Intervention communale, Sara Gnoni

Egalité entre hommes et femmes au travail

Préavis en matière d’égalité (R60)

Nous remercions la municipalité pour son engagement et son excellent préavis pour mettre en oeuvre l’égalité entre hommes et femmes au travail. Ma collègue Sara Soto vous fera part d’un message de Alice Genoud concernant spécifiquement son postulat  sur l’allaitement urbain.

L’égalité entre les hommes et les femmes au travail, dans les cours d’école ou dans l’espace public est un thème qui nous tient particulièrement à coeur, à nous les Verts. Il s’agit par ailleurs de l’objectif numéro 5 des Objectifs du développement durable. En effet, je cite, “L’inégalité des genres constitue l’un des principaux obstacles au développement durable, à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté”. Rappelons par ailleurs que malgré plusieurs objets déposés aux chambres fédérales, l’égalité des genres, notamment en termes de salaires reste volontariste et il me parait donc indispensable que les collectivités se montrent en exemple pour inspirer les entreprises.

Ce préavis répond parfaitement donc à plusieurs postulats tout en allant plus loin et présentant une stratégie ambitieuse et cohérente pour permettre de réduire les écarts salariaux, de donner la possibilité de télétravailler, ce qui s’est avéré une nécessité pendant ces derniers temps ou encore de favoriser l’accès des femmes à des postes de cadres. En mettant la barre très haut, la Ville se pose en exemple en tant qu’employeur et que collectivité et nous espérons qu’elle en inspirera d’autres. Par ailleurs, en collaboration avec l’université de St-Gall elle participera à un benchmarking, ou une comparaison entre pairs pour évaluer où se situe la politique de notre ville.

En travaillant autour de cinq axes principaux : rendre visible l’égalité au sein de l’administration, réduire à zéro les inégalités salariales, mettre en place des mesures pour concilier la vie professionnelle et la vie privée, rendre accessibles tous les postes, à tous les échelons à tous les genres et lutter contre le harcèlement sexuel et les comportements sexistes, cette politique permettra, nous en sommes certains d’atteindre l’objectif, enfin, d’égalité des genres au sein de l’administration et nous espérons, ailleurs.

Nous remercions donc fortement la municipalité pour son très bon postulat et vous invitons à l’accepter.

Sara Gnoni

Keko Razzano, Lausanne

1er mai : Notre santé avant leurs profits

Contrairement à notre habitude, ce 1er Mai, nous ne pourrons pas manifester dans la rue. Qu’à cela ne tienne: nos revendications demeurent et c’est aux balcons et aux fenêtres que nous vous invitons à nous rejoindre, pour donner de la voix ensemble, à 18h00!

Il est désormais temps de repenser nos modes de vie et notre lien avec l’environnement. Tant de pistes sont à explorer. Les Vert·e·s, à tous les échelons (communal, cantonal et fédéral), sont déterminé·e·s à défendre ces projets: télétravail, circuit court, économie verte, revalorisation du care, égalité professionnelle réelle.

Le discours de Keko Razzano, membre du comité, à cette occasion:

Feuille verte, Lausanne

Confiné·e·s mais d’autant plus déterminé·e·s !

Depuis le début de l’année, nous sommes témoins d’événements dont nous n’avions probablement même pas idée pour la majorité d’entre nous. Jour après jour, nous apprenons à adapter nos vies et ce qui nous semblait impensable devient nécessaire. Dans la foulée, ce qui nous paraissait inimaginable hier devient une nécessité aujourd’hui : ce 1er mai, nous ne serons pas dans la rue !

Mais cette absence dans les rues n’est clairement pas synonyme d’absence de revendications. Bien loin s’en faut. Au contraire, la crise que nous vivons actuellement prouve la fragilité de notre système et son incapacité à protéger les faibles d’entre nous. Elle prouve, une fois de plus, que ce sont celles et ceux qui sont depuis toujours les plus précarisés qui se retrouvent au front pour assurer que notre société ne s’effondre pas totalement. Elle prouve que l’impunité avec laquelle la nature est traitée ne peut rester indéfiniment sans conséquence pour l’être humain.

