Intervention communale, Marie-Thérèse Sangra

Municipalisation de la FASL

Intervention

Les négociations de fin d’année au sujet de la réorganisation de la Fondation pour l’animation socio-culturelle lausannoise (FASL) ont débouché sur une annonce unilatérale de sa municipalisation qui a conduit à une situation de crispation de part et d’autre en donnant aux travailleurs et travailleuses un sentiment d’impasse et d’incompréhension.

A titre personnel, je pense qu’il faut déplorer cette impression de rupture unilatérale des négociations, alors qu’il y avait eu auparavant un engagement important dans la recherche de solutions de la part de la FASl et de toutes les personnes qui oeuvrent avec elle, en particulier les nombreux bénévoles des associations de quartier.

Je n’ai pas une vision d’ensemble sur ce qui se passe au niveau de l’animation socio-culturelle à Lausanne, c’est pourquoi je me référerai à mon expérience en tant que membre du comité de l’association du quartier du Vallon et à la collaboration que nous entretenons avec le Centre d’animation de la Cité dont j’apprécie l’immense contribution à la dynamique de notre quartier. Leurs prestations concernent :

-L’accueil des enfants du quartier

-La médiation parfois délicate entre les habitant·e·s et les utilisateur·trice·s des institutions sociales du quartier ou le nouvel espace de consommation sécurisé

-un rôle d’intermédiaire auprès des habitant·e·s dans les activités de réappropriation des espaces de vie dans le quartier, p.ex. leur implication (toujours aux côtés des habitant·e·s) dans la nouvelle place de jeux, dans la zone de rencontre de la Place du Nord, la requalification de la place du Vallon, etc…

-la gestion des garages dans les AMV comme espace de rencontre pour les enfants, ados et famille ou leur soutien dans des démarches pour mutualiser l’utilisation de locaux temporairement vides pour des activités de réparation de vélos, de travail du bois, etc.

-leur implication dans de grands événements comme O Vallon 1 2 3, la venue dans le quartier de Gilles Clément, le jardinier paysagiste invité lors de Lausanne Jardin 2019

– ou encore la recherche de solutions créatives et adaptées aux situations d’urgences sur le terrain pour les personnes marginalisées ou en perte d’intégration (des solutions sur-mesure, rapides et peu coûteuses)

etc..

Bien sûr tout cela n’est pas l’unique fait des animateur·ṭrice·s du Vallon, mais résulte aussi du travail de l’association de quartier du Vallon, et des autres acteurs du quartier, mais sans le soutien des animateur·ṭrice·s, leur disponibilité, leur marge de manœuvre et une certaine liberté d’action pour soutenir et soulager le travail de l’association de quartier, il ne serait pas possible d’afficher autant de succès, ni de poursuivre, sur le long terme, une démarche citoyenne de «démocratie de quartier» si innovante.

Tout cela n’est a priori pas absolument incompatible avec une municipalisation, toutefois à la condition que des garde-fous très stricts soient définis, garantissant les missions de l’animation socio-culturelle. Or, rien de cela n’apparaît dans les annonces de municipalisation de la Ville, alors que c’est bien là dessus que devraient porter les discussions.

Dans le dernier communiqué de l’année passée à ce sujet, la Ville semblait annoncer vouloir reprendre les négociations. On a aussi pu lire dans les réponses aux interpellations (bien que cela ne soit pas d’une clarté absolue) que la Ville restait ouverte au dialogue. Il s’avère toutefois que les discussions ont repris dès le début de l’année au pas de charge sans que les partenaires de l’animation socio-culturelle n’aient toujours le temps de s’organiser dans de bonnes conditions et de manière représentative. La crainte que la municipalisation ne soit définitivement en marche et qu’il n’y ait plus de marge de manœuvre agite les esprits. Dès lors je pose la question, la municipalisation de la FASL est-elle aujourd’hui entérinée et en phase de concrétisation ? Il me semble important que la Ville joue franc jeu avec les animateur·ṭrice·s socioculturel·le·s. Je souhaite pour ma part que l’on revienne à la table des discussions avec l’ensemble des acteurs, que l’on travaille en toute transparence en analysant les conséquences concrètes d’une municipalisation sur les missions de l’animation socioculturelle.

Ilias Panchard, Intervention communale

Animation socioculturelle (FASL) : nous ne voulons pas d’une fin en queue de poisson !

Intervention

Pour commencer, comme il est d’usage, je remercie la Municipalité pour ses réponses écrites à notre interpellation urgente.

Elles permettent d’apporter quelques éclaircissements dans une situation somme toute compliquée et parfois quelque peu dure à suivre. Nous saluons en particulier la volonté de la Municipalité, comme nous le demandons, de reprendre au plus vite les discussions avec les différents acteurs. Cela en vue d’un compromis acceptable par le plus grand nombre d’actrices et d’acteurs de ce dossier essentiel pour la Ville de Lausanne.

