Lausanne

Stade de la Tuilière : Un stade pour tous, ou tout pour INEOS ?

Communiqué de presse des Verts lausannois du 18 juin 2018

Les Verts lausannois ont pris connaissance de l’avancée des tractations entre la Ville de Lausanne et Le FC Lausanne-Sport, respectivement INEOS, concernant le stade de la Tuilière. Si l’on peut espérer que la Ville a pris les précautions nécessaires pour se préserver financièrement en cas de départ d’INEOS de la tête du Lausanne-Sport, comme le Municipalité l’avait annoncé au Conseil communal, les Verts lausannois regrettent l’accaparation du stade par INEOS qui est en train de s’opérer, en dépit des processus démocratiques antérieurs, et l’opacité qui entoure ces transactions. De plus, les Verts craignent que l’image négative d’INEOS ne ternisse celle de la Ville, si celle-ci y est trop liée, et n’enterre définitivement toute volonté de naming du stade de la part d’un acteur local responsable.

Une des craintes des Verts lausannois, formulée dans les différentes interpellations déposées sur cet objet depuis le mois de novembre 2017, était de savoir si par la création d’une société ad hoc, INEOS Football SA, INEOS fragilisait ses investissements au sein du Lausanne-Sport et faisait peser encore plus de risques financiers sur la Ville de Lausanne. Des assurances avaient été données par la Municipalité de Lausanne lors de son intervention au Conseil communal, mais rien ne ressort malheureusement du communiqué de presse de ce jour.

Les Verts lausannois restent dans tous les cas très critiques quant à l’opacité qui entoure ces transactions et le déni démocratique qui accompagne les modifications imposées par INEOS au stade de la Tuilière. Les deux interpellations ordinaires déposées par le groupe n’ont pas reçu de réponse de la Municipalité après respectivement trois et quatre mois et il a fallu déposer une nouvelle interpellation urgente pour que la Municipalité daigne répondre, par oral. Aucun écrit n’a cependant été rendu, en dépit des requêtes réitérées dans ce sens. Pas plus qu’un nouveau vote n’a été proposé au Conseil communal, compte tenu des modifications apportées au projet accepté par le préavis N° 2016/68 et des 76 millions de francs investis par la Ville dans le stade.

Ce stade, sensé appartenir aux Lausannois-es (qui le financent à hauteur de 76 millions de francs) est en train d’être accaparé par le géant de la pétrochimie mondiale, à des fins commerciales et non populaires, comme il le devrait. En effet, les modifications de luxe imposées par INEOS, tendant notamment à un terrain hybride plutôt que synthétique et à la pose de quatre écrans géants, rendent plus compliquée et plus coûteuse l’utilisation du stade par le Lausanne-Sport ou par d’autres entités. INEOS est une compagnie basée à Rolle majoritairement active dans les marchés de la pétrochimie, du pétrole et de l’automobile et a un bilan catastrophique en matière de durabilité. L’association de la Ville à cette entreprise est non seulement regrettable, compte tenu de son image mondiale et des scandales qui l’éclaboussent, mais elle risque également de faire fuir de potentielles collaborations locales responsables, notamment pour le naming du stade. La Ville donne ainsi l’impression que l’intérêt public est mis de côté en faveur des intérêts financiers d’INEOS ou du Lausanne-Sport, et les Verts lausannois le regrettent amèrement.

Xavier Company, co-président des Verts lausannois

Sophie Michaud Gigon, conseillère communale

Lausanne

Valéry Beaud élu à la présidence du Conseil communal de Lausanne

Communiqué de presse

C’est avec plaisir que les Verts lausannois ont accueilli l’élection de Valéry Beaud à la présidence du Conseil communal pour l’année à venir (2018-2019). Le candidat du groupe des Verts a été brillamment élu par le Conseil communal de Lausanne lors de sa séance du 12 juin 2018, récompensant ainsi son travail accompli ces dernières années au sein de ce Conseil et du bureau du Conseil communal. Conseiller communal dynamique sur de nombreux sujets chers aux Verts, Valéry Beaud a su défendre la position du parti ces dernières années, tout en travaillant activement avec tous les groupes du Conseil communal pour trouver des consensus bénéfiques à tou-te-s. Sa connaissance des dossiers communaux, du fonctionnement et des membres du Conseil, ainsi que sa diplomatie seront autant d’atouts pour lui permettre de guider les débats du Conseil communal de Lausanne dans l’année à venir.

