Daniel Dubas, Intervention communale

Renforcer la politique lausannoise en faveur de la solidarité internationale

Postulat

Un bilan de la coopération au développement pour renforcer la politique lausannoise en faveur de la solidarité internationale

Ce postulat demande à la Municipalité de présenter un bilan de sa politique dans le domaine de la solidarité internationale ainsi que d’étudier l’opportunité de définir de nouveaux objectifs stratégiques et de renforcer son engagement financier.

Eliminer la pauvreté, réduire les inégalités ou préserver le climat et les ressources naturelles : ces défis nous concernent tous, de Bamako à Lausanne. A l’issue d’un important processus de négociation, les 193 Etats membres des Nations Unies, dont la Suisse, ont approuvé, en septembre 2015, l’Agenda 2030 pour le développement durable. Ce nouveau et ambitieux cadre de référence comporte 17 Objectifs de développement durable (ODD). Chaque acteur est ainsi invité à contribuer à l’atteinte des objectifs planétaires jusqu’en 2030, en fonction de ses propres capacités.

A son échelle, la mission d’une commune est ainsi aussi de permettre à une région, une ville ou un village moins favorisés de se doter des services de base : accès à l’eau potable, aux soins ou à l’éducation. La Constitution vaudoise stipule d’ailleurs que «L’Etat et les communes collaborent, avec les autres pouvoirs publics, les organisations et les entreprises concernées, à l’aide humanitaire, à la coopération au développement et à la promotion d’un commerce équitable.» (Art. 71). Dès lors, l’Etat de Vaud et un nombre croissant de communes vaudoises s’engagent sur la voie de la solidarité internationale, en soutenant des projets concrets dans les pays du Sud et de l’Est.

La coopération au développement s’inscrit dans la durée et instaure des partenariats solides avec des acteurs des collectivités publiques et de la société civile. Ce type de coopération permet à des êtres humains de s’en sortir, de prendre leur destin en main et d’avoir, finalement, des perspectives d’avenir là où ils sont nés.

Depuis l’approbation par le Conseil communal du rapport-préavis 2006/32 («Solidarité internationale et application du « Principe de Genève») le 7 novembre 2006, la Ville de Lausanne soutient différents projets de coopération au développement avec un montant inscrit au budget de CHF 250’000 en 2007, de CHF 300’000 en 2008 et de CHF 350’000 dès 2009. Par le biais d’une convention, elle a notamment développé un partenariat avec la Fédération vaudoise de coopération (Fedevaco), en lui allouant une enveloppe annuelle d’au moins CHF 100’000 pour les projets de ses organisations membres. La Fedevaco est organisation reconnue qui regroupe aujourd’hui 50 ONG actives dans la coopération au développement. Elle garantit une utilisation appropriée et ciblée de l’argent public investi dans les différents projets. La Ville de Lausanne soutient par ailleurs aussi des projets à travers l’Association internationale des maires francophones (AIMF), au sein de laquelle elle préside la commission « Villes et développement durable ».

A cela s’ajoutent encore les contributions au fonds « Solidarité internationale eau », financé par un prélèvement d’un centime par mètre cube d’eau vendu aux lausannois, qui est versé à un projet visant à réaliser des infrastructures en eau potable à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, selon le concept de Solidarit’eau Suisse. Finalement, la Ville de Lausanne accorde des soutiens ponctuels tels que celui, entre 2013 et 2016, à un projet de Terre des hommes de visant à soutenir les enfants défavorisés en Roumanie afin d’éviter leur déscolarisation.

En francs par habitant, la contribution de 350’000 représente environ CHF 2.35 par habitant lausannois. En raison de la croissance démographique, le montant versé par habitant a donc baissé d’environ 10% en dix ans. Même si la comparaison n’est pas facile, cela reste en deça du montant alloué par exemple par Pully (CHF 3.35), Epalinges (CHF 4.00), Morges (CHF 3.16) ou encore Mies (CHF 19.50) et Begnins (CHF 10.75). Dans le canton de Genève, de nombreuses communes contribuent à raison de CHF 10-20 par habitant.

