Intervention communale, Lausanne

Un marché culinaire pour Lausanne

Postulat

Un marché culinaire pour Lausanne – un accent sur une alimentation de qualité pour toutes et tous

Ce postulat vise la création d’un marché culinaire à Lausanne, mettant en avant la grande culture culinaire de Lausanne, promouvant l’importance d’une alimentation «faite maison» et offrant aux Lausannoises et Lausannois un lieu convivial pour se retrouver autour d’une assiette ou d’un verre.

Contexte

Les frimas de l’hiver venant et les terrasses fermant, beaucoup de Lausannoises et de Lausannois se voient limités dans les opportunités pour se retrouver autour d’une assiette ou d’un verre. Celles et ceux ne souhaitant pas forcément se rendre au restaurant – pour des raisons de goût ou de budget – ne trouvent que peu d’alternatives au plat industriel mangé à sa place de travail. Les foodtrucks présents certains jours sur la Place de la Riponne rencontrent l’engouement des passants qui peuvent ainsi se sustenter sur le pouce de manière originale et diversifiée, mais ils restent en grande partie dépendants de la météo et limités dans la place disponible.

Ce constat se voit complété par l’observation qu’aucun véritable lieu n’existe à Lausanne pour promouvoir la culture et la diversité culinaire de la région lausannoise. Il s’agit pourtant là d’une caractéristique centrale de notre ville, qui met en avant la richesse de son patrimoine culinaire et viticole de nombreuses façons. Les historiques enchères des vins de Lausanne, les nombreux évènements de Lausanne à table que soutient financièrement la Ville ou encore la présence de l’Ecole Hôtelière de Lausanne ne sont que quelques-uns des éléments qui font de Lausanne la capitale gastronomique de la Suisse.

L’engouement de la population pour la culture gastronomique et culinaire régionale – et la découverte de nouvelles saveurs faites maison – s’est à nouveau manifestée très récemment suite à l’annulation du Comptoir Suisse de Beaulieu. Les alternatives proposées pour faire perdurer l’idée d’une manifestation sur le site de Beaulieu se sont toutes axées sur la promotion de l’alimentation locale et régionale. Là encore, tout démontre qu’il s’agit d’un intérêt central pour la population lausannoise et d’un sujet essentiel pour le rayonnement de notre cité. Nous nous réjouissons par ailleurs que la Municipalité envisage d’engager un-e délégué-e au patrimoine culinaire pour renforcer sa politique en la matière.

Car comparaison est parfois raison, il est utile de jeter un œil à ce qui se fait en la matière dans d’autres villes de Suisse. Le regard doit alors se diriger vers Bâle-Ville, qui a relancé en 2005 sa célèbre Markthalle en en faisant un lieu quasiment entièrement consacré à la découverte culinaire. On y trouve aujourd’hui pas moins d’une vingtaine de stands de nourriture et de boissons (y compris cafés et bars), tous inscrits dans une approche centrée sur le «fait maison», l’artisanal et en grande partie le local. Organisant également des évènements culturels, la Markthalle est un lieu particulièrement apprécié des Bâloises et Bâlois, ouvert du midi jusqu’en soirée. Londres ou Berlin offrent aussi de tels lieux de rencontre et de restauration simple. Ces lieux sont également très appréciés des touristes qui découvrent selon leur budget disponible des plats et des produits de chez nous dans une ambiance détendue.

Il est donc temps aujourd’hui de créer, à Lausanne, un lieu donnant aux Lausannoises et Lausannois l’opportunité de se retrouver autour de saveurs et variétés culinaires – en partie axées sur des produits et spécialités régionales. Ce lieu aurait également pour avantage de permettre aux producteurs, commerçants et restaurateurs de bénéficier d’un endroit innovant et différent de ce qui existe actuellement, afin de mettre en valeur leurs produits et services.