Il est plus que nécessaire que la crise que nous traversons, toutes et tous, nous permette de repenser le monde de demain pour toutes et tous.

Ces dernières semaines nous ont montré combien nous sommes dépendants des personnes dont le rôle n’est toujours pas considéré à sa juste valeur. En plus des équipes de soins, et notamment le personnel infirmier, tant de professions sont au front : dans les magasins de première nécessité, les administrations, les services de distribution postale, le monde agricole… Tant de personnes qui ont dû faire preuve de courage et d’abnégation pour se montrer à la hauteur de leurs responsabilités.

Bien que venant d’horizons divers, ces professions ont toutes un point en commun : elles ont toutes été bafouées, méprisées et mal considérées depuis de (trop) nombreuses années.

Il faut également souligner que, dans beaucoup de ces professions, les femmes sont très nombreuses. Cette période a aussi mis en évidence l’importance des activités des femmes au sein des familles. Nous répétons aujourd’hui la nécessité de pouvoir concilier vie professionnelle et vie privée, notamment par l’encouragement du télétravail, de mieux répartir les tâches de soin et d’enfin les valoriser économiquement.

Ceci nous montre, malheureusement une fois encore, que toutes les revendications de ces indispensables actrices et acteurs de la société ne sont toujours pas entendues… Bien au contraire, les milieux économiques exercent d’intolérables pressions sur tous les fronts pour que l’activité reprenne à la « normale », tout en étant conscients des risques qu’ils/elles font courir à leurs équipes.

Chaque année, nous devons descendre dans la rue, le premier jour du mois de mai, pour, ensemble, exprimer notre ras-le-bol de cette injustice sociale et de ce manque de solidarité. Même si, sur certains fronts, des avancées ont pu être constatées, nous sommes très loin de voir réalisées nos revendications répétées, années après années. Nous ne nous contentons pas des promesses des milieux économiques.

Nous voulons croire que la crise actuelle nous permettra de lancer un mouvement nouveau et de vivre dans un monde où une meilleure justice sociale, une meilleure considération et une meilleure répartition des ressources sont possibles.

Les nombreuses et émouvantes preuves de solidarité qui ont éclos partout dans notre pays doivent d’autant plus nous encourager à nous unir pour faire front commun.

Donc, si cette année, ça ne sera pas dans la rue que nous donnerons de la voix, nous serons toutes et tous à nos fenêtres et nos balcons pour « notre santé avant leur profit »!

Pour le bien de tous les êtres vivants, pour celui de notre planète, pour celui des générations futures, rejoignez-nous, dès 15h00, avec ou sans banderole, mais avec votre volonté et votre enthousiasme !

Keko Razzano

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Et la cour d’école, c’est pour les garçons ou les filles ?

Postulat

Notre espace public reflète l’image de la société qui le crée. Chaque individu y est en effet confronté, qu’elle ou il le veuille où non, et c’est dans cet espace public que se font la plupart des interactions sociales. Son organisation, de même que les images qu’il renvoie, ont donc une importance particulière dans la mesure où elles nous sont inévitablement imposées. Dans un mouvement inverse, ces images forgent, consciemment ou, surtout, inconsciemment, notre compréhension de l’espace qui nous entoure et donc de notre société.

En l’état, il semble clair que cet espace public est créé par les hommes et pour les hommes… et plus précisément les hommes d’un autre temps. Priorité absolue aux voitures, largeur des trottoirs, mise en avant des infrastructures dites « masculines » ou à utilisation majoritairement masculine, nomenclature des rues, omniprésence des sports masculins, manque de prise de conscience des problématiques telles que le harcèlement de rue dans la réflexion urbanistique, jusqu’aux images sur les panneaux de signalisation (sans parler de la publicité – bien entendu), tout dans l’environnement citadin qui nous est imposé met les hommes en avant et les femmes en retrait (l’effet est donc doublement « efficace »).