En préambule, je souhaite saluer la clarté de la Municipalité quant au rejet de toute forme de gestion de type new public management ou technocratique de la gouvernance des institutions subventionnées.

Un résumé des différentes étapes qui ont mené à la situation actuelle figure dans le texte de notre interpellation, ainsi que dans les réponses de la Municipalité à nos questions. Je ne reviendrai donc pas en détail sur ce long processus ici à la tribune. Cependant, j’aimerais insister sur c éléments précis qui nous semblent particulièrement importants, et qui sont essentiels pour l’animation socioculturelle :

  1. Le premier élément concerne les spécificités de l’action de l’animation socioculturelle. Elle se déploie en effet dans des quartiers très différents dans leur composition économique et sociale, leur situation géographique, concerné, ou non, par la présence d’institutions engagés au service d’une population parfois précaire et marginalisée. Bénéficier d’une marge de manoeuvre pour pouvoir s’adapter aux spécificités du terrain afin de répondre aux besoins de la population du quartier, s’avère donc essentiel pour les professionnel-le-s de l’animation socioculturelle.
    Ces derniers mois, de nombreux professionnel-le-s ont fait part de leur crainte de voir une adaptation standardisée sans nuances et trop détaillée de leur cahier des charges. Au delà même de savoir si la crainte est fondée ou non, le simple fait qu’elles et ils puissent ressentir cette volonté de la part de la Municipalité est déjà, en soi, problématique et devrait vivement nous alerter. Cette crainte vient entre autre d’une proposition de convention de subventionnement qui contenait des éléments uniformisés en terme d’heures, de public cible ou de prise en compte des spécificités des quartiers…
    Ce sont entre autres ces craintes qui ont fait réagir le groupe des Vert-e-s et qui nous détermine à agir depuis des semaines en faveur d’une solution négociée et viable.

  2. Le second élément concerne le rôle important joué par les bénévoles. Il est hélas assez peu abordé ce soir et dans le débat en général. Alors que sans leur engagement, de nombreuses activités et services rendus par l’animation socioculturelle ne pourraient simplement pas avoir lieu. Ces bénévoles ne peuvent être oubliés dans ce débat au moment où le bénévolat en général vit des heures difficiles. Une articulation de qualité entre les professionnel-le-s et les bénévoles dans les quartiers est nécessaire pour que l’animation socioculturelle fonctionne le mieux possible.
    Ce que font d’ailleurs la plupart des animatrices et animateurs en travaillant main dans la main avec les associations dans les quartiers. Nous comptons aussi sur la Municipalité pour renforcer la place donnée aux associations, de quoi reconnaître davantage encore le rôle joué par les bénévoles qui composent ces dernières.


Chères et chers collègues, disons le franchement, la situation actuelle ne convient à personne. Statu-quo ou potentielle municipalisation, le groupe des Vert-e-s est convaincu depuis le début qu’une autre solution est à même d’être trouvée, d’autant plus que des rencontres sont prévues ces prochaines semaines. Rencontres d’ailleurs confirmées ces dernières semaines par le municipal Payot.

L’animation socioculturelle fait assurément partie des thèmes les plus discutées au Conseil communal depuis le début de la législature. Mais nous ne sommes pas les seuls actrices et acteurs du dossier à avoir passé beaucoup de temps à plancher sur le sujet. Le Conseil de fondation de la FASL, les animatrices et animateurs, les bénévoles dans les quartiers, ces questions d’organisation, de gouvernance ont pris beaucoup de temps et obligé de très nombreuses personnes à dépenser passablement d’énergie, cela pendant des mois. D’où aussi une situation professionnelle difficile dans certaines maisons de quartiers. Nous devons en tenir compte, de la bonne manière.

C’est par conséquent pour cela qu’il est d’autant plus important d’aboutir à une solution globale, satisfaisante, concertée et de ne pas accepter une solution par défaut, en bout de course, qui soulèverait une nouvelle levée de boucliers importante ou, en tout cas, de très nombreuses interrogations critiques. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

Il n’est pas possible pour nous, Conseil communal, de prendre une décision “par défaut”, sans se baser sur un projet clair, dans un climat aussi tendu. Cela ne servirait qu’à empirer la situation. C’est aussi ce qui ressort de nos échanges avec de nombreux représentant-e-s de l’animation socioculturelle. Nous tenons d’ailleurs à saluer les propos du municipal Payot et du syndic qui vont dans le sens d’une recherche apaisée d’un compromis solide et viable.

Il est nécessaire de prendre du temps pour avancer, d’établir un calendrier clair, avec une échéance précise pour réunir les actrices et acteurs du dossier et trouver un compromis acceptable. Y compris parmi les solutions évoquées précédemment, par exemple les contrats tripartites. Ce qu’a d’ailleurs évoqué le municipal Payot.

