Intervention communale, Lausanne, Sara Gnoni

La Ville de Lausanne possède-t-elle des investissements dans les énergies fossiles ?

Interpellation

La Suisse est l’un des 195 pays à avoir signé l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur en 2016. Notre démarche s’inscrit dans la série d’initiatives qui visent à contenir l’augmentation de la température planétaire nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». Cela notamment en « rendant les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies et les Académies suisses des sciences, contenir l’élévation des températures à 2 °C implique de limiter les émissions de gaz à effet de serre « de façon massive et continue ». Ce seuil de température est associé à un budget mondial de carbone correspondant à la quantité de CO 2 cumulée qu’il est possible d’émettre, et dont les deux tiers ont déjà été utilisés pendant les 150 dernières années (1’900 gigatonnes de CO2 émises entre 1870 et 2011). Ainsi, environ 80 % des réserves de combustibles fossiles connues et valorisées en bourse ne devraient pas être exploitées pour ne pas menacer la stabilité du climat ; une « bulle carbone » d’actifs surévalués, lesquels se rapportent à ces réserves fossiles, se serait donc formée et génèrerait un risque financier à moyen terme.

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Sara Gnoni

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

INEOS et les charges financières et d’image pour la Ville

Interpellation urgente

Les Verts sont intervenus à de nombreuses reprises sur les infrastructures sportives et leur naming et suivent le dossier de très près. Depuis le traitement dans notre Conseil des préavis sur le Centre sportif de Malley, nous nous sommes fortement positionnés en faveur des infrastructures sportives et en faveur de la recherche d’un naming et de co-financement. Le Conseil a appuyé notre vœu d’un naming avec une entreprise écologiquement et socialement responsable. Depuis l’annonce de la reprise du Lausanne Sport par INEOS, une entreprise active dans l’extraction du gaz de schiste et au centre de grandes polémiques à l’étranger, nous avons interpelé la Municipalité par deux fois et plusieurs groupes ont posé des questions orales.

Aujourd’hui, nous sommes inquiets et n’avons aucunement l’impression d’avoir été entendus par la Municipalité. L’accord avec INEOS semble scellé, les exigences supplémentaires qu’il pose et est prêt à financer semblent validées et nous sommes bien loin du scénario espéré et attendu lors du traitement du préavis sur le stade de la Tuilière et du compromis adopté par notre Conseil, ainsi que des espoirs formulés autour du naming.

Dans ce contexte et parce que les Verts, comme les autres partis qui ont soutenu notre position, s’engagent pour la défense des intérêts de Lausanne, nous redéposons une interpellation pour laquelle nous demandons l’urgence. L’urgence est à notre sens justifiée par l’avancée des tractations d’une part et le peu d’informations que le Conseil reçoit d’autre part. Nous posons ainsi les questions suivantes à la Municipalité :