Parallèlement à la question de la contribution financière, il se pose également des questions quant à l’orientation générale de la politique lausannoise en matière de solidarité internationale. Quels sont les axes stratégiques et les thématiques prioritaires? Quels sont les projets qui ont été soutenus ? Quels sont les critères pour la sélection des projets? Qu’en est-il de la pertinence, de l’efficacité et de l’efficience des projets soutenus ? Quels sont les résultats atteints par rapport aux objectifs fixés, et comment ont-ils été évalués ? Quel est le suivi de la part de la Ville de Lausanne dans la mise en œuvre ? Comment les résultats atteints ont-ils été communiqués ?

Au niveau des thématiques prioritaires, il serait par ailleurs souhaitable que la Ville de Lausanne s’engage davantage dans des domaines où le mode de vie des lausannois a un impact notable sur la vie des populations locales. Plus de deux tiers des impacts environnementaux et une bonne partie des émissions de CO2 occasionnés par les Suisses le sont en fait dans d’autres pays, à cause de la consommation de produits et de services importés de l’étranger. Y’aurait-il par exemple un moyen de consacrer ou de réaffecter une partie du financement à des projets visant spécifiquement à réduire l’impact environnemental ou les émissions de gaz à effet de serre respectivement d’aider les populations locales à s’adapter aux changements climatiques qui se font déjà ressentir ?

Au vu de ce qui précède, nous demandons à la Municipalité de :

  1. Faire un bilan de sa politique en faveur de la solidarité internationale depuis 2006 ;
  2. Etudier l’opportunité de définir de nouveaux objectifs stratégiques et priorités pour les dix prochaines années ;
  3. Etudier l’opportunité d’augmenter le montant alloué à la coopération internationale à partir du budget pour l’année 2020 pour atteindre ces objectifs.

Daniel Dubas

 

Daniel Dubas, Intervention communale

Densification et protection du patrimoine

Intervention

La densification et la protection du patrimoine ne sont pas des principes contradictoires. Les deux sont nécessaires pour un développement urbain durable.

La densification est nécessaire pour lutter contre l’étalement urbain, contre le gaspillage des ressources naturelles, pour maintenir ou créer un tissu urbain qui ne nécessite pas de déplacements trop longs, mais aussi pour limiter les investissements publics par habitant dans les différentes infrastructures. La protection du patrimoine permet de son côté de préserver un paysage urbain intact et attractif pour ses habitants et usagers, de sauvegarder l’identité des différents quartiers, et de ne pas effacer les traces de l’histoire.

Cependant, pour arriver à une densification « de qualité », il y a des solutions à trouver entre les différents intérêts en jeu. Des arbitrages sont à faire, où l’intérêt public prime sur l’intérêt individuel. A ce titre, nous réjouissons énormément que la municipalité actuelle accorde beaucoup plus d’intérêt aux questions de patrimoine, agissant de façon plus active.

Le Plan général d’affectation (PGA) va être révisé prochainement. Celui-ci constitue une base importante pour concrétiser la protection du patrimoine bâti, et notamment pour protéger les ensembles bâtis dignes d’intérêt, tout en permettant de densifier la ville. Les Verts ont de grandes attentes dans cette révision du PGA et vont accompagner ces travaux de façon attentive. C’est une opportunité à ne pas rater.

A ce titre, je vous rappelle la résolution que le Conseil communal a voté suite au postulat de M. Beaud (« L’ISOS et les article du RPGA utilisés par la CDAP pour annuler un permis de construire délivré par la Municipalité, une bonne nouvelle pour le patrimoine bâti lausannois ? »). Je cite : « Dans l’attente de la révision du Plan général d’affectation (PGA), le Conseil communal souhaite que la Municipalité fasse usage des outils dont elle dispose pour veiller à une densification respectueuse du patrimoine, particulièrement des ensembles bâtis dignes d’intérêts ».