D’origine gruérienne, Valéry Beaud est né à Lausanne en 1979, ville qu’il n’a jamais quitté à l’exception de quelques séjours académiques à l’étranger. Marié, il est papa de deux petites filles. Ingénieur EPFL en environnement de formation, titulaire d’un Diplôme postgrade en géologie de l’ingénieur et de l’environnement et Urbaniste FSU, il dirige actuellement un bureau d’études en environnement, géologie, eau et énergie de 15 personnes au Mont-sur-Lausanne.

Passionné d’urbanisme, de mobilité et d’environnement, il est également très impliqué dans la vie associative lausannoise. Actuellement membre des comités des associations Droit de Cité et écoquartier, il a notamment présidé cette dernière durant 9 ans (2008-2017).

Il est entré au Conseil communal en 2011, puis a présidé le groupe des Verts du Conseil communal de 2013 à 2016. Il est notamment membre depuis 2011 de la Commission consultative d’urbanisme et de transport (CCUT) et de la Commission permanente de politique régionale (CPPR), qu’il a présidé durant l’année 2015-2016.

Conseiller communal très actif, il a déposé de nombreux postulats et interpellations dans ses domaines de prédilection, œuvrant notamment pour un urbanisme et une mobilité durables, pour des espaces publics de qualité, pour la défense du patrimoine bâti et naturel, pour de nouveaux parcs et places de jeu, pour la diminution des nuisances sonores et de la pollution de l’air et pour un renforcement de la politique des quartiers et de la participation citoyenne. Sa connaissance de la ville,des dossiers, sa diplomatie et son application lui permettront idéalement de guider les débats et de représenter le Conseil communal dès le mois d’août prochain durant une année.

Xavier Company, co-président des Verts lausannois

Alice Genoud, co-présidente du groupe des Verts au Conseil communal

 

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Mais où s’arrêtera donc Tamedia ?

Interpellation urgente

Mercredi soir 6 juin 2018, nous apprenions, par voie de presse, la disparition du quotidien romand Le Matin dans sa version imprimée. Les employés ont été, eux, informés le lendemain matin, par communiqué interne. Ce communiqué a été quasiment repris mot pour mot pour devenir un « article » dans le 20 minutes, quotidien gratuit concurrent appartenant pourtant au même éditeur, soit Tamedia.

Le communiqué indique que le journal va continuer à subsister en ligne, avec 10 ou 15 collaborateurs seulement. Cela sous-entend une quarantaine de licenciement au moins. En parallèle, Tamedia a expliqué qu’il allait « promouvoir » différents journalistes en qualité « d’experts », ceci dans le cadre d’un projet appelé « perspectives de carrières pour les journalistes ».

La disparition du quotidien romand Le Matin dans sa version imprimée marque la mort du journal que nous avons tous lu régulièrement, à une table de café, chez le médecin, ou en attendant un train. Mais une chose est sûre, c’est que Le Matin est lu, par beaucoup de monde, et pas uniquement sur internet. En effet, c’est un journal populaire, qui parle notamment à une tranche de la population qui n’est pas habituée à rechercher l’informations sur internet et qui risque donc, dès le 22 juillet 2018, date de la dernière édition papier, de voir disparaître une des désormais rares sources d’information à sa disposition.