  • Nouveautés // Quelles modifications demandées par INEOS ont été acceptées par la Municipalité et lesquelles ont été refusées ? La Municipalité entend-elle soumettre les modifications apportées au stade de la Tuilière au vote du Conseil communal ?
  • Opacité et fragilité// Quelles garanties la Ville a-t-elle que la société qu’a construit INEOS et qui possède le Lausanne Sport, à savoir INEOS Football SA – structure appartenant au groupe INEOS mais séparée – est plus solide que celles qui ont « œuvré » à Neuchâtel et Genève par le passé et dont les déboires ont été relayés abondamment ?
  • Naming en péril// La Municipalité confirme-t-elle qu’INEOS ne remplit pas les critères pour un naming ? Comment la Municipalité entend-elle par ailleurs agir pour que l’étiquette négative collée à INEOS n’empêche pas un partenaire, idéalement local, écologiquement et socialement responsable, d’investir de l’argent pour baptiser le stade et rapporter ainsi à la Ville un retour sur investissement financier pour un projet où Lausanne dépense beaucoup d’argent ? La Ville cherche-t-elle encore une entreprise pour un naming ?
  • Adjudication biaisée// La Ville peut-elle être sûre que les entreprises qui n’ont pas été choisies ou qui n’ont pas pu participer à l’appel d’offre d’après les critères choisis par la Ville ne vont pas se retourner contre elle et demander des dédommagements maintenant que les règles du jeu ont changé et que le choix des mandataires auraient pu être différents ?
  • Garantie pour limiter les coûts dans le futur// Quelles sont les garanties sur le fait que les 12 à 15 millions supplémentaires investis par INEOS dans un stade « ligue des champions » n’engendreront pas ensuite des charges supplémentaires pour la Ville si/quand INEOS se retire ?
  • Qui paie la Ferrari ?// Quelle convention la Ville a-t-elle conclu avec INEOS pour que les frais supplémentaires d’investissement et d’exploitation soient pris en charge par INEOS?
  • Et pour les autres manifestations ?// Notre Conseil a appuyé le préavis débloquant les crédits pour le stade sur la base d’une donnée importante qui est la multifonctionnalité des usages. En effet, si nous sommes des férus de sport, nous sommes aussi soucieux des autres événements ainsi que des finances de la Ville et le fait de pouvoir organiser des manifestations, concerts et autres sur le terrain était un argument de poids. Le fait qu’il soit désormais en herbe (exigence d’INEOS) empêche-t-il le partage de l’espace et la tenue d’autres manifestations que les matchs de foot ? Les pertes prévues seront-elles compensées par INEOS ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Sophie Michaud Gigon

et Xavier Company,  Alice Genoud, Valéry Beaud, Anne Berguerand, Sara Gnoni, Benjamin Rudaz, Daniel Dubas

Intervention communale, Sara Gnoni

Pour que les JOJ 2020 soient des jeux durables

Interpellation

Pour que les JOJ 2020 soient des jeux durables sur tous les plans

Les Jeux Olympiques de PyeongChang viennent de se terminer, et malgré les bons souvenirs des nombreuses médailles suisses, le bilan écologique de ces jeux ne peut pas être réjouissant: ces jeux qui étaient présentés sous un drapeau “durable” ont requis l’abattage de plus de 50’000 arbres dans une forêt ancienne et protégée. Dans le même esprit “durable”, les prochains jeux de Pékin en 2022 présentent déjà à ce jour des dépassements de budget faramineux.

Plus proche de chez nous, le compte à rebours pour le début des JOJ 2020 à Lausanne a été déposé il y peu de temps au Flon, nous rappelant que ce grand événement commencera dans moins de deux ans. Ces jeux ont également été présentés comme « responsables » et « à taille humaine » et qu’ils “s’inscrivent dans une vision durable, respectueuse de l’environnement (…) ». Un crédit de CHF 8 millions avec une garantie de déficit au Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ) a été approuvé par le Conseil communal (Préavis N° 2016/21). En cas de dépassement de plus de CHF 100’000.- en faveur du COJOJ, un crédit complémentaire devra être sollicité par le biais d’un préavis.

Au vu des derniers développements concernant les infrastructures initialement prévues, et afin de mettre tout en œuvre pour éviter des jeux qui nous rappellent d’autres évènements internationaux (cités ci-dessus) ou plus locaux (« Champions »), nous vous posons les questions suivantes à la Municipalité:

Aspects financiers:

  • La municipalité est-elle impliquée dans le suivi régulier du budget des JOJ?
  • Comment s’assure-t-elle qu’il est et sera respecté?
  • La municipalité peut-elle informer ce conseil, à intervalles réguliers, de l’avancement des coûts engendrés par rapport au budget initial?
  • Quelles précautions la Municipalité a-t-elle prises pour que la garantie de déficit octroyée ne devienne pas un gouffre?

Aspects environnementaux:

Gouvernance:

  • A quels intervalles le COJOJ, dont font partie plusieurs membres de la municipalité, se réunit-il?
  • L’association COJOJ a-t-elle mis en place un système de contrôle interne, et si oui lequel?
  • Est-ce que les comptes de l’association sont audités régulièrement par un organisme indépendant?
  • Est-ce que la Municipalité peut nous fournir les résultats de ces audits?

Sara Gnoni

Daniel Dubas

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Sion 2026: et si on parlait des coûts pour Lausanne ?

