Intervention communale, Karine Roch

Evacuation des eaux du bassin versant Le Grey

Préavis 2020/02 Amélioration de l’évacuation des eaux du bassin versant Le Grey – Adaptation du puits de chute existant (Vignes d’Argent)

Intervention

L’imperméabilisation des sols s’est développée de manière importante sur le bassin versant du Grey  désormais quasiment entièrement bâti. Tout ce secteur est en collecte unitaire, les eaux de ruissellement sont recueillies dans les réseaux pour être traitées par la STEP. Il est peu probable que le phénomène de l’imperméabilisation puisse être inversé, même en envisageant l’hypothèse téméraire de rendre perméable le parking routier du Vélodrome.

La capacité des ouvrages de collecte actuels situés aux Vignes d’argent est atteinte lors de fortes pluies, provoquant des dégâts en surface par ruissellement et des inondations. Les eaux polluées de ce secteur mis en réseau unitaire se déversent alors directement en surface jusqu’au lac. Après une première étude pour adapter l’existant, le services des eaux a opté pour la solution de construire un puit supplémentaire et de maintenir celui existant.

M. le Municipal nous a assuré que  les arbres fruitiers du petit verger participatif seraient transplantés avant les travaux afin de pouvoir les sauver dans la mesure du possible.

Les Verts soutiendront ce préavis et vous encouragent à faire de même.

Karine Roch

Intervention communale, Ngoc Huy Ho

Désinfecter, mais à quel prix?

Interpellation urgente

Afin de lutter efficacement contre la propagation du coronavirus ou de la grippe saisonnière, l’Office Fédéral de la Santé recommande le nettoyage des objets et des surfaces susceptibles d’être contaminés par la toux et les postillons de personnes infectées.[1]

C’est dans ce sens que la Ville de Lausanne s’est engagée dans la mise en place de toutes les mesures sanitaires nécessaires pour faire face à la pandémie du coronavirus. Que ce soit dans la restauration collective, aux guichets d’information, dans les transports publics, dans les structures d’accueil d’urgence, musées et autres installations sportives et publiques, les surface et objets sont régulièrement nettoyés de manière “adéquate” après leur utilisation, en particulier si plusieurs personnes les touchent. Il s’agit notamment des poignées de porte, les boutons d’ascenseur, les rampes d’escalier, les accoudoirs de chaises, les tables, les WC, etc.[2]

Or l’utilisation de puissants désinfectants peut provoquer de graves problèmes de santé aux personnes qui emploient ces produits en cas de mauvaise utilisation. Troubles respiratoires, irritation de la peau ou lésions oculaires sont les principaux risques que peuvent entraîner un mauvais emploi d’un désinfectant ou en l’absence de protections individuelles comme des gants et lunettes de protection.

De plus, un environnement qui serait trop aseptisé ne stimulerait pas suffisamment le système immunitaire freinant la production des anticorps lui permettant de se défendre. C’est pour cela que l’utilisation de détergents désinfectants est déconseillée dans le cadre privé et notamment pour les personnes ayant une défense immunitaire affaiblie.[3] Les résidus de désinfectants dilués de manière incorrecte sur les surfaces pourraient également favoriser la croissance de bactéries résistantes aux antibiotiques.

Par ailleurs, cette désinfection systématique est utilisée dans les écoles et les crèches. Alors que la Ville s’est engagée dans un plan de réduction des perturbateurs endocriniens dans les crèches, l’utilisation systématique de ces produits désinfectants nous semble encore plus problématique dans le contexte de populations vulnérables que sont les enfants.

Enfin, l’utilisation de produits de désinfection entraîne également le problème de sa répercussion au niveau environnemental car les substances chimiques employées peuvent se retrouver en fin de cycle dans les eaux de surface ou dans les eaux traitées par les STEP.

Reste la question des gels ou solutions hydroalcooliques qui font désormais partie de notre quotidien et dont l’usage excessif n’est pas sans danger. En effet, la composition de ces gels peuvent contenir différents additifs, comme des ingrédients antimicrobiens ou des parfums, ayant un impact néfaste sur la santé.