La Municipalité de Lausanne a déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de faire part de ses craintes pour le futur de la presse romande, notamment à Tamedia lors de la restructuration de 24 Heures et de la Tribune de Genève, ou encore lors des débats sur l’initiative No Billag. Malgré cette dernière victoire politique, et les inquiétudes exprimées régulièrement, la situation se dégrade de jour en jour relativement à la diversité de la presse romande. Tamedia en particulier semble faire la sourde oreille face aux volontés politiques et populaires. Dans ce paysage sombre, existe-t-il encore une marge de manœuvre pour préserver la diversité de la presse en Suisse romande, ce « chien de garde de la démocratie » comme le nomme la CEDH ? Ou doit-on se plier aux décisions d’un grand groupe de presse sans broncher jusqu’à ce qu’il ne reste plus que sur le marché le seul 20 minutes, fierté de Tamedia puisqu’il s’agit du seul titre qui réalise des bénéfices ?

La Ville de Lausanne, comme ville hôte du siège de Tamedia comme de Ringier Romandie, doit pouvoir jouer un rôle pour préserver cette diversité de la presse qui nous est chère. C’est pourquoi nous posons les questions suivantes à la Municipalité :

La Municipalité a-t-elle été informée de la situation avant la décision définitive de Tamedia ?

La Municipalité est-elle en contact avec les dirigeants de Tamedia, la société des rédacteurs, ou le Canton dans le cadre de ces négociations importantes ?

Quel rôle entend jouer la Municipalité dans les négociations pour préserver la version papier du Matin, ou pour assurer un plan social adéquat aux collaborateurs dont le licenciement a été annoncé ?

Quels ont été les retours de Tamedia sur la lettre ouverte de neufs syndics de villes vaudoises (dont Lausanne) du 27 septembre 2016?

Les discussions sont-elles possibles, à terme, avec Tamedia, afin d’arriver à un résultat permettant de préserver la diversité de la presse en Suisse romande ?

Qu’entend faire la Municipalité pour empêcher la situation de la presse romande de se dégrader d’avantage ?

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Sara Gnoni

La mobilité douce c’est bien, la respecter c’est bien aussi

Interpellation

L’interpellatrice et les interpellateurs ont pris connaissance avec grand plaisir de la nouvelle campagne “Gagnez en douceur” sur la mobilité douce en ville, lancée depuis peu par la Municipalité, et s’en félicitent. Nous apprécions particulièrement la mise en valeur de la mobilité douce, qui en a grandement besoin.

Cette campagne rassemble de nombreuses qualités, dont notamment celle de mettre en avant les infrastructures réalisées par la Ville au profit des personnes à mobilité réduite et plus généralement des piétons et cyclistes, qualités qui ne sont en rien remises en question ici.

En revanche, pour donner suite à cette campagne, il nous semble que la prévention auprès des automobilistes pour le respect de la mobilité douce mérite d’être développée, car il n’est pas assez présent dans cette campagne précisément.

D’une part, les cyclistes sont contraints d’utiliser des aménagements spécifiques encore largement lacunaires. En dehors des bandes cyclables, ils doivent partager la voirie avec des véhicules larges, massifs, parfois très rapides et souvent dangereux. Hormis quelques exceptions, ils doivent respecter des règles de circulation faites pour l’automobile sur la base de ce qui les caractérise, à savoir leur vitesse, leur encombrement, leur manque de maniabilité et leur impossibilité de dialoguer entre conducteurs. Ces règles sont donc par nature inadaptées aux cyclistes, mais elles s’appliquent à eux. De ce fait, il est difficile pour eux de les respecter, ce qui amène les tensions que nous connaissons entre automobilistes et cyclistes.

Rappelons que notre commune se place au dernier rang de Villes en ce qui concerne la gestion du trafic cycliste. Dans ce contexte, les cyclistes naviguent au mieux pour éviter les dangers, mais n’évitent pas toujours les agressions verbales ou les coups de klaxon. En effet : qu’ils respectent les règles précitées ou non, les cyclistes sont la cible d’automobilistes qui leur reprochent alternativement d’être trop lents ou de les dépasser, voire simplement de faire usage de leur priorité.

D’ailleurs, même les vidéos de prévention pour la sécurité cycliste semblent manquer leur cible en stéréotypant le comportement de ces derniers et en faisant des boutades sur leurs décès. Ceci aurait plus tendance à renforcer les clivages qu’à amener une réelle prise de conscience .

