Intervention communale, Sara Gnoni

Plus de bio régional

Intervention

Chèr-e-s collègues,

Le Groupe des Verts est très attentif à la manière dont sont produits les aliments tant pour leur impact sur les sols, la faune et la flore, tant sur la santé. Et d’autant plus qu’il s’agit ici de la santé de nos enfants, ceux qui bénéficient de un ou plusieurs repas par jour servis par une des infrastructure de la ville. Comme je l’avais relevé lors de l’intervention sur les perturbateurs endocriniens, une partie importante de l’absorption se fait par l’alimentation, entre autres en mangeant de la nourriture qui contient des pesticides et les enfants sont une population particulièrement sensible aux effets de ces substances.

C’est pour cela qu’en 2014 nous avons accueilli avec enthousiasme le préavis 2014/36 qui présentait un plan d’action de la restauration collective à la hauteur de l’enjeu : porter à 70% la part des produits locaux dans les CVE subventionnées ou non ET privilégier le Bio lorsque ceux-ci sont disponibles dans l’offre locale, donc pour la plupart des produits de saison c’est le cas, ceux-ci étant disponibles en Bio chez les producteurs de la région. Le préavis demandait également de développer des relations directes avec les producteurs de la région, ce qui avait été développé avec la PBL. Ce conseil a donc consenti à un Crédit de CHF 324’500.- par an, prélevées dans le FDD pendant 3 ans, période pendant laquelle la Ville lançait un projet pilote pour mettre en place ces objectifs et couvrir le surcoût de 25ct par repas que pouvait engendrer la préférence pour le Bio Local par rapport au conventionnel.

Nous tenons à souligner que ces objectifs étaient déjà pour la plupart atteints, car l’on s’était basés sur des études de Beelong pour rédiger les objectifs du préavis : à cet effet 6 CVE avaient été analysées et la part du local était déjà de près de 70% et la part du Bio de près de 30%. Or, lors de la présentation du bilan partiel du plan de restauration collective que nous avons retrouvé sur nos tables il y a quelques mois et que nous avons pu découvrir ici en bas au Forum de l’hôtel de Ville nous constatons que la part du local est uniquement de 55% et la part du Bio de 3% uniquement, le 70% de produits locaux étant devenus produits labellisés. De plus, depuis la faillite de la PBL, les cuisiniers se retrouvent à commander chacun dans leur coin, auprès de divers producteurs, sans aucune centralisation, ce qui est totalement inefficace, chronophage, évidemment plus couteux et demandant plus de transports. Pendant la commission, les explications sur la non atteinte des objectifs du préavis sont restées assez floues et en se reposant sur le fait qu’il n’existe pas assez de Bio régional. Comment expliquer alors qu’avant nous y arrivions ?

Il reste beaucoup de questions ouvertes à ce stade à propos de la politique de restauration collective de notre Ville : pourquoi faisons-nous beaucoup moins bien que nous faisions il y 5 ans, alors que nous avons alloué plus de moyens financiers ? Quelles alternatives ont été et sont évaluées pour remplacer la PBL ? A quelle date nous sera remis le bilan des trois ans du projet pilote ? La ferme de Rovéréaz, dont l’équipe de bénévoles commence maintenant à s’essoufler, pourrait remplir ce rôle de centrale de distribution des produits de la région aux CVE de la Ville ? Comment ont été utilisés les crédits significatifs prélevés dans le FDD ? Et encore beaucoup d’autres auxquelles nous aimerions avoir des réponses

Le postulat de Monsieur Dupuis, demande donc de respecter fidèlement les objectifs du préavis et de mettre en place les mesures nécessaires pour ce faire. Nous vous invitons par conséquent à accepter la prise en compte de ce postulat afin que nous mettions enfin en oeuvre notre politique ambitieuse et respectueuse de l’environnement et de la santé de nos enfants  et qui soutienne les agriculteurs locaux et vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre en évitant de faire venir des produits de loin ou en les faisant transformer à l’autre bout de la Suisse.

Sara Gnoni

Alice Genoud, Intervention communale

Lausanne, pionnière en agriculture urbaine

Intervention sur le R105 – Politique d’agriculture urbaine

Madame la Présidente, Chères et chers collègues,

C’est avec grand plaisir que les Verts ont pu se pencher ce rapport-préavis qui définit, pour la suite de la législature et au delà, les jalons pour une politique d’agriculture urbaine efficace et prenant en compte autant les besoins des agriculteurs que ceux des « consommateurs ». Les Verts sont extrêmement actifs sur cette thématique, en témoigne les trois préavis (sur quatre) auxquels la municipalité répond sont issus de nos rangs. Comme mentionné dans le préavis, l’agriculture urbaine est « Multifonctionnelle, l’agriculture urbaine contribue à la production de denrées alimentaires, au paysage, à la biodiversité, au maintien des ressources », elle est aussi à un facteur de cohésion sociale et de sensibilisation à l’environnement important et c’est ces nombreux bénéfices que les Verts cherchent à mettre en avant depuis de nombreuses années.

