Daniel Dubas, Intervention communale

Pour que Lausanne reprenne la gestion des parkings privés à usage public

Intervention

Postulat Valéry Beaud et consorts « Vers une reprise par la Ville de Lausanne de certains parkings privés à usage public lors de l’échéance de leur droit de superficie ? »

Huit parkings privés à usage public sont actuellement exploités par des sociétés sur des droits de superficie (DDP) de la Ville de Lausanne, notamment les parkings de Montbenon, de la Riponne ou de Vennes pour les plus grands.

Ces parkings versent alors une redevance annuelle à la commune, soit proportionnelle aux résultats économiques soit une redevance fixe indexée. Toutefois, au vu de la fréquentation importante de ces parking et des tarifs pratiqués, il y a fort à parier que les bénéfices engendrés par la plupart d’entre eux se montent à plusieurs fois le montant de la redevance offerte à la Ville de Lausanne, et que la celle-ci aurait donc économiquement tout intérêt à récupérer certains parkings à l’échéance de leur droit de superficie.

Ces échéances s’échelonnent entre 2026 et 2107, la prochaine concernant le parking de Montbenon. C’est l’un des plus gros, avec ses 933 places de stationnement, et l’un des mieux situés, au centre-ville, entre le quartier commercial et de loisirs du Flon et la Gare de Lausanne. Ce parking a également la particularité, outre les recettes de parcage, de bénéficier d’importantes recettes provenant de la location de surfaces commerciales.

Etant donné que ce parking est situé dans une position hautement stratégique pour l’avenir, notamment en lien avec les développements des projets voisins du Musée cantonal des Beaux-Arts, du Mudac et du Musée de l’Elysée, l’échéance du droit de superficie du parking de Montbenon en 2026 semble donc une première opportunité à ne pas manquer, d’autant plus que la résiliation du DDP doit intervenir 5 ans avant son échéance, c’est-à-dire en 2021.

Sur la base de ces différents éléments, le postulat de notre collègue Valéry Beaud, et que j’ai co-signé, demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité de reprendre certains parkings privés à usage public lors de l’échéance de leur droit de superficie. Elle pourrait notamment évaluer la rentabilité de ces investissements et étudier différents modèles de financement.

A plus long terme, il sera évidemment très important d’avoir une plus grande maîtrise communale des ouvrages de parking aussi dans l’optique de la mise en place d’une véritable politique de stationnement. Mais cela – soyons clairs – n’est pas l’objet central du postulat discuté ce soir.

J’aimerais finalement encore relever que ce postulat a été co-signé par des représentants de pas moins de quatre formations politiques différentes représentées au Conseil communal, lui assurant un appui politique large. Tout comme la commission, nous vous invitons à renvoyer ce postulat à la Municipalité.

Daniel Dubas

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Réaménagement de l’Avenue du Grey

Intervention

Au moment de prendre acte de ce plan des investissements, j’exprime une incompréhension face au revirement de la Municipalité. Derrière mon questionnement, il y a la déception de tout un quartier qui depuis une dizaine d’années attend enfin un réaménagement de l’avenue du Grey, grosse pénétrante urbaine qui coupe le quartier en deux. Des associations et habitants du quartier ont même à plusieurs reprises présenté à la Municipalité des propositions de réaménagements.

Après s’être enfin engagée à agir dans ce quartier qu’elle considère comme stratégique juste en-dessous des Plaines du loup, pourquoi fait-elle disparaître cet investissement tant attendu et finalement intégré dans le plan d’investissement pour 2021?

En introduction à la réponse à notre interpellation en 2014, Olivier Français, municipal en charge de l’urbanisme à l’époque, admettait qu’on n’en avait pas assez fait avec cette pénétrante urbaine et que c’était désormais dans les projets de la Municipalité de la réaménager pour diminuer son immense impact sur ce grand quartier.

Recalibrer les voies de circulation et les arboriser n’est pas gratuit mais cela n’enlève rien à sa nécessité pour cette partie de la ville et la Municipalité l’a reconnu plusieurs fois.

