Intervention communale, Valéry Beaud

Plaines-du-Loup : maison du projet et développement du parc

Intervention
R88 – Préavis 2018/01 – Projet Métamorphose

Voici encore un moment important pour le projet Métamorphose et plus spécifiquement pour le projet d’écoquartier des Plaines-du-Loup, qui entre cette fois-ci en phase de concrétisation. Onze ans après le premier préavis d’intention, les travaux ont débuté le mois passé.

Le crédit d’investissement de près de 13 millions de francs qui nous est demandé ce soir pour les écoquartiers des Plaines-du-Loup et des Près-de-Vidy peut paraître important, d’autant qu’il concerne essentiellement des travaux préparatoires et d’équipements peu visibles : des démolitions, des pistes de chantier, des réseaux et des pré-aménagements d’espaces publics. A première vue, je comprends que cela puisse paraître cher, mais c’est un passage obligé pour développer un tel nouveau morceau de ville, car c’est bien de cela dont il s’agit.

Si l’on prend l’exemple des travaux préparatoires et d’équipements de la première étape de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, un investissement de Fr. 7’777’000.- selon le préavis, et qu’on le rapporte aux 2’180 habitants et 1’100 emplois qui rejoindront ce périmètre dès 2021, cela ne représente plus que 2’371.- par personne. Vous reconnaitrez que cela semble tout de suite beaucoup plus raisonnable.

Pour ma part, au delà de ces aspects techniques et financiers, je tiens ce soir à mettre en évidence deux points particulièrement importants à nos yeux, qui figurent de manière assez discrète dans ce préavis :

  • tout d’abord, l’apparition d’une maison du projet, première étape de la permanence de quartier proposée par l’Association écoquartier en 2015 et relayée dans mon postulat intitulé « Une gouvernance participative pour l’écoquartier des Plaines-du-Loup » le 16 juin 2015 ; lieu d’expositions, de rencontres et de débats, ouvert aux riverains, aux acteurs locaux, aux investisseurs et aux futurs habitants, cette maison du projet est un outil indispensable en soutien du développement du projet et des démarches participatives et citoyennes à venir ;
  • deuxième aspect que je souhaite mettre en évidence, le pré-aménagement d’espaces publics au sein de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, particulièrement le développement du Parc du Loup, qui doit permettre de préserver un espace de délassement et une perméabilité piétonne pour les habitants des quartiers voisins pendant la construction de la première étape ; au cours du projet Métamorphose, différentes étapes de démarche participative se sont succédées, avec plus ou moins de réussite, mais celle-ci est incontestablement la plus aboutie ; en effet, le parc a non seulement été conçu de façon participative avec les habitants actuels et futurs, mais il est également réalisé avec les habitants, dans une phase de co-construction en cours ; j’ai eu la chance d’assister à la soirée participative du 19 janvier dernier et aux chantiers participatifs d’il y a 10 jours ; pour l’avoir vu de mes propres yeux, je peux vous assurer que la démarche a été un véritable succès ; si nous donnons l’opportunité aux habitants de co-construire, ils la saisissent ; c’est un enseignement à retenir pour la suite, car nous attendons naturellement le même degré de participation citoyenne dans la suite du projet, particulièrement pour la conception et la réalisation des espaces publics situés dans la première étape de l’écoquartier.

Vous l’aurez compris, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que les Verts lausannois vous recommandent d’accepter les différentes conclusions de ce rapport-préavis.

Valéry Beaud

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

La maison de la Vallombreuse 8 est en vente, la Ville saisira-t-elle l’opportunité ?

Interpellation urgente

En 2016, la conseillère communale écologiste Séverine Evéquoz se penchait sur les opportunités de valoriser le site de la Vallombreuse. Ce vaste domaine est en quasi-totalité en main de la Ville, à l’exception d’une maison de maître et de son jardin qui sont encore en mains privées; le potentiel de valorisation du site est important pour des projets attractifs dans un quartier par ailleurs majoritairement résidentiel. Le postulat « Quel avenir pour le Pavillon Rousseau et l’herbier vivant de Rosalie de Constant au domaine de la Chablière ? » proposait donc à la Ville d’acheter ce bien dans le but de permettre une exploitation globale du site. En acquérant la maison de maître de la Vallombreuse 8, la Ville pourra ainsi réfléchir sur l’ensemble. Le délai de réponse au postulat a été prolongé au 31 mars 2018.