Nous sommes convaincus qu’une majorité d’actrices et d’acteurs – associatifs, professionnels et, je l’espère, politiques, sont en faveur d’une solution transitoire, veulent discuter à nouveau, négocier, s’engager en faveur d’un compromis solide et ne peuvent accepter, à cause de questions de délais, une fin en queue de poisson.

Enfin, en conclusion, je dirais que, tout comme le municipal David Payot, nous sommes optimistes. Nous croyons fermement en la possibilité de sortir de cette crise sans décision unilatérale. Ce n’est pas exactement dans l’ADN verte que de vanter ses mérites, je le dis donc avec une certaine modestie ou même une modestie certaine : l’évolution du dossier depuis le communiqué de presse du 29 novembre dernier donne clairement raison à notre approche politique. Concertée, responsable et constructive.

Une solution concertée, raisonnable et adaptée aux enjeux est possible. Mais, pour cela, il faut de la bonne volonté de la part de l’ensemble des actrices et acteurs du dossier.
Chose somme toute faisable, c’est ce qui ressort de nos échanges avec passablement d’animatrices et d’animateurs, de bénévoles et de citoyen-ne-s proches des activités proposés par l’animation socioculturelle. Reste à exprimer, ou continuer d’exprimer, cette bonne volonté aussi au niveau politique. Nous avons fait notre part en tant que groupe politique. C’est aussi chose faite récemment du côté de la Municipalité, récemment dans la presse où le municipal Payot annonce des discussions à venir et le syndic laisse la porte ouverte à d’autres solution. Reste maintenant à exprimer, au Conseil communal aussi, cette bonne volonté en envoyant un signal politique clair en faveur d’un compromis et d’une solution satisfaisante. Il en va de notre responsabilité politique.

Ilias Panchard

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Pour une évaluation des impacts économiques et des coûts sociétaux de l’aéroport de la Blécherette

Postulat

L’aéroport de la Blécherette est situé sur la parcelle n° 2’394 de la commune de Lausanne, propriété de la commune de Lausanne, sur laquelle la société Aéroport de la région lausannoise La Blécherette SA bénéficie d’un droit distinct et permanent de superficie (DDP) de 192’296 m 2 .

Ces dernières années, l’aéroport de la Blécherette a régulièrement fait débat au sein du Conseil communal de Lausanne, notamment suite aux dépôts des objets suivants :

  • 21.01.2014 : pétition de l’Association de Défense des Riverains de la Blécherette « Pour une réduction des nuisances de l’aérodrome de la Blécherette » ;
  • 04.03.2014 : interpellation de Hadrien Buclin « Augmentation des vols d’affaires à l’aéroport de la Blécherette : quelles conséquences pour les habitants des zones riveraines ? » ;
  • 07.10.2014 : interpellation de Valéry Beaud « Pour en savoir plus sur l’aéroport de la Blécherette » ;
  • 07.06.2016 : postulat de Hadrien Buclin et Valéry Beaud « Pour une réduction conséquente des nuisances sonores provoquées par l’aéroport de la Blécherette et des dangers relatifs au trafic aérien en zone urbaine » ;
  • 11.04.2019 : rapport-préavis n° 2019/15, « Aéroport régional Lausanne-La Blécherette – Réponse à la pétition de l’Association de défense des riverains de la Blécherette et au postulat de Hadrien Buclin et Valéry Beaud ».

Dans les réponses de la Municipalité à ces différents objets, des éclairages ont ponctuellement été apportés sur des éléments économiques et financiers, par exemple les coûts de construction des infrastructures aéroportuaires, le chiffre d’affaire approximatif de la société exploitante, les redevances annuelles du droit distinct et permanent de superficie, le nombre de vols commerciaux ou le montant de la taxe « bruit ».

Si quelques informations importantes peuvent être tirées de ces données, comme le montant de la redevance annuelle du DDP de Fr. 58’588.80.- versé par l’aéroport à la Ville de Lausanne depuis le 12 avril 2015, soit environ 30 centimes par mètre carré et par année, ces différents éléments ne sont toutefois pas suffisants pour se faire une idée de l’ensemble des impacts économiques et des coûts sociétaux (externalités négatives) de l’aéroport de la Blécherette.

Parmi les externalités négatives, souvent oubliées, nous pouvons par exemple citer les pertes fiscales, les atteintes à la santé liées au bruit, les atteintes à la santé liées à la pollution de l’air, la protection du climat, la réduction du potentiel de construction de logements ou la réduction de la valeur de biens et terrains.