Le postulat déposé par M. Carrel vise à augmenter le niveau de prévisibilité pour les investisseurs et autres acteurs immobiliers. Cet objectif général est entièrement partagé par le groupe des Verts, même si la prévisibilité pour l’obtention d’un permis de construire d’un bâtiment actuellement noté au niveau 3 ou 4 de protection ne pourra jamais être totale. Le postulat pose de bonnes questions, et trois pistes sont évoquées. La première piste – celle de pouvoir consulter la déléguée au patrimoine en amont dans les procédures – semble déjà fonctionner aujourd’hui. Encore faudrait-il que les promoteurs immobiliers tiennent compte des recommandations émises. La deuxième piste demande que la municipalité établisse une liste exhaustive, en s’engageant à ne pas demander le classement des objets qui ne figurent pas sur la liste. Cette proposition ne peut à notre sens pas être appliqué de façon mécanique, car la pesée des intérêts est souvent plus complexe et subtile pour chaque cas concret. La troisième piste, celle du PGA, nous semble bien évidemment prometteuse, mais sa concrétisation prendra encore quelques années.

Vous l’aurez compris, malgré ces quelques réserves, le groupe des Verts salut l’initiative de M. Carrel et soutient par conséquent le renvoi de ce postulat à la municipalité.

Encore un dernier point que je souhaite rappeler ici, c’est l’intention exprimée par la municipalité dans son programme de législature de mettre en place une commission d’urbanisme et d’architecture, ce que nous appelons de nos vœux au plus vite. Cette commission permettra notamment d’évaluer les projets en amont du processus, notamment au regard des critères d’esthétique et d’intégration. La Ville de Lausanne est une des dernières grandes villes à ne pas en posséder à ce jour.

Daniel Dubas

Intervention communale, Lausanne, Sara Gnoni

La Ville de Lausanne possède-t-elle des investissements dans les énergies fossiles ?

Interpellation

La Suisse est l’un des 195 pays à avoir signé l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur en 2016. Notre démarche s’inscrit dans la série d’initiatives qui visent à contenir l’augmentation de la température planétaire nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». Cela notamment en « rendant les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies et les Académies suisses des sciences, contenir l’élévation des températures à 2 °C implique de limiter les émissions de gaz à effet de serre « de façon massive et continue ». Ce seuil de température est associé à un budget mondial de carbone correspondant à la quantité de CO 2 cumulée qu’il est possible d’émettre, et dont les deux tiers ont déjà été utilisés pendant les 150 dernières années (1’900 gigatonnes de CO2 émises entre 1870 et 2011). Ainsi, environ 80 % des réserves de combustibles fossiles connues et valorisées en bourse ne devraient pas être exploitées pour ne pas menacer la stabilité du climat ; une « bulle carbone » d’actifs surévalués, lesquels se rapportent à ces réserves fossiles, se serait donc formée et génèrerait un risque financier à moyen terme.

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Sara Gnoni

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

INEOS et les charges financières et d’image pour la Ville

Interpellation urgente

Les Verts sont intervenus à de nombreuses reprises sur les infrastructures sportives et leur naming et suivent le dossier de très près. Depuis le traitement dans notre Conseil des préavis sur le Centre sportif de Malley, nous nous sommes fortement positionnés en faveur des infrastructures sportives et en faveur de la recherche d’un naming et de co-financement. Le Conseil a appuyé notre vœu d’un naming avec une entreprise écologiquement et socialement responsable. Depuis l’annonce de la reprise du Lausanne Sport par INEOS, une entreprise active dans l’extraction du gaz de schiste et au centre de grandes polémiques à l’étranger, nous avons interpelé la Municipalité par deux fois et plusieurs groupes ont posé des questions orales.

Aujourd’hui, nous sommes inquiets et n’avons aucunement l’impression d’avoir été entendus par la Municipalité. L’accord avec INEOS semble scellé, les exigences supplémentaires qu’il pose et est prêt à financer semblent validées et nous sommes bien loin du scénario espéré et attendu lors du traitement du préavis sur le stade de la Tuilière et du compromis adopté par notre Conseil, ainsi que des espoirs formulés autour du naming.

