Lausanne

Une victoire pour le tram, mais un risque pour la nature en ville !

Les Verts lausannois accueillent avec un certain regret la décision du Tribunal fédéral (TF) qui annule la décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) et renvoie le dossier à cette autorité pour examiner les plans routiers du barreau Vigie-Gonin. Un point positif est toutefois à saluer : les plans du tram n’avaient pas été remis en cause dans ce recours, ils semblent être validés et nous espérons vivement que sa construction démarrera sans délai. Toutefois, cette décision indique que le barreau routier peut être lié procéduralement à la mise en place du tram et renvoie au TAF pour examen de ces plans routiers. Un espoir ressort donc, soit celui de permettre aux autorités politiques, voire au TAF, d’examiner en détails les possibilités alternatives au barreau routier Vigie-Gonin et de les privilégier tout en maintenant le tram.

Tout d’abord, nous saluons la décision du Tribunal fédéral qui ne remet pas en cause les plans du tram et nous réjouissons de la construction imminente de cette ligne de transports publics tant attendue pour relier l’Ouest lausannois et le centre-ville. Nous mettrons tout en œuvre pour rattraper le retard pris par les procédures judiciaires et obtenir une mise en service aussi rapide que possible de ce tram.

Toutefois, lier formellement et de manière obligatoire une infrastructure de mobilité douce avec une nouvelle pénétrante routière au centre-ville a toujours été critiqué par notre mouvement et nous regrettons dès lors le deuxième volet la décision du Tribunal fédéral de ce jour qui valide cette manière de faire. Cette décision, qui traite exclusivement de compétences juridiques, risque d’avoir des impacts politiques et environnementaux extrêmement importants. Toutefois, cela ne veut pas encore dire que le barreau Vigie-Gonin soit indispensable à la construction du tram et les Verts lausannois profiteront de ce deuxième tour procédural pour tenter de raisonner les instances politiques à ce sujet.

En effet, plutôt que d’augmenter le transport automobile en ville, il convient de profiter de ce nouvel examen devant le TAF pour réellement examiner les alternatives possibles. Les Verts lausannois, suite aux diverses interpellations qu’ils ont déposées, ont appris que deux rapports avaient été rendus dans ce dossier, l’un montrant d’abord que le tram pouvait être réalisé sans barreau, moyennant une légère saturation de certains carrefours aux heures de pointes, l’autre, peu de temps plus tard, indiquant le barreau routier Vigie-Gonin comme seule mesure d’accompagnement possible au nouveau tram. Il est indispensable que les instances politiques, voire juridiques, examinent en détails toutes les options possibles, moyennant une pesée fine des intérêts, afin de choisir l’option impactant le moins possible l’environnement, tout en permettant la mise en service du tram au plus vite. En effet, la quasi-totalité des partis politiques a fait de la protection du climat et de la nature leur priorité en cette année électorale. Il est donc temps de passer à l’action et de prouver que ce ne sont pas là que des mots, mais que des actes concrets et locaux doivent suivre.

La construction du tram doit démarrer sans délai et nous espérons encore que, malgré cette décision juridique, les consciences écologiques qui semblent être apparues ces derniers mois poussent les autorités cantonales et communales à étudier les alternatives au barreau Vigie-Gonin que nous réclamons depuis plusieurs années.

Lausanne

Terrasses lausannoises : quelle est la stratégie municipale ?

Communiqué de presse du 6 mai 2019

La nouvelle politique municipale en matière d’ameublement de terrasse interroge. Les Verts lausannois s’inquiètent de directives peu transparentes, qui font planer le risque d’arbitraire et d’inégalité de traitement. Ils déposeront dès lors une interpellation demain soir au Conseil communal.

Attachés à la diversité et à l’initiative individuelle, les Verts avaient posé une question orale à la Municipalité il y a quelques semaines au sujet de la pétition du Great Escape, mais la réponse du Municipal en charge a été évasive et peu convaincante sur les critères posés pour le mobilier des terrasses et sur les intentions de la Ville.