Interpellation

Nous le savons depuis maintenant plusieurs mois, le Valais, et Sion plus particulièrement, entend soumettre une nouvelle candidature pour accueillir des Jeux Olympiques d’hiver, en 2026. Néanmoins, cette nouvelle candidature ne concernera pas seulement le Valais (malgré son nom), mais une grande partie de la Suisse puisque des épreuves sont prévues notamment à Bienne, Berne, Fribourg et… Lausanne !

Le projet vient de déposer (fin 2017) son analyse de faisabilité et débute actuellement la procédure de consultation en vue d’une décision fédérale.

Si le Conseil fédéral a déjà promis CHF 1 milliard pour ces Jeux Olympiques, le coût final sera immanquablement plus élevé, on parle notamment d’un coût de CHF 2,4 milliards, sans compter les dépassements de budget, qui sont habituels pour des Jeux Olympiques. Une partie des coûts qui n’entrent pas dans « le milliard de la Confédération » a trait à la sécurité hors des enceintes de la manifestation.

En effet, les organisateurs des Jeux Olympiques garantissent la sécurité à l’intérieur des enceintes, par l’engagement d’entreprises de sécurité privées, mais la sécurité à l’extérieur de ces enceintes, dans les villes, aux frontières, aux aéroports, etc. devra être assurée par l’armée, les gardes-frontières, les polices cantonales et municipales, selon les organisateurs eux-mêmes pour un montant qu’ils estiment, pour l’instant à CHF 303 millions.

Il ne fait dès lors aucun doute que la police municipale de Lausanne sera mise à contribution d’une manière dépassant nettement son activité habituelle. En effet, non seulement le nombre de touristes qui viendraient voir les compétitions de patinage artistique, short-track, voire de hockey à Lausanne serait important, mais la Ville accueillerait aussi une partie des délégations nationales et serait un des lieux d’hébergement olympique. De plus, Lausanne étant la capitale olympique, il est prévisible qu’elle soit une des destinations phare pour les spectateurs et les sportifs qui se rendraient à ces Jeux.

L’ensemble de ces éléments impliquera une hausse importante et ponctuelle de la population, des risques liés à ce genre de manifestation, et notamment des risques terroristes qui ne peuvent être ignorés en ces périodes. Il conviendra dès lors de renforcer les effectifs de police lausannois, mais probablement également de les former d’avantage et de manière circonstanciées pour cette occasion, ce qui engendrera nécessairement un financement important de la part de la Ville et du Canton, qui ne rentrera pas dans l’estimation de CHF 303 millions faite par les organisateurs et la Confédération. Toutefois, il n’est pas prévu, pour l’instant, de faire voter la population lausannoise ou vaudoise sur la tenue de ces Jeux Olympiques ou d’événements sur son sol, puisque seule les populations bernoise valaisanne le feront.

Ces prévisions nous amènent, comme cela a été fait au Grand Conseil, à poser les questions suivantes à la Municipalité :

  • La Municipalité a-t-elle été contactée par les organisateurs des Jeux Olympiques Sion 2026 en rapport avec des questions de sécurité ?
  • Combien de personnes seraient attendues à Lausanne en cas de Jeux Olympiques organisés dans la forme prévue actuellement ?
  • Quels sont les risques supplémentaires auxquels devraient faire face les force de l’ordre à Lausanne en cas de tenue de ces Jeux Olympiques ?
  • Quelles mesures spécifiques en terme de sécurité sont prévues par la Municipalité pour le cas où ces Jeux Olympiques seraient organisés dans la forme prévue actuellement, soit avec des activités à Lausanne ?
  • En cas d’engagement de personnel supplémentaire par la police lausannoise, comment la Municipalité entend-elle procédé, par l’engagement de personnel supplémentaire, par l’engagement de personnel de sécurité privé, ou d’une autre manière ?
  • Quels seraient les coûts liés à ces mesures spécifiques et quelle serait la provenance de leur financement ?

Nous remercions par avance la Municipalité pour ses réponses.