Au vu de ce qui précède, les interpellatrices et interpellateurs remercient la Municipalité de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

  1. Quels sont les différents types de produits de désinfection mise à disposition des employé-e-s de la Ville de Lausanne pour le nettoyage des surfaces et pour la désinfection des mains ?
  2. Est-ce que les employé-e-s de la Ville de Lausanne chargées de nettoyer objets et surfaces ont été informées des dangers de l’utilisation des produits de désinfection et ont-elles reçu une formation ainsi qu’un équipement de protection?
  3. La Ville de Lausanne a-t-elle coordonné la désinfection de ses infrastructures ou a-t-elle délégué aux personnes responsables dans ses différents services ?
  4. Est-ce qu’une attention plus particulière a été prise dans les institutions d’accueil de l’enfance et les établissements scolaires où les enfants peuvent être directement exposés à ces produits soit par contact ou par inhalation?
  5. Est-ce que les parents ont été informés des produits utilisés dans les institutions d’accueil de l’enfance et les établissements scolaires ? Est-ce que ces produits ont été analysés pour être en conformité avec les nouvelles mesures contre les perturbateurs endocriniens ?
  6. Est-ce que le Service de l’eau a effectué un suivi analytique sur une potentielle contamination des eaux lausannoises par des substances provenant des produits de désinfection ?
  7. Comment la Municipalité va-t-elle tenir compte des enseignements et des retours du terrain pour organiser le nettoyage des surfaces sans mettre en danger la santé de ses employé-e-s, de la population et en particulier des enfants ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Ngoc Huy Ho, Sara Gnoni, Anne Berguerand, Sima Dakkus, Sara Soto,       Ilias Panchard


[1] https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/hygiene-pandemiefall/gegenstaende-oberflaechen-reinigen.html

[2] https://www.lausanne-tourisme.ch/fr/coronavirus-situation-a-lausanne/

[3] https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/gesund-leben/umwelt-und-gesundheit/chemikalien/chemikalien-im-alltag/desinfektionsmittel.html

Intervention communale, Karine Roch, Lausanne

Que se passe-t-il dans la STEP avec les fibres de micro plastiques issues du lavage de nos vêtements?

Question orale

De nombreux efforts sont faits pour restreindre l’utilisation des objets plastiques à usage unique afin de limiter la pollution de nos lacs.

Pourtant nos vêtements sont eux aussi une source majeure de la pollution par les micro plastiques. En effet, les fibres synthétiques constituent à présent 60% des matières textiles. Lors d’un lavage en machine, des milliers jusqu’à des centaines de milliers de fibres peuvent être relâchées dans l’eau de lavage et les machines à laver ne sont pas équipées de filtres. Ces fibres de quelques mm de long et quelques microns de diamètre finissent donc à la STEP via le réseau des eaux usées.

Que se passe-t-il alors dans la STEP ? Ce problème est-il connu ? Les micro fibres se concentrent-elles sous des formes récupérables par le processus de traitement des eaux usées ?

Karine Roch

Intervention communale, Lausanne, Ngoc Huy Ho

Nouvelle usine de production d’eau potable de Saint-Sulpice

Intervention

Préavis N° 2018/48 – Construction de la nouvelle usine de production d’eau potable de Saint-Sulpice II – Demande de crédit

Les Verts saluent les moyens entrepris par la Ville de Lausanne pour le remplacement de l’actuelle station de traitement de St Sulpice datant de 1971, qui malgré sa filière simple d’exploitation et sa faible consommation électrique, n’est plus efficace contre le traitement de nombreux polluant tels que les algues ou les micropolluants se trouvant dans le Lac Léman.
En effet, malgré la bonne qualité de l’eau brute, il devient urgent d’adapter les équipements aux normes actuelles en terme de traitement de l’eau potable face à l’émergence de nombreuses familles de contaminants comme par ex. les micro-voire nano-plastiques ou encore les micropolluants. Pour cela, les essais pilotes menés par le Service de l’Eau depuis 2014 par le test de différentes combinaisons de techniques de purification comme la filtration membranaire, ozonation ou adsorption sur charbon actif, ont permis de trouver un “compromis” par une chaîne de traitement efficace contre la plupart de ces contaminants.
De plus, la construction de ce nouveau bâtiment se veut “au coeur de son environnement” : soit par la préservation des ressources du site, par un chantier à faible impact environnemental ou par la mise en place d’énergie renouvelable sur le bâtiment.
Ainsi, les Verts ne peuvent que vous recommander d’accepter les conclusions de ce rapport préavis.

