Intervention communale, Lausanne

Une centrale photovoltaïque au Chalet à Gobet

Intervention

Les Verts se prononcent avec enthousiasme en faveur de ce projet, si l’analyse d’opportunité démontre l’intérêt et la faisabilité de cette centrale photovoltaïque au Chalet à Gobet.

De toutes les énergies renouvelables, l’énergie photovoltaïque est celle qui soulève le moins de conflits et qui génère le plus d’adhésion au sein de la population. Malheureusement en Suisse, la progression de cette énergie renouvelable reste encore timide, trop timide, malgré des prix de production qui ont fortement chuté.

L’emplacement du parking du Chalet à Gobet est de prime abord un excellent choix. Pour les Verts seuls les sites bâtis -et en tout premier les toitures et/ ou les façades – sont les supports les plus adéquats pour accueillir des panneaux photovoltaïques. Il n’en demeure pas moins que, comme le relève le rapport de commission, ces toits à la bonne inclinaison se raréfient. Les parkings en dur offrent ainsi de bonnes alternatives pour y implanter des centrales solaires.

Le Chalet à Gobet est un lieu de sport et de loisirs très apprécié des Lausannois qui s’y rendent fréquemment. La construction d’une centrale photovoltaïque serait un signe fort et visible de la volonté de Lausanne de développer ces nouvelles énergies renouvelables qui sont les ressources de notre approvisionnement énergétique à venir. La production photovoltaïque du Chalet à Gobet viendrait compléter la production du projet EolSud, le photovoltaïque étant davantage productif en été et l’éolien en hiver. Elle serait aussi un clin d’œil à la production de neige de culture pour les skieurs en herbe de la piste de ski du Chalet à Gobet.

Aucune atteinte paysagère n’est à craindre si la construction de la centrale photovoltaïque se limite au parking du Chalet à Gobet qui est déjà entièrement bétonné, car il borde la très fréquentée route de Berne et bien entendu aucun empiètement sur la très belle plaine agricole de Mauvernay ne doit se faire. En tant que porte d’entrée à Lausanne, la Ville offrirait avec ce projet une belle image de son projet énergétique.

Alors que la Suisse présente de meilleures conditions d’ensoleillement que l’Allemagne, elle n’est pas à ce jour un pays du solaire, alors qu’elle possède une grande expérience dans la recherche, et dans la mise en œuvre de cette technologie En comparaison européenne, la Suisse est l’un des pays qui produit le moins d’énergie verte (exception faite de l’hydraulique). Environ 2% des besoins annuels par personne proviennent des nouvelles énergies renouvelables, selon la Fondation suisse de l’énergie (SES). Retard dommageable pour notre indépendance énergétique tout comme pour le potentiel de création de places de travail dans ce secteur, alors que le prix du solaire a chuter de 80% entre 2009 et 2015. A Lausanne, notre électricité est à peine composée par 1% de photovoltaïque (exactement 0.75%). La marge de progression du photovoltaïque en Suisse est immense, sa compétitivité n’est plus à démontrer et son potentiel dans notre approvisionnement énergétique est très grand.

25 % du courant suisse pourrait être produit dans le pays, sur le toit des maisons, des bâtiments industriel, des murs antibruits et des parkings. Nous souhaitons que Lausanne, ville olympique, se profile comme ville modèle et pionnière dans ce domaine.

Marie-Thérèse Sangra

Intervention communale, Lausanne

Risque-t-on de voir le sous-sol lausannois s’effondrer ?

