Non classé

Un trio de compétences vertes pour la transition écologique

Elections à la municipalité 2021

Communiqué du 4 septembre 2020

Les Vert·e·s lausannois·es, réuni·e·s en assemblée générale extraordinaire le 3 septembre, ont désigné trois candidat·e·s à la Municipalité de Lausanne. Après un riche débat, l’Assemblée a validé la proposition du comité, et confirmé la volonté d’accélérer la transformation de Lausanne en une ville exemplaire en matière humaine, sociale, culturelle, et plus encore en termes de climat et de biodiversité. Le principe d’une alliance avec les autres partis gouvernementaux de gauche a également été validé.

Dans la tradition de démocratie interne forte des Vert·e·s, l’assemblée générale du 3 septembre a débattu de la stratégie la plus à même d’assurer une plus grande représentation de nos valeurs dans l’exécutif de notre Ville. Le comité de la section a présenté à l’assemblée sa recommandation de présenter trois candidat·e·s vert·e·s au premier tour. Première force politique de la commune lors des fédérales de 2019 (score des Vert·e·s et Jeunes Verte·e·s cumulés), les Vert·e·s se donnent ainsi les conditions de confirmer la tendance de fond pour une action politique à la hauteur des enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

Après un débat riche et animé, l’Assemblée a validé à une large majorité la proposition du comité de lancer trois candidat·e·s. Cette décision de l’assemblée s’accompagne d’un mandat général au comité de négociation avec le PS et le POP en vue d’une alliance de gauche forte.

Après avoir rendu un hommage enthousiaste au travail du municipal sortant Jean-Yves Pidoux, l’assemblée a auditionné les trois candidat·e·s à la candidature, puis les a désignés par acclamation. Actuellement municipale en charge du logement, de l’environnement et de l’architecture, Natacha Litzistorf sera donc rejointe sur la liste des Vert·e·s par Daniel Dubas et Xavier Company. Ces trois personnes aux profils complémentaires en terme de genre, de profession, de style et d’expérience (CV ci-après) vont mener campagne pour accélérer la transformation de Lausanne et porter haut les valeurs vertes d’écologie politique, de justice sociale, de bonne gouvernance, de transparence et de responsabilité envers les générations futures.

Natacha Litzistorf, 52 ans, est politologue, ancienne présidente des Vert·e·s lausannois·es et conseillère communale depuis 2008, organe qu’elle a présidé en 2013. Élue Municipale en 2016, elle est en charge la direction du logement, de l’environnement et de l’architecture. Durant cette législature, ses dossiers principaux ont été : la création d’un morceau de ville autour de la gare (Pôle Gare), la végétalisation de la ville avec un accent sur l’arborisation, l’émergence d’une agriculture urbaine écologique, la construction de logements et d’infrastructures pour tous et toutes, l’assainissement énergétique, la numérisation au profit des administré.e.s et la participation de la population.

Xavier Company, 32 ans, conseiller communal depuis 2016 et co-président des Vert·e·s lausannois·es depuis 2017, exerce comme avocat au Barreau après avoir suivi une formation en droit et économie à l’Université de Lausanne. Il s’investit activement au sein des Jeunes Vert·e·s et des Vert·e·s depuis près de 10 ans, d’abord à la vice-présidence des Jeunes Vert·e·s vaudois·es, au comité des Jeunes Vert·e·s suisses, puis des Vert·e·s lausannois·es avant d’être élu à la co-présidence. En parallèle, il a développé des expériences et engagements entrepreneuriaux, civilistes et associatifs, notamment au sein de la Brasserie Docteur Gab’s, de l’ATE et de l’association EyesUp (association active dans la lutte contre le harcèlement sexuel). Ses thèmes de prédilection sont l’énergie, l’égalité, le sport, le social, la mobilité et la sécurité.

Daniel Dubas, 42 ans, conseiller communal depuis 2014, a une formation en sciences politiques et en urbanisme. Cadre supérieur à la Confédération et membre de la direction de l’Office fédéral du développement territorial (ARE), il est actuellement Délégué du Conseil fédéral à l’Agenda 2030 pour le développement durable. Très actif au sein du délibérant lausannois, il a été successivement vice-président des Vert·e·s lausannois·es, chef de groupe et membre de la Commission des finances, entre autres. Ses sujets de prédilection sont notamment les questions de développement durable, l’urbanisme, la mobilité, l’environnement, l’énergie et les finances publiques.

Photos à télécharger:

Les 3 candidat·e·s

Natacha Litzistorf

Daniel Dubas

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Non classé, Xavier Company

Tridel : Où sont passées nos promesses ?

Interpellation

Mise en service en 2006, l’usine d’incinération des déchets Tridel appartient à la société anonyme reconnue d’utilité publique du même nom, qui en assure l’exploitation. Elle traite les déchets issus de quatre périmètres de gestion, parmi lesquels le périmètre de la société publique GEDREL, couvrant le territoire lausannois. Cette dernière détient 36.5% du capital de Tridel SA. La Ville de Lausanne détient, quant à elle, deux tiers du capital de GEDREL, est donc indirectement une actionnaire importante de Tridel SA.