Une charte liée aux aliments et processus proposés dans le marché culinaire permettrait d’assurer le respect de certains critères essentiels, dont le « fait maison », l’origine locale de l’essentiel des produits ainsi que la limitation des déchets. Ce lieu pourrait également mettre à disposition quelques fours à micro-ondes permettant à celles et ceux préférant leur « propre fait maison » de néanmoins pouvoir en profiter en rejoignant leurs amis se fournissant aux stands. Les opportunités laissées libres par la disparition du Comptoir Suisse de Beaulieu appellent notamment un tel projet.

Demande

Nous demandons ainsi à la Municipalité d’étudier la faisabilité et l’opportunité d’un projet de marché culinaire à Lausanne, axé sur une offre diverse et répondant à plusieurs critères dont le « fait maison », l’existence de plusieurs stands régionaux, un accent particulier sur l’origine locale des aliments et une limitation maximale des déchets. Ce faisant, la Municipalité est invitée à s’inspirer notamment de la Martkhalle de Bâle-Ville et à étudier la possibilité de fonder un tel marché culinaire sur le site de Beaulieu.

David Raedler

Sophie Michaud Gigon

Daniel Dubas

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Un pavillon suisse pour l’Aquarius

Intervention

Il est rare que l’on puisse, en tant que politiciens, avoir un impact direct sur la survie, ou non, de centaines de personnes. Et ce soir nous traitons d’une interpellation qui a précisément ces conséquences.

L’Aquarius c’est effectivement, en deux ans et demi, 30’000 personnes sauvées en 230 opérations de sauvetages.

Bien sûr, on nous opposera que ce n’est pas de la compétence de la Ville. Mais comme l’a rappelé M. Tosato, nous ne serions pas les premiers, puisque le Canton du Jura et la Ville et le Canton de Genève se sont prononcé en faveur de l’octroi du pavillon suisse à l’Aquarius et en feront la demande au Conseil fédéral. Et chaque message dans ce sens, chaque appels au Conseil fédéral augmente la légitimité de notre message.

En effet, le Conseil fédéral a indiqué qu’il allait répondre à la fin du mois de novembre et, jusque-là, il faut que nous apportions tous les soutiens possibles, en plus des 25’000 personnes qui ont signé la pétition, en plus des parlementaires fédéraux Verts, Socialistes, PDC et PLR qui ont déposé des initiatives à ce sujet, et en plus des 600 artistes qui ont signé le manifeste. La Ville de Lausanne, capitale olympique, doit montrer l’exemple et affirmer la position qu’elle soutenait dans la réponse au postulat de M. Oppikofer “Lausanne Ville refuge” en faveur de la nécessité de soutenir les migrants. Cette prise de position permettra notamment au Grand Conseil, la semaine prochaine, de nous emboîter le pas lorsqu’il débattra de la résolution Venizelos.

Il y a dans tous les cas urgence à agir auprès du Conseil fédéral car sans pavillon depuis fin septembre, ce n’est pas qu’un problème administratif, mais bien un empêchement pour les sauveteurs à bord de faire leur travail et de porter secours aux personnes qui risquent leur vie en méditerranée… et quelle est la conséquence ? Et bien précisément la mort de centaines, voire de milliers de personnes.
Donc quelle raison légitime pourrait nous amener à ne pas faire tout soutenir pour pousser le Conseil fédéral à donner, enfin, notre pavillon à l’Aquarius ?
Qu’est-ce que ça nous coûte ?


Pour le pays de la Croix-Rouge, pour la Ville des valeurs olympiques, c’est la moindre des choses et nous soutiendrons la résolution.

Xavier Company

 

Intervention communale, Lausanne, Sara Gnoni, Vincent Rossi

Sécheresse, quelles mesures d’adaptation à cette nouvelle donne ?

Interpellation

La Suisse a toujours été appelée “le château d’eau de l’Europe” 1, les Alpes Suisses étant la source et la ligne de partage des eaux continentales. Les ressources en eau ont donc paru longtemps inépuisables dans notre pays. La consommation d’eau, ou le manque de celle-ci n’a par conséquent jamais été une vraie préoccupation pour notre pays.

