Lausanne

Un avenir préservé pour la campagne de Rovéréaz

Les Vert·e·s lausannois·es apprennent ce jour avec beaucoup de satisfaction que le canton de Vaud a accepté la zone réservée que la Ville de Lausanne avait déposée en avril dernier sur le secteur du Château Fallot dans la campagne de Rovéréaz. Il s’agit d’un pas de plus très important vers la protection intégrale de toute cette campagne, y compris le secteur du Chateau Fallot où un projet de construction de 18 logements de luxe avait été combattu tant par les Vert-e-s, que par les associations environnementales, les riverains, les amoureuses et les amoureux du site.

Cette décision positive du canton vient confirmer le bien-fondé et la justesse de l’action des Vert-e-s qui, aux côtés de la population, se sont engagés sans relâche depuis des années pour préserver un site exceptionnel et cher aux Lausannoises et Lausannois. Nous serons maintenant attentifs aux résultats de la mise à l’enquête publique de cette zone réservée, puis à son acceptation finale, pour que ces parcelles soient classées hors zone à bâtir dans le nouveau plan général d’affection de la Ville de Lausanne, et ainsi préserver cet espace vert unique dans le paysage lausannois.

Intervention communale, Lausanne, Marie-Thérèse Sangra

Utiliser les potentialités du solaire thermique pour concrétiser la transition énergétique lausannoise

Postulat

Le chauffage et la production d’eau chaude des bâtiments représentent une part importante de la consommation d’énergie du pays. S’il est bien entendu prioritaire de concevoir un bâtiment parfaitement isolé thermiquement, il est aussi nécessaire de prévoir un système de chauffage adéquat et environnementalement responsable. Celui-ci devra à terme se passer de toutes énergies fossiles pour viser une neutralité carbone de la Ville en 2030[1]. La Loi vaudoise sur l’Energie (LEn) requiert déjà 30% d’énergie renouvelable pour les nouvelles constructions, en laissant le choix de technologie (pompe à chaleur, solaire, bois, chauffage à distance renouvelable) suivant le contexte, mais ce 30% ne concerne que la couverture des besoins d’eau chaude sanitaire, et pas ceux du chauffage.

L’énergie solaire thermique (= faite par des capteurs solaires thermiques et non pas photovoltaïques), considérée dans son ensemble, est l’énergie renouvelable la plus respectueuse de l’environnement pour ce qui est de la production de chaleur nécessaire à nos bâtiments et autres services. Les installations sont en effet composées de matières premières simples et peu problématiques, de longue durée de vie, qui peuvent être facilement réparées, réutilisées, réaffectées ou en dernier recours, recyclée (de l’acier, de l’acier chromé, du cuivre, du bois, du verre, de l’aluminium et du matériel d’isolation sont utilisés). Le fluide utilisé est local, écologique, et incroyablement bon marché : l’eau du robinet.

Que ce soit sur de nouveaux immeubles, pour lesquels le mode de chauffage peut être entièrement conçu selon cette logique, ou pour des immeubles existants subissant des rénovations, nous pensons que le solaire thermique devrait être la règle, et non l’exception. Dans bien des cas, une bonne partie ou la totalité des besoins en chaleur peuvent être récoltés sur les toits et façades, via des appareils et équipements bon marché, techniquement simples, et maitrisés. Les installations solaires thermiques peuvent même être auto-cosntruites. En effet, grâce à la mise en œuvre de la stratégie énergétique fédérale de rénovation des bâtiments (programme bâtiments), les besoins de chaleur, que ce soit pour le chauffage ou l’eau chaude sanitaire, vont drastiquement baisser. C’est un changement de paradigme que l’on observe déjà dans l’habitat individuel (maison passive, Minergie P, etc). Dans ces conditions, le recours au solaire thermique est la solution la plus écologique pour couvrir une partie majeure du chauffage et de l’eau chaude sanitaire, avec des surfaces de capteurs raisonnables.

Concrètement cela peut se faire via des accumulateurs qui peuvent contenir des milliers de litres d’eau. De tels accumulateurs peuvent être disséminés dans la ville et communalisés par quartier ou groupe d’immeubles et répondre, de la sorte, en grande partie, à la demande en chaleur des nouveaux bâtiments ou des bâtiments rénovés (vu leurs besoins en chaleur réduits). Ces accumulateurs peuvent en effet stocker de l’été à l’hiver une grande partie de l’énergie nécessaire. Pour compléter le manque en hiver, une source de chaleur annexe (comme le CAD) sera nécessaire.