Interpellation

Durant l’été 2016, le Conseil d’État vaudois, par l’intermédiaire de la Conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro, cheffe du Département du territoire et de l’environnement, a mis en consultation un projet de loi sur les ressources naturelles du sous-sol visant à légiférer leurs exploitations. Celui-ci ne mentionne aucune interdiction d’extraction d’hydrocarbures sur le territoire cantonal, ni même du gaz de schiste, contrairement à ce qu’ont fait ou sont en train de faire les cantons de Berne, Genève ou plus récemment Neuchâtel. Seule l’inscription d’un moratoire sur l’extraction du gaz de schiste y figure, mais celui-ci pourrait facilement être levé sur décision du Conseil d’Etat à l’avenir.
De nombreux milieux écologistes se sont positionnés contre cette absence d’interdiction, mettant en avant tant les dangers des éventuelles exploitations d’hydrocarbures qui pourraient se réaliser, que l’absurdité d’une extraction d’hydrocarbure à l’heure actuelle, alors que la politique environnementale nationale vise à réduire la consommation d’hydrocarbures compte tenu de leur impact sur le réchauffement climatique. Cependant, le Conseil d’Etat n’a pas encore présenté le projet de loi issu de cette consultation.
L’extraction d’hydrocarbures est polluante et dangereuse. Les méthodes employées menacent de polluer les nappes phréatiques, de créer des boues toxiques et de défigurer les paysages. De plus, des risques de tremblement de terre sont réels et se sont déjà fait ressentir dans le cadre d’extraction d’hydrocarbures, notamment en Hollande. Toutes ces raisons ont mené les Verts vaudois à lancer une initiative cantonale pour garantir, par une inscription dans la Constitution, l’interdiction de l’extraction d’hydrocarbures sur tout le territoire cantonal, dont la récolte de signatures devrait débuter en mars 2017.
Le canton de Vaud est directement touché par de potentielles extractions d’hydrocarbures. En effet, quatre forages exploratoires sont projetés dans le Gros de Vaud (1), un autre à Noville, géré par la société Petrosvibri, explore le sous-sol du lac Léman jusqu’à Clarens, et surtout un réservoir potentiel d’hydrocarbure et de gaz de schiste est présent dans le sous-sol vaudois et en particulier sous le territoire communal lausannois.
Il est dès lors impératif de renseigner la population lausannoise non seulement sur les risques que représentent ces potentielles exploitations pour la ville et son environnement (les secousses sismiques, la contamination des nappes phréatiques, du sous-sol, de l’eau du lac4, etc.), mais également sur les éventuels forages exploratoires visant à rechercher des hydrocarbures qui pourraient être envisagés sur le territoire de la Commune de Lausanne.

Toutes ces raisons nous amènent à interpeller la Municipalité pour obtenir des informations sur les éléments suivants :
Les forages exploratoires en vue d’extraction d’hydrocarbures actuellement présents ou projetés dans le Canton de Vaud représentent-ils des risques pour la Commune de Lausanne, notamment en terme de pollution (eau du lac, nappes phréatiques, sous-sol) ? La réponse serait-elle la même s’ils étaient affecté à l’extraction d’hydrocarbures et non plus uniquement à la prospection comme c’est le cas aujourd’hui ?
La Ville de Lausanne est-elle impliquée dans la gestion de ces forages ? Si oui de quelle manière et peut-elle se retirer de tels projets ?
La Ville de Lausanne a-t-elle déjà accueilli des projets de forages gaziers ou pétroliers ou existe-t-il de tel projets en cours de réalisation ?
Une extraction d’hydrocarbures à moyen ou long terme est-elle envisageable sur le territoire communal ? Si oui, de quels types et à quels endroits ?

Xavier Company

(1) Article du 24heures du 28 janvier 2015 : « Un collectif contre les forages gaziers dans le Gros-de-Vaud

La réponse de la municipalité (2 mars 2017)

Réponse à la résolution (8 février 2018)

Intervention communale, Lausanne

Pour que Lausanne propose une énergie propre et locale, exempte de production nucléaire

Postulat

Le 27 novembre 2016 le peuple suisse s’est prononcé sur l’initiative « pour la sortie du nucléaire ». Cette initiative fédérale, bien que refusée au niveau national, a été plébiscitée par les Lausannoises et le Lausannois à hauteur de 68,05 %, soit par près de 20’000 citoyens. Ce résultat démontre la réticence des Lausannoises et Lausannois face à l’énergie nucléaire, dépassée et dangereuse. Pour respecter le vote des citoyens, nous proposons que Lausanne n’offre plus d’énergie nucléaire à ses habitants. La Conseil communal de Lausanne a d’ailleurs déjà voté une résolution allant dans ce sens, le 15 novembre 2016, formulée en ces termes : «Le Conseil communal de Lausanne souhaite que la Municipalité soutienne toutes les démarches allant dans le sens d’une suppression de notre dépendance énergétique à l’énergie nucléaire, considérant qu’il en va de la qualité et de la sécurité de l’approvisionnement énergétique de la ville mais aussi de la protection de ses investissements et de ses participations.».