Afin que la Municipalité et le Conseil communal puissent mener un débat éclairé sur l’avenir de l’aéroport de la Blécherette, il est pourtant aujourd’hui important de posséder ces informations et donc de réaliser une évaluation économique et financière détaillée de celui-ci 1 , notamment :

  • impact économique direct par les activités de l’aéroport ;
  • impact économique indirect par les dépenses de l’aéroport et de ses collaborateurs ;
  • impact économique induit par les dépenses engendrées par les impacts direct et indirect ;
  • coûts économiques : effet sur la valeur de biens ou services, par exemple le marché immobilier ;
  • coûts sociaux : effet sur des tâches et politiques publiques visant à assurer le bien-être, la qualité́ de vie et la sécurité́ de la population, par exemple la santé ;
  • coûts environnementaux : effet sur l’environnement et les écosystèmes ;
  • coûts fiscaux : coûts liés au régime fiscal spécial de l’aviation ;
  • coûts induits par les externalités négatives de l’aéroport ;
  • coûts d’opportunité/renonciation.

Par ce postulat, nous demandons donc à la Municipalité de présenter une étude répertoriant à la fois les impacts économiques directs, indirects et induits de l’aéroport de la Blécherette, mais également l’ensemble des coûts sociétaux (externalités négatives) que celui-ci engendre.

Valéry Beaud

1Voir par exemple les études « Impact économique de l’aéroport de Genève sur l’économie genevoise et régionale » (mai 2014) et «Le coût sociétal du trafic aérien à Genève et les effets sur les finances publiques» (avril 2016).

Intervention communale, Valéry Beaud

Assainsissement du bruit routier

Rapport-préavis n° 2019/33 – Intervention

Considérant que la problématique du bruit était une pollution souvent sous-estimée, avec des conséquences importantes sur la santé des habitants, les Verts lausannois sont régulièrement intervenus ces dernières années pour lutter contre le bruit, notamment routier, et demander que les mesures de réduction soient prises à la source, notamment par une diminution du trafic individuel motorisé et une limitation de la vitesse.

Aujourd’hui, nous saluons donc cet excellent rapport-préavis et l’ensemble des mesures qu’il propose pour assainir le bruit routier, à savoir la mise en place d’une limitation de la vitesse à 30 km/h de nuit entre 22h et 6h, la création de nouvelles zones modérées et la pose de revêtements phono-absorbants.

Plus spécifiquement sur la limitation de la vitesse à 30 km/h de nuit, celle-ci a pu faire l’objet d’un essai sur les Avenues Vinet et Beaulieu et d’un suivi scientifiquement étayé, dont les résultats sont incontestables : diminution des niveaux sonores moyens et des niveaux de pointe. De plus, la mesure est bien acceptée, par les riverains naturellement, mais aussi par les automobilistes. En définitive, c’est une mesure simple et proportionnée, d’un rapport coût-efficacité imbattable.

Concernant le réseau routier retenu pour la limitation de la vitesse durant la nuit, nous saluons naturellement son étendue, mais nous regrettons le maintien de la vitesse actuelle sur certains tronçons densément habités, comme l’Avenue du Léman ou l’Avenue de la Vallombreuse. Nous comprenons toutefois le souci de la Municipalité d’appliquer de manière stricte les critères définis par le Canton et prenons note que la vitesse de certains tronçons sera abaissée par d’autres mesures, comme l’extension des zones modérées, ou pour certains en entrée de ville lorsque les communes voisines rejoindront le mouvement, puisque leur intérêt semble déjà fort.

Mis à part ce petit bémol que nous devions exprimer, nous saluons encore une fois ce rapport-préavis, qui permettra non seulement de mettre en conformité certaines infrastructures routières avec la législation fédérale sur la protection contre le bruit, mais plus générallement d’améliorer la santé et la qualité de vie d’environ 33’000 habitants et d’augmenter l’attractivité de la ville.

Valéry Beaud

Intervention communale, Valéry Beaud

Aéroport régional Lausanne-Blécherette

Rapport-préavis 2019/15 – Intervention

Durant ces 6 dernières années, l’exploitation, les nuisances et la sécurité de l’aéroport de la Blécherette ont régulièrement fait débat : une pétition de l’Association de défense des riverains de la Blécherette (ADRB), deux interpellations, un postulat de Hadrien Buclin et moi, et même le retrait par la Municipalité d’un premier rapport-préavis n° 2016/38 jugé très insatisfaisant.
Aujourd’hui, nous avons entre nos mains un nouveau rapport-préavis (n° 2019/15), qui nous satisfait déjà beaucoup plus. Sous l’impulsion du Syndic en tout début de législature, et plus encore depuis la prise en main du dossier par Mme la Municipale Natacha Litzistorf, la Municipalité s’est enfin saisie sérieusement de cette affaire, pour aboutir aujourd’hui à des premières propositions concertées, notamment au protocole d’accord qui nous est soumis.
Je commencerais donc par relever ici quelques éléments de satisfaction :

  • tout d’abord le rééquilibrage des décollages entre le Nord et le Sud, en favorisant les mouvements vers le Nord, conformément aux répartition qui existaient encore en 2006-2007 et au cadastre du bruit de l’aéroport ;
  • ensuite, les actions présentées en vue de limiter les nuisances, notamment les incitations financières au choix d’aéronefs moins bruyants et moins polluants, la mise à disposition d’essence sans plomb à un taux préférentiel ou la sensibilisation des pilotes ;-
  • enfin, la réalisation de l’étude de bruit tant demandée par les pétitionaires, qui au-delà du strict respect de l’Ordonnace sur la protection contre le bruit (OPB), démontre que la gêne due au passage des avions est effective et importante.