Pourtant, la stratégie municipale actuelle au niveau urbain est d’étendre le réseau de chauffage à distance (CAD), actuellement alimenté par la combustion des déchets (TRIDEL), avec un appoint au gaz ou mazout lors des pics de demande. Ces sources de chaleur n’ont pas d’avenir, car elles ne sont pas conformes à une politique climatique répondant à l’accord de Paris. Ces apports du CAD doivent se décarboniser. Pour ce faire, il est souhaitable de combiner un raccordement au CAD avec une source locale de chaleur solaire. Dans ce même but, l’étude de la faisabilité technique d’un réseau dans lequel des immeubles, des particuliers, des coopératives, des industries pourraient réinjecter leur surproduction de chaleur solaire est aussi une solution à étudier.

Via cette stratégie, le solaire thermique pourra assurer une partie majeure de l’approvisionnement en chaleur des bâtiments tout au long de l’année. La mise en œuvre à grande échelle de ce concept dans le secteur suisse de la construction permettra ainsi de contribuer de manière conséquente à un tournant énergétique fonctionnel et local.

Ce postulat demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité :

  • d’évaluer la faisabilité technique et économique de recourir au solaire thermique selon le concept présenté pour le chauffage et l’eau chaude des bâtiments lausannois et d’en déterminer le rapport coût-utilité,
  • de déterminer le potentiel le plus facilement exploitable pour supprimer toute énergie fossile dans le CAD,
  • d’en organiser une mise en œuvre ambitieuse dans le cadre de sa politique énergétique et urbanistique.

Marie-Thérèse Sangra, Benjamin Rudaz, Valery Beaud, Daniel Dubas, Karine Roch, Jean-Michel Bringolf


[1] Préavis 2019/30 « Stratégie municipale en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques

Lausanne

Candidatures vertes à la municipalité de Lausanne

Elections communales 2021

La période d’appel à candidature verte à la Municipalité de Lausanne, ayant couru du 1er février au 29 février, a abouti avec le dépôt de plusieurs candidatures. Les Vert·e·s lausannois·e·s remercient Xavier Company, Daniel Dubas et Natacha Litzistorf d’avoir fait acte de candidature, et pour l’énergie, les ressources, et les compétences mises au service du mouvement et de ses objectifs verts. Ces trois candidat·e·s vont désormais poursuivre le processus interne d’audition en vue d’une élection en Assemblée générale prévue début septembre.

La vie politique communale lausannoise reprend peu à peu après de longues semaines de gestion de crise, de confinement, de drames mais aussi d’entraide, de solidarité et de chamboulements sociaux. Cette période a fondamentalement démontré que certains enjeux sont trop universels et trop importants pour être gérés au niveau individuel, ou par les lois du marché. Le COVID-19 a nécessité une action collective et forte de l’Etat, coordonnée, finement renseignée par des experts, et communiquée à la population de manière didactique et sérieuse. Les défis qui nous attendent au-delà de cette pandémie sont de nature similaire, avec comme omniprésentes menaces le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité.

Les Vert·e·s lausannois·es militent pour une société responsable, démocratique, solidaire et ouverte, et ce à tous les niveaux, dont le niveau communal. Nous souhaitons que Lausanne, fraîchement baptisée capitale du climat en 2019, mérite son nom, et prenne de façon exemplaire et proactive le virage de la durabilité forte, écologique et sociale. Il faut pour cela réélire ou élire des personnes déterminées pour porter ces dossiers et concrétiser ce virage urbain et humaniste. Cette prochaine élection marquera la fin du mandat de Jean-Yves Pidoux, après trois législatures engagées au service des habitant·e·s et des causes vertes en ville de Lausanne. Son énergie, ses compétences et son analyse fine ont énormément apporté à la Ville et aux Vert·e·s, qui lui doivent beaucoup pour l’ensemble de son engagement tant communal que cantonal !

Suite à un appel à candidatures lancé aux membres en février, trois personnes se sont annoncées (par ordre alphabétique):

Xavier Company, 32 ans, conseiller communal depuis 2016 et co-président des Vert·e·s lausannois·es depuis 2017, exerce comme avocat au Barreau après avoir suivi une formation en droit et économie à l’Université de Lausanne. Il s’investit activement au sein des Jeunes Vert·e·s et des Vert·e·s depuis près de 10 ans, d’abord à la vice-présidence des Jeunes Vert·e·s vaudois·es, au comité des Jeunes Vert·e·s suisses, puis des Vert·e·s lausannois·es avant d’être élu à la co-présidence. En parallèle, il a développé des expériences et engagements entrepreneuriaux, civilistes et associatifs, notamment au sein de la Brasserie Docteur Gab’s, de l’ATE et de

l’association EyesUp (association active dans la lutte contre le harcèlement sexuel). Ses thèmes de prédilection sont l’énergie, l’égalité, le sport, le social, la mobilité et la sécurité.

