Intervention communale, Sara Gnoni

Budget 2019 : bonnes surprises et économies indispensables

Intervention

Le budget présente certes un déficit de 42 mio mais nous relevons que celui-ci est dû non à une mauvaise maîtrise des charges, qui baissent de 24 mio par rapport au budget précédent et de 46 mio par rapport aux comptes 2017, mais à une baisse des revenus de 79 mio par rapport aux comptes 2017 et de 36 mio par rapport au budget 2018.Ces revenus sont évidemment difficiles à estimer, mais ce qui est indéniable, c’est que la RIE III aura un impact négatif sur ceux-ci, on estime la perte fiscale à 42 mio : si l’impact est moindre que prévu, nous aurons finalement une bonne surprise dans les comptes 2019, ou pas dans le cas contraire. Historiquement, sauf une exception, le résultat effectif a toujours été meilleur que le budget et donc nous avons bon espoir que grâce à un budget prudent, ce sera le cas cette année encore.

Les charges sont donc bien maîtrisées et en baisse, ou stables, à part les domaines prioritaires de la législature, notamment le développement de l’accueil de la petite enfance, le parascolaire et le renforcement de la sécurité publique où respectivement 1 mio et 0,8 mio sont alloués, sur un total des 3,8 mio, de budget pour ces thèmes prioritaires justement.

Nous pouvons donc par exemple compter, cette année, sur la création de 85 nouvelles places d’accueil pour le préscolaire, 72 places pour le parascolaire, soit un total de 157 nouvelles places en 2019 en sus de la pérennisation des 180 places APEMS de la rentrée 2017-2018. Ceci est réjouissant, d’autant plus que l’offre pour l’accueil dès les trotteurs pourra répondre à la demande en 2019 déjà (ou enfin). Pareillement, et même si cela a un impact moindre sur le budget, je tenais à citer la pérennisation de la Halte-Jeu de la Grenette qui a pu être inscrite au budget et qui est un excellent exemple des valeurs que cette Ville défend: la solidarité, l’entraide, la durabilité et le vivre ensemble.

Comme chaque année, d’aucuns trouveront qu’il s’agit là d’un budget d’austérité, d’autres que la Ville vit au dessus de ses moyens. A notre sens, il s’agit d’un budget prudent et qui représente un compromis entre le besoin d’assurer des prestations à la population et la nécessité d’agir dans un cadre de finances fragiles, tel que nous le connaissons, ainsi que notre responsabilité envers les générations futures de ne pas leur laisser les vestiges de nos dépenses qui iraient au-delà de l’acceptable.

Ces finances fragiles sont liées tout d’abord comme déjà dit à l’incertitude qui règne autour de la baisse des recettes fiscales, liées à la RIE III et l’impact effectif ne sera connu qu’avec un délai significatif et ceci pourrait encore pèjorer le déficit. Liées à ceci, les recettes fiscales sont toujours tributaires des va et viens des contribuables ou du départ d’un grand contribuable, qu’il s’agisse d’une personne physique ou morale et elles créent donc un aléa dans la préparation du budget. Est-ce qu’une baisse d’impôts aurait un impact positif sur les finances ou est-ce plutôt une hausse qu’il faudrait? nous aurons l’occasion d’en débattre le moment venu au sein de cet hémicycle.

Un autre point qui rend les finances fragiles est qu’un tel budget montre une insuffisance d’auto-financement de 148 mio et par conséquent une augmentation de la dette d’autant. On s’endette pour de nouveaux projets: Métamorphose, PALM, l’entretien des réseaux mais aussi pour entretenir les écoles lausannoises qui, nous le savons, ont souvent peu l’air d’être des écoles de nos contrées lorsque l’on voit leur état désuet.

Par conséquent, nous vivons toujours avec l’épée de Damoclès de l’augmentation des taux d’intérêts qui serait catastrophique pour notre budget, car dans ce cas, de vraies mesures drastiques d’austérité devraient être prises, ce qui n’est pas souhaitable ni aujourd’hui, ni pour celles et ceux qui viendront après nous.

Finalement, les finances seront de plus en plus impactées dans le futur par les coûts des changements climatiques. Les intempéries du 11 juin 2018 nous ont donné un aperçu des conséquences de ces dérèglements et du manque d’adaptation à celui-ci. Ces coûts ne sont pas directement prévus dans le budget, ce qui rend donc celui-ci d’autant plus précaire.