La possibilité pour une ville de ne plus proposer d’énergie nucléaire n’est pas seulement théorique ou idéologique, mais elle existe déjà. En effet, le canton de Genève a non seulement quitté le nucléaire il y a une trentaine d’année, mais il vient d’annoncer qu’il se fournirait uniquement en électricité renouvelable et d’origine suisse dès 2017. Mieux encore, ce changement serait accompagné d’une baisse des prix de 3%! Cette diminution des prix dans le canton de Genève démontre donc que le coût des énergies renouvelables n’est pas prohibitif, alors qu’il intègre un élément décisif, qui n’est que très partiellement inclus dans les prix de production à partir des énergies fossiles : les externalités, les dommages portés à l’environnement.

Dès lors, en plus de poursuivre leurs efforts en vue d’améliorer les économies d’énergie, les Services industriels de la Ville de Lausanne (SIL) pourraient en toute sérénité abandonner les 5% d’énergie nucléaire qu’ils proposent encore actuellement par le biais de l’offre combi. Ce faisant, les SIL répondraient non seulement à l’attente d’une grande majorité des Lausannoises et Lausannois, mais donneraient aussi un message clair et concret pour un tournant énergétique rapide et efficace en Suisse et pour la diminution de la production de CO2.

Le présent postulat demande dès lors à la Municipalité :

  • d’établir un plan visant à abandonner l’offre en énergie nucléaire, non vérifiable et fossile telle que proposée actuellement par l’offre combi des SIL.

  • de favoriser l’offre en énergie renouvelable et produite localement.

  • de s’engager à simplifier au maximum les procédures permettant à tous les acteurs, notamment immobiliers (privés et publics), de créer de l’énergie renouvelable ou d’en diminuer la consommation (pose de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques en toiture, rénovation énergétique de bâtiments, etc.).

  • d’estimer l’évolution globale des prix de l’électricité qui résulterait d’un abandon des énergies nucléaire, non vérifiable et fossiles telle que proposée actuellement par l’offre combi des SIL.

Xavier Company

 

Intervention communale, Lausanne

Alpiq essaie de vendre ses centrales… Quelles conséquences pour Lausanne ?

Interpellation urgente

La presse nous apprenait la semaine dernière que la compagnie électrique Alpiq a essayé sans succès de céder ses centrales nucléaires de Gösgen et de Leibstadt au groupe français Electricité de France (EDF). Jens Alder, président du conseil d’administration d’Alpiq, a par ailleurs déclaré que la compagnie électrique serait désormais prête à brader ses centrales nucléaires “à l’Etat, même pour un franc symbolique”. La société estime encore que dans les dix prochaines années elle va encore perdre de l’argent.

Cela démontre une fois de plus que l’énergie nucléaire est une source d’électricité devenue chère dans son exploitation, chère dans sa gestion, chère dans son démantèlement et dont plus personne ne semble vouloir. Nous le savons aussi, les risques encourus augmentent avec l’âge des centrales, mettant ainsi en danger le plateau suisse tout entier. La population se prononce prochainement pour une sortie progressive du nucléaire.

Indépendamment de cette décision, la Ville de Lausanne, via ses Services Industriels et les diverses participations aux sociétés électriques suisses, est actionnaire d’une centrale nucléaire. Nous apprenions par le 24 heures, hier encore que «les SIL ont acheté en 2015, 5,7% de leur électricité à des fournisseurs nucléaires». La vente à perte du courant produit actuellement, les prix croissants des maintenances et réparations, puis le démantèlement des centrales, et finalement la gestion des déchets nucléaires impliquent des coûts conséquents.

