Benjamin Rudaz, Intervention communale, Lausanne

L’eau en ville

Intervention

Rapport-préavis  et Postulat « L’eau à l’honneur dans la ville et ses espaces publics »

En lieu et place des deux personnes ayant rédigé et déposé ce postulat, nos deux collègues Natacha Litzistorf et Valéry Beaud aujourd’hui assis ce soir face à nous, c’est un honneur de prendre la parole pour donner l’avis du groupe des Verts. Le sujet de ce postulat m’est par ailleurs dans tous les cas également très cher.

Lausanne est une ville d’eau. Bien sûr le lac au sud, ses rivières centrales la Louve, le Flon qui structurent notre centre-ville, et de chaque côté à l’est la Vuachère et (pour les candidats à la naturalisation qui nous écoutent), à l’ouest la Chamberonne. Ces quatre célèbres cours d’eau le sont notamment car elles sont encore, partiellement, à l’air libre, et forment des espaces de verdure, de détente, et des biotopes bien précieux en territoire urbain. Le destin n’a par contre pas souri pour nombre de ruisseaux, naturellement présents là où la topographie et l’hydrogéologie le rendaient possible, puis ensuite là ou l’humain décidait de leur place, entre les vignes, ou entre les vergers. Je vous invite à observer la magnifique maquette du musée historique de Lausanne, ou les archives des cartes topographiques pour retrouver leur emplacement, leurs tracés. La croissance progressive de la Ville les a ensuite fait disparaître en sous-sol, quand ce n’est pas dans un égout, l’eau étant associée à des maladies ou de l’insalubrité. La surface de la ville s’est donc asséchée et étanchéifiée, les ruisseaux, gouilles et autres endroits humides étant relégués à l’oubli collectif. Le lien entre les lausannoises et lausannois avec l’eau vive s’est distendu, même si comme toujours la Nature se rappelle à notre bon souvenir, comme par exemple le 11 juin dernier, ou l’eau a pu brièvement et violemment se balader en surface.

Le présent rapport-préavis est très bien structuré et agréablement illustré, présentant pour chacune des demandes des postulants un état des lieux et des opportunités. Il confirme notamment le potentiel de remise à ciel ouvert et de renaturation de certains cours d’eau et pour d’autres d’aménagements permettant de mettre en scène l’eau dans l’espace public. Il y aura les opportunités offertes par les requalifications d’espaces publics majeurs comme les places du Tunnel, de la Riponne ou Centrale sur les tracés du Flon et de la Louve, mais également au travers de la Vallée de la Jeunesse. L’aménagement d’un ruisseau à cet endroit étant l’un des coups de cœur des postulants, nous sommes heureux de le voir partagé par la Municipalité, qui évoque de belles intentions qualitatives pour cet espace, avec aussi la création de biotopes humides permettant de renforcer le réseau écologique. En cela, ce rapport-préavis rejoint idéalement celui sur la nature en ville que ce conseil a approuvé en décembre.

Outre des avantages humains, ces aménagements permettent d’alléger le ruissellement, en surface et dans les égouts, en rendant au sol et au sous-sol ce qui devrait lui revenir, sans bitume ni béton. S’ils sont bien réalisés, ces aménagements permettent également à des espèces végétales et animales de reprendre pied là où l’urbanisme les avait faites disparaître. Il y a beaucoup de travail, notamment dans les quartiers habités, mais les pistes évoquées dans ce rapport-préavis méritent d’être concrétisées avec volontarisme.

Finalement, là où la Ville n’a pas encore totalement pris pied, dans les futurs quartiers qui sortiront de terre, il sera possible désormais, suivant la stratégie annoncée comme deuxième conclusion de ce rapport-préavis, de ne pas répéter les erreurs du passé, en prévoyant dès le départ une place pour l’eau. Les Verts seront également particulièrement attentifs à la transcription de ces enjeux importants dans la révision du Plan général d’affectation (PGA).