Après ces années d’atermoiement et ce dernier report, j’émets le souhait que le plan d’investissements suivant ne fasse pas subir le même sort à une mesure aussi importante et longuement attendue et que nous puissions enfin voir se concrétiser ce réaménagement.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

 

Alice Genoud, Intervention communale

Accessibilité universelle

Intervention

Les Verts saluent ce rapport-préavis qui permet d’avoir (enfin) une politique cohérente en termes d’accessibilité universelle. Le principe même «d’accessibilité universelle» , et il est rappelé dans ce rapport, fait l’objet de nombreuses législations et ceci à tous les échelons politiques.Toutefois si c’est un concept accepté, je l’espère, de tous, la réalisation est souvent plus périlleuse. En mentionnant de façon explicite ces questions d’accessibilité dans son programme de législature, la Municipalité avait déjà fait un premier pas: «doter la Ville de Lausanne d’un diagnostic et d’un plan d’actions sur l’accès universel à la ville des personnes en situation de handicap, incluant notamment l’accès aux espaces et lieux publics, locaux administratifs et lieux privés accessibles au public.»

C’est ce diagnostic qui est aujourd’hui au cœur de ce rapport-préavis. Une confrontation entre le vœu pieux de l’accessibilité universelle et la réalité du terrain. Les Verts espèrent que cette démarche relativement courageuse, qui pointe aussi ce qui ne va pas et pas seulement ce qui fonctionne, va permettre une mise en œuvre efficace et surtout rapide. Le rôle du ou de la coordinateur – coordinatrice sera crucial pour permettre des changements non seulement dans les infrastructures mais dans les processus administratifs.

En parlant de ce poste, notre seule crainte est qu’au vu de son caractère temporaire il ne puisse pas déployer tout ces effets positifs durant ce laps de temps. Le diagnostic va en effet demander déjà du temps et l’appliquer aussi, c’est peut être donc un peu idéaliste de penser que le groupe formé des référents pourra «vivre» de façon autonome d’ici là. Le fait que ce soit aussi un fond du développement durable qui fasse vivre ce poste, alors que c’est de toute façon quelque chose de temporaire et qui ne pourra pas être réutilisé.

Nonobstant ce fait, nous soutenons le rapport-préavis à l’unanimité et espérons sa mise en pratique rapide.

Alice Genoud

 

Lausanne

Park(ing) Day 2018 à Lausanne : de la lecture à la place de la voiture

Au centre-ville, chaque mètre carré compte ! Affectons l’espace aux humains et à la vie plutôt qu’à des masses dormantes d’acier.

Dans le cadre de Park(ing) Day 2018, journée internationale de prise de conscience et d’action sur l’emprise du stationnement de véhicules individuels motorisé dans les espaces publics, les Verts lausannois, l’ATE-Vaud et actif-trafiC ont symboliquement reconquis une place de parking au cœur de Lausanne.

Pendant deux heures, une place de parc de la Place Centrale a hébergé une terrasse éphémère, une place de lecture et un bar improvisé. Tout en s’acquittant de l’émolument de stationnement.

Chaque place de parc représente 12 mètres carrés d’espace inutilement réservé à des voitures immobilisés. Ce sont donc des milliers de mètres carrés qui méritent une meilleure vie : des terrasses, des lieux d’échange, des places de jeu, des carrés d’herbe, des rues piétonnes, bref, de vrais espaces publics, accessibles au plus grand nombre. Ces places réaffectées cesseraient également d’attirer du trafic polluant et bruyant au cœur de la ville. Bénéfice : une circulation des transports publics et de la mobilité douce fluidifiée et donc une meilleure qualité de vie en ville pour toutes et tous.

L’action de ce jour a fait la démonstration de ce que devraient devenir ces espaces mangés par le stationnement, avec une politique active et volontariste que les associations participantes appellent de leurs vœux.