Daniel Dubas, 42 ans, conseiller communal depuis 2014, a une formation en sciences politiques et en urbanisme. Cadre supérieur à la Confédération et membre de la direction de l’Office fédéral du développement territorial (ARE), il est actuellement Délégué du Conseil fédéral à l’Agenda 2030 pour le développement durable. Très actif au sein du délibérant lausannois, il a été successivement vice-président des Vert·e·s lausannois·es, chef de groupe et membre de la Commission des finances, entre autres. Ses sujets de prédilection sont notamment les questions de développement durable, l’urbanisme, la mobilité, l’environnement, l’énergie et les finances publiques.

Natacha Litzistorf, 51 ans, est politologue, ancienne présidente des Vert·e·s lausannois·es et conseillère communale depuis 2008, organe qu’elle a présidé en 2013. Elue Municipale en 2016, elle est en charge la direction du logement, de l’environnement et de l’architecture. Durant cette législature, ses dossiers principaux ont été: la création d’un morceau de ville autour de la gare (Pôle Gare), la végétalisation de la ville avec un accent sur l’arborisation, l’émergence d’une agriculture écologique, la construction de logements et d’infrastructures pour tous et toutes, l’assainissement énergétique, la numérisation au profit des administré.e.s et la participation de la population.

 

Lausanne

Recherchons coordinatrice·teur

Nous recherchons un·e coordinatrice·teur de campagne pour les élections communales 2021 à Lausanne, capable d’assister le comité dans la préparation et la gestion de la campagne du mois de juillet 2020 au mois de mars 2021, y compris.

Votre profil :

–  vous partagez les valeurs vertes ; 
–  vous avez déjà géré ou collaboré à des campagnes d’élections, de votations ou à l’organisation d’évènements ; 
–  vous avez l’habitude de travailler avec des associations et des bénévoles ; 
–  vous maitrisez les outils de bureautique et de maintenance de sites web ;
–  vous travaillez de manière autonome, structurée, organisée et savez être flexible; 
–  vous faites preuve d’initiative et de créativité, notamment pour proposer des idées d’actions et de communications ; 
–  une connaissance de la politique lausannoise et du fonctionnement des réseaux sociaux sont des plus.

Vos tâches consisteront à : 

–  transmettre et coordonner les informations entre les candidat·e·s et le comité ; 
–  prendre les PV des séances ;
–  aider à la rédaction des documents de campagne ; 
–  concevoir, organiser et coordonner des actions de campagne ; 
–  collaborer avec des mandataires externes (photographes, graphistes, etc); 
–  concevoir et coordonner la communication (publicités, réseaux sociaux, etc.) 
–  coordonner des actions avec d’autres sections.

Nous proposons : 

–  l’occasion de travailler pour une échéance électorale importante et de s’immerger dans la vie politique lausannoise ; 
–  un travail en lien avec des valeurs et un but ; 
–  l’occasion de proposer et de réaliser vos idées ; 
–  un comité et des candidat·e·s motivé·e·s à s’investir dans la campagne et à collaborer ; 
–  un cadre de travail dynamique, motivant et sympathique.

Entrée en fonction : 1er juillet 2020 ou 1er août 2020.

Taux d’occupation : 30% jusqu’en novembre, 50% de décembre 2020 à mars 2021.

Lieux de travail : majoritairement libre, mais un bureau à disposition au centre-ville de Lausanne. Actions et certaines réunions en ville de Lausanne.

Merci d’envoyer votre CV et une lettre de motivation d’ici au 14 juin 2020 à lausanne@verts-vd.ch. Anne Caldelari se tient à votre disposition pour répondre à vos questions pour toute information complémentaire. 

Gare m2_présentation_développement_des_métros_m2-m3_13_06_2019
Lausanne

Liaison Gare du Flon-Gare CFF

Pour une liaison efficace entre la Gare du Flon et la Gare CFF

Communiqué

Les Vert-e-s lausannois-es déposent aujourd’hui au Conseil communal de Lausanne un postulat demandant une liaison piétonne efficace entre la Gare du Flon et la Gare CFF, projet à la fois essentiel pour éviter un chaos à terme sur ce tronçon des métros m2 et m3 et urgent pour que sa réalisation puisse être coordonnée avec les projets de la nouvelle Gare de Lausanne et du métro m3. Cette liaison permettrait aussi de bénéficier d’un moyen de substitution efficace au m2 durant la longue interruption de son service lors des travaux des m2 et m3. Ce postulat des Vert-e-s lausannois-es est co-signé par des représentants du POP, de SolidaritéS, du PDC, des Vert’libéraux, du PLR, du PLC et de l’UDC.

