaires. Un deuxième rapport-préavis nous est donc parvenu 4 mois plus tard, le rapport-préavis n° 2016/29 du 7 avril 2016, sur lequel nous devons nous prononcer ce soir. Quelle ne fut pas alors notre surprise de découvrir un contenu très différent dans ce deuxième document, allant cette fois-ci clairement dans le sens de nos demandes. 
 
En effet, à notre satisfaction, ce rapport-préavis mentionne que la révision du PGA tiendra compte de nos demandes et de l’évolution des pratiques de déplacement, en réfléchissant d’une part à “une corrélation claire entre le niveau de desserte en transports publics et le besoin réduit en places de stationnement sur domaine privé“. La Municipalité précise d’autre part qu’elle pourrait ” élargir le champ des dérogations aux dispositions du PGA touchant au stationnement” et ainsi “accepter ponctuellement et au cas par cas des projets innovants offrant un nombre restreint de places de stationnement“. Au vu de ces éléments de réponse, les Verts accepteront le présent rapport-préavis n° 2016/29 et vous invitent à en faire de même.
 
Nous constatons par ailleurs que notre important et constant engagement au cours de la dernière législature pour que le bon nombre de places de stationnement soit réalisé au bon endroit porte déjà ses fruits, puisque plusieurs Plans de quartier (PQ) ou Plans partiels d’affectation (PPA) prévoient désormais un nombre de places inférieurs au maximum autorisé jusque là, comme en témoigne par exemple le PQ Falaise, le PPA Sévelin Nord, le PPA 1 des Plaines-du-Loup, mais aussi la plupart des projets de la Société Immobilière Lausannoise pour le Logement (SILL). Nous invitons la Municipalité à poursuivre dans cette voie et nous serons particulièrement attentif à ce que les bonnes intentions contenues dans ce rapport-préavis soient retranscrits dans la prochaine révision du PGA.
 
Intervention communale

Pour une nouvelle gestion du stationnement sur le domaine public

Postulat
Centre-ville: Pour une nouvelle gestion du stationnement sur le domaine public

Dans ce postulat, le centre-ville désigne le secteur de Lausanne délimité par la petite ceinture, celle-ci comprise. Ce secteur correspond à la zone macarons L.

Selon des informations récemment fournies par l’Administration communale, on compte dans cette partie de la ville 1’669 places de stationnement « voitures » sur la voirie et 4’936 dans les parkings couverts accessibles au public. A cela s’ajoutent les 355 places situées dans les parkings des centres commerciaux Coop-Caroline et Métropole. Les places situées sur le domaine public sont payantes et de durée limitée, du moins pendant les heures d’ouverture des magasins et des bureaux. Une partie de ces places (44%) peuvent également être occupées sans limite de temps par les résidents, s’ils sont en possession du macaron L. Par rapport à d’autres villes suisses, le centre de notre ville est fort bien doté en parkings couverts1. Lausanne compte presque deux places dans ces parkings pour un employé du commerce de détail. Cette ville est, de ce point de vue, presque quatre fois mieux lotie que la ville de Zurich. S’ajoute à ces possibilités de stationnement, les nombreuses places pour deux-roues motorisés qui ont été créées ces dernières années sur le domaine public. Elles sont gratuites et de durée illimitée.

Les rues, places et, parfois, trottoirs du centre-ville fonctionnent donc comme un parking ouvert à tous, même à des personnes qui n’y ont rien à faire. Il est, par exemple, possible pour un automobiliste de parquer sa voiture à l’avenue Vinet pour deux heures et d’aller faire ses courses ou ses démarches dans l’hyper-centre piétonnier. Cela explique que le centre-ville est encombré de voitures stationnées, alors que les habitants qui n’ont, la plupart du temps, pas de parking souterrain dans leur immeuble trouvent difficilement un endroit où garer leur véhicule. Le soir, lorsque le stationnement est libre, la situation pour les habitants devient encore plus difficile, puisque les places peuvent alors être occupées sans limite de temps par des automobilistes se rendant au cinéma, au théâtre et autres boîtes de nuit. Quant aux cyclistes, ils n’ont, en règle générale, d’autres alternatives que le stationnement sauvage, le besoin en places de stationnement appropriées ayant été, jusqu’à peu, complètement occulté.

Bien entendu, ces nombreuses places de stationnement pour véhicules motorisés ont un impact négatif sur l’esthétique et la convivialité du centre-ville. Les trottoirs sont étroits, parfois même utilisés pour le stationnement, en particulier celui des deux-roues motorisés. Les arbres d’alignement peinent à se développer. Quant aux places publiques, elles ont passé, sans qu’on y prenne garde, du statut de lieu de rencontre à celui de parking.

Les principes du stationnement sur le territoire communal sont définis dans le rapport-préavis 108 du 26 juin 19912. Selon ces principes et en ce qui concerne le territoire urbain, le stationnement sur le domaine public est réservé aux résidents, aux «clients» et aux «visiteurs». Les pendulaires doivent stationner à la périphérie de la ville. Aujourd’hui, la mobilité dans les villes est envisagée sous un nouvel angle. On cherche à réduire la part des transports individuels motorisés au profit de la mobilité douce et des transports publics. Le Plan directeur lausannois en révision fera probablement sien ce nouveau concept3. La gestion du stationnement à Lausanne mériterait donc d’être revue, en tout cas au centre-ville.