Xavier Company

Intervention communale, Xavier Company

Préservons la campagne de Rovéréaz

Intervention

Je crois effectivement, comme l’a dit M. Gaillard, il s’agit de peser les intérêts en présence, entre la densification et la préservation du paysage. On n’est pas dans le cas concret, car on ne connaît pas précisément le projet, mais uniquement son emplacement.

Mais l’aspect juridique a son importance car il est vrai que le PPA « Château Fallot » est relativement récent, puisqu’il date de 2010. Il a son importance dans l’objectif politique que nous donnons.

Pourquoi alors revenir sur cette question maintenant ?

Parce qu’entre temps, la LAT est entrée en vigueur et force est de constater qu’au niveau lausannois cet espace est considérablement éloigné du centre, totalement arboré et naturelle.

Parce qu’aussi, ce secteur est classé en ISOS A (c’est à dire qui préconise la sauvegarde de l’état existant en tant qu’espace agricole ou libre. Conservation de la végétation et des constructions anciennes essentielles pour l’image du site ; suppression des altérations), et le Château Fallot en ISOS A, qui préconise la préservation de la substance et peut-être même que sa substance serait dénaturée.

Monsieur le syndic lui-même l’a dit, si la décision était prise aujourd’hui, certainement que ces parcelles ne seraient pas en zone constructible. Il est encore temps de réagir maintenant, il ne le sera plus une fois des bâtiments construits au milieu de cet espace vert qui est cher aux Lausannois. Le Groupe des Verts soutiendra donc cette résolution en espérant que la Municipalité y donnera une suite dans le sens de nos demandes.

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Véronique Beetschen

Une outilthèque pour les bricoleuses et bricoleurs

Postulat

Une outilthèque pour les bricoleuses et bricoleurs, jardinières et jardiniers lausannois

Une outilthèque est un service de prêt d’outils de bricolage ou de jardinage destiné aux personnes souhaitant confectionner ou réparer des objets ou des installations, rénover ou embellir leur intérieur, aménager ou entretenir leurs terrasse ou balcon, jardiner, etc., sans devoir acquérir par elles-mêmes tous les outils nécessaires.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes achètent, puis conservent dans leurs armoires, quantité d’outils qui ne leur serviront que rarement, voire une seule fois. Ce gaspillage est coûteux, aussi bien sur le plan écologique (matières premières nécessaires à la fabrication, transport, pollution, etc.) qu’économique pour le particulier, qui achète un outillage souvent onéreux dont il ne se servira pour ainsi dire jamais.

Les outilthèques prêtent tant du petit outillage (par exemple, tournevis, marteau, escabeau, pioche, cisaille, etc.) que des appareils plus sophistiqués (par exemple, scie sauteuse, ponceuse, shampooineuse à moquette, broyeur à végétaux, etc.). Elles fonctionnent sur le modèle des bibliothèques. Les personnes munies d’une carte d’adhérent peuvent emprunter pour quelques jours les outils dont elles ont besoin, en versant le plus souvent une caution proportionnelle à la valeur de l’outil emprunté. Les outils et appareils sont vérifiés avant et après l’emprunt. Une attestation d’assurance RC est généralement demandée.

La création d’une outilthèque à Lausanne donnerait aux Lausannoises et Lausannois la possibilité d’emprunter une gamme étendue d’outils parfois très spécialisés, leur permettant ainsi d’entreprendre à moindres frais des travaux dans leur maison, leur appartement ou leur jardin. Ce serait une alternative pratique, économique et écologique à l’achat d’outils et permettrait d’éviter un gaspillage de ressources naturelles.

L’outilthèque pourrait soit être localisée en un lieu unique, soit être décentralisée en plusieurs lieux, formant ainsi un réseau de proximité. Un appel aux dons d’outillage inutilisé pourrait peut-être être lancé auprès des particuliers pour aider à constituer le fonds des outils constituant l’outilthèque. Des collaborations avec des partenaires associatifs ou les maisons de quartiers pourraient éventuellement être envisagées.

L’objet de ce postulat est donc de demander à la Municipalité d’étudier la possibilité de créer, éventuellement en collaboration avec des partenaires associatifs ou les maisons de quartier, une outilthèque ou un réseau d’outilthèques à Lausanne, à l’usage des personnes domiciliées sur le territoire de la commune.