Depuis 3 semaines, la maison de la Vallombreuse est en vente publique pour un montant de 2’750’000.- CHF. C’est un montant de départ élevé mais l’objet est de belle valeur. Si nous attendons, la vente risque de se faire sans que Lausanne puisse y participer et nous perdrons l’opportunité d’avoir tout le site à disposition d’un beau projet.

Cette situation nous mène à poser les questions suivantes à la Municipalité:

  • La Municipalité a-t-elle mené une réflexion sur les opportunités de ce site, et si oui, qu’elles en sont les conclusions ?
  • A-t-elle effectué une estimation immobilière du bien ?
  • A-t-elle fait une offre pour l’achat de la maison de Maître actuellement en vente? Et si non, compte-t-elle le faire rapidement?

Nous remercions par avance la Municipalité de ses réponses.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Sara Gnoni

Pour une journée des piétons

Postulat

Pour une journée des piétons dans certaines zones de la Ville à intervalles réguliers

Lors de certaines manifestations sportives ou culturelles certains lieux de la Ville (quartier de la Cité, Quais d’Ouchy,…) sont fermés au trafic et les rues sont, au grand plaisir de tous, reconquises par les piétons. Les rues étaient autrefois également fermées pendant une journée entière lors des fameux dimanches sans voitures, événements qui ont disparus malheureusement depuis la fin des années ‘70.

A Paris, depuis mai 2016, chaque 1 er dimanche du mois l’avenue des Champs-Elysées est laissée libre aux piétons et l’opération est un succès.

Ces moments sont extrêmement importants et apportent beaucoup de bien-être à la population qui peut marcher librement sur la route, aller à vélo ou en rollers, sans bruits ni désagréments que les voitures engendrent. Quel plaisir, en effet, de pouvoir se balader sans se préoccuper des voitures, sur des surfaces immenses et hostiles aux piétons le reste du temps. Les rues sans voitures, au lieu de séparer des lieux de vie, permettent de les relier, et d’être le lieu d’activités de rassemblement entre les immeubles. Les enfants peuvent circuler sans risques, jouer, faire du vélo, du roller, ou en hiver des batailles de boules de neige (si le climat du XXIème siècle le permet). Il serait également possible d’organiser des événements par exemple organisés par les associations de quartier, ou la fête des voisins, sur un espace plane parfaitement adapté à mettre des tables, des chaises ou une scène.

Un adage dit qu’on sait ce que l’on a lorsqu’on le perd. Ainsi, ces journées sans trafic permettent de mesurer à quel point le silence d’un jour sans trafic manque, une fois celui-ci revenu. Ce bruit, accepté avec fatalité par les habitantes et habitants, est continu, néfaste et suivant les axes dangereux pour la santé de la population. Une fois l’expérience faite d’une journée entière sans cette nuisance, la prise de conscience sera très probablement plus large.

Le but de ce postulat est de demander à la Municipalité d’étudier la possibilité de laisser certains lieux ou rues de la Ville aux piétons, un dimanche par mois au début, ou d’établir une procédure facilitée de fermeture de tronçons de rues de manière ponctuelle , en fonction des demandes de groupes d’habitants, de sociétés locales, ou d’associations de quartier.

Sara Gnoni

Gaëlle Lapique, Intervention communale, Lausanne

Pérenniser les correspondants de nuit

Les Verts saluent ce rapport-préavis visant d’une part à pérenniser les correspondants de nuit (CN), et d’autre part à élargir leur mandat – tant au niveau de leur domaine d’intervention, que de leur zone d’action.

