Intervention communale, Valéry Beaud

Plaines-du-Loup : maison du projet et développement du parc

Intervention
R88 – Préavis 2018/01 – Projet Métamorphose

Voici encore un moment important pour le projet Métamorphose et plus spécifiquement pour le projet d’écoquartier des Plaines-du-Loup, qui entre cette fois-ci en phase de concrétisation. Onze ans après le premier préavis d’intention, les travaux ont débuté le mois passé.

Le crédit d’investissement de près de 13 millions de francs qui nous est demandé ce soir pour les écoquartiers des Plaines-du-Loup et des Près-de-Vidy peut paraître important, d’autant qu’il concerne essentiellement des travaux préparatoires et d’équipements peu visibles : des démolitions, des pistes de chantier, des réseaux et des pré-aménagements d’espaces publics. A première vue, je comprends que cela puisse paraître cher, mais c’est un passage obligé pour développer un tel nouveau morceau de ville, car c’est bien de cela dont il s’agit.

Si l’on prend l’exemple des travaux préparatoires et d’équipements de la première étape de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, un investissement de Fr. 7’777’000.- selon le préavis, et qu’on le rapporte aux 2’180 habitants et 1’100 emplois qui rejoindront ce périmètre dès 2021, cela ne représente plus que 2’371.- par personne. Vous reconnaitrez que cela semble tout de suite beaucoup plus raisonnable.

Pour ma part, au delà de ces aspects techniques et financiers, je tiens ce soir à mettre en évidence deux points particulièrement importants à nos yeux, qui figurent de manière assez discrète dans ce préavis :

  • tout d’abord, l’apparition d’une maison du projet, première étape de la permanence de quartier proposée par l’Association écoquartier en 2015 et relayée dans mon postulat intitulé « Une gouvernance participative pour l’écoquartier des Plaines-du-Loup » le 16 juin 2015 ; lieu d’expositions, de rencontres et de débats, ouvert aux riverains, aux acteurs locaux, aux investisseurs et aux futurs habitants, cette maison du projet est un outil indispensable en soutien du développement du projet et des démarches participatives et citoyennes à venir ;
  • deuxième aspect que je souhaite mettre en évidence, le pré-aménagement d’espaces publics au sein de l’écoquartier des Plaines-du-Loup, particulièrement le développement du Parc du Loup, qui doit permettre de préserver un espace de délassement et une perméabilité piétonne pour les habitants des quartiers voisins pendant la construction de la première étape ; au cours du projet Métamorphose, différentes étapes de démarche participative se sont succédées, avec plus ou moins de réussite, mais celle-ci est incontestablement la plus aboutie ; en effet, le parc a non seulement été conçu de façon participative avec les habitants actuels et futurs, mais il est également réalisé avec les habitants, dans une phase de co-construction en cours ; j’ai eu la chance d’assister à la soirée participative du 19 janvier dernier et aux chantiers participatifs d’il y a 10 jours ; pour l’avoir vu de mes propres yeux, je peux vous assurer que la démarche a été un véritable succès ; si nous donnons l’opportunité aux habitants de co-construire, ils la saisissent ; c’est un enseignement à retenir pour la suite, car nous attendons naturellement le même degré de participation citoyenne dans la suite du projet, particulièrement pour la conception et la réalisation des espaces publics situés dans la première étape de l’écoquartier.

Vous l’aurez compris, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que les Verts lausannois vous recommandent d’accepter les différentes conclusions de ce rapport-préavis.

Valéry Beaud

Intervention communale, Valéry Beaud

Aménagement du secteur Riponne-Tunnel

R82 – Rapport-préavis 2017/48 – Aménag. du secteur Riponne-Tunnel

Intervention

Les Verts lausannois saluent ce rapport-préavis n° 2017/48, qui est d’une part très intéressant mais surtout très important pour l’avenir de la Ville de Lausanne, puisqu’il permettra à terme d’améliorer significativement l’attractivité et l’animation de tout le secteur Riponne-Tunnel, qui comprend plusieurs espaces publics majeurs possédant un fort potentiel de valorisation.

Ce rapport-préavis constitue des premiers éléments de réponse encourageant à mon postulat “Pour une véritable stratégie de requalification de l’espace public”, déposé en septembre 2016. Il témoigne d’un intérêt plus marqué de la nouvelle Municipalité pour l’espace public et la qualité de vie en ville que les précédentes, ce qui nous réjouit fortement.