Véronique Beetschen

Lausanne

Empêchons le saccage de la campagne de Rovéréaz !

Les Verts lausannois souhaitent que la campagne périurbaine de Rovéréaz soit mieux protégée et préservée de nouvelles constructions. Ils ont déposé une interpellation et s’associent au lancement d’une pétition par des riverain-e-s.

La campagne de Rovéréaz est un lieu de délassement que les Lausannoises et Lausannois apprécient grandement. Elle est propriété communale affectée en zone agricole, à l’exception du Château Fallot et des terrains qui l’entourent restés en mains privées. Un Plan partiel d’affectation (PPA), entré en vigueur en 2004, a affecté une surface d’environ 6’000m2 en zone constructible. Au regard de la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), les Verts dénoncent le risque encouru par cet ensemble naturel et paysager.

Une campagne périurbaine à protéger

Ce périmètre constructible se situe à la rupture de pente du plateau et s’inscrit dans le prolongement naturel de la zone agricole de la campagne de Rovéréaz. Cette surface fait partie intégrante d’une unité paysagère exceptionnelle de grande taille, formée d’une clairière et bordée d’une forêt abritant de vieux arbres.

Pour les Verts, la construction de bâtiments comme le permet l’actuel PPA dénaturerait ce lieu de verdure. L’harmonie et la beauté exceptionnelle des lieux reposent avant tout sur l’absence de bâtiment, qui ne survivraient pas à un projet de développement immobilier, même bien cadré. L’échappée visuelle n’aura plus la même ampleur une fois des constructions érigées, l’ambiance champêtre et délassante du site sera profondément perturbée dès lors que le mitage des lieux aura irréversiblement détruit le site et le paysage.

Dépôt d’une interpellation et soutien à une pétition

Face à ces risques, les Verts lausannois ont déposé en avril dernier une interpellation demandant à la Municipalité des précisions sur les éventuels projets de développement prévus dans la zone. Nous voulons aussi savoir comment, après l’adoption récente de la LAT, une telle zone peut être encore constructible !

De plus, les Verts s’associent à la pétition que lancent des riverain-e-s et utilisateur/trices de la campagne de Rovéréaz. Les pétitionnaires demandent une préservation intégrale de la zone par la mise en place de mesures conservatoires permettant d’affecter le périmètre du plan partiel d’affectation « Château Fallot » en zone non constructible. Cette démarche permettra aussi d’échanger et de donner la parole aux utilisatrices et utilisateurs de cette précieuse campagne lausannoise. Les Verts se sont engagés à participer à la récolte de signatures.

Marie-Thérèse Sangra, conseillère communale
Léonore Porchet, conseillère communale, présidente des Verts lausannois
Et les pétitionnaires :
Christiane Pilet, Isabelle Veillon, Stéphane Morey

Signez la pétition en ligne :

Alice Genoud, Intervention communale, Lausanne

Lausanne Capitale verte

Défense du postulat Après Lausanne Capitale Olympique, Lausanne Capitale verte

Explication : prix depuis 2006 à une ville européenne (Europe géographique), donné par la commission européenne. Donné à une ville de plus de 100’000 habitants avec gouvernement démocratique Des agglomérations comme Stockholm (2010), Nantes (2013), Bristol (2015) et Ljubljana (2016) ont notamment été primées. Elle doit remplir 3 objectifs importants :

  • montre sa capacité à atteindre des objectifs environnementaux élevés
  • s’engage dans des objectifs permanents et ambitieux pour améliorer l’environnement et le développement durable
  • peut agir comme un modèle pour inspirer d’autres villes et promouvoir les meilleures pratiques environnementales

Concrètement, les candidats sont évalués sur la base de douze indicateurs : la contribution locale à la lutte contre le changement climatique planétaire, les transports, les espaces verts urbains, le bruit, la production et la gestion des déchets, la nature et la biodiversité, l’air, la consommation d’eau, le traitement des eaux usées, l’éco-innovation et l’emploi durable, la gestion de l’environnement par les pouvoirs locaux et la performance énergétique.