Dans ce contexte et parce que les Verts, comme les autres partis qui ont soutenu notre position, s’engagent pour la défense des intérêts de Lausanne, nous redéposons une interpellation pour laquelle nous demandons l’urgence. L’urgence est à notre sens justifiée par l’avancée des tractations d’une part et le peu d’informations que le Conseil reçoit d’autre part. Nous posons ainsi les questions suivantes à la Municipalité :

  • Nouveautés // Quelles modifications demandées par INEOS ont été acceptées par la Municipalité et lesquelles ont été refusées ? La Municipalité entend-elle soumettre les modifications apportées au stade de la Tuilière au vote du Conseil communal ?
  • Opacité et fragilité// Quelles garanties la Ville a-t-elle que la société qu’a construit INEOS et qui possède le Lausanne Sport, à savoir INEOS Football SA – structure appartenant au groupe INEOS mais séparée – est plus solide que celles qui ont « œuvré » à Neuchâtel et Genève par le passé et dont les déboires ont été relayés abondamment ?
  • Naming en péril// La Municipalité confirme-t-elle qu’INEOS ne remplit pas les critères pour un naming ? Comment la Municipalité entend-elle par ailleurs agir pour que l’étiquette négative collée à INEOS n’empêche pas un partenaire, idéalement local, écologiquement et socialement responsable, d’investir de l’argent pour baptiser le stade et rapporter ainsi à la Ville un retour sur investissement financier pour un projet où Lausanne dépense beaucoup d’argent ? La Ville cherche-t-elle encore une entreprise pour un naming ?
  • Adjudication biaisée// La Ville peut-elle être sûre que les entreprises qui n’ont pas été choisies ou qui n’ont pas pu participer à l’appel d’offre d’après les critères choisis par la Ville ne vont pas se retourner contre elle et demander des dédommagements maintenant que les règles du jeu ont changé et que le choix des mandataires auraient pu être différents ?
  • Garantie pour limiter les coûts dans le futur// Quelles sont les garanties sur le fait que les 12 à 15 millions supplémentaires investis par INEOS dans un stade « ligue des champions » n’engendreront pas ensuite des charges supplémentaires pour la Ville si/quand INEOS se retire ?
  • Qui paie la Ferrari ?// Quelle convention la Ville a-t-elle conclu avec INEOS pour que les frais supplémentaires d’investissement et d’exploitation soient pris en charge par INEOS?
  • Et pour les autres manifestations ?// Notre Conseil a appuyé le préavis débloquant les crédits pour le stade sur la base d’une donnée importante qui est la multifonctionnalité des usages. En effet, si nous sommes des férus de sport, nous sommes aussi soucieux des autres événements ainsi que des finances de la Ville et le fait de pouvoir organiser des manifestations, concerts et autres sur le terrain était un argument de poids. Le fait qu’il soit désormais en herbe (exigence d’INEOS) empêche-t-il le partage de l’espace et la tenue d’autres manifestations que les matchs de foot ? Les pertes prévues seront-elles compensées par INEOS ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Sophie Michaud Gigon

et Xavier Company,  Alice Genoud, Valéry Beaud, Anne Berguerand, Sara Gnoni, Benjamin Rudaz, Daniel Dubas

Intervention communale, Sara Gnoni

Pour que les JOJ 2020 soient des jeux durables

Interpellation

Pour que les JOJ 2020 soient des jeux durables sur tous les plans

Les Jeux Olympiques de PyeongChang viennent de se terminer, et malgré les bons souvenirs des nombreuses médailles suisses, le bilan écologique de ces jeux ne peut pas être réjouissant: ces jeux qui étaient présentés sous un drapeau “durable” ont requis l’abattage de plus de 50’000 arbres dans une forêt ancienne et protégée. Dans le même esprit “durable”, les prochains jeux de Pékin en 2022 présentent déjà à ce jour des dépassements de budget faramineux.

Plus proche de chez nous, le compte à rebours pour le début des JOJ 2020 à Lausanne a été déposé il y peu de temps au Flon, nous rappelant que ce grand événement commencera dans moins de deux ans. Ces jeux ont également été présentés comme « responsables » et « à taille humaine » et qu’ils “s’inscrivent dans une vision durable, respectueuse de l’environnement (…) ». Un crédit de CHF 8 millions avec une garantie de déficit au Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ) a été approuvé par le Conseil communal (Préavis N° 2016/21). En cas de dépassement de plus de CHF 100’000.- en faveur du COJOJ, un crédit complémentaire devra être sollicité par le biais d’un préavis.