Uniformisation des couleurs de l’ensemble du mobilier d’une terrasse, voire d’une rue, interdiction de poser de manière momentanée des télécabines, interdiction des mobiliers bigarés tel un biergarten festif… l’ensemble de ces décisions révélées peu à peu par la presse ou des pétitions en ligne interpellait sur la politique de la Municipalité alors que les terrasses sont la pierre angulaire de la dynamisation des espaces publics. Le Conseil communal n’a par ailleurs eu vent d’aucun règlement sous-tendant ces décisions.

Les Verts sont favorables à un espace public de qualité et convaincus que l’harmonie et la beauté contribuent à la qualité de vie. C’est dans ce sens notamment qu’ils défendent une diminution de la publicité sur l’espace public. Sachant que les terrasses sont un moyen de rendre les rues et la ville ouvertes et dynamiques, ils soutiennent la réalisation de ces dernières, avec du matériel de qualité. Ils constatent d’ailleurs qu’elles sont toujours plus fréquentées et demandées par les Lausannois-es, favorisant ainsi leur appropriation du domaine public.

En parallèle, sensibles à l’originalité d’un espace public et à l’esprit d’initiative des cafetiers qui cherchent à se démarquer avec une identité visuelle ou un style de mobilier, les Verts soutiennent les initiatives intéressantes qui éclosent souvent de la part des restaurateurs et contribuent à dynamiser une rue, à surprendre les promeneurs et à les inviter à s’asseoir.

L’octroi d’une terrasse doit être en principe accessible à tous les types de restaurants. Imposer un certain style de mobiliers pourrait priver certains établissements, moins rentables, de toute terrasse.

Les Verts regrettent le manque de transparence et le risque d’arbitraire qui semblent accompagner ces décisions et interpellent la Municipalité sur les procédures internes qui y conduisent (cf. interpellation “De quelle couleur doit être une terrasse?”). L’aménagement de l’espace public, s’il doit être réfléchi et harmonieux, n’a pas à être uniformisé.

Lausanne

Consommer local et durable à Noël : c’est possible !

Les Verts lausannois ont à cœur de promouvoir le commerce durable, local et la consommation mesurée, d’autant plus en cette période des fêtes de fin d’année. C’est pourquoi, comme chaque année, nos militant·e·s sensibilisent les acheteurs lors des nocturnes lausannois et réitérerons l’opération ce vendredi 21 décembre de 18h à 19h. Le but est d’attirer l’attention des personnes préparant leurs cadeaux de Noël sur la nécessité de privilégier des achats durables (si possible grâce aux labels qui existent) et locaux, en évitant autant que possible la surconsommation irréfléchie.

Après Halloween et le désormais incontournable « Black Friday », les vitrines de notre ville arborent depuis plusieurs semaines les signes de Noël, nous invitant aux achats des cadeaux les plus variés, tant dans leur utilité, que dans leur provenance. Loin de vouloir priver les Lausannoises et Lausannois des fêtes de fin d’année, les Verts souhaitent plutôt amener les acheteurs, dans leur dernier « rush » de fin d’année, à penser durable au moment de leurs achats.

En effet, que ce soit pour préparer un repas pour toute la famille, y mettre une touche de fête, prévoir assez pour tout le monde, puis avoir un cadeau pour chaque cousin, cousine, parent, enfant, Noël incarne plus que toute autre période de l’année la dérive générale vers la surconsommation. Alors que les fêtes de fin d’année ont une signification autre (religieuse ou non), basée sur le partage, les retrouvailles et l’échange, elles ont été récupérées par des stratégies commerciales et sont désormais le lieu de la surenchère, sans nécessairement réfléchir (alors que nous le ferions dans d’autres circonstances d’achat) à la provenance, la méthode de fabrication, la durée de vie ou l’impact global de l’objet ou de l’aliment en question.

C’est au contraire à ce moment-là, alors que nous voulons offrir pour « faire plaisir », que des achats éthiques et respectueux de l’environnement prennent tout leur sens. C’est pourquoi chaque année, nous descendons à la rencontre des Lausannoises et Lausannois, durant les nocturnes, pour les sensibiliser et attirer leur attention sur les éléments principaux à prendre en compte au moment des achats (dans quelles conditions l’objet a-t-il été fabriqué, de quels matériaux est-il constitué, quelle est sa durée de vie, etc.). C’est une bonne occasion pour des discussions intéressantes et constructives, et pour aller à la rencontre de la population une dernière fois avant la fin de l’année. Nous y serons encore vendredi soir, de 18h00 à 19h00, au centre-ville (départ de la Place de la Palud) !