Je vois plusieurs points positifs :

  • image de la ville (externe et interne) : c’est un grand atout de communication. Image très positive de la ville car moyens de mettre des atouts
  • prix (donc pas processus de labellisation), idée de mettre de mettre en avant ce que la ville fait déjà où va faire (je peux citer beaucoup de projets : Plaine-du-Loup, plantage, M2, gestion des déchets, tridel, etc.)
  • faire partie d’un réseau (point très important) : le but est le prix mais même si pas gagnant, peut faire partie du réseau des villes  réseaux d’idées mais aussi réseaux d’innovation
  • nouvelles idées à appliquer, espoir d’avoir un élan (encore plus grand) pour le développement durable, pas forcément que de la part de la ville mais aussi initiatives privées.
  • reprend plan de législature : « Développer des projets de collaboration et d’échange, en priorité en lien avec les axes principaux de promotion et de développement de la Ville (DD doit ête un axe de promotion de la Ville).

Conclusion : outil de communication mais pas seulement, élan du DD et réseau important sur ces questions de ville du développement durable. Dans idée que les villes ont et auront un rôle déterminant en vue du développement durable et des changements climatiques, il me semble que ce serait un bon moyen (pris dans une politique globale comme c’est actuellement).

Alice Genoud

Anna Zangger, Intervention communale, Lausanne

Lausanne capitale olympique

Préavis No 2016/67

Lausanne, capitale olympique. Demande de crédit-cadre

Intervention d’Anna Zangger

Les Verts considèrent qu’il est important de promouvoir Lausanne en tant que capitale olympique.

Toutefois, le Préavis n°2016/67, qui présente le crédit-cadre sollicité, soulève un certain nombre de questions, et ces questions ont d’ailleurs été abordées lors de la séance de Commission.

L’un de ces sujets est particulièrement important pour les Verts : nous avons remarqué à la lecture du rapport que les questions sociales et environnementales sont quelque peu reléguées au deuxième plan, qu’aucun poste du budget ne leur est attribué et que le concept de promotion n’en fait pas état.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la Commission a formulé un vœu adressé à la Municipalité et qui devrait guider la promotion de la Ville comme capitale du sport international. La Commission a ainsi souhaité que « la Municipalité promeuve un sport respectueux notamment de l’environnement et du principe d’égalité ».

C’est un message fort, qui devrait toujours être omniprésent dans le cadre de la « publicité » que se fait la ville en matière de sport international.

Ce crédit cadre étant majoritairement destiné à la promotion de « Lausanne, Capitale Olympique », il doit être utilisé pour promouvoir l’image du sport que l’on veut donner à notre ville, et non simplement l’image olympique décidée par le CIO. Il nous appartient, en tant que capitale olympique, d’agir et de promouvoir un sport respectueux des problématiques sociales en environnementale, afin de faire évoluer le sport international et les habitudes olympiques dans la bonne direction.

Les Verts sont donc d’avis qu’il faut continuer de donner les moyens à notre ville d’effectuer cette promotion de manière importante, mais qu’elle ne saurait être dissociée de la mise en avant de ces objectifs de promotion d’un sport sans tricherie et respectueux de l’environnement et du principe d’égalité.

Anna Zangger

 

Intervention de Xavier Company

J’ajouterais au nom du groupe des Verts que le crédit-cadre qui nous est présenté ce soir sert non seulement à la promotion de Lausanne en tant que capitale olympique, mais également à attirer et conserver des associations sportives internationales.

Les problématiques sociales et écologiques liées au sport d’élite, et à l’olympisme tout particulièrement, devraient donc également guider la Ville dans son choix et ses relations avec les fédérations sportives qui ont leur siège ou souhaitent s’installer à Lausanne.

Chers collègues, le budget demandé est conséquent. On a cependant l’impression que la promotion de Lausanne en tant que Capitale du sport international n’implique pas une réflexion en matière de durabilité ou de respect des droits de l’homme. La Ville semble vouloir toutes les fédérations sportives, sous quelques rares réserves, et fait purement et simplement du « marketing ».