Benjamin Rudaz, co-président des Verts lausannois
Léonore Porchet, membre du comité national d’actif-trafiC

Intervention communale, Lausanne, Sara Gnoni

La mobilité douce c’est bien, la respecter c’est bien aussi

Interpellation

L’interpellatrice et les interpellateurs ont pris connaissance avec grand plaisir de la nouvelle campagne “Gagnez en douceur” sur la mobilité douce en ville, lancée depuis peu par la Municipalité, et s’en félicitent. Nous apprécions particulièrement la mise en valeur de la mobilité douce, qui en a grandement besoin.

Cette campagne rassemble de nombreuses qualités, dont notamment celle de mettre en avant les infrastructures réalisées par la Ville au profit des personnes à mobilité réduite et plus généralement des piétons et cyclistes, qualités qui ne sont en rien remises en question ici.

En revanche, pour donner suite à cette campagne, il nous semble que la prévention auprès des automobilistes pour le respect de la mobilité douce mérite d’être développée, car il n’est pas assez présent dans cette campagne précisément.

D’une part, les cyclistes sont contraints d’utiliser des aménagements spécifiques encore largement lacunaires. En dehors des bandes cyclables, ils doivent partager la voirie avec des véhicules larges, massifs, parfois très rapides et souvent dangereux. Hormis quelques exceptions, ils doivent respecter des règles de circulation faites pour l’automobile sur la base de ce qui les caractérise, à savoir leur vitesse, leur encombrement, leur manque de maniabilité et leur impossibilité de dialoguer entre conducteurs. Ces règles sont donc par nature inadaptées aux cyclistes, mais elles s’appliquent à eux. De ce fait, il est difficile pour eux de les respecter, ce qui amène les tensions que nous connaissons entre automobilistes et cyclistes.

Rappelons que notre commune se place au dernier rang de Villes en ce qui concerne la gestion du trafic cycliste. Dans ce contexte, les cyclistes naviguent au mieux pour éviter les dangers, mais n’évitent pas toujours les agressions verbales ou les coups de klaxon. En effet : qu’ils respectent les règles précitées ou non, les cyclistes sont la cible d’automobilistes qui leur reprochent alternativement d’être trop lents ou de les dépasser, voire simplement de faire usage de leur priorité.

D’ailleurs, même les vidéos de prévention pour la sécurité cycliste semblent manquer leur cible en stéréotypant le comportement de ces derniers et en faisant des boutades sur leurs décès. Ceci aurait plus tendance à renforcer les clivages qu’à amener une réelle prise de conscience .

En parallèle, les piétons subissent également l’omniprésence des aménagements destinés à l’automobile, très bien illustrée par une recherche des mots “arrogance of space” sur Google, ou simplement par le dessin du Suédois Karl Jilg ci-contre.

 

Comme si cela ne suffisait pas, les règles élémentaires de cédez le passage sur les passages piétons ne sont toujours pas systématiquement respectées, plus de deux décennies après l’entrée en vigueur de la loi. Il est également fréquent que des voitures mal garées empiètent largement sur le trottoir, au point parfois d’empêcher le passage d’une chaise roulante ou d’une poussette, par exemple. Enfin, comme cela a déjà été débattu dans ce Conseil, les déplacements à pieds sont souvent découragés en raison de nombreuses et longues attentes aux feux.

Ce manque de considération des piétons et des cyclistes doit cesser. Alors que notre société fait face à des défis énormes de densité urbaine, de vieillissement et de réchauffement climatique, il est grand temps de non seulement reconnaître les qualités de la mobilité douce, mais de réaffirmer son droit d’exister pleinement tout en faisant en sorte que ses pratiquants soient en sécurité.

A l’instar de la prévention qui est faite à juste titre, par la police envers les cyclistes (rappel du port du casque, descendre du cycle lorsqu’ils ne sont plus sur la chaussées et respect de la signalisation) , il est aussi important que celle-ci soit faite et répétée aux conducteurs de véhicules motorisés en tout genre. Ce n’est que si chacun respecte les règles qui lui sont propres que la sécurité de tous sera améliorée et que les situations de tension que nous connaissons seront apaisées.