Les Verts ne peuvent que saluer une vrai politique d’envergure, pionnière au niveau d’une Ville, qui permettra de consolider la place de choix qu’à déjà Lausanne sur ces questions. Ce rapport-préavis démontre en effet la richesse des acteurs présents sur ces questions à Lausanne, que ce soit bien sûr les agriculteurs et les difféerents services administratifs, mais aussi les nombreuses actives sur le sujet, les professeurs et étudiants de l’UNIL, les vignobles, les écoles de la Ville et j’en passe. Il est important pour tous ces acteurs, de pouvoir bénéficier d’une politique claire et sur la durée, ce à quoi ce rapport-préavis répond.

Ce cadre permettra de consolider mais aussi d’innover, dans un domaine où on sent un engouement important de la population, au vu du nombre de demande et d’associations créées autours de l’agriculture urbaine et de la nature en Ville.

Ce rapport-préavis est néanmoins pour une part non négligeable un rapport d’intention et les Verts resteront attentifs à ce qu’ils puissent être concrétisés rapidement et de façon pérenne, notamment quand des crédits seront nécessaires à sa réalisation.

Les Verts ne peuvent que vous inviter à accepter ce rapport-préavis et à continuer à défendre Lausanne comme ville pionnière dans ce domaine.

Alice Genoud

Intervention communale, Xavier Company

Préservons la campagne de Rovéréaz

Intervention

Je crois effectivement, comme l’a dit M. Gaillard, il s’agit de peser les intérêts en présence, entre la densification et la préservation du paysage. On n’est pas dans le cas concret, car on ne connaît pas précisément le projet, mais uniquement son emplacement.

Mais l’aspect juridique a son importance car il est vrai que le PPA « Château Fallot » est relativement récent, puisqu’il date de 2010. Il a son importance dans l’objectif politique que nous donnons.

Pourquoi alors revenir sur cette question maintenant ?

Parce qu’entre temps, la LAT est entrée en vigueur et force est de constater qu’au niveau lausannois cet espace est considérablement éloigné du centre, totalement arboré et naturelle.

Parce qu’aussi, ce secteur est classé en ISOS A (c’est à dire qui préconise la sauvegarde de l’état existant en tant qu’espace agricole ou libre. Conservation de la végétation et des constructions anciennes essentielles pour l’image du site ; suppression des altérations), et le Château Fallot en ISOS A, qui préconise la préservation de la substance et peut-être même que sa substance serait dénaturée.

Monsieur le syndic lui-même l’a dit, si la décision était prise aujourd’hui, certainement que ces parcelles ne seraient pas en zone constructible. Il est encore temps de réagir maintenant, il ne le sera plus une fois des bâtiments construits au milieu de cet espace vert qui est cher aux Lausannois. Le Groupe des Verts soutiendra donc cette résolution en espérant que la Municipalité y donnera une suite dans le sens de nos demandes.

Xavier Company

Alice Genoud, Intervention communale

Agriculture urbaine

Les Verts s’intéressent depuis longtemps à cette problématique avec plusieurs postulats sur les questions d’agriculture urbaine et de nature en ville, dont on pourrait citer le dernier traité dans un rapport préavis, celui de notre ancienne collègue sur les poulaillers en Ville. Il est intéressant de voir que les demandes concernant la volonté de pouvoir jardiner en ville sont de plus en plus nombreuses. Il faut faire le constat qu’actuellement, la demande pour toutes ces initiatives d’agriculture urbaine est beaucoup plus forte que l’offre et il serait intéressant que la Ville de Lausanne réfléchisse à d’autres lieux et d’autres modes de jardinage pour pouvoir non seulement satisfaire cette demande mais aussi permettre un certain verdissement de la ville, si j’ose dire de la ville et par ce fait une amélioration du cadre de vie des Lausannois et Lausannoises. Il faut aussi mettre en avant que ces projets sont souvent non seulement issus d’une volonté des habitants de jardiner mais aussi, et des fois cela prend presque plus de place, de créer du lien social dans les quartiers et il ne faut pas minimiser les effets sociaux de ces projets d’agriculture urbaine.