La Gare du Flon est la 3ème gare de Suisse romande en termes d’affluence, juste derrière les gares CFF de Genève et de Lausanne. Dans la pratique, les gares de Lausanne et du Flon devraient même être considérées comme une seule interface de transport public. Cette interface a pourtant un principal défaut et non des moindres, l’absence de liaison directe entre les deux gares, si ce n’est le métro m2 actuellement, auquel viendra s’ajouter le métro m3 dans le futur. Les dizaines de milliers d’usager-e-s qui effectuent ce court trajet quotidiennement viennent donc saturer le métro sur son parcours le plus fréquenté, et doivent en heure de pointe souvent laisser passer 2 ou 3 métros avant de pouvoir monter.

Ce n’est pas par plaisir que les piéton-ne-s sont invités à emprunter un itinéraire souterrain, mais par bon sens, cette liaison étant un cas unique dans la topographie mouvementée de Lausanne. Elle ne serait en fait que l’équivalent d’un couloir reliant deux stations de métros de certaines grandes villes, la distance n’étant que de 275 m. Actuellement, la seule possibilité pour relier les deux gares à pieds est de monter jusqu’à la Place St-François pour redescendre ensuite, pour une distance de quelques 515 m.

La liaison piétonne Flon – Gare est indispensable pour réduire l’encombrement des gares et des rames de métros, ainsi que pour réduire le temps d’attente et donc le temps de parcours de dizaines de milliers de personnes qui font quotidiennement une connexion entre le réseau CFF et le m1, le LEB ou le Centre-ville. Elle serait de plus gratuite et bonne pour la santé, encourageant à la marche. Enfin, elle permettrait d’offrir un moyen de substitution efficace au métro m2 sur ce tronçon durant l’interruption prolongée de son service qui est annoncée pendant les travaux des m2 et m3.

Aujourd’hui, c’est donc le dernier moment pour intégrer cette liaison piétonne aux travaux de la nouvelle Gare de Lausanne et du métro m3, pour bénéficier d’importantes synergies, tant de projet, de travaux, que financières.

Lausanne, Valéry Beaud

Pour une liaison piétonne efficace entre la Gare du Flon et la Gare CFF

Postulat

Le 28 mai 2019, le Conseil communal a renvoyé à la Municipalité pour étude et rapport-préavis la pétition de M. Bruno Corthésy “Pour la réalisation d’un passage piéton direct entre la gare du Flon et la gare CFF parallèle au tunnel du M2” (68 % d’avis favorables). Près d’une année plus tard, le Conseil communal est sans nouvelle de cet objet, des propos de la Municipalité laissant même entendre que rien n’a été entrepris à ce jour et que cela ne constitue pas une priorité pour elle, alors que sa réalisation devrait être coordonnée avec les projets de la nouvelle Gare de Lausanne et du métro m3, qui eux avancent à grands pas.

Une liaison piétonne efficace entre la Gare du Flon et la Gare CFF est pourtant essentielle pour éviter un chaos sur ce tronçon des métros m2 et m3. Elle permettrait aussi de bénéficier d’un moyen de substitution efficace au m2 durant la longue interruption de son service lors des travaux des m2 et m3. Enfin, suite à la pandémie du coronavirus (COVID-19), cette liaison permettrait aussi de fournir une alternative pour ceux qui souhaiteront conserver une certaine distance sociale sur ce tronçon le plus chargé du m2. Dans ces conditions, ce postulat se veut complémentaire à la pétition, en la soutenant et en élargissant la demande à différentes variantes.

Tout d’abord, il est utile de rappeler que la Gare du Flon est la 3e gare de Suisse romande en terme d’affluence, juste derrière les gares CFF de Genève et de Lausanne. Dans la pratique, les gares de Lausanne et du Flon devraient même être considérées comme une seule interface de transport public. Cette interface a pourtant un principal défaut, l’absence de liaison directe entre les deux gares, si ce n’est le métro m2 actuellement, auquel viendra s’ajouter le métro m3 dans le futur. Les dizaines de milliers d’usagers qui effectuent ce court trajet quotidiennement viennent donc saturer le métro sur son parcours le plus fréquenté, et doivent en heure de pointe souvent laisser passer 2 ou 3 métros avant de pouvoir monter.