Par ailleurs, dès le 1er janvier 2013, la Ville de Lausanne, comme la majorité des Communes suisses, a introduit la taxe au sac, afin d’appliquer de manière pragmatique le principe du « pollueur-payeur ». Cette taxe, qui se veut incitative pour amener à plus de recyclage et de valorisation des déchets, a fait ses preuves et permis à la Ville d’augmenter de manière importante la part des déchets recyclés ou revalorisé. D’un point de vue écologique, il s’agit donc d’un franc succès.

A la suite du rapport de gestion 2016 de Tridel SA, et d’importants retours dans la presse locale et nationale ¹, les interpellateurs soussignés ont déposé le 31 octobre 2017 une interpellation urgente sur les questions financières en lien avec ce rapport de gestion, et plus particulièrement sur la question des rémunérations extraordinaires de certains membre du conseil d’administration en 2016, intitulée « Tridel : du pollueur-payeur à l’incinérateur-encaisseur ? ». Les questions financières ne seront dès lors pas rediscutées dans la présente interpellation.

Néanmoins, à la lecture du rapport de gestion précité, d’autres questions toutes aussi importantes (mais qui ne demandaient pas l’urgence de notre Conseil) se posent. En effet, on lit notamment que Tridel SA a géré une prise en charge record de 183’312 tonnes en 2016, alors qu’elle était censé traiter 140’000 tonnes par an à sa construction, soit les déchets nécessaires venant des communes de la région. Cet excès n’a cependant même pas permis à Tridel de satisfaire les exigences minimales (80’000 tonnes/an) d’acheminement par le rail qui figurent dans le contrat qu’elle a conclu avec la société ACTS SA. Cela veut dire qu’en tournant à une capacité d’environ 130%, elle n’arrive pas à acheminer par le rail le tonnage prévu à sa construction. Seuls 39% des déchets sont acheminés par le rail et le reste l’est par camion, alors qu’à sa construction la proportion devait être inversée.

De plus, et alors qu’elle ne l’avait pas fait les années précédentes, la société a recommencé à importer des déchets étrangers (en provenance d’Italie du Nord, d’Allemagne et d’Autriche), à hauteur de 4’800 tonnes. Cette information est

surprenante quand on sait que Tridel a été construite (et financée !) pour traiter les déchets de notre région, estimés à 140’000 tonnes par an, et cela avant l’entrée en vigueur de la taxe au sac. Si en plus, ces déchets étrangers arrivent par camion, on frôle l’absurde. En effet, est-ce vraiment aux Lausannois ou aux Vaudois de financer l’incinération des déchets allemands, autrichiens ou italien, et d’en subir les conséquences négatives (pollution, circulation, bruit, etc.) ?

La gestion de Tridel amène dès lors les interpellateurs à poser les questions suivantes à la Municipalité :

  1. Pour quelles raisons le volume des déchets a-t-il augmenté de manière aussi conséquente et dépassé le tonnage annuel (140’000 tonnes) prévu à la construction de Tridel?
  2. Quel est l’impact en terme d’usure de l’infrastructure et d’émissions de cette augmentation ?
  3. Qui prend les décision relatives à l’acceptation ou non de déchets étrangers et pour quelles raisons ?
  4. Le prix payé pour le traitement de ces déchets étrangers tient-il compte de l’investissement qu’il a été nécessaire de faire à la construction de l’usine ?
  5. Qui prend les décisions relatives au mode d’acheminement des déchets?
  6. Pour quelles raisons le tunnel ferroviaire de Tridel est-il sous-utilisé?
  7. Est-il possible de contraindre les clients de Tridel (soit les entités publiques qui fournissent les déchets) à emprunter le rail plutôt que la route ? Quelles mesures faut-il prendre pour inverser la tendance actuelle ?

Xavier Company

1 notamment : 24 heures du 31.10.2017 https://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/subite-generosite-tridel-intrigue/story/29607321, Tages Anzeiger du 1.11.2017 : https://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/standard/Bonus-bringt-Waadtlaender-FDPStaenderat-in-Erklaerungsnot/story/14998334 ; Le Temps du 1.11.2017 : https://www.letemps.ch/suisse/2017/10/31/tridel-nos-remunerations-justifiees

Non classé

Taxis lausannois : oui à l’évolution, non à la loi de la jungle

L’arrivée de la société Uber dans la région lausannoise a suscité des craintes, des débats et aussi un certain engouement. La particularité des services qu’elle offre est d’être, de prime abord, difficile à classer et à appréhender dans les cadres habituels. Cette modernité semble parfois lui assurer une large sympathie… Pourtant, la jolie étiquette d’économie du partage est trompeuse : loin de promouvoir la mise en commun, Uber ne fait qu’introduire par les interstices des règlements une concurrence brutale à côté de laquelle les cas de sous-enchère salariale qui défraient la chronique dans le secteur de la construction font pâle figure.
Les Verts ne veulent pas défendre aveuglement une corporation, car ils estiment que le système actuel des taxs doit impérativement se moderniser et font des propositions en ce sens. Ils refusent cependant que Uber ne suive pas les règles qui protègent les travailleurs et l’environnement.

Lire la prise de position