Au vu des derniers développements concernant les infrastructures initialement prévues, et afin de mettre tout en œuvre pour éviter des jeux qui nous rappellent d’autres évènements internationaux (cités ci-dessus) ou plus locaux (« Champions »), nous vous posons les questions suivantes à la Municipalité:

Aspects financiers:

  • La municipalité est-elle impliquée dans le suivi régulier du budget des JOJ?
  • Comment s’assure-t-elle qu’il est et sera respecté?
  • La municipalité peut-elle informer ce conseil, à intervalles réguliers, de l’avancement des coûts engendrés par rapport au budget initial?
  • Quelles précautions la Municipalité a-t-elle prises pour que la garantie de déficit octroyée ne devienne pas un gouffre?

Aspects environnementaux:

Gouvernance:

  • A quels intervalles le COJOJ, dont font partie plusieurs membres de la municipalité, se réunit-il?
  • L’association COJOJ a-t-elle mis en place un système de contrôle interne, et si oui lequel?
  • Est-ce que les comptes de l’association sont audités régulièrement par un organisme indépendant?
  • Est-ce que la Municipalité peut nous fournir les résultats de ces audits?

Sara Gnoni

Daniel Dubas

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Sion 2026: et si on parlait des coûts pour Lausanne ?

Interpellation

Nous le savons depuis maintenant plusieurs mois, le Valais, et Sion plus particulièrement, entend soumettre une nouvelle candidature pour accueillir des Jeux Olympiques d’hiver, en 2026. Néanmoins, cette nouvelle candidature ne concernera pas seulement le Valais (malgré son nom), mais une grande partie de la Suisse puisque des épreuves sont prévues notamment à Bienne, Berne, Fribourg et… Lausanne !

Le projet vient de déposer (fin 2017) son analyse de faisabilité et débute actuellement la procédure de consultation en vue d’une décision fédérale.

Si le Conseil fédéral a déjà promis CHF 1 milliard pour ces Jeux Olympiques, le coût final sera immanquablement plus élevé, on parle notamment d’un coût de CHF 2,4 milliards, sans compter les dépassements de budget, qui sont habituels pour des Jeux Olympiques. Une partie des coûts qui n’entrent pas dans « le milliard de la Confédération » a trait à la sécurité hors des enceintes de la manifestation.

En effet, les organisateurs des Jeux Olympiques garantissent la sécurité à l’intérieur des enceintes, par l’engagement d’entreprises de sécurité privées, mais la sécurité à l’extérieur de ces enceintes, dans les villes, aux frontières, aux aéroports, etc. devra être assurée par l’armée, les gardes-frontières, les polices cantonales et municipales, selon les organisateurs eux-mêmes pour un montant qu’ils estiment, pour l’instant à CHF 303 millions.

Il ne fait dès lors aucun doute que la police municipale de Lausanne sera mise à contribution d’une manière dépassant nettement son activité habituelle. En effet, non seulement le nombre de touristes qui viendraient voir les compétitions de patinage artistique, short-track, voire de hockey à Lausanne serait important, mais la Ville accueillerait aussi une partie des délégations nationales et serait un des lieux d’hébergement olympique. De plus, Lausanne étant la capitale olympique, il est prévisible qu’elle soit une des destinations phare pour les spectateurs et les sportifs qui se rendraient à ces Jeux.

L’ensemble de ces éléments impliquera une hausse importante et ponctuelle de la population, des risques liés à ce genre de manifestation, et notamment des risques terroristes qui ne peuvent être ignorés en ces périodes. Il conviendra dès lors de renforcer les effectifs de police lausannois, mais probablement également de les former d’avantage et de manière circonstanciées pour cette occasion, ce qui engendrera nécessairement un financement important de la part de la Ville et du Canton, qui ne rentrera pas dans l’estimation de CHF 303 millions faite par les organisateurs et la Confédération. Toutefois, il n’est pas prévu, pour l’instant, de faire voter la population lausannoise ou vaudoise sur la tenue de ces Jeux Olympiques ou d’événements sur son sol, puisque seule les populations bernoise valaisanne le feront.

