Lausanne

Les Verts soutiennent le partage du pouvoir, à l’interne comme à l’externe

(manque Feryel Kilani)

Les Verts lausannois ont adopté hier soir en Assemblée générale des modifications statutaires permettant la co-présidence au sein de leur parti. Ils souhaitent ainsi soutenir une répartition du pouvoir la plus horizontale possible. Dans la foulée, l’Assemblée générale a choisi une co-présidence masculine, en élisant à Xavier Company et Benjamin Rudaz, qui succèdent ainsi à Léonore Porchet.

Les modifications statutaires pour prévoir une meilleure répartition du pouvoir au sein du parti préoccupent les Verts lausannois depuis quelques années. C’est ainsi, par exemple, qu’au moins de janvier 2015, les Verts lausannois ont modifié leurs statuts pour interdire le cumul des mandats entre les différents échelons électoraux et établi une limite temporelle de trois législatures. Une nouvelle pierre a été ajoutée hier, afin de permettre une co-présidence de la section lausannoise, ce qui démontre la volonté des Verts de donner la possibilité à un maximum de personnes d’exercer des tâches à responsabilité, sans que le pouvoir ne soit concentré en de rares mains.

Après 3 ans de travail important pour la section, de succès électoraux et d’actions marquantes, Léonore Porchet ne s’est pas représentée au poste de présidente, estimant, dans la lignée des changements statutaires en cours, que le temps était venu de céder sa place. Sous les applaudissements nourris de l’Assemblée générale, elle prend ainsi un nouveau départ vers le Grand Conseil, au sein duquel elle a été élue lors des dernières élections.

Pour la remplacer à ce poste, l’Assemblée générale a élu, par acclamation, le duo composé de Xavier Company et Benjamin Rudaz, démontrant ainsi que le partage des responsabilités est une solution qui doit être envisagée, quelques soient les caractéristiques de la fonction et des personnes qui sont visées. Les deux nouveaux co-présidents ont à cœur de poursuivre le travail de Léonore Porchet, afin de maintenir le parti écologiste à la place qui est la sienne dans la capitale vaudoise, et pour continuer à mettre en avant les préoccupations vertes présentes au sein de la population. L’alternance femmes-hommes si chère aux Verts est ainsi respectée, puisque deux hommes occupent actuellement la place qu’occupait préalablement une femme.

« Le partage du pouvoir doit se faire tant au sein des instances politiques externes, qu’à l’interne même du parti, afin de mener une politique intelligente, issue de la réflexion d’un maximum de personnes et permettre ainsi un débat d’idées fructueux » commente Xavier Company suite à son élection. Quant à Benjamin Rudaz, il explique que « la décision d’aujourd’hui formalise les pratiques actuelles au sein du comité, dans lequel des discussions ouvertes et franches ont lieu entre l’ensemble de ses membres. Le fait de partager ce rôle symbolique et formel de la présidence nous permettra de continuer dans cette voie, tout en offrant deux profils complémentaires à ce poste ».

Afin d’appuyer les nouveaux co-présidents dans les tâches à venir, un nouveau Comité a également été élu. En plus des membres sortants, soit Anne Berguerand, Matthias Bürcher, Sophie Michaud Gigon, Catherine Nicoud et Vincent Rossi, l’Assemblée générale a élu quatre nouveaux membres, à savoir Feryel Kilani, Keko Razzano, la nouvelle députée Séverine Evéquoz et David Raedler, vice-président des Verts vaudois. Ces deux dernières personnes permettront à la section de la capitale de maintenir un lien étroit et essentiel avec les instances cantonales.