Au-delà de ces éléments de satisfaction, qui répondent à de réelles préoccupations de la population, il est toutefois important de ne pas oublier la situation actuelle, qui peut se résumer ainsi : alors que le terrain est mis très généreusement à disposition par la Ville de Lausanne et que seule une infime part des utilisateurs paient des impôts à Lausanne, ce sont essentiellement les Lausannoises et les Lausannois qui subissent les nuisances de l’aéroport.

En ce sens, si nous saluons ce rapport-préavis, nous sommes obligés de le considérer seulement comme un premier pas, mais nous en attendons d’autres de la part de la Municipalité, même si nous sommes conscients que sa marge de manœuvre est étroite, notamment sur les points suivants :

  • une diminution du nombre de vols d’écolage, qui malgré la situation urbaine de l’aéroport, représentent 37% des mouvements d’avions ;
  • un encadrement du développement des vols d’hélicoptères, où les vols de sauvetage, incontestés, ne représentent que 29%, mais où il est par contre possible depuis La Blécherette de partir en hélicoptère pour une petite escale gourmande dans un restaurant, pour un transfert au karting de Vuiteboeuf, pour une partie de golf ou pour de l’héliski ;
  • une évaluation des toutes les possibilités d’augmenter la redevance du droit distinct et permanent de superficie (DDP), qui ne rapporte qu’environ Fr. 60’000.- par année à la Ville de Lausanne, soit seulement quelques 30 centimes par m 2 .

Bref, alors que notre Conseil communal a déclaré il y a 2 semaines l’urgence climatique, que les riverains de l’aéroport souffrent de ses nuisances sonores et que les premiers bâtiments de l’écoquartier voisin des Plaines-du-Loup ont été mis à l’enquête, nous devons vraiment chercher tous les moyens à disposition pour cohabiter au mieux jusqu’à la fin de la concession d’exploitation de l’aéroport en 2036. Aujourd’hui, les habitants qui se trouvent dans l’axe des décollages en direction de la Ville n’en peuvent plus, ne pouvant simplement pas être sur leur balcon ou vivre les fenêtres ouvertes lors des belles journées d’été. Il est de notre devoir de préserver la santé et la qualité de vie de notre population.

Enfin, que dire du comportement de l’aéroport, qui pendant ce temps se permet d’évoquer une extension de la piste, le développement de vols de ligne ou encore de tester une ligne de fret aérien avec la Grande-Bretagne, dans un déni total du contexte dans lequel se trouve l’aéroport et de la période que nous vivons.

En conclusion, je remercie encore Mme la Municipale Natacha Litzistorf pour avoir empoigné ce dossier avec force et conviction, mais je reprendrais les termes du vœu que j’ai déposé en commission et que celle-ci a accepté, souhaitant que la Municiplaité poursuive ses efforts pour réduire les nuisances de l’aéroport et fasse son possible pour adapter la redevance versée par celui- ci.

Valéry Beaud

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Une Maison des associations – Pour une meilleure prise en compte des associations à Lausanne

Postulat

Dans une société dynamique et active pour le bien commun, les associations jouent un rôle majeur.

Rassemblant les bonnes volontés, souvent fruit d’initiatives citoyennes répondant à un besoin, parfois même palliant des fonctions que devraient ou pourraient prendre en charge les autorités (mais avec des budgets et une capacité de réaction souvent différents), le tissu associatif remplit des missions s’insérant admirablement entre les collectivités publiques et la population.

Prises toutes ensemble, les associations ont des similitudes et des besoins communs : une base de bénévolat et des sources de financement de plus en plus difficiles à renouveler, une certaine créativité et réactivité due à leur taille et des acteurs souvent très engagés, la nécessité de professionnaliser certaines tâches administratives pour être compétitives et répondre aux attentes des donateurs et bailleurs de fonds, ainsi que pour accompagner les personnes y travaillant ou s’y engageant bénévolement. Grandes, petites, locales, nationales, elles ont besoin de ressources juridiques, informatiques, techniques et administratives pour remplir leurs missions de manière efficace. Et plus que tout, elles ont besoin de locaux qui permettent la tenue de séances, en grand ou petit comité, un accueil des clients, des membres, des médias ou des partenaires, ainsi que des bureaux fonctionnels pour le personnel salarié (les grandes organisations sont ici concernées).

