Intervention communale, Marie-Thérèse Sangra

Renouvellement de la concession Lavey (Lavey +)

Résolution

Le Conseil communal souhaite que la Ville de Lausanne et le canton de Vaud poursuivent de manière déterminée  les démarches avec le canton du Valais en vue d’un renouvellement de la concession du barrage de Lavey  -incluant si possible le projet Lavey + –  afin de garantir aux consommateurs à partir de 2030 (date d’échéance de l’actuelle concession) une énergie tout à la fois locale, renouvelable et écologique, conforme à la stratégie énergétique 2050 et aux attentes d’une population de plus en plus attentive aux enjeux écologiques de la production énergétique.

Marie Thérèse Sangra

Intervention communale, Xavier Company

Garder confiance en l’énergie hydraulique

Intervention

A propos des interpellations de Benoit Gaillard et consorts « Alpiq vend-il ses atouts ? » et de M. Romain Felli et consorts : « Alpiq : privatiser les bénéfices et socialiser les pertes ? »

Les Verts remercient tout d’abord la Municipalité pour ses réponses détaillées et aussi précises que possible malgré la complexité juridique de la situation en Roumanie, la prévisibilité juridique en Suisse ou la situation économique du secteur énergétique actuellement.

Le Groupe des Verts se félicite surtout de l’anticipation dont ont fait preuve les SIL face à la phase critique que transverse Alpiq actuellement, de même que tout le secteur hydroélectrique. S’il faut reconnaître que la rentabilité à cours terme de ces investissements pour la Ville est inexistante, les SIL ont su avoir une vision à long terme, anticipant leur restructuration pour suivre l’évolution du marché. Et dans ces périodes d’insécurité tant juridique qu’économique, c’est à saluer. Il convient aussi de saluer le réalisme dont font preuve les SIL, et leur respect pour les ressources de la ville, puisque la Municipalité indique notamment dans réponse à l’interpellation de M. Felli “la Municipalité ne proposera pas au Conseil communal d’utiliser les ressources de la collectivité à cette fin (soit le rachat d’entreprises privées). Les moyens de la Ville de Lausanne se doivent d’être attribués à meilleur escient.”

Cette anticipation des SIL ne met que plus en valeur l’imprévoyance des acteurs du marché énergétique ces dernières années, dont on doit subir les conséquences notamment en tant qu’actionnaire, qui semblent n’avoir qu’une vision économique à court terme et sans prendre en considération les externalités de toutes les énergies produites. Elle fait aussi ressortir les contradiction des politiques publiques qui nous gouvernent, qui d’une main signent les accords de Paris, de l’autre ne mettent rien en oeuvre pour les appliquer, ou, pire, semblent aller à l’inverse, quand on pense notamment à la désastreuse idée d’ouverture du marché de l’énergie actuellement en discussion, ou l’absence de soutien à l’hydraulique suisse.

Malgré la confiance qu’a donné, à juste titre jusque-là, la Municipalité à Alpiq, il est donc rassurant de constater que cette confiance n’est pas aveugle et que la Municipalité reste très attentive à l’évolution de la situation.

Malgré son implication dans le secteur nucléaire, Alpiq, tout comme la Ville de Lausanne, se sont fortement engagées pour la défense de l’hydro-électricité en Suisse et l’évolution de la situation semble leur donner raison, non seulement d’un point de vue écologique, mais aussi économique. En effet, dans la réponse à l’interpellation de M. Felli, on peut lire notamment que la stratégie de vente de certains actifs par Alpiq vise à gagner du temps avant la remontée des prix de l’électricité, et que cette reprise est déjà constatable. Cette confiance à l’hydroélectricité permettra aussi également à la Ville d’assurer l’application de mon postulat, accepté au début de ce Conseil pour la sortie du nucléaire lausannois.

C’est donc à long terme que nous devons regarder, et ne pas lâcher à la première occasion un partenaire, certes pas parfait (et c’est un Vert qui vous le dit), mais fiable, et qui a su maintenir, bon gré mal gré, son soutien au pilier principal d’approvisionnement électrique renouvelable en Suisse qu’est l’hydraulique.

Xavier Company

Intervention communale, Xavier Company

Pour une énergie propre

Intervention

La demande formulée par mon postulat est simple : veut-on continuer d’offrir aux Lausannoises et Lausannois une énergies nucléaire, fossile, ou non vérifiée ? Veut-on donc soutenir, indirectement une énergie qui est hautement dangereuse, polluante, qui n’intègre pas ses externalités et dont la majorité de nos citoyens a souhaité sortir près de 70% ?

L’histoire nous a non seulement démontré qu’on ne pouvait s’assurer à 100% de la sécurité du nucléaire, mais aussi que ses déchets, de nombreuses décennies après ses débuts, ne peuvent toujours pas être traités, que l’extraction du nucléaire est plus que problématique… et je passe sur les défauts suivants de cette énergies destructrice.

Il est non seulement temps de laisser cette énergie de côté, mais surtout d’être pro-actifs dans le tournant énergétique. Rien ne sert de trainer cette énergie tant qu’on peut, comme semble vouloir le faire le Conseil fédéral, si l’on peut volontairement montrer notre soutien et notre confiance aux énergies renouvelables… car c’est possible : si le Canton de Genève l’a fait, pourquoi ne pourrions-nous pas ?

J’ai été agréablement surpris en bien par le résultat de la commission, en me rendant compte non seulement que la population lausannoise soutenait la sortie du nucléaire, mais aussi l’entier des partis représentés dans cette commission.