En parallèle, les piétons subissent également l’omniprésence des aménagements destinés à l’automobile, très bien illustrée par une recherche des mots “arrogance of space” sur Google, ou simplement par le dessin du Suédois Karl Jilg ci-contre.

 

Comme si cela ne suffisait pas, les règles élémentaires de cédez le passage sur les passages piétons ne sont toujours pas systématiquement respectées, plus de deux décennies après l’entrée en vigueur de la loi. Il est également fréquent que des voitures mal garées empiètent largement sur le trottoir, au point parfois d’empêcher le passage d’une chaise roulante ou d’une poussette, par exemple. Enfin, comme cela a déjà été débattu dans ce Conseil, les déplacements à pieds sont souvent découragés en raison de nombreuses et longues attentes aux feux.

Ce manque de considération des piétons et des cyclistes doit cesser. Alors que notre société fait face à des défis énormes de densité urbaine, de vieillissement et de réchauffement climatique, il est grand temps de non seulement reconnaître les qualités de la mobilité douce, mais de réaffirmer son droit d’exister pleinement tout en faisant en sorte que ses pratiquants soient en sécurité.

A l’instar de la prévention qui est faite à juste titre, par la police envers les cyclistes (rappel du port du casque, descendre du cycle lorsqu’ils ne sont plus sur la chaussées et respect de la signalisation) , il est aussi important que celle-ci soit faite et répétée aux conducteurs de véhicules motorisés en tout genre. Ce n’est que si chacun respecte les règles qui lui sont propres que la sécurité de tous sera améliorée et que les situations de tension que nous connaissons seront apaisées.

Nous pensons que les points suivants méritent d’être abordés en sensibilisant les conducteurs de transports motorisés, en particulier lorsque ces comportements représentent des infractions punissables :

Manière de considérer la bande cyclable en général, y compris perte de priorité lorsqu’on la coupe et interdiction d’y stationner;
Comment rouler sur la chaussée pour laisser la place aux vélos, en particulier lors d’un dépassement;
Interdiction d’utiliser les bandes et pistes cyclables par les deux roues motorisés;
Comment s’arrêter aux feux pour permettre la remontée des vélos, tout en évitant de s’arrêter sur le sas vélo;
Comportement légitime des cyclistes sur un giratoire et interdiction de les dépasser à l’entrée ou sur le giratoire;
Gestes à rappeler avant de tourner pour ne pas couper la route à un cycliste;
Manière d’ouvrir la portière pour éviter l’emportiérage (ouverture de portière sur la trajectoire d’un cycliste);
Arrêt obligatoire et complet aux passages piétons en présence d’un piéton souhaitant traverser;
Arrêt avant le passage piétons, jamais dessus;
Interdiction de garer son véhicule sur le trottoir en l’absence de places marquées;
Fair-play dans tous les cas entre tous les utilisateurs.
Dès lors, nos questions sont les suivantes :

Quelle est la perception de la Municipalité des problèmes évoqués plus haut concernant le comportement des automobilistes envers les cyclistes et les piétons?
Partage-t-elle l’avis qu’il y a un besoin de rappel des codes de la route envers les automobilistes?
Est-ce que la Police interpelle des automobilistes qui ont un comportement inadéquat envers la mobilité douce, et en particulier ceux qui commettent les infractions au code de la route mentionnées ci-dessus? A quelle fréquence? (% des interpellations liées aux violations du code de la route)
Est-ce que la Municipalité a l’intention de faire une campagne de prévention pour sensibiliser les automobilistes à l’existence des cyclistes et des piétons, au respect qui leur est dû et aux règles basiques à adopter ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Sara Gnoni

Vincent Rossi

Lausanne

Politique contre le deal de rue à Lausanne : un premier virage, mais encore beaucoup de chemin