Cependant, la canicule de cet été, la continuation de celui-ci jusqu’à fin octobre, ainsi que la grande sécheresse qui a touché tout le pays nous montrent que cette situation pourrait changer. La tempête du 11 juin renforce ce sentiment d’insécurité climatique. Le dernier rapport du GIEC nous demande de contenir l’augmentation de la température moyenne mondiale à 1.5 C° pour éviter des catastrophes incommensurables. Or, avec l’inaction actuelle, on se dirige vers des scénarios de plus de 4 C°, en sachant que la Suisse sera touchée en moyenne de 2 C° supplémentaires par rapport à la moyenne mondiale.

Sachant que les glaciers suisses fondent à toute allure – 20% sur les dix dernières années – et que nous devrons faire face à des pénuries d’eau de plus en plus fréquentes, il nous semble opportun de poser les questions suivantes à la Municipalité, afin que nous puissions agir, à notre niveau, pour la préservation de la ressource essentielle qu’est l’eau. Ces questions viennent en complément du préavis 2017/35 et les réponses pourraient être intégrées dans “la stratégie de l’usage de l’eau dans la ville en préparation” (préavis 2017/28, conclusion 2)

  1. Quelle est la situation de l’eau de la Ville de Lausanne, suite à la sécheresse 2018 : quelles ont été les activités impactées (p. ex. agricoles, parcs) et il y a-t-il eu un plan d’action pour y pallier ?
  2. Quels effets la sécheresse de cette année a-t-elle eues sur les ressources en eaux souterraines de la Ville de Lausanne ?
  3. Malgré la grande sécheresse qui a sévi cet été jusqu’à fin octobre, il ne nous semble pas avoir vu de directives pour la préservation de l’eau, comme par exemple, éviter d’arroser son jardin, de laver ses voitures, éviter les bains, et d’autres activités non essentielles qui sont grandes consommatrices d’eau. Est-ce que de telles recommandations ont été émises et sinon pourquoi ?
  4. Est-ce que la Ville possède des réservoirs d’eau qui collectent l’eau de pluie ?
  5. Si non, est-ce qu’il serait envisageable d’en construire par exemple dans des parcs ou dans d’autres zones qui s’y prêtent ? Ou d’utiliser des tunneliers actuellement enterrés pour creuser des galeries de stockage d’eau ?
    Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.
    Sara Gnoni
    Vincent Rossi

    1Bien que ne couvrant que 0,4% de la surface de l’Europe, la Suisse recèle 6% des réserves d’eau de celle-ci.
Lausanne

Park(ing) Day 2018 à Lausanne : de la lecture à la place de la voiture

Au centre-ville, chaque mètre carré compte ! Affectons l’espace aux humains et à la vie plutôt qu’à des masses dormantes d’acier.

Dans le cadre de Park(ing) Day 2018, journée internationale de prise de conscience et d’action sur l’emprise du stationnement de véhicules individuels motorisé dans les espaces publics, les Verts lausannois, l’ATE-Vaud et actif-trafiC ont symboliquement reconquis une place de parking au cœur de Lausanne.

Pendant deux heures, une place de parc de la Place Centrale a hébergé une terrasse éphémère, une place de lecture et un bar improvisé. Tout en s’acquittant de l’émolument de stationnement.

Chaque place de parc représente 12 mètres carrés d’espace inutilement réservé à des voitures immobilisés. Ce sont donc des milliers de mètres carrés qui méritent une meilleure vie : des terrasses, des lieux d’échange, des places de jeu, des carrés d’herbe, des rues piétonnes, bref, de vrais espaces publics, accessibles au plus grand nombre. Ces places réaffectées cesseraient également d’attirer du trafic polluant et bruyant au cœur de la ville. Bénéfice : une circulation des transports publics et de la mobilité douce fluidifiée et donc une meilleure qualité de vie en ville pour toutes et tous.