Bien consciente de cette problématique, un communiqué de la Ville de Lausanne annonçait le 17 janvier 2007 la réalisation d’une liaison piétonne souterraine entre la gare et le centre : “Le PALM prévoit également la création d’une liaison directe pour piétons entre la gare de Lausanne et les quartiers de Saint-François et du Flon. Ces lieux sont en effet générateurs de trafic piétonnier important, dans une zone à forte densité de commerces, d’emplois et d’activités de loisirs. La topographie et les dénivelés ne facilitent pas la mobilité douce et risquent dès lors de surcharger le futur m2 sur cette courte distance“.

Cette liaison était alors inscrite dans la stratégie de développement de la mobilité douce du Plan d’agglomération Lausanne-Morges (PALM), sous la mesure 4d. Estimée à 14 millions de francs, cette liaison mécanisée était même un tripôle Gare-Flon-St-François, en forme de Y. Lors de l’élaboration du PALM 2012, cette mesure a ensuite été supprimée, non pas parce qu’elle n’était plus pertinente, mais essentiellement pour réaffecter le montant associé à la première étape du métro m3. Au vu des tensions qui existaient alors entre Lausanne et les communes de l’Ouest, celles-ci voulant prioriser le tram t1 et Lausanne le métro m3, il a en effet fallu diminuer le coût du m3 pour le faire accepter en priorité A et Lausanne a dû faire des sacrifices, particulièrement l’abandon de cette liaison piétonne.

La liaison piétonne Flon – Gare reste pourtant aujourd’hui une évidence. Elle ne serait en fait que l’équivalent d’un couloir reliant deux stations de métros de certaines grandes villes. La distance Flon – Gare est en effet seulement de quelques 275 m pour un dénivelé d’environ 31m, soit 4 à 6 minutes à pieds selon le calculateur de Suisse Rando. Souvenez-vous lorsque vous attendiez la navette Flon-Gare à l’époque : lorsque vous vous penchiez pour voir où elle était, l’autre extrémité du tunnel était visible… tant et si bien que certains s’aventuraient d’ailleurs sur les rails de nuit.

A contrario, aujourd’hui, la seule possibilité de relier la Gare de Lausanne à la Gare du Flon à pieds est de sortir de la Gare CFF, de monter la Rue du Petit-Chêne jusqu’à la Place St-François, puis de redescendre les Escaliers du Grand-Pont pour pénétrer dans l’interface du Flon. La distance est alors de quelques 515 m, pour un dénivelé positif d’environ 48 m dans le sens Gare – Flon et de 17 m dans le sens Flon – Gare. Selon le calculateur de Suisse Rando, cela représente un temps de trajet de 10 à 12 min. La liaison piétonne proposée permettrait donc de réduire le temps de trajet de moitié, ce qui est très conséquent pour un piéton.

La liaison piétonne Flon – Gare est donc notamment indispensable pour les raisons suivantes :

  • elle réduirait l’encombrement des gares et des rames de métros, car même avec le m3, ce tronçon sera rapidement à nouveau saturé au vu des développements prévus sur les lignes ferroviaires CFF, sur la ligne du LEB (cadence à 10 min) et sur le m1 (développement des Hautes Ecoles, quartier des Prés-de-Vidy et des Côtes de la Bourdonnette, etc.)
  • elle réduirait le temps d’attente et donc le temps de parcours de dizaines de milliers de personnes qui font quotidiennement une connexion entre le réseau CFF et le m1, le LEB ou le Centre-ville ;
  • elle serait gratuite ;
  • elle encouragerait à la marche, et serait donc bonne pour la santé.

Outre ces différentes raisons, la liaison piétonne Flon – Gare présente également les avantages particuliers suivants :

  • en anticipant sa construction, elle permettrait d’offrir un moyen de substitution efficace au métro m2 sur ce tronçon durant l’interruption prolongée de son service (minimum 9 mois) qui est annoncée pendant les travaux de raccordement des tunnels à l’approche de la station du Flon ;
  • suite à la pandémie du coronavirus (COVID-19), il est fort probable que les transports publics subissent une perte d’attractivité, qui pourrait être compensée en milieu urbain par un renforcement de la mobilité douce moyennant un développement d’infrastructures spécifiques ; dans ce cadre, la liaison piétonne Flon – Gare permettrait de fournir une alternative très intéressante pour celles et ceux qui souhaiteront conserver une certaine distance sociale sur ce tronçon le plus chargé du métro m2, qui accueille jusqu’à 4 personnes par mètre carré en heure de pointe.