Ngoc Huy Ho

Intervention communale, Lausanne, Ngoc Huy Ho

Nouvelle cuve au réservoir des Dailles

Intervention

Préavis N° 2018/25 – Construction d’une nouvelle cuve au réservoir des Dailles – Demande de crédit
Les Verts soutiendront ce préavis sollicitant un crédit pour le remplacement de la cuve n°1 identifiée comme vétuste et datant de 1953, ainsi que pour la mise en conformité de la cuve n°2.
De plus, nous relevons de manière favorable que le projet de construction ait été élaboré de manière à limiter l’impact sur les emplacements utilisés lors des travaux, et qu’un projet de valorisation de l’ensemble du site ait été prévu entre les communes de Lausanne et d’Epalinges.
Ainsi, ces deux cuves et leurs installations permettront de répondre à la forte demande de consommation d’eau du Nord lausannois dans les années à venir.

Ngoc Huy Ho

Intervention communale, Sara Gnoni

Quels sont les endroits où la baignade est autorisée sur les rives du lac Léman de notre ville?

Question écrite

La ville de Lausanne a la chance d’avoir des rives du lac a quelques minutes du centre ville et qui font le bonheur de petits et grands dès que la belle saison débute.

Sauf erreur de ma part il ne me semble pas avoir trouvé d’information sur les lieux de baignade autorisée sur les rives de la ville et il semblerait que la baignade ne soit pas autorisée aux alentours de l’esplanade de Bellerive, alors qu’elle est autorisée un peu plus loin à la plage de Bellerive.

Partant de ce constat, je désirerais poser les questions suivantes à la Municipalité :

  • à quels endroits la baignade est autorisée ou interdite formellement sur les rives du lac Léman ?
  • sur quels critères sanitaires et sécuritaires cette autorisation est-elle réglée ?
  • pour quelle raison la baignade est-elle interdite aux alentours de l’esplanade de Bellerive ?
  • dans plusieurs villes suisses, il est possible de se baigner en rivière là où il y a du courant, est-ce que la Municipalité sait si les conditions sanitaires et sécuritaires sont respectées à ses yeux dans ces villes?
  • Y a-t-il des solutions que ces villes ont trouvées qui pourraient être appliquées à Lausanne?
  • Est-il possible que la Ville réévalue les autorisations de baignade dans un avenir proche à la lumière de ces solutions ?

Est-ce que la Municipalité a l’intention de partager des informations sur les lieux des baignades autorisées et les lieux où la baignade est formellement interdite et quelles en sont les raisons ?

Je remercie d’avance la Municipalité pour ses réponses.
Sara Gnoni

 

Intervention communale, Sara Gnoni

Des pesticides dans l’eau potable?

Question orale

Le 12 mai, la presse relatait une information d’un épandage de Roundup près du lac de Bret.

Bien que la pratique ne soit pas illégale et que la distance de sécurité de 6m ait été respectée, ce cas est le reflet de ce qui se passe tous les jours : des épandages de pesticides sont effectués et les résidus finissent dans les cours d’eau, polluant la faune, la flore et notre eau potable.

A noter qu’une étude sérieuse datant du début de l’année montre que des dégâts graves peuvent être constatés suite à des expositions de Roundup à des doses qui sont autorisées dans notre eau potable.

Dès lors, quelles information la municipalité compte apporter aux agriculteurs de la région pour éviter que des pesticides polluent les cours d’eau, les lacs et au final notre eau potable ?

Sara Gnoni