Lausanne

Park(ing) Day 2018 à Lausanne : de la lecture à la place de la voiture

Au centre-ville, chaque mètre carré compte ! Affectons l’espace aux humains et à la vie plutôt qu’à des masses dormantes d’acier.

Dans le cadre de Park(ing) Day 2018, journée internationale de prise de conscience et d’action sur l’emprise du stationnement de véhicules individuels motorisé dans les espaces publics, les Verts lausannois, l’ATE-Vaud et actif-trafiC ont symboliquement reconquis une place de parking au cœur de Lausanne.

Pendant deux heures, une place de parc de la Place Centrale a hébergé une terrasse éphémère, une place de lecture et un bar improvisé. Tout en s’acquittant de l’émolument de stationnement.

Chaque place de parc représente 12 mètres carrés d’espace inutilement réservé à des voitures immobilisés. Ce sont donc des milliers de mètres carrés qui méritent une meilleure vie : des terrasses, des lieux d’échange, des places de jeu, des carrés d’herbe, des rues piétonnes, bref, de vrais espaces publics, accessibles au plus grand nombre. Ces places réaffectées cesseraient également d’attirer du trafic polluant et bruyant au cœur de la ville. Bénéfice : une circulation des transports publics et de la mobilité douce fluidifiée et donc une meilleure qualité de vie en ville pour toutes et tous.

L’action de ce jour a fait la démonstration de ce que devraient devenir ces espaces mangés par le stationnement, avec une politique active et volontariste que les associations participantes appellent de leurs vœux.


Benjamin Rudaz, co-président des Verts lausannois
Léonore Porchet, membre du comité national d’actif-trafiC

Lausanne

Valéry Beaud élu à la présidence du Conseil communal de Lausanne

Communiqué de presse

C’est avec plaisir que les Verts lausannois ont accueilli l’élection de Valéry Beaud à la présidence du Conseil communal pour l’année à venir (2018-2019). Le candidat du groupe des Verts a été brillamment élu par le Conseil communal de Lausanne lors de sa séance du 12 juin 2018, récompensant ainsi son travail accompli ces dernières années au sein de ce Conseil et du bureau du Conseil communal. Conseiller communal dynamique sur de nombreux sujets chers aux Verts, Valéry Beaud a su défendre la position du parti ces dernières années, tout en travaillant activement avec tous les groupes du Conseil communal pour trouver des consensus bénéfiques à tou-te-s. Sa connaissance des dossiers communaux, du fonctionnement et des membres du Conseil, ainsi que sa diplomatie seront autant d’atouts pour lui permettre de guider les débats du Conseil communal de Lausanne dans l’année à venir.

D’origine gruérienne, Valéry Beaud est né à Lausanne en 1979, ville qu’il n’a jamais quitté à l’exception de quelques séjours académiques à l’étranger. Marié, il est papa de deux petites filles. Ingénieur EPFL en environnement de formation, titulaire d’un Diplôme postgrade en géologie de l’ingénieur et de l’environnement et Urbaniste FSU, il dirige actuellement un bureau d’études en environnement, géologie, eau et énergie de 15 personnes au Mont-sur-Lausanne.

Passionné d’urbanisme, de mobilité et d’environnement, il est également très impliqué dans la vie associative lausannoise. Actuellement membre des comités des associations Droit de Cité et écoquartier, il a notamment présidé cette dernière durant 9 ans (2008-2017).

Il est entré au Conseil communal en 2011, puis a présidé le groupe des Verts du Conseil communal de 2013 à 2016. Il est notamment membre depuis 2011 de la Commission consultative d’urbanisme et de transport (CCUT) et de la Commission permanente de politique régionale (CPPR), qu’il a présidé durant l’année 2015-2016.