L’action de ce jour a fait la démonstration de ce que devraient devenir ces espaces mangés par le stationnement, avec une politique active et volontariste que les associations participantes appellent de leurs vœux.


Benjamin Rudaz, co-président des Verts lausannois
Léonore Porchet, membre du comité national d’actif-trafiC

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Lutter plus efficacement contre les pratiques abusives

Intervention

R70 – Postulat de Conscience Pierre et crts – Lutter plus efficacement contre les pratiques abusives : pour l’instauration d’un reçu à l’occasion de chaque interpellation de police

Le Groupe des Verts soutiendra majoritairement ce postulat pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, le sentiment de discrimination d’une partie de la population dont a fait état M. Conscience doit être entendu. En effet, il n’est pas anodin d’être contrôle par les forces de l’ordre  et chacun a le droit d’être informé de ses droits en cas d’interpellation et de contrôle. Il s’agit là de la défense des droits les plus élémentaires des justiciables et on peut s’étonner que le PLR s’y oppose. De plus, ce postulat pourrait permettre de limiter les interpellations inutiles ou disproportionnées, tel semble être le cas dans les villes qui utilisent ce procédé en tout cas. Finalement, un tel reçu permettrait un meilleur contrôle et suivi des interpellations.

Il ne s’agit dès lors pas d’une défiance envers le corps de police, bien au contraire, cet outil permettrait une amélioration du système de police et surtout une transparence de son action. C’est, pour le Groupe des Verts, une façon aussi de légitimer le travail de la police en la rendant transparente et en permettant ainsi à la Municipalité de mettre en avant ses pratiques.

Par contre, il est sûr que nos craintes pour une surcharge du corps de police sont importantes, mais nous sommes sûrs que la Municipalité, en cas d’acceptation de ce postulat, saura mettre en place un système efficace permettant de ménager les forces policières tout en garantissant la transparence nécessaire à son travail et une défense adéquate des droits des personnes contrôlées.

Dès lors, afin de pouvoir notamment examiner ce qu’il se fait dans d’autres villes suisses et européennes, et compte tenu de la prise de position nuancée de M. Conscience ce soir visant à donner une large marge de manœuvre à la Municipalité pour la mise en place de son postulat, notre groupe le renverra majoritairement à la Municipalité, avec quelques abstentions.

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Pour des rues vivantes

Intervention

Préavis N° 2018/11 : « Rues vivantes » Aménagements urbains, valorisation des espaces publics et modération du trafic – Demande de crédits de réalisation

Comme le rappelait le Syndic dernièrement, on dit parfois des Verts qu’ils ne sont ni de gauche ni de droite mais devant. C’est le cas pour la requalification de l’espace public qui est l’objet de ce préavis. Nos nombreux postulats et interventions faites dans ce Conseil depuis 10 ans attestent parfaitement de notre engagement et cela en continu.

Mais nous préférons ne pas rester tout seuls devant et sommes donc ravis d’être rejoints sur cette thématique par un préavis de la Municipalité. Nous sommes donc fortement favorables à ce préavis et remercions la Municipale en charge de l’avoir concrétisé.

Dans les quartiers de Lausanne, ces mesures bien concrètes permises par le crédit validé, se verront. Comme par ex les zones de rencontres, chères à notre collègue Beaud.

Elles sont l’outil le plus adapté pour permettre le partage de l’espace public entre les différents usagers, pour que les routes deviennent rues et ne soient plus seulement des espaces de circulation mais deviennent de véritables lieux de vie, sécurisés et que les habitants puissent s’approprier.