Les premiers espaces publics que nous découvrons sont bien évidemment ceux des cours d’école et des places de jeux. Et ceux-ci, la plupart du temps, répondent aux mêmes règles que le domaine public « des grands » : les jeux des garçons (bien souvent le foot) trônent au milieu de la cour d’école, prenant quasiment tout l’espace (quand le ballon n’est pas en plus shooté en-dehors de cet espace central, percutant des « non- participant-e-s »), alors que les éventuelles tables de ping-pong, ou bancs que les filles utilisent plus majoritairement, se retrouvent de côté, bien cachés, où l’on est en plus bien silencieux-se. Une étude comparative effectuée par l’Université de Vienne est arrivée à la conclusion que l’aménagement des préaux joue un rôle important pour favoriser l’égalité dans l’utilisation de leur espace . Dans les places de jeux le déséquilibre entre « jeux de garçons », actifs, qui font du bruit et prennent de la place, et « jeux de filles » bien plus discrets, qu’on met d’autant plus à l’écart, est tout aussi présent. Bien sûr qu’un petit pourcentage de filles vont jouer au football, et de garçons seront à l’écart, mais lorsqu’on regarde l’image d’ensemble le constat est clair : les garçons ont le plus grand espace, mieux placé qui plus est, et font un maximum de bruit, alors que les filles passent inaperçues… et c’est le début d’un mécanisme qui va s’accroître pour devenir une habitude bien incrustée dans nos espaces publics, mais aussi dans nos esprits, dans notre inconscient et dans notre société.

Il est donc temps d’essayer d’équilibrer notre environnement et de le rendre accessible à toutes et tous, dès le plus jeune âge, peu importe son genre ou ses affinités. Des projets pilotes ont été menés à Genève à la satisfaction de tout le monde, élèves filles comme garçons, avec un résultat beaucoup plus égalitaire sur la répartition de la cour d’école .

Le présent postulat demande dès lors à la Municipalité d’examiner l’opportunité de rendre les cours d’école et les places de jeux neutres d’un point de vue de genre, notamment en éliminant les éléments plus « masculins » ou « féminins », ou en ne les plaçant pas au centre de l’espace, et en plaçant des jeux ou des espaces qui s’adressent autant aux filles qu’aux garçons à leur place, afin de favoriser une utilisation égalitaire de ces espaces publics.

Xavier Company

Intervention communale, Xavier Company

Un premier pas vers un espace public égalitaire

Postulat

Notre espace public reflète l’image de la société qui le crée. Chaque individu y est en effet confronté, qu’elle ou il le veuille où non, et c’est dans cet espace public que se font la plupart des interactions sociales. Son organisation, de même que les images qu’il renvoie, ont donc une importance particulière dans la mesure où elles nous sont inévitablement imposées. Dans un mouvement inverse, ces images forgent, consciemment ou, surtout, inconsciemment, notre compréhension de l’espace qui nous entoure et donc de notre société.

En l’état, il semble clair que cet espace public est créé par les hommes et pour les hommes… et plus précisément les hommes d’un autre temps. Priorité absolue aux voitures, largeur des trottoirs, mise en avant des infrastructures dites « masculines » ou à utilisation majoritairement masculine, nomenclature des rues, omniprésence des sports masculins, manque de prise de conscience des problématiques telles que le harcèlement de rue dans la réflexion urbanistique, jusqu’aux images sur les panneaux de signalisation (sans parler de la publicité – bien entendu), tout dans l’environnement citadin qui nous est imposé met les hommes en avant et les femmes en retrait (l’effet est donc doublement «efficace»).

Sur ce dernier point, nos collègues Genevois-es ont su trouver une réponse adéquate pour rétablir une forme de parité à moindre coût mais à haute valeur symbolique : celle de remplacer une partie des jeunes hommes figurant sur les panneaux de signalisation pour piéton par une femme, un couple de femmes, une femme enceinte ou une personnage âgée, toutes avec des silhouettes différentes.