Les explications de notre Municipal sont aussi encourageantes, puisqu’il nous disait à l’époque, notamment que cette sortie définitive et totale du nucléaire serait possible, mais surtout qu’elle serait possible en 2019 déjà pour la ville de Lausanne. J’espère que le délai n’a pas augmenté aujourd’hui…

Dans un contexte où les soutiens aux énergies renouvelable sont parfois difficiles à obtenir de la part de la Confédérations ou des entreprises actives dans l’énergie, comme on le verra notamment lors du débat sur les interpellations des mes collègues Gaillard et Felli, le signal que lancerait ce Conseil en affirmant le soutient total aux énergies renouvelables, et uniquement aux énergies renouvelable, serait fort et surtout nécessaire. Nous ne pouvons plus faire l’autruche et devons montrer l’exemple, quand on le peut, comme nous, à Lausanne.

Je vous invite donc à suivre la commission et à renvoyer ce postulat à la Municipalité pour que Lausanne soit enfin libre d’énergie nucléaire, fossile et non vérifiée et pour soutenir les énergies renouvelables, et notamment l’hydro-électricité suisse, qui en a grandement besoin aujourd’hui, si on ne veut pas se retrouver, à terme, avec des barrages en faillite.

Xavier Company

Lausanne

La qualité de vie au cœur des dicastères verts

Les Verts lausannois sont satisfaits de la nouvelle répartition des dicastères au sein de la Municipalité de Lausanne. Ils suivront avec attention la mise en œuvre des politiques de l’espace public.

Les Verts considèrent que les domaines dont les Municipaux écologistes auront la charge cette législature 2016-2021 correspondent très bien à leurs valeurs. Ils leur permettront de travailler sur les dossiers chers aux écologistes et synonymes de qualité de vie pour les Lausannoises et les Lausannois.

L’attribution du logement et du patrimoine vert à Natacha Litzistorf est source de satisfaction. Avec l’actuelle pénurie de logements et le prix des loyers, cette charge est un beau défi. Les Verts espèrent aussi voir accélérer les travaux pour l’efficience énergétique des bâtiments. Surtout, nous nous réjouissons de voir réunis la qualité du logement pour toutes et tous et la nature en ville. Cela promet de belles synergies en faveur de l’environnement quotidien des Lausannoises et Lausannois.

Par ailleurs, les Verts apprécient particulièrement de voir la nouvelle Municipale prendre en charge l’Unité de développement durable, ainsi que le service d’architecture. De plus, à l’ère du numérique, le service transversal de l’informatique devient particulièrement stratégique.

Nous nous réjouissons également que Jean-Yves Pidoux, dont l’excellent bilan n’a jamais été contesté, continue à mettre ses convictions et compétences au service de la politique énergétique de la Ville. Les Services industriels sont un des liens les plus concrets des Lausannoises et des Lausannois avec leur ville et contribuent donc directement à leur qualité de vie. En pleine transition énergétique, il est heureux qu’un vert garde la main sur la gestion de réseaux urbains stratégiques ainsi, évidemment, que sur les grands projets de production énergétique (éolien, solaire, biomasse et géothermie, tant dans le domaine de l’électricité que de la chaleur).

Les Verts estiment par contre qu’un manque de cohérence se dégage de cette répartition. Particulièrement, nous regrettons la séparation de l’urbanisme et des transports. Dans ce cadre, il est heureux que les délégations aient été renforcées et mieux formalisées. Ce besoin accru en coordination devient ainsi une chance plutôt qu’un risque. Nous serons dès lors attentifs à ce que les espaces publics chers aux Verts bénéficient de la réflexion conjointe des nouvelles directrices des espaces verts et du logement, des transports et du nouveau directeur de l’urbanisme.

Intervention communale

Google va-t-il court-circuiter les Services industriels lausannois?

Question à la Municipalité sur l’intervention de multinationales dans le ménage lausannois

La multinationale Google va proposer aux habitants du monde entier, donc aussi aux Lausannois, de les aider à équiper leurs logements de panneaux solaires. Ce projet est présenté sur l’internet notamment par le site francophone villedurable.org. Il consiste en une application nommée « Sunroof », qui permet de calculer le potentiel photovoltaïque du toit d’une maison grâce à la cartographie aérienne et les statistiques météorologiques. Ainsi, Google va jouer les intermédiaires entre les propriétaires d’immeubles et les vendeurs de panneaux solaires, sans que les autorités locales soient en mesure de vérifier la pertinence ou l’opportunité des marchés qui s’ensuivront.

Ce projet présente une certaine analogie avec l’intervention de la multinationale Uber : elle propose une prestation à première vue séduisante, voire utile, apte à séduire un grand nombre de consommateurs à qui elle ne coûte apparemment rien. Avec les remous et les interrogations que l’on sait.

Il est paradoxal que des services de proximité, dont le but est de mettre en contact des producteurs et des consommateurs locaux, soient fournis par des multinationales qui ignorent tout de la culture, des usages et mêmes des lois des contrées où elles interviennent. Il paraît également étrange que ces multinationales puissent capter dans leur pays d’origine, les Etats-Unis, les bénéfices qu’elles retirent de prestations d’intérêt public qui devraient pouvoir être fournies par les collectivités locales ou par des entreprises privées de la place. On peut enfin s’inquiéter de la dépendance qui s’instaure, dans des secteurs significatifs de la vie sociale et de l’économie locales, à des multinationales sur la marche desquelles les Lausannois n’ont rien à dire, ni même rien à savoir.

Ma question à la Municipalité :

  • Etant admis qu’il est utile aux Lausannois propriétaires d’immeubles de connaître le potentiel de leur immeuble pour la production d’énergie solaire, la Ville de Lausanne serait-elle en mesure d’offrir à ses habitants une prestation comparable?

 

Laurent Rebeaud, conseiller communal