Nous pensons que les points suivants méritent d’être abordés en sensibilisant les conducteurs de transports motorisés, en particulier lorsque ces comportements représentent des infractions punissables :

Manière de considérer la bande cyclable en général, y compris perte de priorité lorsqu’on la coupe et interdiction d’y stationner;
Comment rouler sur la chaussée pour laisser la place aux vélos, en particulier lors d’un dépassement;
Interdiction d’utiliser les bandes et pistes cyclables par les deux roues motorisés;
Comment s’arrêter aux feux pour permettre la remontée des vélos, tout en évitant de s’arrêter sur le sas vélo;
Comportement légitime des cyclistes sur un giratoire et interdiction de les dépasser à l’entrée ou sur le giratoire;
Gestes à rappeler avant de tourner pour ne pas couper la route à un cycliste;
Manière d’ouvrir la portière pour éviter l’emportiérage (ouverture de portière sur la trajectoire d’un cycliste);
Arrêt obligatoire et complet aux passages piétons en présence d’un piéton souhaitant traverser;
Arrêt avant le passage piétons, jamais dessus;
Interdiction de garer son véhicule sur le trottoir en l’absence de places marquées;
Fair-play dans tous les cas entre tous les utilisateurs.
Dès lors, nos questions sont les suivantes :

Quelle est la perception de la Municipalité des problèmes évoqués plus haut concernant le comportement des automobilistes envers les cyclistes et les piétons?
Partage-t-elle l’avis qu’il y a un besoin de rappel des codes de la route envers les automobilistes?
Est-ce que la Police interpelle des automobilistes qui ont un comportement inadéquat envers la mobilité douce, et en particulier ceux qui commettent les infractions au code de la route mentionnées ci-dessus? A quelle fréquence? (% des interpellations liées aux violations du code de la route)
Est-ce que la Municipalité a l’intention de faire une campagne de prévention pour sensibiliser les automobilistes à l’existence des cyclistes et des piétons, au respect qui leur est dû et aux règles basiques à adopter ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Sara Gnoni

Vincent Rossi

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Aménagement de l’avenue du Grey

Question écrite

L’aménagement de l’avenue du Grey fait l’objet de discussions depuis des années au sein de notre Conseil et avec l’administration communale lors du développement de projets dans le Nord-Ouest lausannois (Plaine-du-Loup, Bergières). Durant plusieurs années, autant les habitants que les associations et les politiques soulignaient l’importance de prévoir un aménagement plus adapté et humain de cette artère sectionnant le quartier en deux. La Municipalité a même reçu des propositions concrètes pour le quartier.

Les Verts ont rappelé la nécessité de faire rimer l’évolution du quartier des Bergières avec le réaménagement de cette pénétrante urbaine et donc de prévoir le financement public idoine puisqu’il s’agit d’un espace public aux mains de la Ville.

Jusqu’à maintenant, le plan des investissements intégrait ces travaux pour 2021. La Municipalité a d’ailleurs répondu en détails à l’interpellation déposée par les Verts sur le réaménagement de l’avenue du Grey : « En ce qui concerne l’aménagement de l’avenue du Grey et de ses abords, des réflexions sont en cours afin d’assurer la bonne coordination entre le projet immobilier précité et le projet de réaménagement des espaces ouverts. Tenant compte de la situation financière de la Ville, la Municipalité prévoit, à l’heure actuelle, de réaménager l’avenue du Grey en 2021. Elle a inscrit cet objet au plan des investissements. » (21 avril 2016)

Aujourd’hui, le plan des investissements 2018-2021 ne fait cependant plus mention de ces travaux.

Qu’en est-il et quel est le budget qui assurera ces travaux? Faut-il compter avec des retards et un atermoiement de ces travaux pourtant longtemps attendus ?