En effet, la société n’est pas faite que de jeunes hommes avançant de manière déterminée sur un passage piéton, et notre signalisation doit en montrer sa diversité. On peut aussi imaginer d’autres panneaux de signalisation qui pourraient être rendus plus égalitaires (comme les zones de rencontre) et d’autres profiles sociaux tels que des enfants, un homme et un enfant, une famille, un couple d’hommes ou une personne à mobilité réduite, parce que tout le monde emprunte nos passages pour piéton-ne-s ou nos rues et il n’y a pas de raisons que l’image renvoyée soit uniquement celle d’un jeune homme avançant sans peine, seul, regardant droit devant lui. Une telle modification serait en plus vraisemblablement assez facile à mettre en place, soit en en apposant, par exemple, des autocollants avec les nouveaux motifs sur les panneaux existants lorsque c’est possible, ou en les remplaçant lorsqu’un autocollant ne suffirait pas ou ne serait pas conforme.

Par ce postulat, nous demandons donc à la Municipalité d’étudier l’opportunité de rendre ses panneaux de signalisation plus égalitaires afin de refléter la diversité des personnes dans la société.

Xavier Company

Feuille verte

Le 8 mars, on redescend dans la rue parce qu’on ne lâche rien !

Cette année encore, nous devrons descendre dans la rue pour exprimer notre ras-le-bol face à une situation intolérable qui ne fait que durer.

Les femmes ont toujours fait les frais de la société patriarcale dans laquelle nous vivons. Tout pays industrialisé et développé qu’est la Suisse, nous sommes vraiment un triste exemple de cette discrimination continue dans laquelle les femmes se débattent depuis non pas de nombreuses années, mais depuis toujours.

Bien que les dispositifs légaux existent déjà en ce qui concernent les salaires, il est de notoriété publique que la réalité est loin de représenter cet idéal juridique. Notre société ne semble pas capable de faire abstraction du genre pour se concentrer sur la personne à proprement parler.

Dès lors, se pose la question de la volonté. Si le cadre existe, pourquoi n’est-il pas appliqué ? Pourquoi est-ce que les responsables des entreprises ne peuvent se détacher de cette idée qu’une collaboratrice «vaut moins» qu’un collaborateur ? Pourquoi est-ce que les employeurs ne corrigent pas cette situation pourtant aisée à repérer ?

La conclusion, tout cynique soit-elle, est pourtant simple : parce qu’on ne le veut pas.

Notre économie et notre société se reposent sur la gratuité du travail féminin. Tout notre modèle social est basé sur cette idée que le genre masculin produit et se voit valorisé pour cela, alors que le sujet féminin se contente de remplir son rôle.

2020… et nous ne sommes pas parvenus à effacer cette injustice. Bien au contraire, elle n’a fait que s’amplifier : on le sait désormais, une taxe rose est bien présente sur de nombreux biens de consommations de première nécessité. Il est un fait qu’une couleur ne coûte pas plus chère qu’une autre, pourtant il suffit que votre rasoir soit rose pour qu’il soit plus onéreux que celui qui est bleu…

La dimension financière est la plus concrète car chiffrée, donc facile à mettre en exergue et à prouver. Pour autant, est-ce que les grandes marques cessent ce genre d’agissement ? Absolument pas, bien au contraire, on voit de plus en plus de produits se «genrer» : un grand distributeur est même allé jusqu’à pousser le ridicule en proposant des soupes féminines et masculines… Une belle preuve que pour cette enseigne, l’appât du gain prime sur toute autre considération, quitte à s’embourber dans des clichés qui font passer ses dirigeants pour des spécimens moyenâgeux coupés de toute forme de réalité actuelle.

Mais sous le chiffre financier se cache quelque chose de nettement plus problématique et honteux : l’acceptation de cet état de fait.