Le groupe des Verts se réjouit du retour de l’eau dans une Ville qui a toujours été façonnée par elle, et vous invite, comme il le fera à l’unanimité, à approuver les deux conclusions de ce rapport-préavis.

Benjamin Rudaz

Intervention communale, Marie-Thérèse Sangra

Concept directeur Nature en ville

Intervention

 

Rapport-préavis 2018/42

Les Verts saluent ce rapport-préavis qui répond à une thématique chère aux Verts. La nature en Ville est en effet un enjeu majeur de nos villes qui doit trouver -ou retrouver- sa place entre densification, développement économique et augmentation des axes de la mobilité. La mise en oeuvre du réseau écologique, l’amélioration qualitative des espaces verts existants (par une végétation indigène), la connexion entre elles des zones relais ou la végétalisation des toitures et des façades pour ne citer que quelques-unes des mesures qui seront réalisées favoriseront un retour de la faune et de la flore en ville. Tout cela ne se fait pas uniquement pour les doux yeux de nos amies les abeilles, mais se traduit aussi en une amélioration de la qualité de vie pour les Lausannois et Lausannoises en terme de climat, de pureté de l’air, de santé, de convialité et de bien-être.

Le déclin drastique de la faune et de la flore à l’échelon local et planétaire est une inquiétude majeure pour la survie de l’humanité. Les médias nous ont largement alertés cet été sur la chute de la biodiversité dans nos campagnes avec des valeurs alarmantes comme la disparition de 60 % des espèces d’oiseaux indigènes dans nos contrées agricoles, ce qui signifie que nous ne verrons ou n’entendrons plus, ou bien moins souvent, des espèces aussi banales que le coucou ou l’alouette des champs encore si fréquentes au temps de nos enfances. Lausanne n’échappe pas à ce bilan inquiétant puisque des dizaines d’espèces, au cours de ces décennies, ont disparu ou sont sur le déclin (lézard vert, crapaud calamite, etc..). Or l’avenir de l’humanité est consubstantiellement lié à notre capacité à conserver une biodiversité saine, riche et diversifiée. Aujourd’hui, pas tout le monde est conscient que le maintien de la biodiversité est un enjeu de même importance que celui du réchauffement climatique.

Face à cet état des lieux pessimistes, un fait nouveau, réjouissant sous certains aspects, est que la ville est capable de redevenir un milieu plus attractif pour certaines espèces, à la condition qu’on veille à créer des conditions pour elles.

C’est dans ce sens que ce préavis est bienvenu et important puisqu’il a pour double finalité de conserver les valeurs naturelles présentes à Lausanne et de les renforcer en complétant les nombreuses trames du réseau écologique urbain. Il fait suite à trois rapport préavis entre 2005 et 2016 qui traitèrent des intentions de la Ville en matière de nature et du renforcement de la politique Nature en ville et prend en compte l’étude « Stratégie parc, nature et paysage » du PALM. Ce bref historique montre qu’il aura fallu plus de 15 ans, presque le temps d’une génération, pour intégrer la protection et la promotion de la nature dans les politiques publiques de la Ville. Donner à la nature sa juste place dans notre politique urbaine, c’est donc un processus de longue haleine parce qu’il oblige à changer les habitudes, à revoir nos priorités et à entrer dans un nouveau paradigme.