Or, être bien placés géographiquement et avoir des locaux adaptés à ces multiples tâches coûte très cher à Lausanne. Les associations sont prêtes et habituées à mutualiser les espaces communs comme des salles de réunions ou des cuisines pour le personnel, comme elles seraient d’ailleurs gagnantes à se partager certaines ressources transversales comme des juristes ou des informaticiens. Par ailleurs, les synergies découlant d’une proximité géographique entre associations sont souvent source de nouveaux projets ou de solutions profitant à tout le monde.

Tout ceci appelle à la réunion physique au sein d’un même lieu d’une partie de ces acteurs précieux à notre démocratie et à l’intérêt général.

Notre Conseil communal a à plusieurs reprises validé l’importance des associations et sa volonté de les soutenir. Le rapport préavis municipal 2013/15 « Soutien au monde associatif lausannois et promotion du bénévolat. Réponse à la motion Diane Gilliard et consorts « Pour une étude visant à la création d’une maison des associations », à la motion Gilles Meystre et consorts « Demandant une analyse détaillée des besoins en matière de salles à disposition des sociétés locales lausannoises », au postulat Roland Philippoz « Pour la promotion et la valorisation de l’engagement bénévole et de la vie associative (article 70 de la constitution vaudoise) » et à l’interpellation Rebecca Ruiz « Pénurie de salles à disposition des associations lausannoises : l’exemple du Centre culturel chilien » a été écrit et traité en 2013, 12 ans après le dépôt de la première motion. Le préavis indique qu’« il importe en revanche de prendre en considération que le regroupement de bureaux pour des associations dans un même lieu peut apporter des avantages qui vont au-delà de la simple résolution de problèmes de logement. En effet, ces regroupements peuvent contribuer à une meilleure coordination des activités des associations et au développement de collaborations ponctuelles. » et affirme qu’à plus long terme et pour autant qu’un immeuble soit disponible, la Municipalité fera les démarches en vue de l’acquérir afin de créer une Maison des associations.

Qu’en est-il aujourd’hui de la politique municipale en faveur des associations ?

Le Conseil communal a adopté ce préavis en 2013 et depuis la situation n’a pas évolué. La Ville ou le Canton soutiennent plusieurs associations via des subventions mais le besoin de l’accessibilité aux locaux et de la mutualisation des forces reste flagrant. Je rappelle ici que les maisons de quartier ne remplissent pas ce rôle mais sont à disposition de la population pour des événements ponctuels accompagnés par les animateurs de la FASL. Une association ne peut y trouver refuge pour y travailler, même si, une fois ou l’autre, elle peut sans doute louer une salle en vue d’une réunion particulière.

Si les terrains ne sont pas en possession de la Ville, celle-ci peut jouer avantageusement la médiatrice entre des promoteurs/gérances et les associations, lesquelles n’ont souvent pas les ressources humaines pour gérer ce genre de contacts et de projets. A Neuchâtel et à Genève, des exemples existent depuis plusieurs années, comme dans d’autres pays d’ailleurs (Canada, Belgique, etc.). Lausanne pourrait s’en servir pour adapter et améliorer son propre concept.

En début de chaque législature, un crédit immobilier est défini pour l’acquisition de biens immobiliers. Nous demandons ainsi à la Municipalité de suivre son intention décrite dans le rapport-préavis 2013/15 et d’inscrire ceci dans ces prochains projets.

Ce postulat demande donc à la Municipalité d’étudier la possibilité de créer une maison des associations et de faciliter la location de surfaces adéquates réunissant le monde associatif et facilitant les synergies.

Sophie Michaud Gigon

Lausanne

Terrasses lausannoises : quelle est la stratégie municipale ?

Communiqué de presse du 6 mai 2019

La nouvelle politique municipale en matière d’ameublement de terrasse interroge. Les Verts lausannois s’inquiètent de directives peu transparentes, qui font planer le risque d’arbitraire et d’inégalité de traitement. Ils déposeront dès lors une interpellation demain soir au Conseil communal.

Attachés à la diversité et à l’initiative individuelle, les Verts avaient posé une question orale à la Municipalité il y a quelques semaines au sujet de la pétition du Great Escape, mais la réponse du Municipal en charge a été évasive et peu convaincante sur les critères posés pour le mobilier des terrasses et sur les intentions de la Ville.

Uniformisation des couleurs de l’ensemble du mobilier d’une terrasse, voire d’une rue, interdiction de poser de manière momentanée des télécabines, interdiction des mobiliers bigarés tel un biergarten festif… l’ensemble de ces décisions révélées peu à peu par la presse ou des pétitions en ligne interpellait sur la politique de la Municipalité alors que les terrasses sont la pierre angulaire de la dynamisation des espaces publics. Le Conseil communal n’a par ailleurs eu vent d’aucun règlement sous-tendant ces décisions.