D’une certaine manière, ceci nous touche toutes et tous car nous sommes des chaînons de cette société et à cet égard, nous devons, toutes et tous, exprimer notre refus de voir cette situation perdurer encore.

Ainsi, le 8 mars, nous devons, toutes et tous, nous mobiliser pour faire cesser cette injustice et mettre l’égalité au centre de notre fonctionnement social. Nous avons accepté pendant bien trop longtemps de laisser les femmes porter le poids des innombrables tâches et responsabilités qui leur incombent. Cessons une bonne fois pour toutes de voir un genre ou un sexe et concentrons-nous sur l’individu. Mais pour cela, les individus doivent se réunir pour exprimer ce message d’une claire et forte voix !

Le 8 mars, participez, vous aussi, au changement et rejoignez-nous !

Toutes les informations et les possibilités d’action pour cette journée se trouve sur la page Grève des femmes/grève féministe.

Keko Razzano

Feuille verte

2019 – Une année pour célébrer l’égalité et pour s’engager !

Feuille verte n°45

2019 est une année toute particulière car nous célébrons dans le canton de Vaud, les 60 ans du suffrage féminin. Il y a 60 ans, le 1er février 1959, notre canton était le premier à octroyer le droit de vote aux femmes, alors qu’au niveau national il était refusé, les votations ayant eu lieu le même jour au niveau cantonal que fédéral. Il faudra attendre 1971 pour que les femmes puissent participer à la vie civique sur le plan national. Ainsi notre canton a fait office de pionnier.

Les archives de presse, ressorties pour l’occasion, nous démontrent les progrès que notre société a fait depuis. Si les mentalités ont progressé, le statut juridique de la femme a beaucoup évolué, au bénéfice, soulignons-le, de l’ensemble de la société. A citer notamment : en 1988, le nouveau droit matrimonial, une réforme cruciale dans le nouveau droit de la famille en Suisse qui a permis aux femmes d’exercer librement leur métier et de signer un contrat de travail sans l’accord de leur mari, la dépénalisation de l’interruption de grossesse en 2002, l’adoption du congé maternité en 2005, ou encore les droits des personnes transsexuelles.

Le 14 juin 1981, il y a 38 ans, le principe d’égalité salariale était inscrit dans la Constitution suisse, et la loi en matière entrait en vigueur il y a 23 ans. Pourtant, aujourd’hui encore, les femmes gagnent en moyenne 14.6% de salaire en moins que les hommes. C’est cette inégalité qui a poussé les femmes à faire grève le 14 juin 1991, et qui les y poussera encore une fois ce 14 juin 2019 ! Aussi cette année 2019 est aussi placée sous le signe de l’égalité salariale. Rappelons que sur le plan vaudois un collectif se rencontre régulièrement pour préparer les différentes actions qui marqueront 2019 et qui permettront de mobiliser le plus de monde le 14 juin prochain.

Pour célébrer cette année particulière, le bureau de l’égalité entre hommes et femmes BEHF organise en ce moment l’exposition RegArt10 au Forum de l’Hôtel de ville du 22 février au 8 mars, l’occasion aussi de célébrer l’Equal Pay day 2019, les 10 ans de Business and Professional Women BPW, la journée internationale des droits des femmes et de donner voix à de nombreuses associations qui s’engagent en faveur des femmes et de l’égalité.

Et chez les Verts ?

A Lausanne, le comité des Verts lausannois organise trois stands pour promouvoir la grève des femmes, les samedi 13 avril 19, 11 mai 19 et 25 mai 19.

Au niveau vaudois, rendez-vous le 6 mars de 17h30 à 19h au Buffet de la gare pour une table ronde : grève féministe, grève écologiste, organisé par le groupe Egalité des Verts vaudois.

Les élections fédérales approchent !

Le 1er mars dernier, dans le cadre de l’exposition RegArt10 au forum de l’Hôtel de ville de Lausanne, l’association politiciennes.ch a lancé un crowdfounding pour financer le matériel et les évènements de campagne pour soutenir les candidatures féminines durant les élections fédérales. N’hésitez pas à soutenir cette démarche !