La Ville de Lausanne fait déjà beaucoup de projets, que ce soit les fameux plantages créant des espaces au pied des immeubles pour jardiner ou la plateforme Nature en ville, créée depuis une année, permettant de faire le lien entre les associations actives sur ce sujet et qui ont notamment participé à la journée Nature en Ville.

Beaucoup est déjà fait mais beaucoup reste encore à faire, ce qui explique ce postulat, co-signé par les Verts qui propose des pistes de réflexion pour faire que l’agriculture urbaine devienne plus qu’un concept mais une véritable politique.

Les Verts vont donc voter à l’unanimité pour le renvoi de ce postulat à la Municipalité.

Alice Genoud

Lausanne

Empêchons le saccage de la campagne de Rovéréaz !

Les Verts lausannois souhaitent que la campagne périurbaine de Rovéréaz soit mieux protégée et préservée de nouvelles constructions. Ils ont déposé une interpellation et s’associent au lancement d’une pétition par des riverain-e-s.

La campagne de Rovéréaz est un lieu de délassement que les Lausannoises et Lausannois apprécient grandement. Elle est propriété communale affectée en zone agricole, à l’exception du Château Fallot et des terrains qui l’entourent restés en mains privées. Un Plan partiel d’affectation (PPA), entré en vigueur en 2004, a affecté une surface d’environ 6’000m2 en zone constructible. Au regard de la nouvelle Loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), les Verts dénoncent le risque encouru par cet ensemble naturel et paysager.

Une campagne périurbaine à protéger

Ce périmètre constructible se situe à la rupture de pente du plateau et s’inscrit dans le prolongement naturel de la zone agricole de la campagne de Rovéréaz. Cette surface fait partie intégrante d’une unité paysagère exceptionnelle de grande taille, formée d’une clairière et bordée d’une forêt abritant de vieux arbres.

Pour les Verts, la construction de bâtiments comme le permet l’actuel PPA dénaturerait ce lieu de verdure. L’harmonie et la beauté exceptionnelle des lieux reposent avant tout sur l’absence de bâtiment, qui ne survivraient pas à un projet de développement immobilier, même bien cadré. L’échappée visuelle n’aura plus la même ampleur une fois des constructions érigées, l’ambiance champêtre et délassante du site sera profondément perturbée dès lors que le mitage des lieux aura irréversiblement détruit le site et le paysage.

Dépôt d’une interpellation et soutien à une pétition

Face à ces risques, les Verts lausannois ont déposé en avril dernier une interpellation demandant à la Municipalité des précisions sur les éventuels projets de développement prévus dans la zone. Nous voulons aussi savoir comment, après l’adoption récente de la LAT, une telle zone peut être encore constructible !

De plus, les Verts s’associent à la pétition que lancent des riverain-e-s et utilisateur/trices de la campagne de Rovéréaz. Les pétitionnaires demandent une préservation intégrale de la zone par la mise en place de mesures conservatoires permettant d’affecter le périmètre du plan partiel d’affectation « Château Fallot » en zone non constructible. Cette démarche permettra aussi d’échanger et de donner la parole aux utilisatrices et utilisateurs de cette précieuse campagne lausannoise. Les Verts se sont engagés à participer à la récolte de signatures.

Marie-Thérèse Sangra, conseillère communale
Léonore Porchet, conseillère communale, présidente des Verts lausannois
Et les pétitionnaires :
Christiane Pilet, Isabelle Veillon, Stéphane Morey

Signez la pétition en ligne

Lausanne

Vous prendrez bien un peu… de fair trade?

Nous avons distribué à la gare des coeurs en chocolat bio et issu du commerce équitable, en écho à notre soutien au Conseil communal de la distinction “Fair trade Town”* portée par Action de carême, Pain pour le prochain, Magasins du monde, MAx Havelaar, l’EPER et Helvetas.

Proposée par notre candidate Natacha Litzistorf, cette proposition a été refusée par le Conseil communal, mais nous continuons à défendre le commerce équitable!

Le commerce équitable est un levier puissant pour le développement des producteurs dans les pays les plus défavorisés, permettant la réduction des inégalités. C’est acheter “au Sud” des produits qu’on ne peut pas cultiver en Suisse, issus d’une production qui veille à :
– une juste rétribution des producteurs
– un environnement de train sain, sûr et à un salaire décent pour les travailleurs et travailleuses
– des prix abordables et transparents pour les consommateurs.

Ce n’est donc pas une concurrence à notre agriculture suisse. C’est un complément à notre politique Verte de consommer local, de saison tout en protégeant notre santé et notre environnement.

* Fair trade town est une campagne internationale menée dans 24 pays qui vise à promouvoir, par une démarche volontaire, un commerce équitable auprès de tous les acteurs d’une ville.