Sophie Michaud Gigon

Anne Berguerand, Intervention communale

Allons-nous autoriser les compagnies de car à bas coûts à utiliser les voies des transports publics?

Question orale

Cette question s’adresse à Mme la Municipale Florence Germond.

Suite aux concessions octroyées par la Confédération à des compagnies de cars à bas coûts, Genève, a vu débarquer dans ses rues du centre-ville, un nombre conséquent de ces cars, certains empruntant même les voies réservées aux transports publics.

Les Verts ne voient pas d’un très bon œil l’arrivée de ces compagnies de cars, estimant qu’ils sont à contre-courant des efforts faits pour fluidifier, entre autres les entrées et sorties des agglomérations.

Nous estimons que ces cars n’ont pas leur place en ville et encore moins sur les voies réservées aux transports publics.

Ma question est donc la suivante : Sachant qu’il est possible d’interdire l’utilisation de ces voies réservées aux transports publics, à ces compagnies, comment comptez-vous procéder ?

Anne Berguerand

Intervention communale, Véronique Beetschen

Déplacements des personnes à mobilité réduite lors des grandes manifestations

Intervention

A propos de la réponse de la Municipalité à mon interpellation
« Personnes âgées et/ou en situation de handicap: quel accès et quelle mobilité pendant les grandes manifestations ? » du 19 mai 2017

Je remercie la Municipalité pour sa réponse, qui nous montre qu’elle a le souci de faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite lors des grandes manifestations.

Deux volets de cette réponse m’ont toutefois laissée sur ma faim.

La Municipalité indique que le Service de l’économie sensibilise les organisateurs de manifestations aux questions d’accessibilité au travers de son site Internet. Or, la seule indication que j’ai trouvée sur le site est la suivante, je cite :

« A ce propos, nous vous rendons attentifs aux questions d’accessibilité. Vous êtes invités à favoriser l’accès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap ».

Je ne pense pas que cette formulation peu explicite soit d’une grande aide pour les organisateurs de manifestations. On pourrait par exemple imaginer que le Service de l’économie fournisse des lignes directrices ou des conseils pratiques aux organisateurs pour les aider à mettre en place des mesures appropriées. J’espère donc que le Service ira plus loin sur cette question.

Par ailleurs, je trouve insatisfaisante la réponse de la Municipalité sur la question de l’accès des services d’aide et de soins à domicile à leurs clients les jours de grande manifestation.

Les horaires du personnel soignant se rendant à domicile sont chargés. Il serait donc souhaitable que la Ville facilite le travail des intervenants dans toute la mesure du possible. Pour ce faire, il conviendrait, à mon sens, que la Ville prenne langue avec ces services pour évaluer les difficultés que les grandes manifestations génèrent pour le personnel soignant et pour chercher avec eux la meilleure manière de minimiser ces difficultés.

C’est pourquoi je propose à ce Conseil la résolution suivante :
« Le Conseil communal de Lausanne souhaite que la Municipalité consulte les services d’aide et de soins à domicile afin d’évaluer l’éventuelle nécessité de mettre en place des mesures particulières pour faciliter l’accès du personnel soignant au domicile de la clientèle âgée et/ou en situation de handicap les jours de grande manifestation. »

 

Véronique Beetschen

Alice Genoud, Intervention communale

Pour que les 20-30 ans puissent aussi monter dans le bus

Postulat

Le réseau des transports publics lausannois est aujourd’hui bien étendu et permet une bonne couverture de Lausanne et de ses environs, permettant en théorie à tout un chacun de développer la mobilité correspondant aux grandes phases de sa vie autour de la mobilité durable. La question des prix des transports publics revient néanmoins régulièrement sur le devant de la scène politique. Sans doute à raison, dans la mesure où le prix d’un abonnement reste un critère majeur quant au choix de son mode de transport, quel que soit le budget de l’utilisateur.

