Intervention communale, Xavier Company

Préservons la campagne de Rovéréaz

Intervention

Je crois effectivement, comme l’a dit M. Gaillard, il s’agit de peser les intérêts en présence, entre la densification et la préservation du paysage. On n’est pas dans le cas concret, car on ne connaît pas précisément le projet, mais uniquement son emplacement.

Mais l’aspect juridique a son importance car il est vrai que le PPA « Château Fallot » est relativement récent, puisqu’il date de 2010. Il a son importance dans l’objectif politique que nous donnons.

Pourquoi alors revenir sur cette question maintenant ?

Parce qu’entre temps, la LAT est entrée en vigueur et force est de constater qu’au niveau lausannois cet espace est considérablement éloigné du centre, totalement arboré et naturelle.

Parce qu’aussi, ce secteur est classé en ISOS A (c’est à dire qui préconise la sauvegarde de l’état existant en tant qu’espace agricole ou libre. Conservation de la végétation et des constructions anciennes essentielles pour l’image du site ; suppression des altérations), et le Château Fallot en ISOS A, qui préconise la préservation de la substance et peut-être même que sa substance serait dénaturée.

Monsieur le syndic lui-même l’a dit, si la décision était prise aujourd’hui, certainement que ces parcelles ne seraient pas en zone constructible. Il est encore temps de réagir maintenant, il ne le sera plus une fois des bâtiments construits au milieu de cet espace vert qui est cher aux Lausannois. Le Groupe des Verts soutiendra donc cette résolution en espérant que la Municipalité y donnera une suite dans le sens de nos demandes.

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon, Valéry Beaud

Quel avenir pour le parc d’agglomération de la Blécherette ?

Interpellation

Le projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM) définit 5 parcs d’agglomération : Blécherette, Roveréaz, Sauvabelin, Venoge et Vidy. Celui de la Blécherette a fait l’objet d’une étude spécifique dans le cadre du chantier 4a du schéma directeur du nord-lausannois (SDNL) sur la stratégie de préservation et d’évolution de la nature et du paysage (volet B). Elle propose la création d’un parc agricole récréatif et culturel (P.A.R.C), avec des intentions et des propositions d’aménagement. Cette étude a été adoptée par les communes du SDNL le 22 novembre 2012, avec l’ensemble du chantier 4a.

Sur son site internet, la Ville de Lausanne décrit le projet de parc d’agglomération de la Blécherette de façon assez enthousiasmante : “le projet P.A.R.C est inscrit dans une volonté de rapprocher le monde rural et le monde urbain. C’est l’occasion de développer un projet urbanistique original qui concilie préservation de la nature, création d’un espace de détente pour les lausannois et pérennisation de l’agriculture de proximité”.

Elle précise que “l’aménagement du parc d’agglomération de la Blécherette met en relation trois valeurs distinctes et convergentes :
– une valeur sociale en créant un espace de délassement et de loisirs doux facilement accessible et complémentaire aux bords du lac ;
– une valeur économique en pérennisant les activités agricoles au travers d’une évolution des pratiques de production et de distribution, en facilitant par exemple la vente directe de produits locaux «à la ferme» ;
– une valeur environnementale et paysagère en valorisant la transition entre la campagne et la ville tout en renforçant la cohabitation entre la nature, le paysage et l’urbanisation”.

Ambitieuse, elle précise encore que le parc d’agglomération de la Blécherette “doit devenir un site modèle en termes de développement territorial durable à l’échelle de l’agglomération”, ce que nous appelons également de nos vœux.

Un article paru dans le quotidien 24 Heures le 9 août 2017 (page 17) tempère toutefois un peu cet enthousiasme. Il mentionne en effet que “depuis la validation, en 2012, du concept d’un Parc d’agglomération par les communes, le projet n’a pas avancé d’un pouce”. Selon le chef de projet du SDNL, si le “concept est toujours valable”, il parle de “flottement”, d’une “période de flou et de remise en question”, et précise qu’il faudra patienter jusqu’en 2040, voire 2050, pour que la campagne de la Blécherette change de visage, “pour autant qu’il y ait une étincelle politique à un moment donné”. L’article mentionne encore que les communes “n’en font pas une priorité”.