Les dernières années ont néanmoins démontré que la population est préoccupée par l’organisation des JO et les impacts environnementaux et sociaux qu’ont les manifestations sportives. Sotchi, Rio, la Coupe du monde de football au Qatar n’en sont que des exemples.

Si la Ville se montrait plus stricte dans sa politique en matière de sport durable, égalitaire et « fair », cela ne ferait pas fuir les fédérations, mais permettrait sûrement d’élever les standards. Il convient donc d’appliquer les standards stricts émis par les vœux de la commission également à la recherche et la préservation des association sportives internationales et ce crédit-cadre permet parfaitement cela. Il incombe à maintenant de la Municipalité de l’utiliser à bon escient, mais les réponses obtenues en commission nous donne confiance dans cette volonté pour l’avenir.

En conclusion, les Verts vont soutenir majoritairement l’adoption du crédit-cadre, en émettant ces quelques réserves, et soutiennent vivement les vœux exprimés par la Commission.

 

Réponse à M. Pierre Conscience

En réponse à mes collègues Conscience et Dolivo et peut-être pour préciser brièvement la position de la majorité de mon groupe.

Si l’on veut pouvoir influencer positivement le sport, dans le sens que nous souhaitons, nous devons faire partie de ce monde et l’influencer de l’intérieur. Comme l’a dit M. Chollet, si ce n’est pas nous, de multiples villes, beaucoup moins à l’écoute de ces valeurs d’égalité, de développement durable ou de l’absence de tricherie, sont prêtes à accueillir ce titre et ces fédérations. Et dans tous les cas, le sport d’élite va toujours exister, qu’il nous plaise ou non.

Profitons donc de notre position actuelle, pour augmenter les standards du sport olympique et professionnel et ne nous déchargeons pas de notre responsabilité en abandonnant ce titre parce que tous les aspects du sport olympique ne nous plaise pas.

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne

Métamorphose – Stade de La Tuilière – Demande de crédit d’ouvrage

Métamorphose – Stade de football de La Tuilière – Demande de crédit d’ouvrage

La décision que nous allons prendre ce soir est importante pour le sport lausannois. Comme les Verts ont déjà eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises par le passé, que ce soit lors des discussions sur la refonte du projet Métamorphose en 2012, sur les crédits d’études du stade de la Tuilière en 2014 et 2016 ou sur le Plan partiel d’affectation (PPA) “Tuilière Sud” en 2016, je rappelle d’emblée que nous soutenons la réalisation d’un stade de football à la Tuilière, emplacement cohérent avec le centre de football et ses 9 terrains en cours de construction sur la partie Nord du site.
Notre soutien au stade de la Tuilière a toutefois toujours été conditionné à deux demandes :

1) la réalisation d’une toiture végétalisée ;

2) le renoncement au chauffage de la surface de jeu.
Concernant la première demande, nous relevons à satisfaction que suite à nos diverses interventions, une partie de la toiture de la tribune principale sera végétalisée, même si cette surface parait bien restreinte au regard de l’ensemble des surfaces de toiture disponibles. Le cahier des charges du concours d’architecture ayant omis l’exigence d’une toiture végétalisée, pourtant généralement demandée par la Ville de Lausanne dans l’ensemble de ses projets, le projet retenu ne permet pas la végétalisation de l’ensemble de la toiture, pour des raisons structurelles. Pour les prochains concours, nous attendons donc que l’exigence d’une toiture végétalisée figure systématiquement dans le cahier des charges, afin d’éviter que de telles situations se reproduisent.
Concernant notre seconde demande sur le chauffage de la surface de jeu, nous avons constaté à regrets que le présent préavis n° 2016/68 prévoyait toujours d’équiper le stade d’un système de chauffage du sol, par le chauffage à distance (CAD). Suite à nos précédentes interventions pour dénoncer cette aberration écologique, la Municipalité a toutefois décidé de limiter son usage aux seuls matches (exclusion totale des entrainements), ce qui constituait un premier pas que nous avons pu saluer en commission.