Ce rapport préavis poursuit une approche stratégique et pragmatique qui repose sur les outils de la planification territoriale, sur l’accroissement des connaissances sur la nature, et sur la mobilisation des habitants et des acteurs privés pour des partenariats par le biais d’incitation et d’information. La demande de traitement prioritaire de ce rapport–preavis a justement pour louable justification de pouvoir intégrer le plus tôt possible ce concept directeur à la révision du plan général d’affectation ou du plan directeur communal, et d’adapter leurs règlements, pour obtenir un maximum de cohérence sur le terrain en terme de connexions naturelles, de qualité de milieux et de promotion des espaces verts et des paysages sensibles. Ce préavis se veut proactif avec une claire volonté d’aller au delà de la seule protection d’une nature qui est hélas aujourd’hui considérablement appauvrie et il vise à restaurer la nature chaque fois que c’est possible (je cite «pour maintenir la biodiversité et une qualité de vie élevée en ville il est nécessaire de faire davantage que de préserver l’existant (…) il est essentiel de saisir chaque opportunité d’améliorer les lieux déjà appauvris » p. 7). Ce que nous saluons. Le réseau écologique lausannois, les catalogues de mesures en faveur des biotopes (SPADOM acteur) sont des outils indispensables pour atteindre les résultats visés. Leur prise en compte dans toutes les consultations interservices touchant à la planification urbaine, aux PPA, aux PQ y compris les concours d’urbanisme ou dans le cadre des DDP (droits distincts et permanents) et cela jusqu’au permis de construire est un passage obligé, une garantie d’efficience. Ce concept- nature intègre cette obligation de coordination et nous nous en réjouissons.

Autre axe de ce rapport préavis qui nous semble très important, celui de la sensibilisation des privés et des habitants que ce soit par les jardins familiaux, les plantations de haies à base d’espèces indigènes, l’incitation à l’entretien différencié des espaces verts pour les gérances privées, le soutien aux associations actives pour la nature à Lausanne, l’ouverture d’une grainothèque en réponse au postulat déposé par notre collègue Severine Evequoz, etc..

Les Verts sont aussi favorables à la nouvelle rubrique 4510. 509.6428 qui rassemble l’ensemble des montants non dépensés à fin décembre 2017 (Frs 400’000.-) et le crédit d’investissement de 1.5 mio lié à ce rapport-préavis. Au vu de l’urgence de cette thématique, les Verts attendent que les ressources humaines opérationnelles au sein de l’administration soient suffisantes pour investir l’ensemble des montants à disposition. Une ventilation plus fine de ce crédit par postes thématiques faciliterait peut-être une utilisation plus lisible de ce crédit.

En résumé, les Verts remercient la Municipalité pour ce rapport préavis extrêmement détaillé et qui affirme la volonté de la Municipalité et lui donne les moyens d’assumer sa responsabilité vis-à-vis du patrimoine naturel lausannois pour faire de Lausanne une ville véritablement verte. Dans une étape de densification intensive comme la connaît Lausanne, c’est une litote de dire qu’il faudra de l’innovation, de la créativité, de la persévérance et de l’audace pour défendre cette priorité de législature et inverser la tendance à l’érosion exponentionnelle des habitats naturels et des espèces de chez nous. J’en profite encore pour remercier chaleureusement la Municipalité et en particulier Mme Litzistorf et M. Hildbrand de leur réactivité et de leur collaboration pour la sauvegarde du biotope à bécassines sourdes au Biopôle, un signal fort pour la nature dans un dossier compliqué.

Le développement de la biodiversité dans l’espace urbain est l’un des dix objectifs de la Stratégie Biodiversité Suisse (SBS) élaborée par le Conseil fédéral le 25 avril 2012. La protection et le développement de la biodiversité en territoire urbanisé constituent non seulement un besoin urgent, mais aussi un impératif légal. Je pense que les citoyens et citoyennes de notre ville peuvent compter sur l’engagement déterminé de la Municipalité, comme l’a clairement réaffirmé en séance de commission la Municipale en charge du dossier.

Nous vous invitions donc à soutenir ce rapport-préavis comme le feront les Verts.

Marie-Thérèse Sangra

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Réaménagement de l’Avenue du Grey

Intervention

Au moment de prendre acte de ce plan des investissements, j’exprime une incompréhension face au revirement de la Municipalité. Derrière mon questionnement, il y a la déception de tout un quartier qui depuis une dizaine d’années attend enfin un réaménagement de l’avenue du Grey, grosse pénétrante urbaine qui coupe le quartier en deux. Des associations et habitants du quartier ont même à plusieurs reprises présenté à la Municipalité des propositions de réaménagements.