Le présent rapport-préavis rappelle bien les enjeux urbanistiques d’une requalification importante du secteur Riponne-Tunnel, enjeux déjà présentés et discutés dans le cadre de la révision du Plan Directeur communal (PDCom), notamment:

– pour la Riponne, la redéfinition des circulations et des accès au parking souterrain, le besoin d’un cadre bâti et de rez-de-chaussée actifs, le maintien d’un vaste espace polyvalent, le besoin de végétation et d’eau, ainsi que la création d’une zone particulière sur la Rue du Tunnel ;

– pour le Tunnel, la redéfinition de l’emprise des voies de circulations et du stationnement, le prolongement des espaces extérieurs au droit des rez-de-chaussée, mais également la valorisation du patrimoine bâti et vert, cette place ayant un environnement remarquable.

Nous relevons également avec satisfaction que ce rapport-préavis prend en compte les notions de lutte contre l’effet d’”îlot de chaleur”, de confort thermique et d’adaptation aux changements climatiques, ce qui est indispensable au vu du contexte particulier de ces espaces publics majeurs.

Enfin, nous tenons encore à saluer la réflexion qui a été menée pour chercher le processus le plus approprié afin de définir une image directrice pour le développement de ces deux sites, et le fait de l’accompagner d’une large démarche participative. Au vu du calendrier, assurément réaliste mais néanmoins très étendu, nous relevons l’importance de réaliser les aménagements participatifs transitoires qui sont évoqués, qui permettront notamment de tester des vocations et des usages dans l’attente de la transformation du secteur.

Vous l’aurez compris, c’est avec enthousiasme que les Verts lausannois vous recommandent d’accepter les différentes conclusions de ce rapport-préavis, c’est une belle aventure qui commence !

Valéry Beaud

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Restructuration foncière du site de Beaulieu

Préavis n° 2017/44 “Restructuration foncière du site de Beaulieu”

Intervention au Conseil communal

Les Verts saluent la restructuration foncière proposée par la Municipalité dans son préavis n° 2017/44 pour le site du Centre de congrès et d’exposition de Beaulieu. Elle constitue une étape importante d’une mutation rendue inévitable par l’évolution de la société, des attentes de la population et des modes de consommation.

Le présent préavis va pleinement dans le sens du postulat de M. Stauber et de moi-même, que notre Conseil communal a renvoyé à la Municipalité il y a bientôt une année, le 31 janvier dernier. En effet, notre postulat demandait à la Municipalité d’examiner l’opportunité d’une réaffectation partielle du site de Beaulieu, dans un périmètre comprenant le Front Jomini, les Halles Nord et le bâtiment administratif H8, en proposant une nouvelle offre d’activités.

La restructuration foncière proposée ce soir permettra justement un retour anticipé à la Ville de Lausanne des Halles Nord, du bâtiment administratif H8 et des jardins, ce que nous saluons. Le devenir de cette partie du site doit désormais faire l’objet d’une large réflexion programmatique. Dans notre postulat, nous proposions déjà quelques pistes pour renforcer l’offre d’activités, notamment des pôles de santé, de formation et de culture qui existent à l’heure actuelle sur le site ou dans les quartiers environnants, et l’introduction d’autres activités d’utilité publique ou économiques, par exemple une pépinière de start-up, des entreprises de l’économie sociale et solidaire, etc. Le maintien d’activités économiques diversifiées en ville est en effet essentiel au moment où nous planifions la disparition d’importantes surfaces qui y sont dédiées. Dans tous les cas, comme promis par la Municipalité au soir du refus du projet de la tour Taoua, la réflexion programmatique devra être menée en associant les différents acteurs du site et de ses environs, les habitants et les usagers, notamment le Collectif Beau-Lieu.

La restructuration foncière proposée dans le présent préavis apporte aussi plus de souplesse pour assurer l’avenir du site, notamment du Palais de Beaulieu, où nous saluons également les évolutions annoncées, que ce soit pour les congrès, le théâtre, l’Ecole de la Santé La Source, le Tribunal arbitral du sport (TAS) et le retour d’un restaurant ouvert au public, l’ensemble apportant une vie bienvenue sur le site.

Enfin, la présente restructuration foncière permet de péreniser les activités de la compagnie Béjart Ballet Lausanne (BBL), qui fera l’acquisition de son bâtiment et effectuera une rénovation complète de celui-ci avec l’aménagemnt de nouveaux espaces, ce qui ne peut là aussi que nous réjouir.