L’ensemble de ces affirmations sont pour le moins préoccupantes alors que les parcs d’agglomération se doivent d’accompagner la densification du périmètre compact du PALM, en offrant de nouveaux espaces récréatifs et de loisirs simultanément à l’accueil des dizaines de milliers de nouveaux habitants. Celui de la Blécherette révèle de plus un potentiel tout particulier pour assurer une transition de qualité entre le milieu urbain et le milieu rural.

Il est encore utile de rappeler les attentes du Conseil communal à ce propos, lui qui a renvoyé à la Municipalité le 28 avril 2015 le postulat de Sophie Michaud Gigon et Valéry Beaud intitulé “Pour un lieu consacré à la valorisation de l’agriculture de proximité dans le Nord-Ouest lausannois”, qui demandait à la Municipalité d’étudier, en coordination avec les acteurs existants, l’opportunité de créer dans le Nord-Ouest lausannois un lieu consacré à la valorisation de l’agriculture de proximité, par exemple à l’une ou l’autre des fermes de la Blécherette ou du Solitaire.
Sur la base des éléments présentés ci-dessus, l’objet de cette interpellation est de poser les questions suivantes à la Municipalité :

1. Comment la Municipalité se positionne-t-elle face à l’article du quotidien 24 Heures susmentionné, notamment les affirmations de “flottement”, de “remise en question” ou d’absence de priorité ?

2. Quelles sont aujourd’hui les intentions de la Municipalité pour le Parc d’agglomération de la Blécherette ?

3. Quel rôle la Ville de Lausanne, qui est à la fois commune territoriale et propriétaire foncier, compte-t-elle jouer dans ce projet ?

4. Quel est l’état de la coordination intercommunale à propos de ce projet ?

5. Quelles sont les prochaines échéances et quel est le calendrier indicatif de ce projet ?

6. Est-ce que des aménagements légers et temporaires ne pourraient pas être mis en place rapidement, afin de permettre l’appropriation du parc par la population et d’en tester les usages ?

Valéry Beaud
Sophie Michaud Gigon

Delphine Brun, Intervention communale

Plan de quartier « Ecole de Riant-Pré »

Préavis N° 2017/19

Plan de quartier « Ecole de Riant-Pré » concernant la parcelle N° 7’302 et une partie de la parcelle N° 7’299

Position des Vert-e-s

Constatant que le futur établissement scolaire de Riant-Pré, contenant notamment un APEMS, correspond à un réel besoin des habitants du quartier des Fiches Nord et des zones avoisinantes, les Verts ne peuvent que saluer la mise sur pied de ce projet qui rendra service à de nombreuses familles vivant au nord-est du centre urbain lausannois.

Regrettant le défrichement nécessaire d’un massif abandonné de 1’575 m2 qui permettra la construction de ces nouvelles infrastructures, les Verts constatent après avoir pris connaissance du préavis et de l’étude d’impact sur l’environnement, que cette zone de verdure est toutefois éloignée des corridors écologiques et, de ce fait, n’exerce pas de rôle essentiel dans l’accueil ou la fonction de production.

Conscients que la réduction des zones de verdures, notamment dans les villes, n’est jamais une solution idéale, les Verts observent néanmoins que le plan d’affectation prévoit de compenser ce défrichement par un reboisement de la forêt de Valmont. En effet, cette forêt, qui se situe à proximité du quartier des Fiches, possède un intérêt biologique supérieur au massif défriché et mérite d’être renforcée. De surcroît, 750 m2 d’espaces verts sont également prévus dans le plan de quartier, dont une toiture végétalisée. L’air de dégagement devra en outres contenir des arbres d’essence majeure.

Fort de ce qui précède, les Verts soutiendront ce préavis.

Delphine Brun

Lausanne

Empêchons le saccage de la campagne de Rovéréaz !

Les Verts lausannois souhaitent que la campagne périurbaine de Rovéréaz soit mieux protégée et préservée de nouvelles constructions. Ils ont déposé une interpellation et s’associent au lancement d’une pétition par des riverain-e-s.

La campagne de Rovéréaz est un lieu de délassement que les Lausannoises et Lausannois apprécient grandement. Elle est propriété communale affectée en zone agricole, à l’exception du Château Fallot et des terrains qui l’entourent restés en mains privées. Un Plan partiel d’affectation (PPA), entré en vigueur en 2004, a affecté une surface d’environ 6’000m2 en zone constructible. Au regard de la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), les Verts dénoncent le risque encouru par cet ensemble naturel et paysager.