En conclusion, tout en ayant des difficultés à nous montrer excessivement enthousiaste pour un budget qui présente un déficit significatif et une dette en augmentation, nous réitérons néanmoins notre soutien à la Municipalité pour ce budget, en reconnaissance des efforts menés pour maîtriser ses charges tout en assurant des prestations nécessaires à une Ville de notre taille. Le Groupe des Verts approuvera ce Budget 2019 et vous invite donc à en faire de même.

Sara Gnoni

Ilias Panchard, Intervention communale, Sara Gnoni

Pour une meilleure protection de la jeunesse face à la fumée passive

Postulat
La fumée passive revient à respirer, sans le vouloir, les mêmes substances toxiques que celles inhalées, volontairement dans leur cas, par les fumeurs. Comme le montre le Monitorage suisse des addictions, la fumée du tabac est toujours mauvaise pour la santé, en particulier pour les enfants, quelque soit le niveau d’exposition. ¹ L’exposition à la fumée passive, est responsable de 1% de la mortalité au niveau mondial et 28%% de ces décès surviennent chez les enfants. ²

La fumée passive s’avère mauvaise pour la santé, aussi à l’extérieur. Des mesures des taux de particules fines prises devant et dans la gare de Bâle en sont l’illustration : entre 100 et 200 microgrammes par m3, soit beaucoup plus que les valeurs limites autorisées dans l’air extérieur.

Ces dernières années, des mesures de lutte contre le tabagisme ont été prises : interdiction de fumer dans les lieux publics, augmentations du prix du tabac, campagnes de sensibilisation, etc. Les interdictions de fumer restent, avec l’augmentation de prix, les mesures les plus effectives.

Cependant, toujours selon le Monitorage suisse des addictions de 2013, 6% de la population reste exposée à la fumée passive durant 7h ou plus par semaine et 35% pendant 1h ou plus par semaine. Les moins de 25 ans sont particulièrement touchés par le tabagisme passif.

Il y a en Suisse deux millions de fumeurs, et 57% d’entre eux ont commencé avant 18 ans. Beaucoup reste à faire pour dissuader les jeunes de commencer à fumer, en particulier concernant la publicité. D’ailleurs, une initiative pour interdire toute forme de publicité pour le tabac visant les enfants et les jeunes a été lancée par une large coalition réunissant la Fédération des médecins suisses (FMH), la Ligue suisse contre le cancer, des médecins de famille, pharmaciens et autres droguistes. ³

Comme l’estime Martin Röösli, chef d’unité à l’institut suisse de santé publique, « la Suisse est à la traîne ». Plusieurs pays et villes d’Europe ont pris des mesures face à la fumée : interdiction de fumer sur les places de jeux en France, dans les gares en Allemagne ou au Danemark, expérimentation de l’interdiction dans six parcs parisiens depuis l’été 2018. En comparaison des autres pays européens, la Suisse s’avère un mauvais élève en termes de mise en place de politiques de santé publiques, en particulier afin de protéger les jeunes et les enfants.

Cette situation illustre le besoin de prendre des mesures supplémentaires contre le tabagisme passif afin de diminuer son impact, en particulier sur les enfants et les jeunes. Les villes ont un rôle important à jouer en matière de santé publique. D’autant plus qu’une action volontariste représenterait un signal fort dans une ville où siège un géant mondial du tabac et pourrait initier des dynamiques dans d’autres villes.

Pour les raisons qui précèdent, ce postulat demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité de créer des zones sans fumée dans les lieux publics extérieurs sensibles, par exemple ceux fréquentés par les enfants et les jeunes comme les places de jeu et les alentours des écoles.

Ilias Panchard
Sara Gnoni

¹ Le tabagisme passif en Suisse en 2013 / Analyse des données du Monitorage suisse des addictions : http://www.cipretvaud.ch/definition-et-dangerosite-de-la-fumee-passive/
² Oberg M, Jaakkola MS, Woodward A, Peruga A, Prüss-Ustün A. Worldwide burden of disease from exposure to second-hand smoke: a retrospective analysis of data from 192 countries.
³ Oui à la protection des enfants et des jeunes contre la publicité pour le tabac : www.enfantssanstabac.ch

Alice Genoud, Intervention communale

Pour que les 20-30 ans puissent aussi monter dans le bus

Postulat

Le réseau des transports publics lausannois est aujourd’hui bien étendu et permet une bonne couverture de Lausanne et de ses environs, permettant en théorie à tout un chacun de développer la mobilité correspondant aux grandes phases de sa vie autour de la mobilité durable. La question des prix des transports publics revient néanmoins régulièrement sur le devant de la scène politique. Sans doute à raison, dans la mesure où le prix d’un abonnement reste un critère majeur quant au choix de son mode de transport, quel que soit le budget de l’utilisateur.