Les Verts saluent cet soutiendront largement ce rapport-préavis et ses conclusions amendées pour plusieurs raisons :

  • Les CN ont fait leur preuve – plusieurs évaluations externes le prouvent
  • Les CN ont su trouver leur place au Flon et gagné la confiance des multiples acteurs qui se côtoyaient déjà sur cet îlot de la vie nocturne
  • Les CN ont su convaincre du bien-fondé de leur travail, qui se situe entre la médiation, la réduction des risques et un rôle plus policier et régulateur
  • Les CN sont une équipe compétente, au bénéfice de parcours professionnels variés et complémentaires – sécurité, social, sanitaire – ce qui les rend d’autant plus pertinents

Pour finir ce concert de louanges, je souhaiterais poser 3 questions à la Municipalité – dans l’ordre d’importance => argent, politique des quartiers et des toilettes

Financement : qu’en-est-il d’une éventuelle participation du canton (notamment au vu du rôle des CN en termes de RR), des autres communes, de Mobimo – ces questions ont été soulevées en commission, sans que des réponses n’aient pu être apportées au moment de la commission.
2 constats factuels : Les CN seront amenés à travailler de plus en plus en périphérie + il y aura à l’avenir 10 CN et 4 TSHM.
Mes questions : comment compte-t-elle faire collaborer CN et les autres structures qui interviennent ds les Q et qui potentiellement travailleront avec les mêmes population– comme les TSHM, les centres de loisirs, la brigade de la jeunesse, etc.

Et entend-elle renforcer les équipes de TSHM dans les quartiers ou estime-t-elle que l’extension des mandats des CN suffira à combler la faible dotation en TSHM ? (pour info : Genève peut compter sur 13 TSHM, Yverdon 4) – en gros, des jeunes qui font du bruit au pied d’un immeuble – > il est juste et pertinent que les CN interviennent et fassent de la médiation. Mais ce bruit peut être avant-coureur d’autres problématiques plus profondes, qui ne peuvent être abordées dans l’ici et le maintenant

L’absence de WC publics au Flon est de plus en plus problématique pour les usagers. Des WC publics contribueraient à davantage de propreté de l’espace public, à allouer les ressources policières vers des problèmes plus pressants. La Municipalité a-t-elle relayé auprès de Mobimo cette demande et, si oui, où en est le dossier ?

Gaëlle Lapique

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Une deuxième vie pour nos livres

Tant le postulat que la réponse de la Municipalité proposent une politique soutenue par les Verts, de recyclage, de partage et de sensibilisation citoyenne, puisque ce ne sont pas les employés communaux qui travaillent pour cette mise à disposition gratuite de livres, mais bien une association citoyenne qui n’est que faiblement soutenue par la ville.

Les Verts soutiennent donc la réponse de la Municipalité et encouragent la Municipalité à continuer son soutien à la «Voie des arts», en se réjouissant de la prochaine ouverture de cinq nouvelles cabines téléphoniques réaffectées en «boîte d’échange» pour livres.

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Démolition – reconstruction à la Rue des Fontenailles 21 et 23

Intervention

En décembre dernier, les Verts lausannois avaient fait opposition à l’enquête publique du projet de démolition de 2 maisons pour la construction d’un bâtiment de 20 logements à la Rue des Fontenailles 21 et 23.

Les raisons de notre opposition étaient notamment les suivantes :

  • les deux maisons soumises à la démolition forment avec les quatre situées directement au Sud ainsi que d’autres dans les environs un ensemble bâti digne d’intérêt ;
  • le projet fait disparaître des valeurs qui font l’identité de la rue et du quartier, à savoir les murets, les jardins, ainsi qu’une dizaine d’arbres ;
  • la hauteur du bâtiment projeté est exagérée et dépasserait nettement les gabarits actuels des bâtiments avoisinants, dénaturant ainsi la valeur d’ensemble du quartier ;
  • la position de la façade Nord viendrait rompre l’alignement de la Rue des Fontenailles ;
  • etc.