Ce pas n’est toutefois pas suffisant à nos yeux. Alors que l’on parle presque quotidiennement de réchauffement climatique et d’économie d’énergie, et que la Ville de Lausanne s’enorgueillit d’être exemplaire en la matière, elle propose ici de chauffer une pelouse et donc in fine l’air.

Il est pourtant utile de préciser que dans le cas d’un gazon artificiel comme celui qui sera installé à La Tuilière, le chauffage du terrain n’est pas exigé par la Swiss Football League (SFL) (voir “Catalogue SFL pour les stades des catégories «A» et «A-plus» pour le déroulement de matches de Super League et des compétitions de l’UEFA”, version du 22 avril 2016).

De plus, il faut relever que le chauffage du terrain tel que projeté est contraire à la Loi cantonale sur l’Energie révisée (LVLEne) et à son Règlement d’application (RLVLEne), qui mentionne à son art. 51 (Chauffage en plein air) que “les chauffages en plein air (terrasses, rampes, chenaux, estrades, terrains de foot, etc.) sont admis s’ils exploitent exclusivement des énergies renouvelables ou des rejets thermiques inutilisables d’une autre manière”. Or, dans le cas présent, il est prévu d’alimenter le chauffage du terrain par le CAD, qui n’est ni 100% renouvelable ni constitué de rejets thermiques inutilisables (CAD 2015 = 57 % d’incinération des déchets de l’usine TRIDEL, 39% de gaz de l’usine Pierre-de-Plan et 4% d’incinération des boues d’épuration). Une dérogation à cette exigence légale sera donc nécessaire.

Bref, alors la surface de jeu synthétique permet de diminuer fortement les risques de gel de la pelouse, le préavis nous propose tout de même un chauffage non exigé par la SFL, contraire aux dispositions de la LVLEne et à toutes les politiques lausannoise en termes énergétique et écologique, et ne servant donc qu’à d’hypothétiques compétitions de l’UEFA.

Dans ces conditions, nous aurions souhaité supprimer purement et simplement ce chauffage de la surface de jeu. Lors des discussions en commission, nous avons toutefois perçu qu’une petite majorité souhaitait à tout prix ce chauffage, non pas pour le plaisir de chauffer, mais pour être certain que le stade puisse être homologué pour les compétitions internationales. Fort de ce constat, nous avons donc proposé un compromis, avec un amendement non pas pour empêcher l’installation du système de chauffage de la pelouse, mais pour en limiter fortement son usage.
L’objectif est alors de n’utiliser le chauffage que lors des compétitions UEFA, les seules qui l’exigent. Cela reviendrait vraisemblablement, étant donné qu’il faut d’une part que le Lausanne-Sport soit encore engagé en compétition UEFA en décembre ou février (pas de match entre début décembre et mi-février) et d’autre part que les conditions météorologiques le nécessitent, à une utilisation du chauffage tous les 15 ans environ (sur la base d’un historique des 30 dernières années), peut-être un peu plus fréquemment si des matchs de l’équipe de Suisse devaient se jouer à cette époque de l’année à la Tuilière.

Imaginant que le chauffage ne peut certainement pas être utilisé tous les 10 à 15 ans sans le faire tourner de temps à autre pour le tester, probablement une fois par année, la commission a pensé que si ce besoin est avéré, il était opportun de combiner ce test avec le déroulement d’un match de Super League les années où il n’y a pas de compétitions UEFA qui le nécessitent, plutôt que de faire fonctionner le système de chauffage pour rien. C’est ainsi que nous sommes arrivés au compromis de la nouvelle conclusion 1a qui vous est soumise ce soir, soit :
“d’autoriser le chauffage de la surface de jeu uniquement pour les compétitions internationales qui le nécessitent, ainsi qu’au maximum pour 1 match de Super League ou de Coupe Suisse par saison, et de charger la Municipalité d’arrêter les modalités d’application de cette décision”.

Les Verts vous recommandent donc d’accepter les différentes conclusions du présent préavis, telles qu’amendées par la commission. Ma collègue Sophie Michaud Gigon interviendra également pour relever encore certains aspects chers aux Verts.
Valéry Beaud

7 mars 2017