Pour palier ce problème et favoriser l’utilisation des transports publics, la Ville de Lausanne a déjà mis en place des systèmes de subventionnement, mais il comporte encore un vide important. En effet, s’il existe une panoplie de rabais pour les jeunes selon leur âge et la distance à leur lieu de formation , ceux-ci s’arrêtent net à l’âge de 20 ans, laissant de côté une partie importante de la population lausannoise, celle des 20-30 ans. Ils passent de même à côté de l’essentiel des offres des principales compagnies de transport, que ce soit les TL ou les CFF, qui limitent leurs prix réduits aux moins de 25 ans.

C’est une lacune majeure dans notre système, alors que cette classe d’âge constitue un élément crucial en termes de réflexions sur la mobilité : pendant cette courte décennie, la majorité des jeunes passe d’un statut dépendant (de ses parents) à indépendant financièrement et en même temps voit ses besoins en mobilité changer que ce soit dû aux études, à un travail ou au commencement d’une vie familiale. Pour cette tranche d’âge, aux moyens encore limités, le prix est un facteur éminemment important quant aux déplacements quotidiens. Or, c’est justement à ce moment que se forment des choix de mobilité qui évolueront ensuite peu durant leur vie active : un 20-30 ans qui a opté pour une mobilité individuelle motorisée est un usager en moins, et pour longtemps, de nos réseaux de transports publics.

Pour éviter que des générations entières de lausannois soient divisées en fonction de leurs moyens face à la mobilité de demain, il serait plus qu’important de mettre en place un pont de subventions ciblées –et non un système « arrosoir »- visant les catégories financièrement vulnérables d’usagers potentiels. Cette idée se veut cohérente avec une politique d’encouragement au transfert modal de la voiture à des modes durables et de lutte contre la pollution atmosphérique et sonore du trafic individuel motorisé qui reste un objectif à moyen terme essentiel pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens.

Ce postulat demande :
– que la Muncipalité étude la possibilité d’introduire un subventionnement ciblé des transports publics pour les jeunes, notamment sur des critères financiers.

Alice Genoud
Sara Soto
Anne Berguerand

Alice Genoud, Intervention communale

Hausse des tarifs mobilis

Intervention

Postulat Buclin “La Municipalité doit s’opposer aux hausses de tarif Mobilis et TL”

Chères et chers collègues,

La problématique de l’accès aux transports publics est bien sûr une préoccupation majeure et ce depuis de nombreuses années des verts. La proposition de la Gauche, si elle le mérite de mettre le doigt sur la question du prix, n’offre que peu de solutions au vu la situation actuelle. Comme relaté dans le rapport de commission, la Municipalité n’a que peu d’influence sur le prix des billets de transports publics. Chose que l’on peut regretter mais qui est aujourd’hui un fait. Les verts vont donc refuser majoritairement la prise en considération de ce postulat, selon sa forme et non pas sur le fond.

Les Verts préfèrent utiliser la marge de manœuvre qui est à notre disposition afin d’avoir une réflexion globale sur l’accès à une mobilité durable pour tous. L’expérience ainsi que de nombreuse études démontrent qu’une catégorie à cibler en termes de choix de mobilité sont les jeunes qui entrent dans la vie active. En effet, c’est un moment charnière en terme de déplacement (étude et travail loin du domicile, mobilité accrue lors des loisirs, etc) ainsi qu’une période qui peut être financièrement délicate (du fait étude, premier travail, augmentation du coût de la vie, etc). Aujourd’hui, des subventions sont accordés pour tous les jeunes lausannois jusqu’à 20 ans, il est nécessaire de réfléchir à la catégorie « post 20 ans », qui ont moins d’avantage (les tarifs jeunes de Mobilis et des CFF s’arrêtent à 25 ans) mais des moyens qui ne sont pas forcément extrêmement élevé. Pour toutes ces raisons, les Verts ont déposé aujourd’hui un postulat demandant de réfléchir à des subventionnement ciblé pour cette population, notamment selon leur moyens financiers, pour enlever tous les freins possibles à l’utilisation des transports publics.

Alice Genoud