Ces prévisions nous amènent, comme cela a été fait au Grand Conseil, à poser les questions suivantes à la Municipalité :

  • La Municipalité a-t-elle été contactée par les organisateurs des Jeux Olympiques Sion 2026 en rapport avec des questions de sécurité ?
  • Combien de personnes seraient attendues à Lausanne en cas de Jeux Olympiques organisés dans la forme prévue actuellement ?
  • Quels sont les risques supplémentaires auxquels devraient faire face les force de l’ordre à Lausanne en cas de tenue de ces Jeux Olympiques ?
  • Quelles mesures spécifiques en terme de sécurité sont prévues par la Municipalité pour le cas où ces Jeux Olympiques seraient organisés dans la forme prévue actuellement, soit avec des activités à Lausanne ?
  • En cas d’engagement de personnel supplémentaire par la police lausannoise, comment la Municipalité entend-elle procédé, par l’engagement de personnel supplémentaire, par l’engagement de personnel de sécurité privé, ou d’une autre manière ?
  • Quels seraient les coûts liés à ces mesures spécifiques et quelle serait la provenance de leur financement ?

Nous remercions par avance la Municipalité pour ses réponses.

Xavier Company

Intervention communale, Xavier Company

Préservons la campagne de Rovéréaz

Intervention

Je crois effectivement, comme l’a dit M. Gaillard, il s’agit de peser les intérêts en présence, entre la densification et la préservation du paysage. On n’est pas dans le cas concret, car on ne connaît pas précisément le projet, mais uniquement son emplacement.

Mais l’aspect juridique a son importance car il est vrai que le PPA « Château Fallot » est relativement récent, puisqu’il date de 2010. Il a son importance dans l’objectif politique que nous donnons.

Pourquoi alors revenir sur cette question maintenant ?

Parce qu’entre temps, la LAT est entrée en vigueur et force est de constater qu’au niveau lausannois cet espace est considérablement éloigné du centre, totalement arboré et naturelle.

Parce qu’aussi, ce secteur est classé en ISOS A (c’est à dire qui préconise la sauvegarde de l’état existant en tant qu’espace agricole ou libre. Conservation de la végétation et des constructions anciennes essentielles pour l’image du site ; suppression des altérations), et le Château Fallot en ISOS A, qui préconise la préservation de la substance et peut-être même que sa substance serait dénaturée.

Monsieur le syndic lui-même l’a dit, si la décision était prise aujourd’hui, certainement que ces parcelles ne seraient pas en zone constructible. Il est encore temps de réagir maintenant, il ne le sera plus une fois des bâtiments construits au milieu de cet espace vert qui est cher aux Lausannois. Le Groupe des Verts soutiendra donc cette résolution en espérant que la Municipalité y donnera une suite dans le sens de nos demandes.

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Véronique Beetschen

Une outilthèque pour les bricoleuses et bricoleurs

Postulat

Une outilthèque pour les bricoleuses et bricoleurs, jardinières et jardiniers lausannois

Une outilthèque est un service de prêt d’outils de bricolage ou de jardinage destiné aux personnes souhaitant confectionner ou réparer des objets ou des installations, rénover ou embellir leur intérieur, aménager ou entretenir leurs terrasse ou balcon, jardiner, etc., sans devoir acquérir par elles-mêmes tous les outils nécessaires.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes achètent, puis conservent dans leurs armoires, quantité d’outils qui ne leur serviront que rarement, voire une seule fois. Ce gaspillage est coûteux, aussi bien sur le plan écologique (matières premières nécessaires à la fabrication, transport, pollution, etc.) qu’économique pour le particulier, qui achète un outillage souvent onéreux dont il ne se servira pour ainsi dire jamais.

Les outilthèques prêtent tant du petit outillage (par exemple, tournevis, marteau, escabeau, pioche, cisaille, etc.) que des appareils plus sophistiqués (par exemple, scie sauteuse, ponceuse, shampooineuse à moquette, broyeur à végétaux, etc.). Elles fonctionnent sur le modèle des bibliothèques. Les personnes munies d’une carte d’adhérent peuvent emprunter pour quelques jours les outils dont elles ont besoin, en versant le plus souvent une caution proportionnelle à la valeur de l’outil emprunté. Les outils et appareils sont vérifiés avant et après l’emprunt. Une attestation d’assurance RC est généralement demandée.