Conseiller communal très actif, il a déposé de nombreux postulats et interpellations dans ses domaines de prédilection, œuvrant notamment pour un urbanisme et une mobilité durables, pour des espaces publics de qualité, pour la défense du patrimoine bâti et naturel, pour de nouveaux parcs et places de jeu, pour la diminution des nuisances sonores et de la pollution de l’air et pour un renforcement de la politique des quartiers et de la participation citoyenne. Sa connaissance de la ville,des dossiers, sa diplomatie et son application lui permettront idéalement de guider les débats et de représenter le Conseil communal dès le mois d’août prochain durant une année.

Xavier Company, co-président des Verts lausannois

Alice Genoud, co-présidente du groupe des Verts au Conseil communal

 

Lausanne

Politique contre le deal de rue à Lausanne : un premier virage, mais encore beaucoup de chemin

Communiqué de presse

Les Verts lausannois prennent note des propositions de la Municipalité de Lausanne pour réduire les aspects visibles du marché de la drogue à Lausanne, et saluent le virage pris vers la dissuasion du deal, plutôt que sa répression pénale à tout prix. La présence visible des forces de police dans la rue va en effet permettre de réduire le sentiment d’insécurité. Toutefois, l’aspect localisé et limité des mesures annoncées rappelle les tactiques choisies par le passé par d’autres municipaux successifs, de plusieurs couleurs politiques. Celles-ci n’ont jamais eu d’effet durable sur la distribution de drogues par des réseaux criminels, tout en déplaçant le deal dans d’autres quartiers. En maintenant le marché dans l’illégalité, la lutte contre le deal soustrait aux politiques publiques des moyens de prévention, tout en participant à stigmatiser uniquement la partie visible du problème: le deal. Les Verts appellent la Municipalité à construire une approche sur le long terme, qui tienne compte des avancées de la recherche en criminologie, en addictologie, et en politiques de santé publique.

Il faut tout d’abord saluer la volonté de la Municipalité de privilégier la présence policière afin de diminuer le sentiment d’insécurité et dissuader les transactions de stupéfiants. La mission d’occuper le terrain, plutôt que de chercher des arrestations et des interpellations, est une allocation bien plus efficace des ressources. Toutefois, ces mesures prises sous la pression populaire, annonçant des décisions “décisives”, “fortes” ou “proactives” semblent rappeler celles prises précédemment par d’autres Municipaux lausannois. Les actions coup de poing et les présences accrues mais forcément temporaires de la police dans la rue plaisent, en tout cas dans les quartiers concernés. Ensuite, dès que l’action s’essouffle, et que les autres missions de la police réclament des forces, tout retombe dans la routine. Les Verts lausannois sont d’autant plus conscients de ce constat d’échec que cette stratégie a autrefois été promue par un Syndic vert, avant de l’être par un Municipal popiste, puis socialiste, et désormais par un Municipal PLR. Il est donc temps d’apprendre des erreurs du passé pour éviter de les reproduire.

De plus, il est reconnu par les différentes études en la matière, qu’en s’attaquant au deal qui a lieu au centre-ville, on ne fait que repousser les problèmes dans les quartiers plus éloignés, ne permettant plus aucun contrôle sur le trafic ou la consommation, et dès lors péjorant les possibilités de prévention. Ces actions coup de poing laissent toutefois penser, à tort, que le problème a disparu dans les quartiers concernés, en stigmatisant les personnes du bas de l’échelle criminelle comme uniques responsables.

Augmenter la présence policière en rue est une première solution à saluer, en particulier autour d’endroits spécifiques comme les alentours des écoles, mais elle doit être accompagnée d’une augmentation du corps de police pour rendre cette mesure pérenne. En parallèle, une collaboration active doit être encouragée avec la police cantonale, qui mène les enquêtes de grande ampleur pour nuire aux réseaux derrière le trafic.

Les Verts préconisent ensuite d’agir sur les causes du problème, plutôt que sur les symptômes, en ayant la maturité d’appliquer des solutions ayant montré leurs preuves dans d’autres villes ou d’autres pays.  En effet, sur le long terme, la solution de la dépénalisation, réglementation et contrôle du marché de la drogue, doit être portée à l’ordre du jour, afin de permettre un meilleur suivi des personnes et une lutte réelle contre la dépendance.