Les Verts sont favorables à un espace public de qualité et convaincus que l’harmonie et la beauté contribuent à la qualité de vie. C’est dans ce sens notamment qu’ils défendent une diminution de la publicité sur l’espace public. Sachant que les terrasses sont un moyen de rendre les rues et la ville ouvertes et dynamiques, ils soutiennent la réalisation de ces dernières, avec du matériel de qualité. Ils constatent d’ailleurs qu’elles sont toujours plus fréquentées et demandées par les Lausannois-es, favorisant ainsi leur appropriation du domaine public.

En parallèle, sensibles à l’originalité d’un espace public et à l’esprit d’initiative des cafetiers qui cherchent à se démarquer avec une identité visuelle ou un style de mobilier, les Verts soutiennent les initiatives intéressantes qui éclosent souvent de la part des restaurateurs et contribuent à dynamiser une rue, à surprendre les promeneurs et à les inviter à s’asseoir.

L’octroi d’une terrasse doit être en principe accessible à tous les types de restaurants. Imposer un certain style de mobiliers pourrait priver certains établissements, moins rentables, de toute terrasse.

Les Verts regrettent le manque de transparence et le risque d’arbitraire qui semblent accompagner ces décisions et interpellent la Municipalité sur les procédures internes qui y conduisent (cf. interpellation “De quelle couleur doit être une terrasse?”). L’aménagement de l’espace public, s’il doit être réfléchi et harmonieux, n’a pas à être uniformisé.

Alice Genoud, Benjamin Rudaz, Intervention communale, Lausanne, Ngoc Huy Ho, Sophie Michaud Gigon

De quelle couleur doit être une terrasse ?

Interpellation

Récemment les Verts ont posé une question orale concernant la terrasse du Great Escape. Une pétition réunissait des milliers de signatures et s’insurgeait contre le traitement municipal imposé au mobilier de la terrasse. Elle y faisait mention des différences de traitement entre établissements, de l’arbitraire qui semblait sous-tendre les décisions. Depuis, plusieurs cas similaires sont sortis dans la presse.

Les Verts sont favorables à un espace public de qualité et convaincus que l’harmonie et la beauté contribuent à la qualité de vie. C’est dans ce sens notamment qu’ils plaident pour une diminution de la publicité sur l’espace public. Convaincus aussi que les terrasses sont un moyen de rendre la rue et la ville joyeuses et dynamiques, ils soutiennent la mise sur pied de celles-ci et sont ravis qu’elles soient de plus en plus demandées par les Lausannois-es. Il semble ainsi couler de source que le matériel offert aux usagers soit de bonne qualité.

En parallèle, sensibles à la diversité dans l’espace public et à l’esprit d’initiative des cafetiers qui cherchent à se démarquer avec une identité visuelle ou un style de mobilier, les Verts saluent les initiatives qui éclosent et contribuent à dynamiser une rue, à surprendre les promeneurs et à les inviter à s’asseoir.

Ainsi, nous profitons de cette interpellation pour exprimer une certaine incompréhension face à la démarche de la Ville et avons l’avantage de poser les questions suivantes à la Municipalité :

  • Sur quelle stratégie de fond se base la volonté de la Municipalité d’uniformiser les terrasses en terme de couleurs et de matériaux ?
  • Une pesée d’intérêts a-t-elle été faite entre carcan administratif et tentative d’harmoniser l’espace public ?
  • La Municipalité ne craint-elle pas de décourager les cafetiers avec des contraintes peu compréhensibles en les obligeant à changer un mobilier encore en bon état et leur imposant ainsi des frais?
  • Quels sont les critères auxquels doivent répondre les cafetiers-restaurateurs ?
  • Imposer un certain style de mobiliers pourrait priver certains établissements, moins rentables, de toute terrasse. La Ville ne craint-elle pas de diminuer la diversité des enseignes en imposant un style de mobilier plus onéreux ?
  • Sur quelle base légale et règlementaire la Municipalité se base-t-elle pour valider ou interdire certains mobiliers ?
  • Applique-t-elle le même traitement à toutes les enseignes ?
  • L’esthétisme des terrasses étant des compétences de la Direction du logement, de l’environnement et de l’architecture et les autorisations de la Direction de la sécurité et de l’économie, quelle est la gouvernance des terrasses dans l’administration ?
  • La Municipalité n’est-elle pas mal à l’aise de pousser à jeter du mobilier en bon état sous prétexte qu’il n’est pas de la bonne couleur et comment assume-t-elle ce gaspillage potentiel ?
  • Uniformiser une rue en imposant le gris dans toute un espace n’est-il pas contraire à la volonté de la Ville de dynamiser le centre, rien que visuellement ?