La création d’une outilthèque à Lausanne donnerait aux Lausannoises et Lausannois la possibilité d’emprunter une gamme étendue d’outils parfois très spécialisés, leur permettant ainsi d’entreprendre à moindres frais des travaux dans leur maison, leur appartement ou leur jardin. Ce serait une alternative pratique, économique et écologique à l’achat d’outils et permettrait d’éviter un gaspillage de ressources naturelles.

L’outilthèque pourrait soit être localisée en un lieu unique, soit être décentralisée en plusieurs lieux, formant ainsi un réseau de proximité. Un appel aux dons d’outillage inutilisé pourrait peut-être être lancé auprès des particuliers pour aider à constituer le fonds des outils constituant l’outilthèque. Des collaborations avec des partenaires associatifs ou les maisons de quartiers pourraient éventuellement être envisagées.

L’objet de ce postulat est donc de demander à la Municipalité d’étudier la possibilité de créer, éventuellement en collaboration avec des partenaires associatifs ou les maisons de quartier, une outilthèque ou un réseau d’outilthèques à Lausanne, à l’usage des personnes domiciliées sur le territoire de la commune.

Véronique Beetschen

Lausanne

Empêchons le saccage de la campagne de Rovéréaz !

Les Verts lausannois souhaitent que la campagne périurbaine de Rovéréaz soit mieux protégée et préservée de nouvelles constructions. Ils ont déposé une interpellation et s’associent au lancement d’une pétition par des riverain-e-s.

La campagne de Rovéréaz est un lieu de délassement que les Lausannoises et Lausannois apprécient grandement. Elle est propriété communale affectée en zone agricole, à l’exception du Château Fallot et des terrains qui l’entourent restés en mains privées. Un Plan partiel d’affectation (PPA), entré en vigueur en 2004, a affecté une surface d’environ 6’000m2 en zone constructible. Au regard de la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), les Verts dénoncent le risque encouru par cet ensemble naturel et paysager.

Une campagne périurbaine à protéger

Ce périmètre constructible se situe à la rupture de pente du plateau et s’inscrit dans le prolongement naturel de la zone agricole de la campagne de Rovéréaz. Cette surface fait partie intégrante d’une unité paysagère exceptionnelle de grande taille, formée d’une clairière et bordée d’une forêt abritant de vieux arbres.

Pour les Verts, la construction de bâtiments comme le permet l’actuel PPA dénaturerait ce lieu de verdure. L’harmonie et la beauté exceptionnelle des lieux reposent avant tout sur l’absence de bâtiment, qui ne survivraient pas à un projet de développement immobilier, même bien cadré. L’échappée visuelle n’aura plus la même ampleur une fois des constructions érigées, l’ambiance champêtre et délassante du site sera profondément perturbée dès lors que le mitage des lieux aura irréversiblement détruit le site et le paysage.

Dépôt d’une interpellation et soutien à une pétition

Face à ces risques, les Verts lausannois ont déposé en avril dernier une interpellation demandant à la Municipalité des précisions sur les éventuels projets de développement prévus dans la zone. Nous voulons aussi savoir comment, après l’adoption récente de la LAT, une telle zone peut être encore constructible !

De plus, les Verts s’associent à la pétition que lancent des riverain-e-s et utilisateur/trices de la campagne de Rovéréaz. Les pétitionnaires demandent une préservation intégrale de la zone par la mise en place de mesures conservatoires permettant d’affecter le périmètre du plan partiel d’affectation « Château Fallot » en zone non constructible. Cette démarche permettra aussi d’échanger et de donner la parole aux utilisatrices et utilisateurs de cette précieuse campagne lausannoise. Les Verts se sont engagés à participer à la récolte de signatures.

Marie-Thérèse Sangra, conseillère communale
Léonore Porchet, conseillère communale, présidente des Verts lausannois
Et les pétitionnaires :
Christiane Pilet, Isabelle Veillon, Stéphane Morey

Signez la pétition en ligne :