En conséquence et considérant qu’en matière de stationnement « voitures », les « clients » et « visiteurs » trouvent une offre abondante dans les parkings couverts du centre-ville, nous demandons à la Municipalité d’étudier l’opportunité de modifier la gestion du stationnement sur le domaine public dans cette partie de la ville comme suit :

  • Le stationnement «voitures» est règlementé de façon à répondre aux besoins des habitants du centre-ville et des commerces et entreprises de la rue / place en question. On peut appliquer ce principe de la façon suivante : la totalité des places de stationnement «voitures» sur le domaine public deviennent accessibles aux détenteurs du macaron L, sauf dans les centralités de quartier et dans les rues où les commerces et entreprises prédominent. Les «clients» et «visiteurs» peuvent stationner en payant comme aujourd’hui, mais pour une courte durée leur permettant seulement des achats ou des démarches dans les commerces ou entreprises de la rue / place où ils ont stationné.
  • Le stationnement «voitures» est facilité pour les personnes à mobilité réduite, les véhicules utilitaires d’entreprise et les voitures en auto-partage.
  • Le stationnement «voitures» ne devient libre qu’à une heure suffisamment tardive pour que les détenteurs du macaron L rentrant tard le soir puissent trouver une place de parc sans trop de difficulté.
  • Une politique est définie pour le stationnement des deux-roues motorisés.
  • Des places de stationnement pour vélos sont créées dans chaque rue / place.
  • Les riverains sont associés aux réflexions et décisions.

Outre un stationnement plus en accord avec la conception actuelle de la mobilité urbaine, ces modifications devraient permettre de réduire la surface du domaine public dévolue au stationnement. Ainsi, un pas décisif vers plus d’esthétique et de convivialité au centre-ville aura été fait.

Elisabeth Müller, le 12 avril 2016
1 Crédit Suisse. Retail Outlook 2012. Faits et tendances. Janvier 2012, pp. 31-32.
2 BCC 1992, I, p. 975.
3 Plan directeur communal. Cahier 1. Version pour examen préalable. Novembre 2014.

Intervention communale, Lausanne

Un plan de mobilité douce pour Lausanne durant les travaux

Profiter des travaux des AFTPU et de la gare pour lancer une campagne en faveur des modes de mobilité douce

Contexte

De grands chantiers sont prévus ces prochaines années à Lausanne, principalement liés à l’arrivée du tram et des bus à haut niveau de service (BHNS), dans le cadre de la réalisation des Axes forts de transports publics urbains (AFTPU), et à l’agrandissement de la gare de Lausanne (projet Léman 2030). Pendant les travaux, la capacité de la voirie sera, par endroit, fortement réduite et engendrera une réorganisation substantielle du réseau routier. Ceci affectera autant les transports individuels motorisés (TIM) que les transports publics (TP) et même la mobilité douce, piétonne et cycliste.

Malgré les efforts qui seront déployés par la Ville et les tl pour minimiser les impacts des travaux, une période relativement difficile va s’ouvrir pour les Lausannoises et Lausannois, en attendant l’inauguration des nouveaux moyens de transports. Un autre constat qui mérite d’être mentionné ici malgré sa banalité est qu’une personne se déplaçant en TP ou en mobilité douce consomme beaucoup moins de place sur la chaussée qu’une personne se déplaçant en TIM. Cela est vrai pour le déplacement et a fortiori encore
plus pour le parcage.

Vision politique

Forts de ces constats, il nous semble indispensable de garantir à la population l’accès dans de bonnes conditions au centre-ville lausannois durant les travaux en donnant une priorité accrue aux moyens de transports qui consomment le moins de place sur la chaussée. Cette priorité est formalisée dans la politique municipale¹ mais doit être appliquée à la mesure des enjeux liés
aux travaux à venir. Il est donc nécessaire d’obtenir un report modal significatif vers les TP et la mobilité douce durant les travaux afin d’éviter un engorgement qui paralyserait notre ville². Il est à noter qu’à l’issue des travaux, ces nouvelles habitudes de mobilité faciliteront la réalisation des objectifs du PALM, par exemple “la recomposition globale et cohérente du réseau routier au profit des
piétons et des vélos”³.
Les travaux doivent donc être perçus comme une opportunité historique de faire évoluer positivement et durablement les TP et la mobilité douce à Lausanne.