Face aux problèmes financiers rencontrés par ces sociétés possédant des centrales nucléaires dans lesquelles les SIL ont des parts, nous souhaiterions savoir :

  • – Dans quelle mesure la Ville a-t-elle été informée du projet d’Alpiq? Les membres de la municipalité présents au sein du Conseil d’EOS sont-ils intervenus dans cette affaire et si oui, de quelle manière ?
  • – Quelle appréciation politique la Municipalité porte-t-elle sur les projets d’Alpiq ?
  • – Quels sont les impacts financiers découlant de cette situation pour la Ville ?
  • – De quels moyens la Ville dispose-t-elle pour demander à EOS de désinvestir du nucléaire ? Quelles conséquences financières et en terme d’approvisionnement pour  la ville résulteraient d’un désinvestissement de ces centrales nucléaires ?
  • – Si ce désinvestissement n’est pas envisageable mais dans la perspective d’une sortie programmée du nucléaire, comment la Ville compte-t-elle offrir à l’ensemble des  Lausannoises et Lausannois du courant 100% renouvelable ?

 

Géraldine Bouchez
Léonore Porchet
Vincent Rossi

Hadrien Buclin, Ensemble à Gauche

Romain Felli, Parti Socialiste

Intervention communale, Lausanne

Promotion de l’électromobilité ou green-washing?

Intervention contre le Postulat de M. Jacques Pernet et consorts invitant la Municipalité à étudier l’opportunité d’être candidate à l’organisation d’une manche du championnat de formule E à Lausanne

La proposition du postulat que nous traitons ici pourrait paraître intéressante à première vue, puisqu’on y parle d’électromobilité et que nous sommes tous, a priori, poussés à la soutenir. Mais c’est en examinant plus en détail cette proposition qu’on se rend compte qu’il doit être refusé.
Il vise à aménager un circuit automobile en pleine ville, probablement dans le quartier de la Blécherette et sur l’Avenue du Grey, en modifiant une partie des routes existantes et en créant d’autres installations temporaires. Le tout pour la modique somme de 5 millions de francs la première année pour l’installation et 5 millions de francs par édition. Grâce à cela nous pourrions voir débouler dans nos rues des bolides à 250km/h une fois par année !

Non seulement une telle vitesse comporte des problèmes sécuritaires évidents et difficiles à palier, mais en plus elle implique des transformations lourdes pour les quartiers qui seraient traversés par cette course. Les Verts appellent de leurs vœux une requalification de l’Avenue du Grey, mais pas pour en faire un circuit automobile bruyant et dangereux ! C’est, au contraire, plus de qualité de vie, plus de tranquillité et plus d’espace pour les enfants et les familles que réclament les habitants de ce quartier et que nous soutenons.

Il est par ailleurs piquant de relever que ce sont les mêmes groupes politiques qui étaient prêts à restreindre l’accessibilité démocratique du Conseil communal pour économiser 40’000 à 50’000 francs sur nos jetons de présence lors de la première séance de septembre, qui demandent maintenant de dépenser plusieurs millions de francs chaque année simplement pour avoir notre joli petit circuit automobile en pleine ville. C’est une dépense démesurée, inutile et qui créerait plus d’inconvénients aux Lausannois que de plaisir à voir ces voitures tourner en rond.

On nous dit que cela promouvra la mobilité électrique et la recherche. Mais le lien entre ces véhicules et une voiture électrique de tous les jours est aussi grand qu’entre une formule 1 et une deux chevaux. L’électromobilité a besoin d’innovation pour améliorer son endurance, pas sa vitesse, puisqu’elle est déjà meilleure que le moteur à explosion dans ce domaine. Il est donc évident que ce genre de courses n’a aucun impact sur la promotion de l’électromobilité.

Les autres événements que soutient la ville en lien avec la mobilité électrique, tels que les journées de la mobilité ou le rallye wave, qui s’est arrêté quelques heures sur la place de la Riponne au printemps dernier en empruntant les routes traditionnelles, sont dès lors beaucoup plus utiles pour cette promotion. En effet, ils permettent de se familiariser et de se renseigner sur des véhicules électriques que l’on pourrait réellement acquérir pour la vie de tous les jours, plutôt que des véhicules bruyants et dangereux uniquement à vocation sportive.