Bref, nous avons entre les mains un excellent préavis qui permettra de donner une nouvelle vie au site de Beaulieu, en cohérence également avec le réaménagement des espaces publics situés au Nord, le Parc Jomini et la Promenade du Bois-de-Beaulieu.

Pour terminer, je m’arrêterais encore sur deux aspects importants liés à l’intégration du site de Beaulieu dans son tissu urbain environnant, aspect qui recèle encore un potentiel d’amélioration significatif :

  • premièrement, si nous avons pris bonne note que les modifications des droits de superficie n’avaient pas d’incidence sur les possibilités d’un passage à pied du nord au sud au travers du site en tout temps, à l’exception de quelques rares manifestations, nous suggérons à la Municipalité d’évaluer la possibilité de poser des rails pour les vélos et les poussettes sur l’escalier situé à l’arrière des Halles Nord, qui s’avère être aujourd’hui un obstacle quasi infranchissable ;
  • deuxièmement, nous suggérons à la Municipalité d’évaluer la possibilité de décloisonner le parc qui abrite la maison de maître du Presbytère à l’extrémité sud-ouest du site et de lui donner une ouverture sur l’espace public de la petite centralité commerciale existant au carrefour du Presbytère, ce qui permettrait de faire tomber quelques dizaines de mètres des murs borgnes qui entourent la totalité du site de Beaulieu.

Avec ces quelques précisions, les Verts vous recommandent donc d’accepter les 5 conclusions du présent préavis.

Valéry Beaud

Intervention communale, Xavier Company

Préservons la campagne de Rovéréaz

Intervention

Je crois effectivement, comme l’a dit M. Gaillard, il s’agit de peser les intérêts en présence, entre la densification et la préservation du paysage. On n’est pas dans le cas concret, car on ne connaît pas précisément le projet, mais uniquement son emplacement.

Mais l’aspect juridique a son importance car il est vrai que le PPA « Château Fallot » est relativement récent, puisqu’il date de 2010. Il a son importance dans l’objectif politique que nous donnons.

Pourquoi alors revenir sur cette question maintenant ?

Parce qu’entre temps, la LAT est entrée en vigueur et force est de constater qu’au niveau lausannois cet espace est considérablement éloigné du centre, totalement arboré et naturelle.

Parce qu’aussi, ce secteur est classé en ISOS A (c’est à dire qui préconise la sauvegarde de l’état existant en tant qu’espace agricole ou libre. Conservation de la végétation et des constructions anciennes essentielles pour l’image du site ; suppression des altérations), et le Château Fallot en ISOS A, qui préconise la préservation de la substance et peut-être même que sa substance serait dénaturée.

Monsieur le syndic lui-même l’a dit, si la décision était prise aujourd’hui, certainement que ces parcelles ne seraient pas en zone constructible. Il est encore temps de réagir maintenant, il ne le sera plus une fois des bâtiments construits au milieu de cet espace vert qui est cher aux Lausannois. Le Groupe des Verts soutiendra donc cette résolution en espérant que la Municipalité y donnera une suite dans le sens de nos demandes.

Xavier Company

Lausanne

Empêchons le saccage de la campagne de Rovéréaz !

Les Verts lausannois souhaitent que la campagne périurbaine de Rovéréaz soit mieux protégée et préservée de nouvelles constructions. Ils ont déposé une interpellation et s’associent au lancement d’une pétition par des riverain-e-s.

La campagne de Rovéréaz est un lieu de délassement que les Lausannoises et Lausannois apprécient grandement. Elle est propriété communale affectée en zone agricole, à l’exception du Château Fallot et des terrains qui l’entourent restés en mains privées. Un Plan partiel d’affectation (PPA), entré en vigueur en 2004, a affecté une surface d’environ 6’000m2 en zone constructible. Au regard de la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), les Verts dénoncent le risque encouru par cet ensemble naturel et paysager.

Une campagne périurbaine à protéger

Ce périmètre constructible se situe à la rupture de pente du plateau et s’inscrit dans le prolongement naturel de la zone agricole de la campagne de Rovéréaz. Cette surface fait partie intégrante d’une unité paysagère exceptionnelle de grande taille, formée d’une clairière et bordée d’une forêt abritant de vieux arbres.