Après s’être enfin engagée à agir dans ce quartier qu’elle considère comme stratégique juste en-dessous des Plaines du loup, pourquoi fait-elle disparaître cet investissement tant attendu et finalement intégré dans le plan d’investissement pour 2021?

En introduction à la réponse à notre interpellation en 2014, Olivier Français, municipal en charge de l’urbanisme à l’époque, admettait qu’on n’en avait pas assez fait avec cette pénétrante urbaine et que c’était désormais dans les projets de la Municipalité de la réaménager pour diminuer son immense impact sur ce grand quartier.

Recalibrer les voies de circulation et les arboriser n’est pas gratuit mais cela n’enlève rien à sa nécessité pour cette partie de la ville et la Municipalité l’a reconnu plusieurs fois.

Après ces années d’atermoiement et ce dernier report, j’émets le souhait que le plan d’investissements suivant ne fasse pas subir le même sort à une mesure aussi importante et longuement attendue et que nous puissions enfin voir se concrétiser ce réaménagement.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

 

Daniel Dubas, Intervention communale

Chauffage en plein air

Question orale

 

La Loi vaudoise sur l’énergie interdit clairement et explicitement le chauffage en plein air, par exemple sur des terrasses ou dans la partie extérieure de cafés ou de bistrots, que ce soit avec des engins électriques ou à gaz.

Pourtant, si vous vous baladez au centre-ville de Lausanne ces jours-ci, vous pouvez en apercevoir un peu partout, sur de nombreuses terrasses, et notamment dans le quartier du Flon où à peu près chaque bistrot semble en disposer.

Cela ne fait aucun doute que la très grande majorité de ces appareils sont installés en violation de la loi en vigueur, des exceptions ne pouvant être accordées uniquement si ces chauffages exploitent des énergies renouvelables ou des rejets de chaleur inutilisables d’une autre manière. Ceci n’est manifestement pas le cas. La police du commerce du canton de Vaud précise que ce sont les communes qui sont l’autorité compétente pour autoriser l’utilisation de ces chauffages.

Voici donc ma question : La Ville de Lausanne est-elle au courant decette non-conformité légale (à large échelle), et qu’est-ce qu’elle entend faire pour faire appliquer la loi sur le territoire communal ?

Daniel Dubas

 

Daniel Dubas, Intervention communale

Densification et protection du patrimoine

Intervention

La densification et la protection du patrimoine ne sont pas des principes contradictoires. Les deux sont nécessaires pour un développement urbain durable.

La densification est nécessaire pour lutter contre l’étalement urbain, contre le gaspillage des ressources naturelles, pour maintenir ou créer un tissu urbain qui ne nécessite pas de déplacements trop longs, mais aussi pour limiter les investissements publics par habitant dans les différentes infrastructures. La protection du patrimoine permet de son côté de préserver un paysage urbain intact et attractif pour ses habitants et usagers, de sauvegarder l’identité des différents quartiers, et de ne pas effacer les traces de l’histoire.

Cependant, pour arriver à une densification « de qualité », il y a des solutions à trouver entre les différents intérêts en jeu. Des arbitrages sont à faire, où l’intérêt public prime sur l’intérêt individuel. A ce titre, nous réjouissons énormément que la municipalité actuelle accorde beaucoup plus d’intérêt aux questions de patrimoine, agissant de façon plus active.

Le Plan général d’affectation (PGA) va être révisé prochainement. Celui-ci constitue une base importante pour concrétiser la protection du patrimoine bâti, et notamment pour protéger les ensembles bâtis dignes d’intérêt, tout en permettant de densifier la ville. Les Verts ont de grandes attentes dans cette révision du PGA et vont accompagner ces travaux de façon attentive. C’est une opportunité à ne pas rater.