Au niveau suisse, une démarche similaire se prépare et se nomme Helvetia-appel.

Au niveau des verts suisses, rendez-vous le 16 mars pour le lancement du réseau des femmes vertes.

N’hésitez pas à vous impliquer dès à présent, que vous soyez femmes ou hommes. Ces progrès sont au bénéfice l’ensemble de notre société et ces évènements sont l’occasion de belles rencontres !

Séverine Evéquoz

Intervention communale, Xavier Company

Avoir fait l’armée : un atout pour commander la police de la ville de Lausanne ?

Intervention

A propos de l’interpellation urgente “Avoir fait l’armée : un atout pour commander la police de la ville de Lausanne ?” de Thanh-My Tran-Nhu

Je déclare mes intérêts, je suis civiliste.

La ville de Lausanne se doit d’être exemplaire.

La Police se doit d’être exemplaire.

Alors la Police de la ville de Lausanne, que dire ?

Si le « couac » très révélateur, de la non-féminisation de l’annonce contrairement à la totalité des autres annonces d’emplois de la Ville a été réparé, on peut se demander sous combien d’yeux cette annonce était passée avant sa publication sans que cette « coquille » comme l’a dit le Municipal, officier, ne soit pas repérée.

Il n’en est pas de même pour la mention de l’expérience militaire comme atout.

Je ne débattrai pas de savoir s’il s’agit d’un point de vue juridique d’un critère de discrimination à l’embauche et laisse ça au Tribunal de Prud’homme pour le cas où ce dossier y terminerait, mais d’un point de vue institutionnel il est aberrant de lire de tels critères, en 2018, dans une annonce d’une ville Suisse.

Selon le Municipal en charge, officier, il s’agit d’un atout car cela représente un indice prouvant une connaissance organisationnelle similaire à la Police lausannoise. Etait-il réellement nécessaire de formuler cela avec la mention du service militaire s’il s’agit uniquement d’une connaissance organisationnelle ? Les autres mentions, qui figurent également dans l’annonce, ne suffisaient-ils pas ?

Par exemple :

  • formation complémentaire dans le domaine de la sécurité publique;
  • expérience de gestion et de conduite du personnel comme cadre supérieur;
  • leadership, aptitudes avérées en négociation

Ces critères, qui, eux, ne portent pas de considération de genre, ne suffisaient-ils pas à choisir une personne apte à répondre aux connaissances organisationnelles et des réactions de crises qui requière le poste de commandant ou de commandante de la police de lausanne ? Etait-il vraiment nécessaire de mentionner, absolument, le service militaire comme critère souhaité ?

Cette mention désuète n’a rien à faire dans les atouts pour cette fonction.

Et finalement, pour répondre à M. De Haller, oui, il s’agit d’une discrimination et ce n’est pas moi qui le dit, mais les chiffres : il y a actuellement 0,72% de femme dans l’armée suisse, donc, de facto, il s’agit d’un critère discriminatoire.

Xavier Company

Intervention communale, Xavier Company

Lutte contre le harcèlement de rue : une problématique masculine

Rapport-Préavis N° 2017/59 – Lutte contre le harcèlement de rue: bilan et perspectives – Réponse aux postulats et résolution de Mme Léonore Porchet
Intervention

Au début des discussions sur le sujet, je ne me sentais pas vraiment légitimé à parler de la problématique du harcèlement de rue. Instinctivement, je me disais, comme beaucoup de gens à mon avis et comme on le voit avec les interventions ce soir, qu’il s’agissait d’un sujet sur lequel je ne pouvais pas intervenir, ne sachant pas ce que c’est que de risquer d’être harcelé simplement parce qu’on sort de chez soi, que l’on marche dans la rue, ou que l’on prend le train.