Il n’y a pas de clivage gauche-droite à avoir sur le bien vivre ensemble ; des enfants aux seniors, en passant par les actifs de notre ville, nous sommes tous gagnants à avoir des bancs, des cheminements sécurisés pour aller à l’école, un centre-ville aux commerces vivants et dynamiques, une rampe ici ou là, des petites choses que la population appelle de ses vœux dans tous les quartiers de la ville et qui ne doivent pas tous passer devant notre Conseil. Vraiment pas. Ces petits aménagements font office de déclencheur et les habitants deviennent acteurs de leur ville et s’y engage ensemble.

Les grandes villes suisses ont élaboré une stratégie et Lausanne emboîte le pas avec ce préavis concret, que les Verts vous invitent à plébisciter.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Réponse au postulat de M. Matthieu Carrel «Pour la création d’un recueil systématique en ligne du droit lausannois».

Intervention

Rapport-préavis No 2017/33

Je serai presque aussi bref que le rapport de commission de notre collègue Piccard que je remercie pour ce précieux travail.

En tant qu’avocat pouvant passer parfois de longs moments sur les sites de certaines communes vaudoises à fouiller pour trouver le règlement des constructions, ou le PGA, je ne peux qu’applaudir le postulat de notre collègue Carrel, et la réponse de la Municipalité qui semble déjà bien avancée dans sa réalisation.

On peut seulement regretter qu’il ait fallu 4 ans pour rendre ce rapport préavis… mais au vu du travail conséquent qui a été réalisé par l’administration et du fait que le recueil a presque précédé la reddition de ce rapport, on ne peut finalement que se réjouir de la situation actuel.

Je souhaite donc féliciter le postulant et la Municipalité pour cette démocratisation des règlements communaux, dès lors parfaitement accessibles à la population et vous inviter à accepter ce rapport préavis.

Xavier Company

Lausanne

Un soutien à la presse pragmatique et efficace de la Ville de Lausanne

Communiqué de presse des Verts lausannois du 11 juillet 2018

Les Verts lausannois ont accueilli avec satisfaction l’annonce faite par la Ville de Lausanne des mesures prévues en soutien à la presse locale, quelques semaines après le dépôt de leur interpellation urgente concernant l’avenir du quotidien Le Matin. La publication des actualités de la Ville par le biais de LausanneCités a le double avantage d’informer de manière directe la quasi-totalité de la population lausannoise (et environs) et de soutenir un média indépendant, qui a récemment dû lutter pour sa survie, et qui ne cache pas son esprit critique vis-à-vis de la politique municipale. La deuxième annonce d’utiliser un budget supplémentaire de CHF 70’000.- pour soutenir directement la presse locale de manière plus variée est également à saluer, non seulement pour éviter une inégalité de traitement entre les différents médias, mais également pour informer les lecteurs et lectrices qui ne seraient pas amenés à consulter LausanneCités. Cette solution semble par contre peu durable. D’autres solutions doivent dès lors être trouvées en collaboration avec le Canton, pour maintenir une presse diversifiée et de qualité.

La publication d’informations municipales par le biais de LausanneCités a le mérite de concentrer les publications d’actualités de la Ville sur un seul et même support, tout en soutenant un média indépendant, plutôt que de favoriser des méthodes de distribution alternatives et redondantes. En étant bien identifiée, et rédigée en application de la charte rédactionnelle prévue par la Ville, la partie officielle évite ainsi un mélange des genres et un risque de confusion entre les véritables articles de presses et les informations municipales. Le Verts se félicitent de cette solution qui n’apporte presque que des avantages, tant pour la population, que pour la presse régionale. Les Verts auraient toutefois souhaité pouvoir faire un bilan de cette mesure après une année, avant de s’engager directement pour les cinq prochaines années.

Même s’il peut apparaître regrettable de ne pouvoir privilégier qu’un seul titre, le choix de LausanneCités répond a beaucoup d’avantages, soit celui d’être un journal accessible à tou-te-s, distribué à tou-te-s, indépendant et sans connotation partisane politique. De plus, au vu des grandes difficultés pour les pouvoirs publics, cantonaux ou communaux, d’établir un dialogue constructif avec Tamedia, il semble malheureusement impossible d’envisager une telle collaboration avec l’un de ses journaux.