Depuis lors, la Municipalité a refusé la délivrance du permis de construire. Nous souhaitons la remercier pour sa décision et lui témoigner notre soutien. Nous l’encourageons à poursuivre également ce combat, sachant que les propriétaires ont malheureusement décidé de faire recours contre cette décision. Avec la jurisprudence récente, nous pouvons toutefois être assez confiant sur le résultat à venir devant les tribunaux. Mais ce projet constitue une exemple de plus qu’il est urgent d’entamer la révision du Plan général d’affectation (PGA), afin de donner aux ensembles bâtis dignes d’intérêt la protection qu’ils méritent.

Cela dit, les Verts vous recommandent de renvoyer les 2 pétitions à la Municipalité pour étude et communication.

Valéry Beaud

Géraldine Bouchez, Intervention communale, Lausanne

Construction à l’avenue de Morges 58

Intervention

Les Verts sont satisfaits du projet qui nous a été présenté dans le cadre du préavis 2017/20. Nous le considérons adéquat vu la ligne politique de logements de la Municipalité (règle des trois tiers, respect des normes environnementales). Nous regrettons cependant que ce projet n’est pas fait l’objet d’un appel d’offre. Même si les conditions liées aux servitudes expliquent ce choix municipal, nous profitons de cette prise de parole pour rappeler l’importance que nous attachons à ces mises au concours qui permettent dans la plupart des cas d’obtenir des projets de qualité.

Néanmoins, le respect d’une certaine temporalité serait bienvenue quant à la consultation du Conseil. En effet, le fait que le permis de construire ait déjà été délivré (au 26 janvier 2017), donne à réfléchir quant au réel choix que les commissaires avaient face à ce projet.

Malgré ces quelques remarques, la majorité du groupe des Verts approuvera les conclusions de ce préavis. 
Lausanne

Repenser la place de la voiture en ville – Parking Day

A l’heure où l’on parle d’heure payante dans les parkings lausannois pendant la pause de midi et d’impact sur le commerce local, il est important de se questionner plus largement sur la réelle place de la voiture en ville. Les Verts lausannois vous invitent donc à en discuter sur une place de parking, reprise à la voiture le temps d’un apéritif.

La place de la voiture en ville est, depuis plusieurs années, au centre de débats nourris à Lausanne. Les Verts réaffirment leur vision sur la place des transports individuels motorisés (TIM), qui sont en partie responsables de la pollution de l’air, néfaste pour la nature et notre santé, mais également pour la cohabitation en ville. Leur impact, notamment au niveau du bruit et relatif à la monopolisation de l’espace public n’est plus à démontrer.

Lausanne est un parfait exemple pour démontrer cela. D’un côté, elle compte de nombreuses « places » ou rues principalement dédiées au stationnement ; on peut citer à titre d’exemple la Place Centrale, La Place du Tunnel, la Place du Château, la Place des Bergières, ou dans une certaine mesure le Boulevard de Grancy. Ces espaces peu conviviaux le sont principalement en raison de la présence marquée des voitures, au détriment de la qualité de vie des habitants et de la cohabitation avec d’autres types de mobilité. De l’autre côté, Lausanne dispose de places et de rues piétonnes, telles que la Rue de l’Ale, le haut de la Rue Marterey, la Place Saint-Laurent ou encore le quartier du Flon, pour ne citer que des emplacements au centre ville, qui sont parmi les plus vivantes, cordiales et qui accueillent le plus de commerces de proximité.

Que serait, par exemple, la Place du Tunnel et les commerces environnants si les voitures n’y étaient plus et que la population pourrait l’utiliser, s’y détendre, s’y rencontrer… bref, s’il s’agissait d’un vrai espace public convivial ? Idem pour le Boulevard de Grancy, les commerces ne se porteraient-ils pas mieux si celui-ci était piéton, permettant d’y accueillir plus de terrasses et d’espaces de détente, plutôt qu’un parking à ciel ouvert près de la gare ?

Les Verts sont convaincus que l’ensemble de la politique de la « voiture individuelle en ville » doit être repensée avec détermination, tout en tenant compte des besoins des habitants en termes de mobilité. Car les exemples montrent que les rues et places où l’on a retiré la voiture sont les plus propices au commerce de proximité et à la cohabitation en ville. Permettons à la population de reprendre possession une partie de la rue par rapport aux voitures !