Quant à la recherche, la ville la soutient d’avantage en utilisant des transports publics électrifiés ou en acquérant des véhicules électriques, voire en en subventionnant l’acquisition, qu’en dépensant des millions de francs chaque année pour que des écuries, dont le fonctionnement est par ailleurs très polluant, puissent comparer la vitesse de pointe de leurs voitures.

Les Verts refusent donc de soutenir ce green-washing et vous invitent à refuser ce postulat.

Xavier Company

Lausanne

La qualité de vie au cœur des dicastères verts

Les Verts lausannois sont satisfaits de la nouvelle répartition des dicastères au sein de la Municipalité de Lausanne. Ils suivront avec attention la mise en œuvre des politiques de l’espace public.

Les Verts considèrent que les domaines dont les Municipaux écologistes auront la charge cette législature 2016-2021 correspondent très bien à leurs valeurs. Ils leur permettront de travailler sur les dossiers chers aux écologistes et synonymes de qualité de vie pour les Lausannoises et les Lausannois.

L’attribution du logement et du patrimoine vert à Natacha Litzistorf est source de satisfaction. Avec l’actuelle pénurie de logements et le prix des loyers, cette charge est un beau défi. Les Verts espèrent aussi voir accélérer les travaux pour l’efficience énergétique des bâtiments. Surtout, nous nous réjouissons de voir réunis la qualité du logement pour toutes et tous et la nature en ville. Cela promet de belles synergies en faveur de l’environnement quotidien des Lausannoises et Lausannois.

Par ailleurs, les Verts apprécient particulièrement de voir la nouvelle Municipale prendre en charge l’Unité de développement durable, ainsi que le service d’architecture. De plus, à l’ère du numérique, le service transversal de l’informatique devient particulièrement stratégique.

Nous nous réjouissons également que Jean-Yves Pidoux, dont l’excellent bilan n’a jamais été contesté, continue à mettre ses convictions et compétences au service de la politique énergétique de la Ville. Les Services industriels sont un des liens les plus concrets des Lausannoises et des Lausannois avec leur ville et contribuent donc directement à leur qualité de vie. En pleine transition énergétique, il est heureux qu’un vert garde la main sur la gestion de réseaux urbains stratégiques ainsi, évidemment, que sur les grands projets de production énergétique (éolien, solaire, biomasse et géothermie, tant dans le domaine de l’électricité que de la chaleur).

Les Verts estiment par contre qu’un manque de cohérence se dégage de cette répartition. Particulièrement, nous regrettons la séparation de l’urbanisme et des transports. Dans ce cadre, il est heureux que les délégations aient été renforcées et mieux formalisées. Ce besoin accru en coordination devient ainsi une chance plutôt qu’un risque. Nous serons dès lors attentifs à ce que les espaces publics chers aux Verts bénéficient de la réflexion conjointe des nouvelles directrices des espaces verts et du logement, des transports et du nouveau directeur de l’urbanisme.

Lausanne

Elections communales : la campagne des Verts est lancée

Un bilan solide, un programme crédible, une majorité de femmes en lice pour le conseil communal, la parité pour la Municipalité et des actions de proximité dans les quartiers.

Les Verts lausannois lancent aujourd’hui leur campagne pour les élections communales. Jean-Yves Pidoux brigue un troisième mandat à la Municipalité alors que Natacha Litzistorf a la charge d’y conserver le second siège vert. 54 candidates et candidats sont en lice pour le Conseil communal, où les Verts souhaitent gagner 2 sièges, grâce à des actions de campagne axées sur la proximité.

Les Verts mettent en avant sept engagements pour mieux vivre à Lausanne : des espaces publics conviviaux pour toutes et tous ; une mobilité durable et confortable ; une nature en ville riche et diversifiée ; des liens sociaux soutenants et forts ; une énergie propre et performante ; une économie de proximité et enfin une santé préservée et favorisée.