Aujourd’hui, c’est donc le dernier moment pour remettre l’ouvrage sur le métier et intégrer cette liaison piétonne aux travaux de la nouvelle Gare de Lausanne et du métro m3, pour bénéficier d’importantes synergies, tant de projet, de travaux, que financières.

Si toutefois, malgré l’excellent rapport coût-utilité de la proposition, l’investissement pour un tel ouvrage devait en freiner certain, il pourrait aussi être utile d’étudier des variantes à la liaison piétonne souterraine continue entre la Gare de Lausanne et la Gare du Flon, avec une liaison partiellement en surface sur sa partie inférieure, sur le bas du Petit-Chêne, permettant de limiter les coûts. Ainsi, en partant de la Gare du Flon, la distance pourrait être réduite de 275 m jusqu’à la Gare de Lausanne à quelques 145 m jusqu’au niveau de la Rue du Midi ou 175m jusqu’au niveau de l’Av. Sainte-Luce et du Ch. de Mornex.

Enfin, concernant son financement, il est suggéré d’examiner également les différents co- financements possibles, notamment auprès de la Confédération et du Canton, mais également des Hautes Ecoles dont les étudiants et employés seront de gros utilisateurs, voire de partenaires privés.

Sur la base des différents éléments exposés ci-dessus, le présent postulat demande donc à la Municipalité d’étudier l’opportunité de réaliser une liaison piétonne efficace entre la Gare du Flon et la Gare CFF, et d’examiner les différents co-financements possibles.

Valéry Beaud, Anne Berguerand, Jean-Michel Bringolf, Sima Dakkus, Daniel Dubas, Ilias Panchard, David Raedler, Sara Soto

Lausanne

Mise à l’enquête du Tribunal cantonal à l’Hermitage

Sous couvert de démarche participative, la Direction générale des immeubles et du patrimoine (DGIP) du canton de Vaud met à l’enquête sans modification son projet pour le Tribunal cantonal à l’Hermitage

Communiqué de presse

Les gabarits de l’extension du Tribunal cantonal

La Direction générale des immeubles et du patrimoine du Canton de Vaud (ci-après DGIP) vient d’annoncer la mise à l’enquête du projet d’agrandissement du Tribunal cantonal, se vantant d’une démarche participative « avec les autorités politiques et les représentants du patrimoine et de l’environnement ». Toutefois, les Vert-e-s lausannois·es sont surpris·es de cette annonce qui ne fait aucune mention des revendications formulées lors des discussions intervenues avec la DGIP. La volonté des Vert-e-s lausannois·es était de préserver le site de l’Hermitage et de proposer des solutions concrètes pour améliorer l’intégration du bâtiment dans le paysage et limiter son impact environnemental, tout en assurant la réunion de toutes les cours du Tribunal cantonal sur un même site. Force est de constater que la DGIP a continué dans sa démarche unilatérale en fonçant tête baissée dans le projet prévu, sans prendre en compte les revendications environnementales et paysagères.

Les Vert·e·s lausannois·es comprennent et soutiennent la volonté d’unir les différentes Cours du Tribunal cantonal en un seul espace, permettant ainsi une meilleure collaboration interne et un meilleur échange de compétences et de connaissances, ainsi qu’une rationalisation des ressources. Il est indispensable que cette unification se fasse enfin, alors qu’elle est réclamée par les magistrats depuis de nombreuses années. Toutefois, ce projet ne doit pas porter atteinte à la campagne de l’Hermitage ou à son paysage, parmi les plus chers aux Lausannoises et Lausannois. Les Vert·e·s lausannois·es avaient déjà exprimé cette volonté il y a près d’une année lorsque le projet lauréat du concours d’architecture avait été présenté, sans résultats à ce jour.

La campagne de l’Hermitage fait partie des parcs les plus appréciés de la Ville (et peut-être même du Canton), auquel tou·te·s les habitant·e·s sont attaché·e·s non seulement pour son espace de détente, de loisir, son écrin de verdure, mais aussi (et surtout) pour son dégagement sur le paysage alentour, sans comparaison avec d’autres lieux de la Ville. Or, le projet retenu par le Conseil d’Etat vaudois pour l’extension du Tribunal cantonal, soit un bâtiment de deux étages plus haut que le bâtiment existant, et s’avançant au sud-est sur l’angle de la parcelle, va obstruer une part importante de ce dégagement et de la campagne, pourtant retenus à l’inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse (ISOS) et dans le recensement des parcs et jardins historiques de la Suisse (ICOMOS). Le concours s’est dans un premier temps développé sans consultation de la Ville ou des riverains, ce qui est déjà en soi regrettable. Mais ilsemble en avoir été de même pour la suite de la procédure, au vu du projet présenté hier par la DGIP, qui n’a pas évolué depuis la présentation de juillet 2019.