A ce titre, je vous rappelle la résolution que le Conseil communal a voté suite au postulat de M. Beaud (« L’ISOS et les article du RPGA utilisés par la CDAP pour annuler un permis de construire délivré par la Municipalité, une bonne nouvelle pour le patrimoine bâti lausannois ? »). Je cite : « Dans l’attente de la révision du Plan général d’affectation (PGA), le Conseil communal souhaite que la Municipalité fasse usage des outils dont elle dispose pour veiller à une densification respectueuse du patrimoine, particulièrement des ensembles bâtis dignes d’intérêts ».

Le postulat déposé par M. Carrel vise à augmenter le niveau de prévisibilité pour les investisseurs et autres acteurs immobiliers. Cet objectif général est entièrement partagé par le groupe des Verts, même si la prévisibilité pour l’obtention d’un permis de construire d’un bâtiment actuellement noté au niveau 3 ou 4 de protection ne pourra jamais être totale. Le postulat pose de bonnes questions, et trois pistes sont évoquées. La première piste – celle de pouvoir consulter la déléguée au patrimoine en amont dans les procédures – semble déjà fonctionner aujourd’hui. Encore faudrait-il que les promoteurs immobiliers tiennent compte des recommandations émises. La deuxième piste demande que la municipalité établisse une liste exhaustive, en s’engageant à ne pas demander le classement des objets qui ne figurent pas sur la liste. Cette proposition ne peut à notre sens pas être appliqué de façon mécanique, car la pesée des intérêts est souvent plus complexe et subtile pour chaque cas concret. La troisième piste, celle du PGA, nous semble bien évidemment prometteuse, mais sa concrétisation prendra encore quelques années.

Vous l’aurez compris, malgré ces quelques réserves, le groupe des Verts salut l’initiative de M. Carrel et soutient par conséquent le renvoi de ce postulat à la municipalité.

Encore un dernier point que je souhaite rappeler ici, c’est l’intention exprimée par la municipalité dans son programme de législature de mettre en place une commission d’urbanisme et d’architecture, ce que nous appelons de nos vœux au plus vite. Cette commission permettra notamment d’évaluer les projets en amont du processus, notamment au regard des critères d’esthétique et d’intégration. La Ville de Lausanne est une des dernières grandes villes à ne pas en posséder à ce jour.

Daniel Dubas

Alice Genoud, Intervention communale

Accessibilité universelle

Intervention

Les Verts saluent ce rapport-préavis qui permet d’avoir (enfin) une politique cohérente en termes d’accessibilité universelle. Le principe même «d’accessibilité universelle» , et il est rappelé dans ce rapport, fait l’objet de nombreuses législations et ceci à tous les échelons politiques.Toutefois si c’est un concept accepté, je l’espère, de tous, la réalisation est souvent plus périlleuse. En mentionnant de façon explicite ces questions d’accessibilité dans son programme de législature, la Municipalité avait déjà fait un premier pas: «doter la Ville de Lausanne d’un diagnostic et d’un plan d’actions sur l’accès universel à la ville des personnes en situation de handicap, incluant notamment l’accès aux espaces et lieux publics, locaux administratifs et lieux privés accessibles au public.»

C’est ce diagnostic qui est aujourd’hui au cœur de ce rapport-préavis. Une confrontation entre le vœu pieux de l’accessibilité universelle et la réalité du terrain. Les Verts espèrent que cette démarche relativement courageuse, qui pointe aussi ce qui ne va pas et pas seulement ce qui fonctionne, va permettre une mise en œuvre efficace et surtout rapide. Le rôle du ou de la coordinateur – coordinatrice sera crucial pour permettre des changements non seulement dans les infrastructures mais dans les processus administratifs.