Sophie Michaud Gigon

Ngoc Huy Ho

Alice Genoud

Benjamin Rudaz

David Raedler, Intervention communale

Des nuits sans trafic pour le bien de la santé des lausannoises et lausannois

Postulat

Plusieurs études et articles parus ces derniers mois ont souligné les graves conséquences que le bruit du trafic peut avoir sur la santé des habitantes et habitants d’une ville. S’ajoutant aux autres conséquences négatives d’un trafic motorisé trop important (pollution, maladies pulmonaires, accidentologie, etc.), le bruit a été placé au centre des inquiétudes d’une grande partie du monde médical et scientifique.

S’agissant spécifiquement de Lausanne, une étude parue en 2018 a mis en lumière un lien direct, dans plusieurs quartiers de la ville, entre les problèmes de somnolence la journée et le bruit nocturne causé par la circulation1. Menée par des chercheurs du CHUV, des HUG et de l’EPFL, dont le Prof. Stéphane Joost (chercheur au Laboratoire de systèmes d’information géographique de l’EPFL), cette recherche a relevé l’existence de points noirs particulièrement problématiques, dont le carrefour entre l’av. d’Echallens et le ch. de Montétan, les abords de la place de Milan ou encore les alentours de la place de la Riponne. En examinant le cas de 3’700 habitantes et habitants de tous quartiers, et en mettant leurs expériences en rapport avec les données du cadastre du bruit réalisé par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), les chercheurs ont établi un lien direct entre ces problèmes de bruit et la somnolence diurne dont souffrent les personnes concernées.

Cette étude a notamment relevé que la circulation lausannoise était la plus bruyante de Suisse. Elle dépasse en effet souvent les 55 décibels, soit la valeur limite imposée par l’Ordonnance sur la protection contre le bruit (RS 814.41 ; « OPB »)2, en raison de ses rues en pente qui entraînent des démarrages ou des accélérations marquées. Cette valeur dépasse en outre le seuil maximal autorisé par l’Office fédéral de la santé publique, qui est de 50 décibels LEQ (moyenne continue dans le temps de l’énergie acoustique diffusée).

L’impact sonore de ces démarrages et accélérations s’avère particulièrement marqué en période nocturne. Or, les perturbations du sommeil causées par le bruit de la circulation ont un réel effet négatif sur la santé, puisqu’elles peuvent causer une somnolence diurne, une augmentation du stress et des maladies psychiques telles que la dépression, un risque accru d’obésité, des maladies cardio-vasculaires ou encore des accidents liés à la fatigue.

Les problèmes liés au trafic automobile de nuit sont d’ores et déjà pris en compte par la Ville de Lausanne aux abords des hôpitaux. Afin de limiter les nuisances et permettre aux patients de bénéficier du sommeil nécessaire à leur rétablissement, la circulation automobile est en effet interdite aux abords du CHUV entre 22h et 6h.

Compte tenu de la topographie marquée de la ville, il est impératif de tenir compte de ces éléments et de limiter au maximum les nuisances sonores liées au trafic automobile nocturne. A l’exemple du choix opéré autour des hôpitaux, cela doit notamment se faire par des interdictions partielles de circuler de nuit sur certains tronçons particulièrement problématiques. Cela peut en particulier être le cas sur des tronçons aux pentes marquées. Ces interdictions partielles pourraient réserver certaines exceptions, notamment pour les résidents ou les transports-publics – toujours toutefois en conservant comme objectif central la réduction des nuisances sonores liées au trafic routier.

Ces interdictions nocturnes viennent utilement compléter d’autres mesures prises – ou envisageables – afin de lutter contre le bruit lié au trafic automobile. Cela couvre notamment les limitations de vitesse nocturnes généralisées qui sont prévues pour être mises en œuvre à Lausanne3.

Ce n’est qu’avec de telles mesures que les risques pour la santé des lausannoises et lausannois, mis en lumière et développés par l’étude menée par des chercheurs du CHUV, des HUG et de l’EPFL, peuvent être réduits.

Conclusions :

La présente initiative invite la Municipalité à étudier l’opportunité d’interdire la circulation nocturne de véhicules motorisés (entre 22h et 6h) sur certains tronçons routiers. Ce faisant, la Municipalité pourra prévoir certaines exceptions (résidents, transports-publics, etc.), tout en conservant comme objectif principal la réduction des nuisances sonores liées au trafic routier.

David Raedler

1 Stéphane Joost, José Haba-Rubio, Rebecca Himsl, Peter Vollenweider, Martin Preisig, Gérard Waeber, Pedro Marques-Vidal, Raphaël Heinzer, Idris Guessous, Spatial clusters of daytime sleepiness and association with nighttime noise levels in a Swiss general population (GeoHypnoLaus), International Journal of Hygiene and Environmental Health, 1 June 2018, p. 951 à 957.

2 Annexe 3.

3https://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/Le-30kmh-la-nuit-une-affaire-de-sante-publique/story/29035039 (vu le 2.04.2019).