C’est pourquoi les Verts lausannois occuperont aujourd’hui, dans le cadre du Parking Day, une place de parc sur le boulevard de Grancy. En faisant cela, nous invitons la population à se réapproprier l’espace public, l’instant d’un apéritif entre 17h00 et 18h30, et à réfléchir sur la question plus globale de la voiture en ville. Vous êtes cordialement invités à nous y retrouver et à venir partager un verre de l’amitié !

Delphine Brun, Intervention communale

Plan de quartier « Ecole de Riant-Pré »

Préavis N° 2017/19

Plan de quartier « Ecole de Riant-Pré » concernant la parcelle N° 7’302 et une partie de la parcelle N° 7’299

Position des Vert-e-s

Constatant que le futur établissement scolaire de Riant-Pré, contenant notamment un APEMS, correspond à un réel besoin des habitants du quartier des Fiches Nord et des zones avoisinantes, les Verts ne peuvent que saluer la mise sur pied de ce projet qui rendra service à de nombreuses familles vivant au nord-est du centre urbain lausannois.

Regrettant le défrichement nécessaire d’un massif abandonné de 1’575 m2 qui permettra la construction de ces nouvelles infrastructures, les Verts constatent après avoir pris connaissance du préavis et de l’étude d’impact sur l’environnement, que cette zone de verdure est toutefois éloignée des corridors écologiques et, de ce fait, n’exerce pas de rôle essentiel dans l’accueil ou la fonction de production.

Conscients que la réduction des zones de verdures, notamment dans les villes, n’est jamais une solution idéale, les Verts observent néanmoins que le plan d’affectation prévoit de compenser ce défrichement par un reboisement de la forêt de Valmont. En effet, cette forêt, qui se situe à proximité du quartier des Fiches, possède un intérêt biologique supérieur au massif défriché et mérite d’être renforcée. De surcroît, 750 m2 d’espaces verts sont également prévus dans le plan de quartier, dont une toiture végétalisée. L’air de dégagement devra en outres contenir des arbres d’essence majeure.

Fort de ce qui précède, les Verts soutiendront ce préavis.

Delphine Brun

Alice Genoud, Intervention communale

Projet de construction de deux bâtiments «Minergie-P Eco» à la route de Berne

Intervention

Chères et chers collègues,

Pour être franc, ce rapport-préavis a reçu un accueil mitigé au sein des Verts. Ce n’est pas tant le projet lui même que le localisation qui aujourd’hui pose majoritairement problème.

Ce projet situé dans une zone peu desservie par les transports publics et aujourd’hui relativement préservée pose problème dans une idée de densification du bâti, chère à la Municipalité et aux Lausannois, qu’il faut le rappeler ont voté à 70% pour la LAT.

Cet éloignement se traduit dans le rapport-préavis par une phrase extrêmement claire dans le calcul du bilan pour une société 2000 watts «La situation excentrée du projet ainsi que la relative faiblesse de l’offre en transports publics péjorent également ce bilan. » Ainsi, pour ce qui est des gaz à effet de serre, le projet dépasse de 27% la cible préconisé pour une société dite à 2000 watts, un résultat qui ne peut pas être qualifié de bon, au vu des enjeux de durabilité que posent les questions de construction de bâtiment.

Il faut rappeler que ce rapport-préavis ne concerne qu’un échange de parcelles. Malgré tout les Verts vont de façon majoritaire s’abstenir en raison des problèmes inhérents à l’emplacement du projet même si le projet en tant que tel est intéressant. Le fait de proposer des loyers à prix abordables, permettant à des familles et à des jeunes avec des revenus modestes d’y avoir accès est une volonté exemplaire, dans ce contexte immobilier tendu où les prix ont tendance à augmenter sans grande raison.

La réflexion sur les espaces communs est aussi un plus de ce projet, avec notamment un lien avec l’espace boisé qui est autour des immeubles.

Vous l’avez donc compris, les Verts dans leur majorité préconise une abstention sur ce projet.

Alice Genoud