Mais la seconde mesure présentée par la Municipalité, soit l’enveloppe de CHF 70’000.- destinée à financer des publicités dans la presse régionale, permet tout de même d’équilibrer les prestations entre les différents journaux et de soutenir notamment les titres de Tamedia, en plus des dépenses déjà réalisées par la Municipalité auprès de 24heures et de la FAO, rappelées à juste titre.

Si ces mesures sont plus que bienvenues dans le contexte difficile actuel, elles ne doivent pas empêcher la Municipalité de chercher des solutions sur le long terme pour le soutien à la presse, avec le Canton et d’autres collectivités publiques. Comme ils ont pu l’exprimer à de nombreuses reprises, les Verts sont en faveur de solutions durables, afin de permettre à une presse critique et indépendante d’exister sans épée de Damoclès financière au-dessus des journalistes. Des solutions comme un fond de la presse romande ou vaudoise, à l’image de ce qui se fait pour le cinéma, se doivent, par exemple, d’être envisagées et examinées en détail. Les collectivités publiques devraient également favoriser des soutiens pour toutes les formes de journalisme, quel que soit le support concerné, et pas uniquement pour les journaux papier.

Xavier Company, co-président des Verts lausannois

Benjamin Rudaz, co-président des Verts lausannois

Daniel Dubas, co-chef de groupe des Verts au Conseil communal de Lausanne

Lausanne

Stade de la Tuilière : Un stade pour tous, ou tout pour INEOS ?

Communiqué de presse des Verts lausannois du 18 juin 2018

Les Verts lausannois ont pris connaissance de l’avancée des tractations entre la Ville de Lausanne et Le FC Lausanne-Sport, respectivement INEOS, concernant le stade de la Tuilière. Si l’on peut espérer que la Ville a pris les précautions nécessaires pour se préserver financièrement en cas de départ d’INEOS de la tête du Lausanne-Sport, comme le Municipalité l’avait annoncé au Conseil communal, les Verts lausannois regrettent l’accaparation du stade par INEOS qui est en train de s’opérer, en dépit des processus démocratiques antérieurs, et l’opacité qui entoure ces transactions. De plus, les Verts craignent que l’image négative d’INEOS ne ternisse celle de la Ville, si celle-ci y est trop liée, et n’enterre définitivement toute volonté de naming du stade de la part d’un acteur local responsable.

Une des craintes des Verts lausannois, formulée dans les différentes interpellations déposées sur cet objet depuis le mois de novembre 2017, était de savoir si par la création d’une société ad hoc, INEOS Football SA, INEOS fragilisait ses investissements au sein du Lausanne-Sport et faisait peser encore plus de risques financiers sur la Ville de Lausanne. Des assurances avaient été données par la Municipalité de Lausanne lors de son intervention au Conseil communal, mais rien ne ressort malheureusement du communiqué de presse de ce jour.

Les Verts lausannois restent dans tous les cas très critiques quant à l’opacité qui entoure ces transactions et le déni démocratique qui accompagne les modifications imposées par INEOS au stade de la Tuilière. Les deux interpellations ordinaires déposées par le groupe n’ont pas reçu de réponse de la Municipalité après respectivement trois et quatre mois et il a fallu déposer une nouvelle interpellation urgente pour que la Municipalité daigne répondre, par oral. Aucun écrit n’a cependant été rendu, en dépit des requêtes réitérées dans ce sens. Pas plus qu’un nouveau vote n’a été proposé au Conseil communal, compte tenu des modifications apportées au projet accepté par le préavis N° 2016/68 et des 76 millions de francs investis par la Ville dans le stade.