En parlant de ce poste, notre seule crainte est qu’au vu de son caractère temporaire il ne puisse pas déployer tout ces effets positifs durant ce laps de temps. Le diagnostic va en effet demander déjà du temps et l’appliquer aussi, c’est peut être donc un peu idéaliste de penser que le groupe formé des référents pourra «vivre» de façon autonome d’ici là. Le fait que ce soit aussi un fond du développement durable qui fasse vivre ce poste, alors que c’est de toute façon quelque chose de temporaire et qui ne pourra pas être réutilisé.

Nonobstant ce fait, nous soutenons le rapport-préavis à l’unanimité et espérons sa mise en pratique rapide.

Alice Genoud

 

Alice Genoud, Intervention communale

Des réponses pour Beaulieu 2.0

Intervention

Les réponses données par la Municipalité, comme on pouvait s’y attendre, reprennent dans les grandes lignes les propos tenus lors de la présentation de ce projet aux différents groupes politiques du Conseil communal et lors de la conférence de presse. C’est bien pour cela que les Verts s’étaient opposés à l’urgence, partant du fait que la plus grande partie des questions pourrait être traitée et de manière plus efficiente, lors du débat sur le rapport-préavis concernant l’avenir de Beaulieu qui nous sera présenté selon le calendrier de la municipalité en fin d’année.

Je vais quand même profiter de cette interpellation pour affirmer le soutien des Verts à la Municipalité concernant sa politique proactive sur le «cas» Beaulieu. Il faut être clair, lors de la diffusion de l’audit du contrôle des finances concernant les comptes de Beaulieu, nous sommes tous tombés des nues. Les voyants étaient au rouge et l’avenir extrêmement compliqué au vu surtout des projets d’envergure qui devrait prendre place sur Beaulieu et dans un laps de temps relativement court.

Force est de constater qu’après un peu moins de 9 mois, les voyants sont passés au «vert pâle». La Source a pu prendre possession de ses locaux, le Tribunal arbitral du sport a pu faire sa mise à l’enquête, qui n’a pas suscité d’opposition et pourra commencer ses travaux à l’été 2019, tout comme le théâtre qui a vu son projet revu mais pas annulé. De plus, et c’est peut être le point positif de toute cette affaire, nous nous retrouvons aujourd’hui devant la nécessité de repenser ce modèle de Beaulieu, avec une vision d’avenir de ce site, qui vise à changer de fonds en comble la structure pour pouvoir éviter que d’autres problèmes ne voient le jour. La Municipalité a donc pris «le taureau par les cornes» et a pu retourner une situation qui par bien des égards semblait presque désespérée. La vision qui nous est proposée permettra de valoriser un lieu au cœur de notre ville, extrêmement bien desservi par les transports publics (et privés) et qui aujourd’hui est peu utilisé et surtout peu ancré dans la vie locale lausannoise, surtout la face nord des Halles. Le fait de proposer un «hub» basé sur le sport et la santé prend tout son sens au vu des institutions présentes à Beaulieu mais de façon plus large à Lausanne.

Pour que Beaulieu devienne un lieu central pour Lausanne, une consultation large sera nécessaire. Autant des milieux économiques, hôteliers, associations de quartiers mais aussi sportives et des institutions de recherches lausannoises. C’est seulement par ce type de démarche que nous pourrons réaliser un lieu emblématique et attractif à l’image de Lausanne, et surtout auquel les Lausannois pourront s’identifier. Car il est bon de rappeler que finalement, ce sont les Lausannois qui vont payer pour la participation à cette SA et qu’il est important que ce soit aussi un lieu qui corresponde à leurs besoins et envies.

Cette consultation a déjà été évoqué autant dans la réponse à l’interpellation ainsi que lors de la conférence de presse, il ne reste donc qu’à la continuer et surtout à nous en rendre compte lors du rapport-préavis de cette fin d’année. Ce point sera pris très au sérieux chez les Verts lors de l’étude de ce dernier.

Alice Genoud