Pour palier ce problème et favoriser l’utilisation des transports publics, la Ville de Lausanne a déjà mis en place des systèmes de subventionnement, mais il comporte encore un vide important. En effet, s’il existe une panoplie de rabais pour les jeunes selon leur âge et la distance à leur lieu de formation , ceux-ci s’arrêtent net à l’âge de 20 ans, laissant de côté une partie importante de la population lausannoise, celle des 20-30 ans. Ils passent de même à côté de l’essentiel des offres des principales compagnies de transport, que ce soit les TL ou les CFF, qui limitent leurs prix réduits aux moins de 25 ans.

C’est une lacune majeure dans notre système, alors que cette classe d’âge constitue un élément crucial en termes de réflexions sur la mobilité : pendant cette courte décennie, la majorité des jeunes passe d’un statut dépendant (de ses parents) à indépendant financièrement et en même temps voit ses besoins en mobilité changer que ce soit dû aux études, à un travail ou au commencement d’une vie familiale. Pour cette tranche d’âge, aux moyens encore limités, le prix est un facteur éminemment important quant aux déplacements quotidiens. Or, c’est justement à ce moment que se forment des choix de mobilité qui évolueront ensuite peu durant leur vie active : un 20-30 ans qui a opté pour une mobilité individuelle motorisée est un usager en moins, et pour longtemps, de nos réseaux de transports publics.

Pour éviter que des générations entières de lausannois soient divisées en fonction de leurs moyens face à la mobilité de demain, il serait plus qu’important de mettre en place un pont de subventions ciblées –et non un système « arrosoir »- visant les catégories financièrement vulnérables d’usagers potentiels. Cette idée se veut cohérente avec une politique d’encouragement au transfert modal de la voiture à des modes durables et de lutte contre la pollution atmosphérique et sonore du trafic individuel motorisé qui reste un objectif à moyen terme essentiel pour améliorer la qualité de vie de nos concitoyens.

Ce postulat demande :
– que la Muncipalité étude la possibilité d’introduire un subventionnement ciblé des transports publics pour les jeunes, notamment sur des critères financiers.

Alice Genoud
Sara Soto
Anne Berguerand

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Places de jeux

R61 – Rapport-préavis n° 2017/26 – « Places de jeux »

Intervention

Les Verts lausannois accueillent avec enthousiasme cet excellent rapport-préavis n° 2017/26, qui permettra de poursuivre et développer l’exemplaire politique lausannoise des places de jeux, et qui répond par ailleurs à satisfaction à mon postulat “Pour une ou plusieurs places de jeu dédiées aux jeunes enfants au centre-ville de Lausanne”, déposé le 12 janvier 2016.

Les places de jeux sont des lieux de vie importants dans la ville, non seulement pour les aménagements ludiques qui contribuent au développement et à l’activité physique des enfants, mais aussi comme espace de rencontre.

Dans le rapport-préavis, nous relevons avec plaisir les principes généraux guidant l’aménagement des places de jeux, qui sont présentés en page 4 et qui sont une belle illustration de la qualité recherchée : une répartition spatiale équilibrée, une offre diversifiée, une approche écologique, une planification participative et une conception inclusive.

Sur cette base, le rapport-préavis prévoit :

– de réaménager 16 places de jeux entre 2017 et 2021 ;

– d’adapter des places de jeux existantes aux besoins des enfants handicapés et des personnes à mobilité réduite ;

– et la création de trois nouvelles places de jeux au centre-ville, à la Promenade de la Solitude, à Cité-Vieux-Bourg et à Montbenon.

Nous saluons l’ensemble de ces éléments, en insistant encore sur l’importance que nous attachons à la planification participative, à la conception inclusive et naturellement à l’approche écologique.

Concernant spécifiquement la réponse à mon postulat, celui-ci demandait l’aménagement de places de jeux dans l’hyper-centre-ville de Lausanne, tant pour les familles qui y résident que pour celles qui y viennent pour se promener, faire des achats ou profiter de l’offre culturelle.