Une campagne périurbaine à protéger

Ce périmètre constructible se situe à la rupture de pente du plateau et s’inscrit dans le prolongement naturel de la zone agricole de la campagne de Rovéréaz. Cette surface fait partie intégrante d’une unité paysagère exceptionnelle de grande taille, formée d’une clairière et bordée d’une forêt abritant de vieux arbres.

Pour les Verts, la construction de bâtiments comme le permet l’actuel PPA dénaturerait ce lieu de verdure. L’harmonie et la beauté exceptionnelle des lieux reposent avant tout sur l’absence de bâtiment, qui ne survivraient pas à un projet de développement immobilier, même bien cadré. L’échappée visuelle n’aura plus la même ampleur une fois des constructions érigées, l’ambiance champêtre et délassante du site sera profondément perturbée dès lors que le mitage des lieux aura irréversiblement détruit le site et le paysage.

Dépôt d’une interpellation et soutien à une pétition

Face à ces risques, les Verts lausannois ont déposé en avril dernier une interpellation demandant à la Municipalité des précisions sur les éventuels projets de développement prévus dans la zone. Nous voulons aussi savoir comment, après l’adoption récente de la LAT, une telle zone peut être encore constructible !

De plus, les Verts s’associent à la pétition que lancent des riverain-e-s et utilisateur/trices de la campagne de Rovéréaz. Les pétitionnaires demandent une préservation intégrale de la zone par la mise en place de mesures conservatoires permettant d’affecter le périmètre du plan partiel d’affectation « Château Fallot » en zone non constructible. Cette démarche permettra aussi d’échanger et de donner la parole aux utilisatrices et utilisateurs de cette précieuse campagne lausannoise. Les Verts se sont engagés à participer à la récolte de signatures.

Marie-Thérèse Sangra, conseillère communale
Léonore Porchet, conseillère communale, présidente des Verts lausannois
Et les pétitionnaires :
Christiane Pilet, Isabelle Veillon, Stéphane Morey

Signez la pétition en ligne

Intervention communale, Valéry Beaud

Promenade du Bois-de-Beaulieu et du Parc Jomini

R70 – Rapport-préavis 2016/39

Intervention

Le rapport-préavis qui nous est présenté en réponse au postulat d’Anne Decollogny est extrêmement cours, puisqu’il s’agit en fait d’un complément au préavis n° 2015/72 qui répondait à mon postulat demandant une requalification des espaces publics situés au Nord du site du Centre de congrès et d’expositions de Beaulieu.

La séance de commission a toutefois permis d’avoir un état des lieux complet des projets de la Promenade du Bois-de-Beaulieu et du Parc Jomini, ainsi que de la valorisation de l’angle Jomini/Bergières (ex-Taoua).

Ces projets permettront de redonner vie à la Promenade du Bois-de-Beaulieu et d’aménager de nouveaux espaces conviviaux pour les habitants et usagers du quartier. Toutes les tranches d’âge devraient y trouver leur bonheur, avec la transformation de l’édicule abandonné en un petit café, sur le modèle de la Folie Voltaire au parc Mon-Repos, avec la création de nouvelles places de jeux pour les tout petits et pour les enfants de 5 à 10 ans sur la Promenade du Bois-de-Beaulieu, ainsi qu’avec la création d’aménagements pour les adolescents dans le Parc Jomini. Les cheminements piétonniers seront également rendus plus conviviaux par la suppression de nombreux grillages et barbelés, au profit notamment d’une nouvelle arborisation.

Nous saluons également la démarche participative qui a accompagné ces projets, avec notamment des séances avec les acteurs associatifs du quartier et une séance d’information publique qui a rencontré beaucoup de succès.

Nous vous encourageons donc à soutenir ce rapport-préavis, et je terminerai avec une question pour la Municipalité : depuis la séance de commission, les projets de la Promenade du Bois-de-Beaulieu et du Parc Jomini ont été soumis à l’enquête publique ; il serait utile que la Municipalité nous fasse un point de situation sur la procédure et sur le calendrier de réalisation de ces espaces publics très attendus par la population, également pour la mise en exploitation de l’édicule.