Pour les Verts, la construction de bâtiments comme le permet l’actuel PPA dénaturerait ce lieu de verdure. L’harmonie et la beauté exceptionnelle des lieux reposent avant tout sur l’absence de bâtiment, qui ne survivraient pas à un projet de développement immobilier, même bien cadré. L’échappée visuelle n’aura plus la même ampleur une fois des constructions érigées, l’ambiance champêtre et délassante du site sera profondément perturbée dès lors que le mitage des lieux aura irréversiblement détruit le site et le paysage.

Dépôt d’une interpellation et soutien à une pétition

Face à ces risques, les Verts lausannois ont déposé en avril dernier une interpellation demandant à la Municipalité des précisions sur les éventuels projets de développement prévus dans la zone. Nous voulons aussi savoir comment, après l’adoption récente de la LAT, une telle zone peut être encore constructible !

De plus, les Verts s’associent à la pétition que lancent des riverain-e-s et utilisateur/trices de la campagne de Rovéréaz. Les pétitionnaires demandent une préservation intégrale de la zone par la mise en place de mesures conservatoires permettant d’affecter le périmètre du plan partiel d’affectation « Château Fallot » en zone non constructible. Cette démarche permettra aussi d’échanger et de donner la parole aux utilisatrices et utilisateurs de cette précieuse campagne lausannoise. Les Verts se sont engagés à participer à la récolte de signatures.

Marie-Thérèse Sangra, conseillère communale
Léonore Porchet, conseillère communale, présidente des Verts lausannois
Et les pétitionnaires :
Christiane Pilet, Isabelle Veillon, Stéphane Morey

Signez la pétition en ligne

Alice Genoud, Intervention communale, Lausanne

Lausanne Capitale verte

Défense du postulat Après Lausanne Capitale Olympique, Lausanne Capitale verte

Explication : prix depuis 2006 à une ville européenne (Europe géographique), donné par la commission européenne. Donné à une ville de plus de 100’000 habitants avec gouvernement démocratique Des agglomérations comme Stockholm (2010), Nantes (2013), Bristol (2015) et Ljubljana (2016) ont notamment été primées. Elle doit remplir 3 objectifs importants :

  • montre sa capacité à atteindre des objectifs environnementaux élevés
  • s’engage dans des objectifs permanents et ambitieux pour améliorer l’environnement et le développement durable
  • peut agir comme un modèle pour inspirer d’autres villes et promouvoir les meilleures pratiques environnementales

Concrètement, les candidats sont évalués sur la base de douze indicateurs : la contribution locale à la lutte contre le changement climatique planétaire, les transports, les espaces verts urbains, le bruit, la production et la gestion des déchets, la nature et la biodiversité, l’air, la consommation d’eau, le traitement des eaux usées, l’éco-innovation et l’emploi durable, la gestion de l’environnement par les pouvoirs locaux et la performance énergétique.

Je vois plusieurs points positifs :

  • image de la ville (externe et interne) : c’est un grand atout de communication. Image très positive de la ville car moyens de mettre des atouts
  • prix (donc pas processus de labellisation), idée de mettre de mettre en avant ce que la ville fait déjà où va faire (je peux citer beaucoup de projets : Plaine-du-Loup, plantage, M2, gestion des déchets, tridel, etc.)
  • faire partie d’un réseau (point très important) : le but est le prix mais même si pas gagnant, peut faire partie du réseau des villes  réseaux d’idées mais aussi réseaux d’innovation
  • nouvelles idées à appliquer, espoir d’avoir un élan (encore plus grand) pour le développement durable, pas forcément que de la part de la ville mais aussi initiatives privées.
  • reprend plan de législature : « Développer des projets de collaboration et d’échange, en priorité en lien avec les axes principaux de promotion et de développement de la Ville (DD doit ête un axe de promotion de la Ville).

Conclusion : outil de communication mais pas seulement, élan du DD et réseau important sur ces questions de ville du développement durable. Dans idée que les villes ont et auront un rôle déterminant en vue du développement durable et des changements climatiques, il me semble que ce serait un bon moyen (pris dans une politique globale comme c’est actuellement).