De notre point de vue, les trois nouvelles places de jeux annoncées dans le rapport-préavis ne sont pas tout à fait dans l’hyper-centre au sens où nous l’entendions pour inciter également les familles à fréquenter le marché et les commerces. Tout en soutenant leur création, nous estimons que la réponse à mon postulat se trouve plutôt dans les équipements ludiques multifonctionnels et modulables qui sont annoncés sur différentes places publiques de l’hyper-centre, par exemple celles de La Louve ou de Pépinet, dans le but de rendre ces espaces plus accueillants pour les familles. La réponse se trouve également dans l’installation de la place de jeux amovible L’Akabane, qui a désormais été acquise par la Ville de Lausanne et qui a rencontré un grand succès à ses différents emplacements, malgré quelques réticences de certains commerçants à son emplacement initial.

Comme vous l’aurez compris, les Verts lausannois vous encouragent donc à suivre l’avis de la commission et à accepter les cinq conclusions de ce rapport-préavis.

Valéry Beaud

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

La conciliation extrajudiciaire

Responsabilisons les délinquants mineurs par l’introduction à Lausanne de la “conciliation extrajudiciaire”

Le rapport préavis est encourageant, ou en tout cas bien plus encourageant que le précédent, même si je n’étais pas présent lorsqu’il était passé en commission.

Il va ainsi dans le sens de la justice pénale des mineurs, qui favorise principalement l’éducation et la prise de conscience des jeunes délinquants, plutôt que la pure répression. Il paraît en effet toujours plus que le meilleur moyen de prévenir la récidive est de favoriser la prise de conscience du jeune délinquant, par la conciliation notamment.

Mais ce rapport préavis me semble un peu mou. La Municipalité nous dit simplement qu’elle applique cette conciliation et qu’elle est prête à le faire… mais elle ne table que sur une dizaine de cas par année. Au surplus, on note à plusieurs reprises que cette conciliation déçoit sur sa rentabilité économique et sur l’efficacité du travail réalisé par les jeunes. On ne peut que s’étonner à la lecture de ces propos, tant il ne s’agit là pas des objectifs de la justice pénale des mineurs, et surtout tant la Municipalité ne semble pas voir que cette procédure s’inscrit dans le long terme, puisqu’avec une diminution de la récidive, les retombée économiques sont importantes… mais sur un terme un peu plus long.

Les Verts soutiendront donc ce postulat, mais encouragent la Municipalité à aller au delà et à s’investir activement dans ces processus de conciliation, parfaitement adéquats et aux résultats positifs.

Xavier Company

Alice Genoud, Intervention communale, Lausanne

L’allaitement en milieu urbain

Intervention

Ce postulat part d’un constat : l’allaitement en milieu urbain peut être difficile et parfois laborieux. Pas de lieux dédiés et problèmes d’information (actuellement seulement un site internet qui met en avant les établissements qui ont un lieu pour l’allaitement) font que la Ville de Lausanne peut être un lieu compliqué pour les femmes voulant s’asseoir tranquillement pour allaiter des enfants, principalement en hiver. Pourtant des initiatives pourrait être facilement mise en place, que ce soit celle que je propose dans mon postulat (qui pour rappel est un réseau d’établissements volontaires – café, salles d’administrations, lieux publics, centres communautaires, magasins…- où les femmes ont la possibilité d’allaiter en toute sérénité. Souvent, aucun équipement supplémentaire n’est même nécessaire. Ces emplacements sont simplement répertoriés sur le site Internet de la ville et un autocollant sur la porte signale leur appartenance à ce programme).
Je profite de ce postulat pour parler aussi des questions de l’allaitement au niveau de l’administration. Aujourd’hui, la volonté de la Ville affiche clairement sa volonté d’aider les femmes à pouvoir allaiter tout en reprenant le travail, objectif extrêmement louable. Mais il se peut que la bonne volonté ne suffit pas forcément et il me semblerait, il nous semblerait judicieux de faire un bilan et de proposer d’éventuelles améliorations pour permettre une transition facile et agréable entre le congé maternité et la reprise du travail.
Ces deux demandes me semblant facilement réalisable et pourrait avoir des effets rapides pour une grande partie de la population lausannoise, je demande le renvoi directement en municipalité.

Alice Genoud

Intervention communale, Lausanne, Marie-Thérèse Sangra

Plus de repas chauds pour les élèves du secondaire au collège d’Entrebois?