Ce stade, sensé appartenir aux Lausannois-es (qui le financent à hauteur de 76 millions de francs) est en train d’être accaparé par le géant de la pétrochimie mondiale, à des fins commerciales et non populaires, comme il le devrait. En effet, les modifications de luxe imposées par INEOS, tendant notamment à un terrain hybride plutôt que synthétique et à la pose de quatre écrans géants, rendent plus compliquée et plus coûteuse l’utilisation du stade par le Lausanne-Sport ou par d’autres entités. INEOS est une compagnie basée à Rolle majoritairement active dans les marchés de la pétrochimie, du pétrole et de l’automobile et a un bilan catastrophique en matière de durabilité. L’association de la Ville à cette entreprise est non seulement regrettable, compte tenu de son image mondiale et des scandales qui l’éclaboussent, mais elle risque également de faire fuir de potentielles collaborations locales responsables, notamment pour le naming du stade. La Ville donne ainsi l’impression que l’intérêt public est mis de côté en faveur des intérêts financiers d’INEOS ou du Lausanne-Sport, et les Verts lausannois le regrettent amèrement.

Xavier Company, co-président des Verts lausannois

Sophie Michaud Gigon, conseillère communale

Lausanne

Valéry Beaud élu à la présidence du Conseil communal de Lausanne

Communiqué de presse

C’est avec plaisir que les Verts lausannois ont accueilli l’élection de Valéry Beaud à la présidence du Conseil communal pour l’année à venir (2018-2019). Le candidat du groupe des Verts a été brillamment élu par le Conseil communal de Lausanne lors de sa séance du 12 juin 2018, récompensant ainsi son travail accompli ces dernières années au sein de ce Conseil et du bureau du Conseil communal. Conseiller communal dynamique sur de nombreux sujets chers aux Verts, Valéry Beaud a su défendre la position du parti ces dernières années, tout en travaillant activement avec tous les groupes du Conseil communal pour trouver des consensus bénéfiques à tou-te-s. Sa connaissance des dossiers communaux, du fonctionnement et des membres du Conseil, ainsi que sa diplomatie seront autant d’atouts pour lui permettre de guider les débats du Conseil communal de Lausanne dans l’année à venir.

D’origine gruérienne, Valéry Beaud est né à Lausanne en 1979, ville qu’il n’a jamais quitté à l’exception de quelques séjours académiques à l’étranger. Marié, il est papa de deux petites filles. Ingénieur EPFL en environnement de formation, titulaire d’un Diplôme postgrade en géologie de l’ingénieur et de l’environnement et Urbaniste FSU, il dirige actuellement un bureau d’études en environnement, géologie, eau et énergie de 15 personnes au Mont-sur-Lausanne.

Passionné d’urbanisme, de mobilité et d’environnement, il est également très impliqué dans la vie associative lausannoise. Actuellement membre des comités des associations Droit de Cité et écoquartier, il a notamment présidé cette dernière durant 9 ans (2008-2017).

Il est entré au Conseil communal en 2011, puis a présidé le groupe des Verts du Conseil communal de 2013 à 2016. Il est notamment membre depuis 2011 de la Commission consultative d’urbanisme et de transport (CCUT) et de la Commission permanente de politique régionale (CPPR), qu’il a présidé durant l’année 2015-2016.

Conseiller communal très actif, il a déposé de nombreux postulats et interpellations dans ses domaines de prédilection, œuvrant notamment pour un urbanisme et une mobilité durables, pour des espaces publics de qualité, pour la défense du patrimoine bâti et naturel, pour de nouveaux parcs et places de jeu, pour la diminution des nuisances sonores et de la pollution de l’air et pour un renforcement de la politique des quartiers et de la participation citoyenne. Sa connaissance de la ville,des dossiers, sa diplomatie et son application lui permettront idéalement de guider les débats et de représenter le Conseil communal dès le mois d’août prochain durant une année.

Xavier Company, co-président des Verts lausannois

Alice Genoud, co-présidente du groupe des Verts au Conseil communal