Valéry Beaud

Feuille verte, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

« La Grangette » : un combat pour les espaces verts

Les espaces verts sont des trésors à préserver dans notre ville. Pour la qualité de vie et la biodiversité, ils sont essentiels. Une illustration de notre action politique en leur faveur est le dossier du lieu-dit « La Grangette », située aux abords de la campagne du Désert dans le Nord-Ouest lausannois. En 2012, le Conseil communal avait décidé de sacrifier 22’000 m2 de zone intermédiaire où pâturent les vaches et où se promène très volontiers la population lausannoise pour se détendre. Le nouveau plan partiel d’affectation permettait à l’ECA d’agrandir son centre de formation et d’accueil. Les Verts lausannois avaient lutté d’arrache-pied au Conseil, seul parti contre tous, pour éviter ce sacrifice paysager irréversible. Nous avions été soutenus par les habitant-e-s du quartier qui avaient même déposé une pétition. Hélas, le projet avait passé la rampe et il a représenté pour nous un des crève-cœurs de la précédente législature. Nous avions perdu car nous étions le seul groupe du Conseil communal à estimer plus important de préserver ces espaces verts que de construire un bâtiment administratif surdimensionné dans cette campagne urbaine. Cinq ans après, la mise à l’enquête du projet concret – qui se termine ces jours – nous a redonné l’occasion de dire notre désaccord et de rappeler notre combat en faveur des espaces verts urbains prisé par la population lausannoise. Même si nous avons fait tout ce que nous avons pu du côté des Verts lausannois, les marteaux-piqueurs perforeront dans quelques mois la belle promenade de « La Grangette ». Cet exemple nous conforte dans la nécessité de poursuivre notre action politique en faveur des espaces verts dans notre ville, ce que nous ferons avec plaisir et engagement dans la législature à venir.

Sophie Michaud Gigon

Lausanne

La forêt du Flon sacrifiée !

Les Verts lausannois déplorent le sacrifice de la forêt du Flon par la Conseil communal !

Les Verts lausannois regrettent le rejet du postulat de Léonore Porchet demandant l’étude d’alternatives au Barreau Vigie-Gonin. Ils regrettent encore plus la non-considération de la pétition signée par plus de 6000 Lausannoises et Lausannois ! La forêt du Flon est plus que jamais menacée.

Le Conseil communal de Lausanne a rejeté la proposition des Verts d’étudier des alternatives à la construction du Barreau Vigie-Gonin hier soir au Conseil communal. Ce dernier a donc avalisé la destruction de la forêt du Flon, véritable poumon vert urbain du centre de Lausanne pour y construire, au XXIème siècle, une nouvelle route ! Un nombre important de Lausannoises et Lausannois se sont pourtant exprimés contre la destruction de cette forêt en déposant une pétition de 6619 signatures, qui a été débattue en même temps que le postulat vert. Elle demande la préservation et la sauvegarde de la forêt, si importante pour le quartier et la ville. Il n’en a rien été !

Une forêt sacrifiée au profit du trafic

« Vous préférez supprimer une forêt plutôt que de modérer le trafic sur le pont Chauderon ! », a déclaré Léonore Porchet lors du débat. Il était pourtant encore temps pour la ville de proposer une mise à l’enquête complémentaire, afin d’aboutir à un meilleur projet. Un projet qui préserverait la forêt du Flon devenue le symbole d’une ville verte et proactive quant à la surcharge du trafic de transit, ce trafic qui encombre nos routes et nos poumons. « Lorsque la biodiversité est réduite à un moyen de satisfaire les besoins humains, on perd de vue que ces petits bouts de forêt apportent, par leurs singularités, du bien-être à la population » selon Séverine Evéquoz.

Un paquet trompeur

Le programme tel que présenté en 2016 (préavis 2016/16 ; 2016/17 ; 2016/18) et voté par le Conseil le 24 mai 2016, lie différents projets entre eux – le tram, les bus à haut niveau de services, la Maison du livre, tous votés par les Verts. Mais ils sont liés dans un « paquet » si bien ficelé que la remise en question d’une – mauvaise – partie du projet revient à faire face à un chantage. Les Verts souhaitent le tram, les bus et la Maison du livre, c’est une évidence. Mais la mobilité changera véritablement seulement lorsqu’on ne considérera plus que préserver la voiture est plus important que protéger une forêt. Nous souhaitons la réalisation des projets, mais d’une façon qui prend mieux en compte les valeurs paysagères et naturelles du centre-ville. Au-delà de ces atouts paysagers, dont la suppression sera un choc pour la population, cette forêt est le symbole d’un projet d’agglomération qui peut se construire avec, et non contre, la nature.