Mais petit à petit, je me suis rendu compte de mon erreur. De ma grossière erreur. C’est une problématique masculine, et exclusivement masculine. Le 100% des harceleurs de rue, ou presque, sont des hommes, les victimes sont majoritairement féminines (mais non exclusivement, il y a aussi de nombreux cas de harcèlement de rue à l’encontre des personnes LGBT par exemple). C’est cette prise de conscience, que j’ai dû avoir moi, qui me semble le premier point à soulever dans ce rapport préavis, et des réactions qu’il a suscité. La prise de conscience est indispensable et pourtant, elle peine à se faire, il n’y a qu’à lire le postulat qu’avait déposé notre collègue Voiblet, pour lire l’année dernière encore, qu’il s’agissait d’un phénomène nouveau ! Mais je suis fier de faire partie du Conseil de la première ville en Suisse qui empoigne sérieusement ce problème de société. Je suis fier de faire partie du parti politique qui a amené ce sujet au premier plan politique, qui l’a sorti des tabous, pour que maintenant, il se retrouve dans un préavis fort que notre Municipalité veut traiter en urgence. Et je suis fier aussi que la presque totalité des partis de notre Conseil veuille s’arroger les crédits de cette prise de conscience, à l’instar de M. Carrel félicitant, par un tweet, M. Hildebrand pour le très bon clip de Yann Marguet. Merci, Messieurs, j’ai envie de dire. Merci d’être fiers de ce qui est fait pour lutter contre ce fléau et de nous rejoindre dans cette lutte, pour que le silence cesse.

Parce que c’est celui-ci le premier problème, le silence. Le silence des hommes, ou pire, l’acceptation, voire l’encouragement. Car assister à des scènes des harcèlement de rue en ne disant rien, ou en ricanant, voire en commentant, c’est cautionner ces agissements. Et pour ça aussi, le rapport préavis qui nous est présenté ce soir est satisfaisant, car il sort ce tabou du silence, le met sur la place publique. Mais comme l’a dit ma collègue Sara Gnoni, il ne suffit pas d’un bon post vidéo, c’est une campagne que l’on devra gagner sur le long terme et nous serons attentifs à ce que la Municipalité, celle-ci et les suivantes, le fasse.

Finalement, je rejoins aussi ma collègue sur son constat du fait que la réponse trop sécuritaire n’est pas idéal, et nous avions insisté, dans nos postulats, sur l’aspect de prévention et de sensibilisation, pour deux raisons :

–      une partie de ces actes, comme les sifflements, les interpellations dans la rue, etc. ne sont pas pénalement répréhensible, alors quelle réponse sécuritaire dans ce cas ? A part celle que peuvent faire (et que font) les correspondants de nuits au cas par cas, je ne vois pas.

–      le problème est inscrit dans notre société patriarcale, ce n’est pas uniquement par l’intervention sur des cas isolés qu’on va le résoudre. Ca fait évidemment partie des réponses qu’on doit apporter, mais ça ne doit pas être la majorité des réponses, car on ne règlera pas le problème comme cela.

En résumé, je crois qu’on peut applaudir le travail de la Municipalité, qui a eu le cran de présenter un programme clair, une prise de position déterminée et des actions pragmatiques. C’est un premier pas, qui, nous l’espérons, permettra à la société d’ouvrir réellement les yeux. Mais les Verts comptent sur la Municipalité pour aller plus loin, pour maintenir la pression sur la distance et continuer de chercher des nouvelles pistes pour combattre ce fléau qui ne va pas disparaître du jour au lendemain, mais que l’on doit réduire chaque jour, en tant qu’individus comme en temps qu’institution. Nous resterons attentifs à l’application de ces mesures et à leur évolution, notamment en ce qui concerne le formulaire, mais nous vous encourageons naturellement à accepter « par acclamation » ce rapport-préavis.

Xavier Company

Postulat Pour une application mobile contre le harcèlement de rue à Lausanne

Postulat Pour une lutte contre le harcèlement de rue fondée sur l’éducation

Résolution Hey mad’moiselle… Il se passe quoi avec le harcèlement de rue à Lausanne ?