Alice Genoud

Intervention communale

Une gouvernance participative à l’écoquartier des Plaines-du-Loup

Intervention

Cela fait maintenant 10 ans que l’on parle d’écoquartier à Lausanne, puisque le postulat de notre collègue vert Giampiero Trezzini avait été déposé le 21 mars 2006. Depuis, le projet d’écoquartier des Plaines‐du‐Loup a franchi plusieurs étapes décisives, qui devraient lui assurer une très grande qualité :

– nous avons d’une part un excellent projet urbanistique, retranscrit dans le plan directeur localisé (PDL) des Plaines‐du‐ Loup (préavis 2013/61) adopté par notre Conseil le 20 mai 2014, et précisé dans le premier Plan partiel d’affectation (PPA) qui est à l’enquête jusqu’à ce soir;

–  nous avons d’autre part d’excellents critères et modalités d’attribution des terrains, qui ont été adoptés par notre Conseil le 3 mars 2015 (rapport‐préavis 2014/50), et sur lesquels se base le premier appel d’offres aux investisseurs, dont les dossiers sont en cours d’évaluation.

Sur ces bonnes bases, il est désormais temps de conserver une longueur d’avance et de penser à la suite, soit à la vie du quartier. Un écoquartier n’étant rien sans l’implication de ceux qui l’habitent et le font vivre, la réflexion doit maintenant porter sur la gouvernance du quartier, que nous souhaitons la plus participative possible.

L’écoquartier des Plaines‐du‐Loup peut être considéré comme un lieu d’expérimentation. S’il le sera assurément aux niveaux écologique et énergétique, il devrait également l’être au niveau du «vivre ensemble» et de l’implication des différents acteurs à la vie de quartier et à la pérennisation des qualités recherchées.

Pour cela, mon postulat demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité de mettre en place et/ou soutenir la mise en place d’un projet pilote de gouvernance participative pour le futur écoquartier des Plaines‐du‐Loup et ses quartiers voisins, en collaboration avec les acteurs existants.

L’enjeu est notamment de permettre aux habitants et usagers de s’approprier les lieux, de s’y impliquer et d’être de véritables acteurs du quartier. Pour cela, il pourrait par exemple être envisagé de créer une permanence de quartier et d’accompagner la mise en place d’une structure de type « forum de quartier ».

Convaincu que cela apportera une réelle plus-value au quartier, les Verts vous proposent donc de suivre l’avis unanime de la commission et de renvoyer mon postulat à la Municipalité.

Valéry Beaud, le 26 avril 2016

Lire le postulat du 15 juin 2015

Intervention communale, Lausanne

Métamorphose – Dissolution du groupe de consultation et création d’un groupe de concertation

Préavis 2014/67 : Métamorphose- Dissolution du Groupe de consultation et de suivi du projet Métamorphose (GCAS) et création d’un Groupe de concertation

 Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain

En 2007, le Conseil communal a souhaité la création d’un Groupe de consultation et de suivi du projet Métamorphose, le GCAS, afin d’être informé et afin de pouvoir être consulté sur l’ensemble du projet Métamorphose. Après quelques années de fonctionnement, force est de constater que la formule n’est pas satisfaisante. Le postulat Litzistorf-Beaud du 30 octobre 2012 souhaitant une nouvelle gouvernance pour Métamorphose demandait notamment de clarifier le rôle du GCAS. Et comme les Verts sont d’avis « qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain », ils soutiennent aujourd’hui la Municipalité qui nous propose un Groupe de concertation. Trois raisons à ce soutien.

  1. La première raison, largement développée depuis plusieurs années par les Verts, est que les grands projets urbanistiques de qualité et durables (tout comme les projets de création d’espace publics d’ailleurs) ne se réaliseront que par une participation intelligemment et professionnellement orchestrée (avec ce que cela doit laisser comme place à la spontanéité et aux imprévus) avec tous les acteurs de la ville. Et de rappeler, une fois de plus, que cela ne coûte pas plus cher et que cela ne prend pas plus de temps. Bien au contraire…
  2. La deuxième raison est en lien avec notre conception du pouvoir chez les Verts : à nos yeux, les membres du Conseil communal ne devraient pas intervenir dans toutes les enceintes de la participation, surtout dans celles qui sont principalement mises sur pied pour la population et/ou les représentants de la société civile. Nous devons avoir la capacité de suivre tout ce que se fait dans ces enceintes, sans pour autant y prendre part activement pour débattre ou faire valoir nos vues, nos options, etc. En effet, nous avons déjà nos propres lieux et des procédures institutionnelles qui nous permettent de donner notre avis et d’influencer le cours des choses. Le GCAS avait une forme hybride qui ne permettait pas cette « saine » distinction. Ainsi nous soutenons l’idée que les personnes qui siègent dans le nouveau Groupe de concertation ne soient pas élues au Conseil communal. Ceci étant dit, Les Verts ont tenu à proposer une nouvelle conclusion 4 qui vise un renforcement de la Commission consultative pour l’urbanisme et les transports (CCUT) politique où les partis pourraient être plus régulièrement consultés notamment lors d’étapes importantes de Métamorphose.
  3. Troisièmement et pour finir, le GCAS était conçu pour informer et consulter. Notre ex-collègue d’AGT, Elena Torriani, maîtrisait déjà les enjeux de la participation. En demandant de la consultation, elle demandait déjà à la Municipalité de partager un peu plus de son pouvoir. Aujourd’hui, il faut être conscient que la proposition d’un Groupe de concertation est un pas de plus vers le partage de ce pouvoir.