La majorité du Conseil communal n’a pas souhaité soutenir la proposition des Verts lausannois de permettre de nouvelles études qui auraient potentiellement permis la sauvegarde de ce poumon vert urbain. Hier soir, la biodiversité, le bien-être et la santé des Lausannoises et Lausannois ont donc été sacrifiés au trafic individuel motorisé.

 

Léonore Porchet, conseillère communale, présidente des Verts lausannois

 

Séverine Evéquoz, coprésidente de groupe

 

Alice Genoud, conseillère communale, membre de la commission des pétitions

Intervention communale, Lausanne

Des grainothèques pour favoriser l’échange et la diversité génétique des plantes cultivées

Postulat

Une grainothèque est un système d’échange de graines où chacun peut déposer, prendre ou échanger des graines, librement et gratuitement. Une grainothèque est un moyen de développer la biodiversité en milieu urbain et de transmettre les savoir-faire. Elle donne envie de remettre les mains dans la terre, montrant que cultiver fleurs et légumes est à la portée de tous. Elle contribue à préserver ou faire redécouvrir des variétés anciennes injustement méconnues.

Une grainothèque permet aussi aux jardiniers confirmés de découvrir et de faire goûter aux variétés non commercialisées et contribue à démontrer que tout jardinier peut s’affranchir des semences standardisées qui nécessitent dépenses, engrais et pesticides. Elle aide à faire circuler des graines issues de plantes locales et adaptées aux conditions urbaines, contribuant à d’autres initiatives de maintien de la biodiversité. La démarche doit toutefois être accompagnée par des spécialises pour s’assurer de la qualité des graines (bio, origine, plantes non envahissantes, etc.)

Une grainothèque est idéalement installée dans une bibliothèque, elle consiste à aménager une boîte désignée à recevoir les graines (taille environ 35 cm de large x 25 cm de profond x 5-25 cm de haut), elle contient des informations sur ses modalités d’utilisation, des conseils et des informations pratiques relatives à la culture de 
graines.

Des grainothèques sont déjà installées dans d’autres villes romandes, telles que Vevey ou Genève.

Le présent postulat a pour but de demander à la Municipalité d’étudier l’opportunité de mettre à disposition, dans le cadre de sa politique nature en ville, des grainothèques dans les bibliothèques lausannoises en partenariats avec le monde associatif du jardinage urbain, de l’agriculture urbaine et la production de semences locales.

 

Séverine Evéquoz

Delphine Brun

Véronique Beetschen

Alice Genoud

Intervention communale, Lausanne

Des places de jeux au centre-ville

R23a – Postulat Valéry Beaud « Pour une ou plusieurs places de jeu dédiées aux jeunes enfants au centre-ville de Lausanne »

Fort de son important succès de l’an dernier, l’œuvre « Balancez la lumière! » est de retour sur la Place de la Louve depuis plus de deux semaines, dans le cadre du Festival Lausanne Lumières, pour le bonheur des petits… et de plus grands aussi. Cette balançoire illustre à merveille la demande de mon postulat, à savoir d’étudier l’opportunité de réaliser une ou plusieurs places de jeu dédiées aux jeunes enfants au centre-ville de Lausanne.

Je tiens tout d’abord à saluer ici le travail exemplaire mené par la Ville de Lausanne dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse. Et c’est notamment le cas en ce qui concerne les places de jeux, un important programme de réhabilitation et de création de nouvelles places de jeux étant en cours, avec quelques très belles réalisations récentes, par exemple pour celles que j’ai eu l’occasion de fréquenter avec mes enfants la Promenade de la Sallaz, la Promenade de Boisy, le Petit Train de Vidy, la Place du Nord ou tout dernièrement Sauvabelin.

Les places de jeu ne sont toutefois pas réparties équitablement entre les différents quartiers de la Ville de Lausanne. Ainsi, dans le périmètre défini par la petite ceinture, le centre-ville ne compte aucune place de jeu principale, une seule place de quartier, la Promenade de Derrière-Bourg, et seulement deux placettes de jeux, celle du Pré-du-Marché qui vient d’être refaite et celle du Jardin du Théâtre. Parmi ces trois, deux se situent donc à l’est de Saint-François.