Question orale

Plus de repas chauds pour les élèves du secondaire au collège d’Entrebois (Etablissement C.F. Ramuz)

Depuis plus de deux mois, le réfectoire d’Entrebois ne sert plus de repas chauds. Le motif avancé serait la constatation que les élèves de l’âge du secondaire (dès la 9ème S) ne consomment plus les repas proposés. Le service d’accueil de jour en conclut qu’une offre de restauration chaude n’est plus indispensable pour ces jeunes. Un sondage non représentatif auprès de quelques élèves montre plutôt que les repas proposés ne sont pas bons, mais qu’ils souhaiteraient pouvoir disposer de repas chauds à la cantine. A l’heure où la question de l’alimentation devient un enjeu majeur de nos sociétés, et que la malbouffe s’étend insidieusement un peu partout, la décision de supprimer la restauration chaude pour les ados dans certains établissements scolaires ne semble pas très heureuse.

Dans le but de promouvoir de bonnes habitudes alimentaires -en particulier à cette étape difficile de l’adolescence-, la Municipalité de Lausanne ne peut-elle pas dans les plus brefs délais rétablir un service de repas chauds au collège d’Entrebois qui soient attractifs pour nos adolescents ? Le réfectoire d’Entrebois pourrait jouer un rôle pilote dans la recherche de nouvelles pistes pour résoudre ce problème de santé publique.
Marie-Thérèse SANGRA

Intervention communale, Lausanne

Pour une politique de soutien à l’allaitement urbain à Lausanne

Postulat

Pouvoir allaiter son enfant en milieu urbain et au XXIe siècle doit être considéré comme normal, facile, et non stigmatisant. Il s’agit pourtant parfois d’un véritable chemin de croix pour les mères lausannoises. En plus de la difficulté à trouver le temps et le calme nécessaire, s’y ajoute la très mince liste de lieux adaptés en ville. A ce jour, la seule initiative, privée, existante et permettant de localiser des endroits propices à l’allaitement maternel ne propose que des rares pharmacies ou magasins spécialisés1.

À cette initiative nationale s’ajoute la volonté de la ville d’encourager l’allaitement de ses employées. À ce jour, on en ignore toutefois les effets. On ne sait pas de même si ces mesures ont été jugées utiles par leurs bénéficiaires et si cette expérience pourrait servir d’exemple à d’autres communes et entreprises.

Pour ce qui est de l’extérieur de l’administration, Lausanne pourrait facilement remédier au malaise de nombre de ses citoyennes en s’inspirant d’exemples internationaux: par exemple Belfast a, comme plusieurs villes anglo-saxonnes, mis en place un réseau d’établissements volontaires – café, salles d’administrations, lieux publics, centres communautaires, magasins…- où les femmes ont la possibilité d’allaiter en toute sérénité. Souvent, aucun équipement supplémentaire n’est même nécessaire. Ces emplacements sont simplement répertoriés sur le site Internet de la ville et un autocollant sur la porte signale leur appartenance à ce programme.

Ce postulat demande que la ville de Lausanne.

  • Fasse le bilan des mesures déjà existantes au sein de l’administration lausannoise, en prenant en compte notamment l’avis des employées
  • Etudie les moyens et plusieurs options permettant de faciliter l’allaitement des jeunes enfants au sein du territoire communal

Alice Genoud

Sophie Michaud Gigon

Sara Gnoni

 

1 Il s’agit de la liste édité par le projet mamap, http://mamamap.ch/

Intervention communale, Lausanne

Cafés-jeux à la berlinoise

Intervention

Postulat pour un café-jeux parents-enfants à la berlinoise

Les Verts sont très attachés à la qualité de vie et ce postulat s’inscrit pleinement dans notre objectif.

La place des enfants et des familles dans la ville ne se juge en effet pas uniquement à l’aune des places de crèche, mais aussi à celle des espaces adaptés aux enfants. Voilà 7 ans que je passe des places de jeux – lorsqu’il fait beau et que je suis d’accord de m’ennuyer ferme – aux cafés lorsqu’il fait moche et que nous recherchons un refuge… tout en sachant qu’ils s’y ennuiront rapidement de leur côté.

Les familles ont besoin dans notre ville, entre deux courses à faire, de petits refuges adaptés aux enfants comme aux adultes les accompagnant. Et ceci en particulier lorsque la météo est mauvaise.