Communiqué de presse

Les Verts lausannois prennent note des propositions de la Municipalité de Lausanne pour réduire les aspects visibles du marché de la drogue à Lausanne, et saluent le virage pris vers la dissuasion du deal, plutôt que sa répression pénale à tout prix. La présence visible des forces de police dans la rue va en effet permettre de réduire le sentiment d’insécurité. Toutefois, l’aspect localisé et limité des mesures annoncées rappelle les tactiques choisies par le passé par d’autres municipaux successifs, de plusieurs couleurs politiques. Celles-ci n’ont jamais eu d’effet durable sur la distribution de drogues par des réseaux criminels, tout en déplaçant le deal dans d’autres quartiers. En maintenant le marché dans l’illégalité, la lutte contre le deal soustrait aux politiques publiques des moyens de prévention, tout en participant à stigmatiser uniquement la partie visible du problème: le deal. Les Verts appellent la Municipalité à construire une approche sur le long terme, qui tienne compte des avancées de la recherche en criminologie, en addictologie, et en politiques de santé publique.

Il faut tout d’abord saluer la volonté de la Municipalité de privilégier la présence policière afin de diminuer le sentiment d’insécurité et dissuader les transactions de stupéfiants. La mission d’occuper le terrain, plutôt que de chercher des arrestations et des interpellations, est une allocation bien plus efficace des ressources. Toutefois, ces mesures prises sous la pression populaire, annonçant des décisions “décisives”, “fortes” ou “proactives” semblent rappeler celles prises précédemment par d’autres Municipaux lausannois. Les actions coup de poing et les présences accrues mais forcément temporaires de la police dans la rue plaisent, en tout cas dans les quartiers concernés. Ensuite, dès que l’action s’essouffle, et que les autres missions de la police réclament des forces, tout retombe dans la routine. Les Verts lausannois sont d’autant plus conscients de ce constat d’échec que cette stratégie a autrefois été promue par un Syndic vert, avant de l’être par un Municipal popiste, puis socialiste, et désormais par un Municipal PLR. Il est donc temps d’apprendre des erreurs du passé pour éviter de les reproduire.

De plus, il est reconnu par les différentes études en la matière, qu’en s’attaquant au deal qui a lieu au centre-ville, on ne fait que repousser les problèmes dans les quartiers plus éloignés, ne permettant plus aucun contrôle sur le trafic ou la consommation, et dès lors péjorant les possibilités de prévention. Ces actions coup de poing laissent toutefois penser, à tort, que le problème a disparu dans les quartiers concernés, en stigmatisant les personnes du bas de l’échelle criminelle comme uniques responsables.

Augmenter la présence policière en rue est une première solution à saluer, en particulier autour d’endroits spécifiques comme les alentours des écoles, mais elle doit être accompagnée d’une augmentation du corps de police pour rendre cette mesure pérenne. En parallèle, une collaboration active doit être encouragée avec la police cantonale, qui mène les enquêtes de grande ampleur pour nuire aux réseaux derrière le trafic.

Les Verts préconisent ensuite d’agir sur les causes du problème, plutôt que sur les symptômes, en ayant la maturité d’appliquer des solutions ayant montré leurs preuves dans d’autres villes ou d’autres pays.  En effet, sur le long terme, la solution de la dépénalisation, réglementation et contrôle du marché de la drogue, doit être portée à l’ordre du jour, afin de permettre un meilleur suivi des personnes et une lutte réelle contre la dépendance.

Benjamin Rudaz, co-président des Verts lausannois, conseiller communal
Xavier Company, co-président des Verts lausannois, conseiller communal
Vincent Rossi, conseiller communal
Sophie Michaud Gigon, conseillère communale

 

Lausanne

Les Verts lausannois renouvellent leur direction

AG des Verts lausannois : Les Verts lausannois renouvellent leur direction

Les Verts lausannois, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire au Jardin botanique de Lausanne, ont renouvelé leur confiance à leur direction. La co-présidence mise en place il y a une année entre Xavier Company et Benjamin Rudaz a su convaincre et a donc été reconduite. Ils pourront compter sur un comité fort, renouvelé en partie. Une des nouveauté acceptée dans les comptes est la prise en charge, par le parti, des frais de gardes pour les élu-e-s au Conseil communal et du comité pendant les séances.