Benjamin Rudaz, co-président des Verts lausannois, conseiller communal
Xavier Company, co-président des Verts lausannois, conseiller communal
Vincent Rossi, conseiller communal
Sophie Michaud Gigon, conseillère communale

 

Lausanne

Les Verts lausannois renouvellent leur direction

AG des Verts lausannois : Les Verts lausannois renouvellent leur direction

Les Verts lausannois, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire au Jardin botanique de Lausanne, ont renouvelé leur confiance à leur direction. La co-présidence mise en place il y a une année entre Xavier Company et Benjamin Rudaz a su convaincre et a donc été reconduite. Ils pourront compter sur un comité fort, renouvelé en partie. Une des nouveauté acceptée dans les comptes est la prise en charge, par le parti, des frais de gardes pour les élu-e-s au Conseil communal et du comité pendant les séances.

La mise en place d’une co-présidence l’année dernière, qui avait nécessité un changement statutaire, devait encore convaincre sur la durée… et elle l’a fait ! Elle a non seulement permis d’appliquer une volonté forte au sein du parti en terme de répartition du pouvoir, également grâce à l’appui important de la vice-présidente et députée Séverine Evéquoz, mais elle a également permis de pouvoir compter sur un duo complémentaire en terme de connaissance et de façon d’aborder la politique, ainsi que de conjuguer ce mandat avec leur carrière professionnelle respective. Pour Benjamin Rudaz: “La gouvernance élargie à deux co-présidents et une vice-présidente permet à la fois de mieux répartir les tâches, et de concrétiser des valeurs démocratiques chères aux Verts.”

Ils ont à cœur de travailler tant sur les questions de fond, que sur la promotion du parti au côté de leur comité, dont les membres sortants (Séverine Evéquoz, Catherine Nicoud, Matthias Bürcher, Feryel Kilani, Keko Razzano et Sophie Michaud Gigon), ainsi que les nouveaux membres (Oleg Gafner, Alexandra Gerber et Laurent Perrinjaquet) ont été élus par acclamation. En effet, cette année non électorale sera l’occasion de permettre aux membres du comité de travailler sur des questions de fond avec les Conseillers communaux Verts, dans des groupes de travail nouvellement formés qui seront amenés à se pencher sur les positions vertes en lien avec la mobilité et l’urbanisme, l’économie, l’intégration et les réseaux. Pour Xavier Company, « il est important de permettre une réflexion en commun au sein du parti, loin des urgences du Conseil communal, afin de développer, dans ces thèmes importants, une ligne politique claire à suivre par le parti au niveau communal ».

Les membres ont notamment adopté un budget bénéficiaire qui comprend une nouvelle charge pour financer les frais de gardes au élu-e-s du Conseil communal et du comité lors des séances, afin de faciliter l’accès à la politique pour les jeunes parents. Ce nouveau poste entre dans la ligne de notre politique et de l’égalité des chances que nous défendons.

La soirée a aussi été l’occasion de présenter les rapports du Groupe au Conseil communal et des deux Municipaux Verts, Natacha Litzistorf et Jean-Yves Pidoux, et de constater l’importance des projets amenés et soutenus par les Verts en ce début de législature, ainsi que leur pertinence.

Finalement, le comité se réjouit de se lancer, avec les Verts vaudois notamment, dans les campagnes importantes à venir, notamment la campagne vaudoise pour l’initiative fédérale des Verts « Pour des aliments équitables », le débat autour de leur initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », ainsi que la préparation des prochaines élections fédérales.

Xavier Company, co-président
Benjamin Rudaz, co-président

Lausanne

Lausanne, pionnière dans la lutte contre le harcèlement de rue grâce aux impulsions Vertes

Communiqué de presse des Verts lausannois du 20 décembre 2017

Les Verts lausannois saluent les propositions de la Municipalité de Lausanne pour agir contre le harcèlement de rue, en réponse à une résolution et deux postulats déposés au Conseil communal par les Verts. La ville de Lausanne devient donc une pionnière dans la lutte contre ce fléau urbain qui limite l’accès à l’espace public pour la moitié de la population et baisse leur qualité de vie. Les Verts veilleront à une application soutenue de ces décisions, en temps et en moyens financiers et humains pour limiter aussi vite que possible ces actes de sexismes malheureusement devenu ordinaires.