Lorsque j’ai découvert les cafés-jeux à la berlinoise, j’ai découvert LE LIEU adaptés aux enfants comme aux adultes. Un coin de sable, quelques livres, quelques legos et parfois même des copains pour jouer et juste là – dans le même espace – un bon café, quelques journaux et des adultes avec qui papoter.

Un coin – ouvert seulement en été – comme la Grenette est prisé. Mais la demande est très largement – et de loin – supérieure à l’offre. Entre-temps, un projet dans ce genre est d’ailleurs en cours à Morges.

Cette prestation aux familles n’est pas une charge financière supplémentaire pour la Ville. Comme on l’a relevé en commission, certains cafés pourraient – avec très peu d’aménagements supplémentaires – être mis en avant avec une étiquette « bienvenue aux enfants ». La Ville pourrait aussi dans certains appels d’offre intégrer cet objectif dans le cahier des charges. Plusieurs locaux, édicules ou petits cafés s’y prêteraient très bien à Lausanne.

J’ai été très heureuse de percevoir un réel soutien parmi les commissaires, de la part de la Municipale en charge, ainsi que dans la bouche des habitants à qui j’ai eu l’occasion d’en parler.

Je vous remercie ici aussi par avance de l’accueil chaleureux que vous ferez à cette belle idée.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne

Des places de jeux au centre-ville

R23a – Postulat Valéry Beaud « Pour une ou plusieurs places de jeu dédiées aux jeunes enfants au centre-ville de Lausanne »

Fort de son important succès de l’an dernier, l’œuvre « Balancez la lumière! » est de retour sur la Place de la Louve depuis plus de deux semaines, dans le cadre du Festival Lausanne Lumières, pour le bonheur des petits… et de plus grands aussi. Cette balançoire illustre à merveille la demande de mon postulat, à savoir d’étudier l’opportunité de réaliser une ou plusieurs places de jeu dédiées aux jeunes enfants au centre-ville de Lausanne.

Je tiens tout d’abord à saluer ici le travail exemplaire mené par la Ville de Lausanne dans le domaine de l’enfance et de la jeunesse. Et c’est notamment le cas en ce qui concerne les places de jeux, un important programme de réhabilitation et de création de nouvelles places de jeux étant en cours, avec quelques très belles réalisations récentes, par exemple pour celles que j’ai eu l’occasion de fréquenter avec mes enfants la Promenade de la Sallaz, la Promenade de Boisy, le Petit Train de Vidy, la Place du Nord ou tout dernièrement Sauvabelin.

Les places de jeu ne sont toutefois pas réparties équitablement entre les différents quartiers de la Ville de Lausanne. Ainsi, dans le périmètre défini par la petite ceinture, le centre-ville ne compte aucune place de jeu principale, une seule place de quartier, la Promenade de Derrière-Bourg, et seulement deux placettes de jeux, celle du Pré-du-Marché qui vient d’être refaite et celle du Jardin du Théâtre. Parmi ces trois, deux se situent donc à l’est de Saint-François.

Ces espaces de détente sont pourtant essentiels pour le développement des enfants, et offrent des parenthèses ludiques importantes au cœur de la Ville. Ainsi, autant pour les habitants du centre-ville, dont certains doivent aujourd’hui parcourir des distances importantes pour rejoindre une place de jeu, que pour les familles qui viennent au centre-ville pour s’y promener, faire des achats, profiter de l’offre culturelle ou autre, il serait souhaitable d’avoir une ou plusieurs nouvelles places de jeu.

La présence de telles places de jeu au centre-ville inciterait aussi les familles à fréquenter le marché et les commerces, en pouvant s’offrir une pause bienvenue pour des enfants dont la patience est souvent mise à mal. Ce serait donc à la fois une reconnaissance pour les familles qui habitent au centre-ville, pour celles qui le fréquentent, mais également une plus-value pour l’activité économique de celui-ci.

Fort de ces constats, mon postulat propose donc la réalisation d’une ou plusieurs places de jeu au centre-ville de Lausanne. J’ai eu l’occasion de donner en commission quelques idées de lieux où pourraient être réalisé une telle place, notamment la Place Pépinet qui serait en quelque sorte mon coup de cœur. En vous invitant au nom des Verts à renvoyer mon postulat à la Municipalité, je tiens d’ores et déjà à remercier les commissaires pour l’excellent accueil qu’ils lui ont réservé.

Valéry Beaud, 13 décembre 2016