En effet, si des rencontres ont bien été réalisées, elles ne semblent pas avoir abouti à la moindre évolution par rapport au projet présenté en juillet 2019. Suite à la seconde rencontre avec les autorités cantonales, les Vert·e·s lausannois·es avaient transmis leur étonnement à la DGIP de ne pas avoir vu d’évolution significative du projet. En plus de revenir sur la problématique liée au choix du site de l’Hermitage, les Vert-e-s lausannois·es avaient proposé des solutions pragmatiques pour réduire l’impact du bâtiment. Entraient dans les possibilités celles d’ajouter un étage à l’avant du bâtiment existant (comme le Canton l’a fait à la Riponne) pour diminuer la nouvelle « tour » d’un ou deux étages, la végétalisation des toitures et façades du bâtiment existant, ou la couverture totale de sa toiture par des panneaux solaires. Finalement, il était demandé d’améliorer la desserte en transports publics et pour la mobilité douce au vu de l’augmentation du personnel et des utilisateurs à venir. L’ensemble de ces demandes semblent avoir été ignorées quand bien même la DGIP se targue d’« échanges avec les autorités politiques et les représentants du patrimoine et de l’environnement ».

Cela aboutit à un projet qui ne s’intègre pas dans le paysage et dans l’un des espaces verts et de dégagement les plus importants de la Ville. Nous ne pouvons que regretter cette attitude non collaborative et non participative de la DGIP qui a conduit à un projet qui sera probablement fortement combattu par les voisins et acteurs locaux. Des recours et donc des retards sont à prévoir, ce que l’on aurait pu anticiper et éviter en menant une consultation sérieuse et adéquate avec la Ville et ses habitantes et habitants. Les Vert·e·s lausannois·es déposeront dans tous les cas une opposition pour faire valoir leurs arguments connus depuis longtemps de la DGIP afin de préserver ce site recensé à l’inventaire ISOS et ICOMOS.

Lausanne

Le 30km/h en ville, maintenant !

Communiqué du Parti socialiste lausannois, des Vert·e·s lausannois·es et de Ensemble à gauche

Les partis de la gauche à Lausanne se sont unis pour relancer le projet de vitesse à 30km/h, de jour comme de nuit et sur tout le territoire lausannois. Avec ce postulat, ils demandent à la Ville d’accélérer la mise en place du 30km/h pour diminuer la pollution sonore et aussi contribuer à limiter le trafic de transit.

La crise du Covid-19 que nous traversons a amené le pays à mettre en place des mesures de semi-confinement. Cette mesure aura permis aux Lausannoises et aux Lausannois de se rendre compte de la diminution du volume sonore dû à la circulation, volume dû dans sa grande majorité aux transports motorisés.

Cette proposition a déjà été formulée par les 3 partis qui déposent aujourd’hui à nouveau ce postulat. Nous profitons du retour à une certaine normale pour relancer le débat. En effet, chaque habitant-e de la ville de Lausanne a pu se rendre compte par elle-lui même de la diminution du bruit créé par la baisse de la circulation.

D’autre part le retour de la population au travail et le spectre du virus dans la population, va potentiellement inciter une partie de la population à se rendre au travail en voiture et renoncer temporairement aux transports publics. Le 30km/h en ville est aussi une manière d’inciter la population à utiliser les transports publics, la marche ou le vélo. Cette mesure 30km/h a aussi comme volonté de limiter le trafic de transit, trafic qui comme on le sait représente 50% de trafic à Lausanne.

Daniel Dubas, Intervention communale, Lausanne

Déconfinement et critères d’admission dans les crèches: place à l’arbitraire ?

Question écrite

Alors que le Conseil fédéral n’a jamais formellement fermé les crèches et structures d’accueil de jour, le Canton a quant à lui décidé le 13 mars dernier de ne permettre qu’aux parents appartenant aux groupes professionnels prioritaires dans la lutte contre la pandémie de pouvoir continuer à bénéficier d’une place.