Ainsi, Les Verts vous invitent à soutenir ce projet de Groupe de concertation qui n’est pas sans rappeler les pratiques qui ont fait leur preuve au niveau national.

 

Natacha Litzistorf, 5 janvier 2016.

Intervention communale

Pour une requalification des espaces publics au nord de Beaulieu

Intervention de Valéry Beaud au Conseil communal

Mon postulat demandant une requalification des espaces publics situés au Nord du site du Centre de congrès et d’expositions de Beaulieu avait été déposé en marge du débat sur la « tour Taoua », mais en le souhaitant indépendant du résultat du vote, comme en témoignait d’ailleurs la signature de collègues socialistes.

Lors de la séance de commission qui a traité de la prise en considération de mon postulat, je me suis permis de faire une petite présentation illustrée du triste état dans lequel se trouvait la Promenade du Bois-de-Beaulieu, en insistant aussi sur le potentiel qu’elle recensait, elle qui était autrefois un lieu apprécié des familles, avec sa fontaine et ses jeux pour enfants, ainsi que sa vue sur le Lac et les Alpes. Je ne reviendrais pas ici sur ce constat, mais tiens à relever que la Municipalité a réagit très rapidement pour faire nettoyer les nombreux tags qui ornaient murs, bancs et édicule, puis panser les plaies plus profondes de l’édicule situé sur le belvédère, qui était malheureusement bien mal en point.

Aujourd’hui, avec ce rapport-préavis, je remercie la Municipalité de faire de l’ensemble de ma demande un projet prioritaire, comme en témoigne la procédure quelque peu particulière qui consiste à répondre à un postulat dans le cadre d’un crédit-cadre annuel. L’essentiel étant pour moi que le projet se fasse, et le plus tôt étant le mieux, je ne pouvais qu’adhérer à cette façon de procéder, pour autant toutefois que la démarche participative ne soit pas oubliée.

C’est avec beaucoup de plaisir que je relève ici que le projet qui nous est présenté va totalement dans le sens de ma demande, en permettant notamment de redonner vie à la Promenade du Bois-de-Beaulieu et d’aménager de nouveaux espaces conviviaux pour les habitants et usagers du quartier. Toutes les tranches d’âge devraient y trouver leur bonheur, avec la transformation de l’édicule abandonné en un petit café, sur le modèle de la Folie Voltaire au parc Mon-Repos, avec la création de nouvelles places de jeux pour les tout petits et pour les enfants de 5 à 10 ans sur la Promenade du Bois-de-Beaulieu, ainsi qu’avec la création d’aménagements pour les adolescents dans le Parc Jomini. Enfin, les cheminements piétonniers seront également rendus plus conviviaux par la suppression de nombreux grillages et barbelés, au profit notamment d’une nouvelle arborisation.

Concernant la démarche participative, il est utile de préciser que l’avant-projet qui vous est présenté ici a fait l’objet de deux séances avec les acteurs associatifs du quartier, et que la consultation des habitants et usagers devrait se poursuivre en début d’année. Dans ces conditions, il semble judicieux d’aller rapidement de l’avant avec cet excellent projet, qui ne prétérite par ailleurs en rien l’avenir du Centre de congrès et d’expositions de Beaulieu, qui devra de son côté faire l’objet d’une démarche participative beaucoup plus conséquente.

Vous l’aurez compris, les Verts vous encouragent donc à accepter la réponse à mon postulat, ainsi que l’ensemble du crédit-cadre annuel 2016 qui vous est proposé.

 

Les propositions de réaménagement prévues par le Service des parcs et domaines

Le rapport/préavis