La mise en place d’une co-présidence l’année dernière, qui avait nécessité un changement statutaire, devait encore convaincre sur la durée… et elle l’a fait ! Elle a non seulement permis d’appliquer une volonté forte au sein du parti en terme de répartition du pouvoir, également grâce à l’appui important de la vice-présidente et députée Séverine Evéquoz, mais elle a également permis de pouvoir compter sur un duo complémentaire en terme de connaissance et de façon d’aborder la politique, ainsi que de conjuguer ce mandat avec leur carrière professionnelle respective. Pour Benjamin Rudaz: “La gouvernance élargie à deux co-présidents et une vice-présidente permet à la fois de mieux répartir les tâches, et de concrétiser des valeurs démocratiques chères aux Verts.”

Ils ont à cœur de travailler tant sur les questions de fond, que sur la promotion du parti au côté de leur comité, dont les membres sortants (Séverine Evéquoz, Catherine Nicoud, Matthias Bürcher, Feryel Kilani, Keko Razzano et Sophie Michaud Gigon), ainsi que les nouveaux membres (Oleg Gafner, Alexandra Gerber et Laurent Perrinjaquet) ont été élus par acclamation. En effet, cette année non électorale sera l’occasion de permettre aux membres du comité de travailler sur des questions de fond avec les Conseillers communaux Verts, dans des groupes de travail nouvellement formés qui seront amenés à se pencher sur les positions vertes en lien avec la mobilité et l’urbanisme, l’économie, l’intégration et les réseaux. Pour Xavier Company, « il est important de permettre une réflexion en commun au sein du parti, loin des urgences du Conseil communal, afin de développer, dans ces thèmes importants, une ligne politique claire à suivre par le parti au niveau communal ».

Les membres ont notamment adopté un budget bénéficiaire qui comprend une nouvelle charge pour financer les frais de gardes au élu-e-s du Conseil communal et du comité lors des séances, afin de faciliter l’accès à la politique pour les jeunes parents. Ce nouveau poste entre dans la ligne de notre politique et de l’égalité des chances que nous défendons.

La soirée a aussi été l’occasion de présenter les rapports du Groupe au Conseil communal et des deux Municipaux Verts, Natacha Litzistorf et Jean-Yves Pidoux, et de constater l’importance des projets amenés et soutenus par les Verts en ce début de législature, ainsi que leur pertinence.

Finalement, le comité se réjouit de se lancer, avec les Verts vaudois notamment, dans les campagnes importantes à venir, notamment la campagne vaudoise pour l’initiative fédérale des Verts « Pour des aliments équitables », le débat autour de leur initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », ainsi que la préparation des prochaines élections fédérales.

Xavier Company, co-président
Benjamin Rudaz, co-président

Intervention communale, Lausanne, Sara Gnoni

La Ville de Lausanne possède-t-elle des investissements dans les énergies fossiles ?

Interpellation

La Suisse est l’un des 195 pays à avoir signé l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur en 2016. Notre démarche s’inscrit dans la série d’initiatives qui visent à contenir l’augmentation de la température planétaire nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». Cela notamment en « rendant les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies et les Académies suisses des sciences, contenir l’élévation des températures à 2 °C implique de limiter les émissions de gaz à effet de serre « de façon massive et continue ». Ce seuil de température est associé à un budget mondial de carbone correspondant à la quantité de CO 2 cumulée qu’il est possible d’émettre, et dont les deux tiers ont déjà été utilisés pendant les 150 dernières années (1’900 gigatonnes de CO2 émises entre 1870 et 2011). Ainsi, environ 80 % des réserves de combustibles fossiles connues et valorisées en bourse ne devraient pas être exploitées pour ne pas menacer la stabilité du climat ; une « bulle carbone » d’actifs surévalués, lesquels se rapportent à ces réserves fossiles, se serait donc formée et génèrerait un risque financier à moyen terme.