Le 27 avril, pour la première période de déconfinement édictée par le Conseil fédéral, les crèches lausannoises ont commencé à se rouvrir à d’autres groupes professionnels. A cette fin, le Conseil d’État a fixé le 18 avril dernier les nouveaux critères d’admission: « les parents qui doivent travailler sur leur lieu de travail usuel, dans les activités qui ne sont pas ou plus soumises à une interdiction fédérale ou cantonale. Les parents en télétravail peuvent bénéficier d’un accueil, dans la mesure des places disponibles ».

Le nombre de places disponibles par groupe d’âge a été fixé dans un cadre de référence édicté lui aussi par le canton. La Ville explique quant à elle dans son communiqué du 22 avril qu’ « un système de priorisation est donc mis en place en fonction des places disponibles et des besoins professionnels des parents ».

Au vu des éléments qui précèdent, nous souhaiterions adresser les questions suivantes à la Municipalité :

  1. La Ville a-t-elle formellement mis en place, pour la phase dite du confinement dès le 13 mars, une « offre d’accueil pour les enfants qui ne peuvent pas bénéficier d’une solution de garde privée » telle que prévue par l’ordonnance du Conseil fédéral (art. 5, al. 3, Ordonnance 2 COVID-19) ?
  2. Quels critères précis et objectifs ont été donnés aux directions des dispositifs d’accueil de jour pour la première phase du déconfinement (du 27 avril au 11 mai) ? Autrement dit: sur quelle base ont été analysés les « besoins professionnels des parents » pour pouvoir à nouveau bénéficier d’une place ? De même, les besoins liés à la situation socio-familiale ou à la santé sont-ils également considérés ?
  3. Les crèches semblent chercher à rester en-deçà du taux d’accueil habituel ? Est-ce que cela peut être confirmé, et si tel est le cas, quelle était la stratégie poursuivie ?
  4. Jusqu’à quel point des éléments sanitaires/épidémiologiques, le bien-être de l’enfant et l’égalité hommes-femmes ont prévalu dans la détermination des directives données par la Ville aux dispositifs ?
  5. Quels critères d’admission seront appliqués pour la 2ème phase du déconfinement, soit dès le 11 mai ?
  6. Comment et quand la Municipalité compte-t-elle informer les parents concernés des critères retenus ?

Daniel Dubas, Sara Soto, Sima Dakkus

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Forêt du Flon : planifier la mobilité de l’avenir

La période que nous venons de passer nous permet de regarder avec un peu plus de distance cette longue saga de la forêt du Flon et du barreau Vigie-Gonin. Après près de 2 mois de circulation quasiment inexistante en ville, qui peut encore remettre en question que la qualité de vie des habitants n’en est pas améliorée ? Qui peut encore plaider pour augmenter les routes et, donc, augmenter la circulation automobile ? La décision prise par les autorités cantonales et communales en février dernier tombe donc sous le bon sens et nous nous en félicitons.

Mais maintenant quoi ? S’il y a une deuxième chose que la crise actuelle doit nous encourager à réaliser c’est d’apprendre du passé, d’apprendre de nos erreurs, et d’avancer vers des solutions meilleures, prenant en compte les bons intérêts et surtout, en se projetant vers l’avenir. Prenons des solutions avec une longueur d’avance plutôt que des solutions du siècle passé.

Dans ce dossier, nous avons toutes et tous hérité d’un « paquet ficelé » qu’on nous disait impossible de démêler, et qui finalement ne l’est pas tant que ça. Alors ne commettons pas la même erreur dans les négociations à venir que celle que Messieurs Brélaz et Français ont commise par le passé. Ne nous laissons pas embarquer dans des obligations liantes sorties du chapeau par certains milieux économiques pour nous imposer un trafic automobile au centre-ville qui ne fait plus aucun sens à l’heure actuelle. Ne partons pas dans des années de procédures en devant compter sur des citoyens surmotivés, pour ne citer personne, afin de réparer nos erreurs passées.

C’est maintenant que nous devons être fermes, intransigeants et avant-gardistes sur l’avenir de la mobilité en Ville et répondre aux attentes tant des lausannoises et lausannois, que des habitantes et habitants de l’Ouest lausannois qui attendent ce tram depuis bien trop longtemps. Mais les seuls qui supporteront pour les dizaines d’années à venir d’éventuelles erreurs de planification qui mèneraient à une surcharge de transports automobiles en ville sont les Lausannoises et les Lausannois. Le Canton ou les Communes environnantes ne sont pas concernées par cela. Il est donc important que Lausanne fasse entendre sa voix de manière intransigeante.

C’est dans ce sens et pour une pleine consultation de notre Conseil que nous avons posé nos questions à la Municipalité.

Xavier Company