Ces espaces de détente sont pourtant essentiels pour le développement des enfants, et offrent des parenthèses ludiques importantes au cœur de la Ville. Ainsi, autant pour les habitants du centre-ville, dont certains doivent aujourd’hui parcourir des distances importantes pour rejoindre une place de jeu, que pour les familles qui viennent au centre-ville pour s’y promener, faire des achats, profiter de l’offre culturelle ou autre, il serait souhaitable d’avoir une ou plusieurs nouvelles places de jeu.

La présence de telles places de jeu au centre-ville inciterait aussi les familles à fréquenter le marché et les commerces, en pouvant s’offrir une pause bienvenue pour des enfants dont la patience est souvent mise à mal. Ce serait donc à la fois une reconnaissance pour les familles qui habitent au centre-ville, pour celles qui le fréquentent, mais également une plus-value pour l’activité économique de celui-ci.

Fort de ces constats, mon postulat propose donc la réalisation d’une ou plusieurs places de jeu au centre-ville de Lausanne. J’ai eu l’occasion de donner en commission quelques idées de lieux où pourraient être réalisé une telle place, notamment la Place Pépinet qui serait en quelque sorte mon coup de cœur. En vous invitant au nom des Verts à renvoyer mon postulat à la Municipalité, je tiens d’ores et déjà à remercier les commissaires pour l’excellent accueil qu’ils lui ont réservé.

Valéry Beaud, 13 décembre 2016

Intervention communale, Lausanne

Renforcement de la politique Nature en ville

Rapport-préavis 2016/27

Mise en œuvre et renforcement de la politique : « Nature en ville »

 

Les actions de la Municipalité et en particulier de la Municipale en place relatives à la Nature en ville sont saluées par les Verts car on y voit depuis quelques années la volonté réelle de faire évoluer la place de la nature dans la ville, en faveur de la biodiversité et en faveur de l’être humain et de la qualité de vie.

Le nouvel espace d’exposition et d’expérimentation des toitures végétalisées, inauguré jeudi passé à l’établissement horticole de la Bourdonnette montre concrètement que nature, potagers urbains et production photovoltaïque peuvent non seulement coexister, mais aussi être en synergie et apporter des plus-values importantes au regard des surcoûts consentis.

La population soutient cette politique publique et cela nous rend heureux. Les habitants profitent de la nature en ville et ils contribuent aussi à son développement ; ils sont partie prenante. La biodiversité en ville croît en regard de la biodiversité en zone agricole. Les miels des villes recèlent moins de pesticides que ceux des champs et dans l’imaginaire, ville et vert se combinent gentiment mais sûrement.

Pour éviter qu’une main annule ce que fait l’autre, un secteur sur lequel concentrer ses efforts est certainement le domaine privé. Une politique volontariste y est plus que souhaitée par les Verts. La future révision du PGA est une piste prometteuse en ce sens.

En complément, la transversalité de cette politique doit être renforcée au quotidien, par exemple, lors de la consultation des services sur des projets urbanistiques, notamment les ppa. Il est logique que les aspects nature soient intégrés dans les projets avant le passage en commission du CC. Il est en effet un peu compliqué à ce stade d’éviter les plantes envahissantes ou de rendre plus intéressants les aménagements extérieurs.

Indépendamment des consultations, c’est une dimension qui devrait pouvoir s’ancrer largement dans l’administration lausannoise.

Trop ambitieux? Pas sûr. La transversalité de la politique de nature en ville est légitime, tant elle est soutenue par la population et une volonté politique forte.

Et pour finir, concernant les bonnes pratiques en faveur de la biodiversité et le problème des plantes envahissantes sur secteur privé, la question de l’accès et de l’offre est essentielle. L’offre des garden centres n’est hélas pas de compétence communale, mais Lausanne peut offrir des alternatives. Si celles-ci sont connues et pratiques/accessibles, les gens renonceront alors plus facilement à des plantes sur la liste noire au moment de planter une haie.

La Ville ne peut certes favoriser une entreprise plutôt qu’une autre mais une sorte de label estampillant les jardiniers et horticulteurs favorisant ces bonnes pratiques pourrait en outre servir de guide aux propriétaires et habitants jardiniers amateurs.

Je vous remercie de votre attention.

 

Sophie Michaud Gigon