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Sara Gnoni

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

INEOS et les charges financières et d’image pour la Ville

Interpellation urgente

Les Verts sont intervenus à de nombreuses reprises sur les infrastructures sportives et leur naming et suivent le dossier de très près. Depuis le traitement dans notre Conseil des préavis sur le Centre sportif de Malley, nous nous sommes fortement positionnés en faveur des infrastructures sportives et en faveur de la recherche d’un naming et de co-financement. Le Conseil a appuyé notre vœu d’un naming avec une entreprise écologiquement et socialement responsable. Depuis l’annonce de la reprise du Lausanne Sport par INEOS, une entreprise active dans l’extraction du gaz de schiste et au centre de grandes polémiques à l’étranger, nous avons interpelé la Municipalité par deux fois et plusieurs groupes ont posé des questions orales.

Aujourd’hui, nous sommes inquiets et n’avons aucunement l’impression d’avoir été entendus par la Municipalité. L’accord avec INEOS semble scellé, les exigences supplémentaires qu’il pose et est prêt à financer semblent validées et nous sommes bien loin du scénario espéré et attendu lors du traitement du préavis sur le stade de la Tuilière et du compromis adopté par notre Conseil, ainsi que des espoirs formulés autour du naming.

Dans ce contexte et parce que les Verts, comme les autres partis qui ont soutenu notre position, s’engagent pour la défense des intérêts de Lausanne, nous redéposons une interpellation pour laquelle nous demandons l’urgence. L’urgence est à notre sens justifiée par l’avancée des tractations d’une part et le peu d’informations que le Conseil reçoit d’autre part. Nous posons ainsi les questions suivantes à la Municipalité :

  • Nouveautés // Quelles modifications demandées par INEOS ont été acceptées par la Municipalité et lesquelles ont été refusées ? La Municipalité entend-elle soumettre les modifications apportées au stade de la Tuilière au vote du Conseil communal ?
  • Opacité et fragilité// Quelles garanties la Ville a-t-elle que la société qu’a construit INEOS et qui possède le Lausanne Sport, à savoir INEOS Football SA – structure appartenant au groupe INEOS mais séparée – est plus solide que celles qui ont « œuvré » à Neuchâtel et Genève par le passé et dont les déboires ont été relayés abondamment ?
  • Naming en péril// La Municipalité confirme-t-elle qu’INEOS ne remplit pas les critères pour un naming ? Comment la Municipalité entend-elle par ailleurs agir pour que l’étiquette négative collée à INEOS n’empêche pas un partenaire, idéalement local, écologiquement et socialement responsable, d’investir de l’argent pour baptiser le stade et rapporter ainsi à la Ville un retour sur investissement financier pour un projet où Lausanne dépense beaucoup d’argent ? La Ville cherche-t-elle encore une entreprise pour un naming ?
  • Adjudication biaisée// La Ville peut-elle être sûre que les entreprises qui n’ont pas été choisies ou qui n’ont pas pu participer à l’appel d’offre d’après les critères choisis par la Ville ne vont pas se retourner contre elle et demander des dédommagements maintenant que les règles du jeu ont changé et que le choix des mandataires auraient pu être différents ?
  • Garantie pour limiter les coûts dans le futur// Quelles sont les garanties sur le fait que les 12 à 15 millions supplémentaires investis par INEOS dans un stade « ligue des champions » n’engendreront pas ensuite des charges supplémentaires pour la Ville si/quand INEOS se retire ?
  • Qui paie la Ferrari ?// Quelle convention la Ville a-t-elle conclu avec INEOS pour que les frais supplémentaires d’investissement et d’exploitation soient pris en charge par INEOS?
  • Et pour les autres manifestations ?// Notre Conseil a appuyé le préavis débloquant les crédits pour le stade sur la base d’une donnée importante qui est la multifonctionnalité des usages. En effet, si nous sommes des férus de sport, nous sommes aussi soucieux des autres événements ainsi que des finances de la Ville et le fait de pouvoir organiser des manifestations, concerts et autres sur le terrain était un argument de poids. Le fait qu’il soit désormais en herbe (exigence d’INEOS) empêche-t-il le partage de l’espace et la tenue d’autres manifestations que les matchs de foot ? Les pertes prévues seront-elles compensées par INEOS ?