Ces comportements dénigrants, verbaux ou physiques, attaquent de front l’égalité de genre et d’orientation sexuelle dans l’accès à l’espace public, et ont un impact significatif sur la qualité de vie générale des victimes. Une enquête menée à Lausanne, suite à une interpellation verte, fait ressortir des proportions écrasantes de femmes soumises régulièrement à des commentaires, migro-agressions, insultes, gestes déplacés, attouchements et autres actes non sollicités. Les personnes LGBTQI y sont également violemment confrontées. Cette menace permanente affecte durablement et injustement leur rapport à la ville et à l’espace public, puisque celui-ci devient, sans action ou prise de conscience collective, le lieu d’un tourment. Or la rue appartient à toutes et tous !

Ainsi, les Verts espèrent que les actions proposées par la ville, à savoir des campagnes de sensibilisation en milieu scolaire, une meilleure formation des agents de police et une campagne auprès du grand public participeront à juguler ce phénomène. La volonté des Verts d’agir tant dans l’action, voire par la sanction lorsque c’est nécessaire, qu’en amont afin de sensibiliser et d’éviter ces dérives à l’avenir a dès lors été entendue par la Municipalité. La clé est en effet l’éducation à l’égalité et au consentement et les Verts saluent en ce sens l’excellente posture de la Municipalité.

Ces actions sont fondamentales pour faire évoluer les mentalités, et ne pourront porter leurs fruits que si elles sont menées avec volontarisme, des moyens appropriés, et sur une durée suffisante. Les Verts seront particulièrement attentifs à ce que les actes suivent les déclarations de ce jour. Ils demanderont également que ces axes d’actions soient accompagnés scientifiquement et évalués.

La dernière mesure, concernant la création d’un formulaire permettant de signaler des cas ne relevant pas du droit pénal, est positif, même s’il reste bien plus limité que la demande du postulat : une application en ligne pour donner un outil de réponses à celles et ceux qui actuellement ne peuvent que subir. Les cibles et témoins du harcèlement ont besoin de pouvoir dénoncer les actes auxquelles ils sont confrontés, mais aussi de récupérer du contrôle, de recevoir une validation et de l’information. Un formulaire ne répond qu’improprement à ces objectifs, car il lui manque la facilité d’usage, l’instantané et l’interaction. De plus, des barrières à son efficacité existent, notamment l’accès, mais aussi les risques de fiabilité des données récoltées. Les Verts seront très attentifs à la qualité du formulaire et à son accessibilité, ainsi qu’aux informations qui lui seront jointes.

Ce phénomène s’étend bien au-delà des limites communales, et les Verts continuent et continueront de porter le combat contre le harcèlement de rue et le harcèlement sexuel au niveau communal, cantonal et fédéral.

Lausanne

L’OFSP fait obstruction à la recherche de solutions pragmatiques en matière de drogues

La logique des quatre piliers en matière de drogues est en vigueur en Suisse depuis les années 1990. Il est malheureux de constater qu’au-delà de ces grandes notions, la mise sur pied de solutions concrètes, réalistes, ou l’exploration par des études pilotes ou des projets de test, se heurtent encore à un certain dogmatisme de la part des offices fédéraux. La décision de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) de refuser l’ouverture de phases tests de régularisation du marché du cannabis est en cela contre-productive, et les Verts lausannois la regrettent. Les Verts soutiennent les démarches de l’Université de Berne et des villes de Genève, Zurich, Bâle et Bienne qui étaient intéressées par ce projet, et invitent les autorités fédérales à faire preuve d’ouverture.

Les Verts soutiennent depuis longtemps une position pragmatique, cohérente et responsable sur la problématique des addictions et des marchés illégaux qui en profitent. Cela signifie:

  • que toutes les addictions doivent être traitées avec les mêmes outils de prévention, de reconnaissance et de lutte;
  • qu’il faut admettre qu’un monde sans drogue est utopique et il faut donc apprendre à la gérer plutôt que l’interdire;
  • qu’il s’agit de prendre des mesures fortes de contrôle du marché en le réglementant et en le taxant, et d’exercer une forte répression du marché illégal résiduel.