Avec trois coups de projecteur sur le programme, on découvre un catalogue d’espaces publics à requalifier, comme la place Centrale, la rue de la Borde et l’avenue d’Echallens, des propositions pour rapprocher du centre-ville les lieux de loisirs lausannois, comme le bord du lac ou le Chalet à Gobet et la volonté de créer des points de recyclages à moins de cinq minutes à pied pour toutes et tous.

54 candidates et candidats à retrouver dans des actions de proximité

La liste verte se compose d’une majorité de femme (28 candidates pour 26 hommes), de 20% d’étrangers ou bi-nationaux et d’une grande diversité d’âges, de professions et d’engagements associatifs.

Ancrés dans la vie locale et désireux de répondre aux enjeux environnementaux mondiaux, les prétendants verts au Conseil communal se font fort de faire cohabiter ces échelons au législatif de la ville de Lausanne, mettant ainsi en application une valeur verte fondamentale : « penser global, agir local ».

Dans ce cadre, la campagne des Verts ciblera particulièrement les quartiers, avec notamment des balades menées par les candidates et candidats pour lier, sur le terrain, leurs coups de cœurs de Lausannois et les axes du programme écologiste. Dès le 17 janvier et pour 5 dimanche, à 16h, les habitants de Lausanne sont donc conviés à partager et découvrir leur ville autrement, avec ses coins incontournables, mais aussi insolites, méconnus ou au fort potentiel d’amélioration. Les itinéraires, ainsi que les lieux de rendez-vous, figureront sur des tracts, mais aussi sur notre site internet et notre page facebook.

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Un dossier de presse, avec du matériel visuel (notamment les affiches) est disponible. Retrouvez également nos candidates et candidats sur une carte interactive, avec leurs engagements, leurs envies et les moyens de les contacter grâce aux réseaux sociaux. D’ailleurs, notre campagne se passera aussi sur facebook, twitter et instagram: n’hésitez pas à nous suivre!

 

Intervention communale

Google va-t-il court-circuiter les Services industriels lausannois?

Question à la Municipalité sur l’intervention de multinationales dans le ménage lausannois

La multinationale Google va proposer aux habitants du monde entier, donc aussi aux Lausannois, de les aider à équiper leurs logements de panneaux solaires. Ce projet est présenté sur l’internet notamment par le site francophone villedurable.org. Il consiste en une application nommée « Sunroof », qui permet de calculer le potentiel photovoltaïque du toit d’une maison grâce à la cartographie aérienne et les statistiques météorologiques. Ainsi, Google va jouer les intermédiaires entre les propriétaires d’immeubles et les vendeurs de panneaux solaires, sans que les autorités locales soient en mesure de vérifier la pertinence ou l’opportunité des marchés qui s’ensuivront.

Ce projet présente une certaine analogie avec l’intervention de la multinationale Uber : elle propose une prestation à première vue séduisante, voire utile, apte à séduire un grand nombre de consommateurs à qui elle ne coûte apparemment rien. Avec les remous et les interrogations que l’on sait.

Il est paradoxal que des services de proximité, dont le but est de mettre en contact des producteurs et des consommateurs locaux, soient fournis par des multinationales qui ignorent tout de la culture, des usages et mêmes des lois des contrées où elles interviennent. Il paraît également étrange que ces multinationales puissent capter dans leur pays d’origine, les Etats-Unis, les bénéfices qu’elles retirent de prestations d’intérêt public qui devraient pouvoir être fournies par les collectivités locales ou par des entreprises privées de la place. On peut enfin s’inquiéter de la dépendance qui s’instaure, dans des secteurs significatifs de la vie sociale et de l’économie locales, à des multinationales sur la marche desquelles les Lausannois n’ont rien à dire, ni même rien à savoir.

Ma question à la Municipalité :

  • Etant admis qu’il est utile aux Lausannois propriétaires d’immeubles de connaître le potentiel de leur immeuble pour la production d’énergie solaire, la Ville de Lausanne serait-elle en mesure d’offrir à ses habitants une prestation comparable?

 

Laurent Rebeaud, conseiller communal