Demande

Le présent postulat demande que la Municipalité soutienne les efforts des tl pour maintenir une offre en TP attractive et efficace pendant les grands chantiers à venir et prenne des mesures exceptionnelles pour encourager le report modal et garantir la meilleure offre possible en cheminement de mobilité douce. Pour cela, il est proposé que la Municipalité étudie l’opportunité de:

1. Mettre en oeuvre des moyens importants pour informer les automobilistes lausannois et non-lausannois et les encourager à abandonner, tant que faire se peut, leur voiture pour utiliser d’autres modes de déplacement pendant les grands chantiers4. Ces moyens peuvent être:
1.1. Utiliser la presse, les médias, la signalétique urbaine pour expliquer la situation et pour
présenter et promouvoir des solutions comme l’autopartage et le covoiturage.
1.2. Intervenir directement auprès des autres communes vaudoises et auprès du Canton
pour qu’ils prennent des mesures qui sont de leur compétence (ex: P+Rail dans les
communes, aide financière du Canton, places de parc pour le covoiturage près des
entrées d’autoroute).
1.3. Intervenir auprès des entreprises se trouvant sur son territoire pour qu’elles
encouragent leurs employés à ne pas venir en voiture au travail, par exemple à travers
des plans de mobilité d’entreprises5.
2. Utiliser des instruments incitatifs dans le sens du report modal vers les TP et la mobilité
douce. Ces instruments peuvent être:
2.1. Itinéraires spéciaux et sécurisés réalisés pour la mobilité piétonne et cycliste.
2.2. Itinéraires spéciaux réservés – du moins à certaines heures critiques – aux TP.
2.3. Offre à conditions favorables de prêts-tests de vélos et vélos à assistance électrique.
2.4. Offre à conditions favorables de cours de conduite urbaine à vélo.
2.5. Offre à conditions favorables d’abonnements aux vélos en libre-service.
2.6. Offre à conditions favorables d’abonnements Mobilis à l’essai.
2.7. Ouverture et équipement de nouvelles places de parc vélo.
2.8. Aide technique aux entreprises pour l’établissement de plans de mobilité.
3. Prendre des mesures dissuasives par rapport aux TIM. Ces mesures peuvent être:
3.1. Modération du trafic sur certains axes, en particulier les axes pénétrants et sur les axes
principaux du centre-ville (par exemple par la réduction de la vitesse légale).
3.2. Usage des feux comme modération / retenue du flux de véhicules entrant en ville.
Vincent Rossi, le 20 mai 2014
¹Le plan directeur communal, adopté le 24 janvier 1996, entérine la hiérarchisation des modes de déplacements
dans l’ordre prioritaire dégressif suivant: piétons, transports collectifs, deux-roues légers, deux-roues et autres
transports individuels motorisés.
²Notons que la tendance au report modal des TIM vers les TP et la mobilité douce est un thème récurrent défendu
largement par les spécialistes du domaine. Un exemple est donné par le Professeur ETH Ulrich Weidmann dans le
Tages Anzeiger du 14 mars 2014.
³Le projet d’agglomération Lausanne-Morges
4 Voir les mesures prises lors des travaux sur le tunnel de Glyon.
5 Cf. Postulat Müller “Pour des entreprises écomobiles”, 15.2.2011.

 

Intervention communale

Pour une place Centrale conviviale et accueillante

Postulat – Pour une place Centrale conviviale et accueillante

La place Centrale n’a de place que le nom. En plein centre ville, au milieu des commerces et des cafés, elle n’a pourtant rien de l’espace convivial que l’on pourrait espérer d’une ville qui promeut la qualité de vie. La place Centrale est en fait un triste parking.

Pourtant, les bénéfices de l’existence d’une vraie place accueillante à cet endroit seraient considérables. Par exemple :

  • les passants ne devraient plus déambuler entre les voitures pour se rendre d’un point à l’autre de la place;
  • les consommateurs des cafés environnants profiteraient de terrasses accueillantes ;
  • les commerces des alentours bénéficieraient d’une meilleure visibilité et accessibilité ;
  • la disparition du parking permettrait de supprimer le trafic sur le trottoir, améliorant ainsi la fluidité du trajet des piétons ;
  • les beaux arbres de la place seraient mis en valeur ; cette végétation pourrait même être renforcée ;
  • les arches du Grand-Pont seraient revalorisées ;
  • les nuisances sonores causées par les véhicules motorisés, particulièrement par le démarrage des deux-roues motorisés, seraient limitées ;
  • un espace pour une multiplication des usages publics de la ville (rencontres, terrasses, parking à vélo, marchés, manifestations, etc.) serait libéré.

En outre, la requalification de la place centrale permettrait de compenser la réduction de l’espace de la place de l’Europe, occasionnée par l’arrivée du tram, d’autant plus si le parcours de celui-ci est prolongé. En effet, la place de l’Europe remplit actuellement un rôle important dans l’accueil de diverses manifestations (foires, marchés, événements culturels, etc.).

L’arrivée du tram T1 est une superbe opportunité de transformer cette « non place » en espace convivial et accueillant. À l’occasion des travaux de réalisation de la ligne, la place centrale fera office d’entrepôt à ciel ouvert pour le chantier prévu, et cela durant une longue période. À la fin des travaux, les Verts souhaitent autre chose qu’un retour à la situation actuelle.

A travers le présent postulat, la Municipalité est invitée à étudier l’opportunité d’une requalification de la place, si possible dès la fin des travaux de réalisation du tram T1.

 

Maria Velasco, le 15 mars 2016