Le dispositif prévu par le projet pilote de l’Université de Berne et des villes associées va prudemment dans la même direction.

Les villes suisses sont au premier rang pour constater et agir sur les conséquences sociales, économiques et sanitaires des addictions. Si des solutions peuvent parfois être conçues et proposées par le haut, au niveau fédéral, force est de constater que leurs preuves doivent être faites sur le terrain, dans les villes et les cantons concernés. L’étude proposée par l’Université de Berne offre à la fois un cadre scientifique et une opportunité de mettre au banc d’essai des solutions concrètes de réduction des risques. La recherche de solutions passe forcément par une prise de risque, dans ce cas très mesurée et encadrée. Refuser la proposition de tester l’effet d’une levée de l’interdiction de vente du cannabis, sous prétexte que l’interdiction existe, dénote une prudence excessive et n’est pas digne d’une politique critique et proactive.

Les Verts lausannois soutiennent énergiquement la participation de Lausanne aux projets pilotes des villes citées plus haut et sont donc furieux que Lausanne se retrouve également bloquée dans ses démarches. Les Verts sont convaincus que l’ensemble des outils disponibles doivent être étudiés et déployés avec détermination et pragmatisme et continueront de s’engager dans ce sens.

Lausanne

Repenser la place de la voiture en ville – Parking Day

A l’heure où l’on parle d’heure payante dans les parkings lausannois pendant la pause de midi et d’impact sur le commerce local, il est important de se questionner plus largement sur la réelle place de la voiture en ville. Les Verts lausannois vous invitent donc à en discuter sur une place de parking, reprise à la voiture le temps d’un apéritif.

La place de la voiture en ville est, depuis plusieurs années, au centre de débats nourris à Lausanne. Les Verts réaffirment leur vision sur la place des transports individuels motorisés (TIM), qui sont en partie responsables de la pollution de l’air, néfaste pour la nature et notre santé, mais également pour la cohabitation en ville. Leur impact, notamment au niveau du bruit et relatif à la monopolisation de l’espace public n’est plus à démontrer.

Lausanne est un parfait exemple pour démontrer cela. D’un côté, elle compte de nombreuses « places » ou rues principalement dédiées au stationnement ; on peut citer à titre d’exemple la Place Centrale, La Place du Tunnel, la Place du Château, la Place des Bergières, ou dans une certaine mesure le Boulevard de Grancy. Ces espaces peu conviviaux le sont principalement en raison de la présence marquée des voitures, au détriment de la qualité de vie des habitants et de la cohabitation avec d’autres types de mobilité. De l’autre côté, Lausanne dispose de places et de rues piétonnes, telles que la Rue de l’Ale, le haut de la Rue Marterey, la Place Saint-Laurent ou encore le quartier du Flon, pour ne citer que des emplacements au centre ville, qui sont parmi les plus vivantes, cordiales et qui accueillent le plus de commerces de proximité.

Que serait, par exemple, la Place du Tunnel et les commerces environnants si les voitures n’y étaient plus et que la population pourrait l’utiliser, s’y détendre, s’y rencontrer… bref, s’il s’agissait d’un vrai espace public convivial ? Idem pour le Boulevard de Grancy, les commerces ne se porteraient-ils pas mieux si celui-ci était piéton, permettant d’y accueillir plus de terrasses et d’espaces de détente, plutôt qu’un parking à ciel ouvert près de la gare ?

Les Verts sont convaincus que l’ensemble de la politique de la « voiture individuelle en ville » doit être repensée avec détermination, tout en tenant compte des besoins des habitants en termes de mobilité. Car les exemples montrent que les rues et places où l’on a retiré la voiture sont les plus propices au commerce de proximité et à la cohabitation en ville. Permettons à la population de reprendre possession une partie de la rue par rapport aux voitures !

C’est pourquoi les Verts lausannois occuperont aujourd’hui, dans le cadre du Parking Day, une place de parc sur le boulevard de Grancy. En faisant cela, nous invitons la population à se réapproprier l’espace public, l’instant d’un apéritif entre 17h00 et 18h30, et à réfléchir sur la question plus globale de la voiture en ville. Vous êtes cordialement invités à nous y retrouver et à venir partager un verre de l’amitié !