Nous remercions la Municipalité pour ses réponses.

Sophie Michaud Gigon

et Xavier Company,  Alice Genoud, Valéry Beaud, Anne Berguerand, Sara Gnoni, Benjamin Rudaz, Daniel Dubas

Géraldine Bouchez, Intervention communale, Lausanne

Le marché est un moment social

Intervention

Postulat de Mme Anne-Françoise Decollogny (PS) : « Le marché se meurt ? Vive le marché ! »

Le marché, est un moment social, qui permet aux Lausannoises et Lausannois (mais aussi aux touristes de passage ou aux habitantes et habitants de l’agglomération voire du canton) de se procurer des produits locaux de qualité. Réfléchir à une réelle stratégie pour permettre à cette attraction importante de la Ville de (re)trouver son public paraît aux yeux du groupe des Verts une excellente idée et nous voterons à l’unanimité pour le renvoi à la Municipalité de ce postulat.

Géraldine Bouchez

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Places de jeux

R61 – Rapport-préavis n° 2017/26 – « Places de jeux »

Intervention

Les Verts lausannois accueillent avec enthousiasme cet excellent rapport-préavis n° 2017/26, qui permettra de poursuivre et développer l’exemplaire politique lausannoise des places de jeux, et qui répond par ailleurs à satisfaction à mon postulat “Pour une ou plusieurs places de jeu dédiées aux jeunes enfants au centre-ville de Lausanne”, déposé le 12 janvier 2016.

Les places de jeux sont des lieux de vie importants dans la ville, non seulement pour les aménagements ludiques qui contribuent au développement et à l’activité physique des enfants, mais aussi comme espace de rencontre.

Dans le rapport-préavis, nous relevons avec plaisir les principes généraux guidant l’aménagement des places de jeux, qui sont présentés en page 4 et qui sont une belle illustration de la qualité recherchée : une répartition spatiale équilibrée, une offre diversifiée, une approche écologique, une planification participative et une conception inclusive.

Sur cette base, le rapport-préavis prévoit :

– de réaménager 16 places de jeux entre 2017 et 2021 ;

– d’adapter des places de jeux existantes aux besoins des enfants handicapés et des personnes à mobilité réduite ;

– et la création de trois nouvelles places de jeux au centre-ville, à la Promenade de la Solitude, à Cité-Vieux-Bourg et à Montbenon.

Nous saluons l’ensemble de ces éléments, en insistant encore sur l’importance que nous attachons à la planification participative, à la conception inclusive et naturellement à l’approche écologique.

Concernant spécifiquement la réponse à mon postulat, celui-ci demandait l’aménagement de places de jeux dans l’hyper-centre-ville de Lausanne, tant pour les familles qui y résident que pour celles qui y viennent pour se promener, faire des achats ou profiter de l’offre culturelle.

De notre point de vue, les trois nouvelles places de jeux annoncées dans le rapport-préavis ne sont pas tout à fait dans l’hyper-centre au sens où nous l’entendions pour inciter également les familles à fréquenter le marché et les commerces. Tout en soutenant leur création, nous estimons que la réponse à mon postulat se trouve plutôt dans les équipements ludiques multifonctionnels et modulables qui sont annoncés sur différentes places publiques de l’hyper-centre, par exemple celles de La Louve ou de Pépinet, dans le but de rendre ces espaces plus accueillants pour les familles. La réponse se trouve également dans l’installation de la place de jeux amovible L’Akabane, qui a désormais été acquise par la Ville de Lausanne et qui a rencontré un grand succès à ses différents emplacements, malgré quelques réticences de certains commerçants à son emplacement initial.

Comme vous l’aurez compris, les Verts lausannois vous encouragent donc à suivre l’avis de la commission et à accepter les cinq conclusions de ce rapport-préavis.

Valéry Beaud