Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Sophie Michaud Gigon quitte le Conseil communal

Madame la Présidente,

il y a 12 ans jour pour jour, j’étais assermentée au sein de notre Conseil. Aujourd’hui, c’est avec émotion que je vous remets ma lettre de démission.

Amoureuse des institutions politiques, je suis convaincue que les personnes qui s’y engagent sont des personnes qui contribuent au mieux vivre ensemble et qui sont au niveau communal mues par la volonté de participer à la bonne marche de leur lieu de vie.

La politique, c’est aussi la chose la plus chronophage qui soit ! Car derrière tout ce qui se voit au Conseil, il y a parallèlement ces échanges, cette vie de parti, ces discussions… Vouloir rentabiliser le temps investi en politique, c’est comme vouloir entrer dans du 36 quand on fait du 42 : une mauvaise idée. Bref, la politique exige de notre part à toutes et tous forcément un peu de passion.

Et de la patience ! Ah, la patience… Peut-être du reste que dans une cinquantaine d’années, on aura une place des Bergières et qu’on y apposera une plaque “SQUARE de l’enquiquineuse Sophie Michaud Gigon”, comme reconnaissance à titre posthume (quoique, 50 ans, ça m’a l’air quand même un peu serré).

En 12 ans, j’ai travaillé pour mon quartier et pour la qualité de vie dans ma ville, en touchant à tous les domaines : sport, santé, écoles, pollution de l’air, politique régionale, logements, économie locale, aménagements extérieurs et lieux de vie, etc.

J’ai ainsi eu l’impression qu’on peut finalement faire beaucoup en faisant preuve de bon sens, en investissant aux bons endroits, en créant du lien et en partageant l’adage que là où on habite, eh bien on s’y engage. Quel que soit la forme de l’engagement finalement.

Nous avons la chance dans ce Conseil d’avoir affaire à une Municipalité de grande qualité, et le rythme effréné auquel les astreint la gestion d’une ville comme Lausanne est coloré par nos interventions plus ou moins dans la cible, qu’ils accueillent avec professionnalisme, teinté d’un certain fatalisme face à nos exigences multiples – mais souvent légitimes, bien sûr. Ce Conseil joue son rôle et le groupe des Verts n’est pas en reste, je l’avoue, avec un brin de fierté.

En quittant le Conseil communal, je quitte donc une famille. J’ai tissé des liens avec des collègues de tous les partis, de gauche à droite, et développé même de belles amitiés avec certaines et certains d’entre vous; ce qui nous a réuni au fil des ans, ce ne sont pas forcément nos positions politiques mais des valeurs humaines, un lien affectueux particulier au-delà des attaches partisanes.

Après 10 ans de lobbying fédéral en faveur de la nature et de l’environnement, puis en faveur des consommateurs, je poursuis dès décembre mon travail à Berne en tant que Conseillère nationale, tout en le combinant avec mon poste à la FRC. Gageons que je ne pourrai pas – comme dans notre Conseil – y défendre mes projets, un bonnet de water-polo vissé sur la tête, et que cette liberté me manquera. Comme vous tous d’ailleurs me manquerez.

Mais nous nous reverrons, car Lausanne reste ma ville, comme elle est la vôtre.

Madame la Présidente, chères et chers collègues, chère Municipalité, cher Monsieur Tétaz, il ne me reste plus qu’à vous remercier pour ces 12 années, à vous demander de transmettre mes remerciements à l’administration communale, et à vous souhaiter de continuer à mener les affaires de notre ville avec passion et tambour battant.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Une Maison des associations – Pour une meilleure prise en compte des associations à Lausanne

Postulat

Dans une société dynamique et active pour le bien commun, les associations jouent un rôle majeur.

Rassemblant les bonnes volontés, souvent fruit d’initiatives citoyennes répondant à un besoin, parfois même palliant des fonctions que devraient ou pourraient prendre en charge les autorités (mais avec des budgets et une capacité de réaction souvent différents), le tissu associatif remplit des missions s’insérant admirablement entre les collectivités publiques et la population.

Prises toutes ensemble, les associations ont des similitudes et des besoins communs : une base de bénévolat et des sources de financement de plus en plus difficiles à renouveler, une certaine créativité et réactivité due à leur taille et des acteurs souvent très engagés, la nécessité de professionnaliser certaines tâches administratives pour être compétitives et répondre aux attentes des donateurs et bailleurs de fonds, ainsi que pour accompagner les personnes y travaillant ou s’y engageant bénévolement. Grandes, petites, locales, nationales, elles ont besoin de ressources juridiques, informatiques, techniques et administratives pour remplir leurs missions de manière efficace. Et plus que tout, elles ont besoin de locaux qui permettent la tenue de séances, en grand ou petit comité, un accueil des clients, des membres, des médias ou des partenaires, ainsi que des bureaux fonctionnels pour le personnel salarié (les grandes organisations sont ici concernées).

Or, être bien placés géographiquement et avoir des locaux adaptés à ces multiples tâches coûte très cher à Lausanne. Les associations sont prêtes et habituées à mutualiser les espaces communs comme des salles de réunions ou des cuisines pour le personnel, comme elles seraient d’ailleurs gagnantes à se partager certaines ressources transversales comme des juristes ou des informaticiens. Par ailleurs, les synergies découlant d’une proximité géographique entre associations sont souvent source de nouveaux projets ou de solutions profitant à tout le monde.

Tout ceci appelle à la réunion physique au sein d’un même lieu d’une partie de ces acteurs précieux à notre démocratie et à l’intérêt général.

Notre Conseil communal a à plusieurs reprises validé l’importance des associations et sa volonté de les soutenir. Le rapport préavis municipal 2013/15 « Soutien au monde associatif lausannois et promotion du bénévolat. Réponse à la motion Diane Gilliard et consorts « Pour une étude visant à la création d’une maison des associations », à la motion Gilles Meystre et consorts « Demandant une analyse détaillée des besoins en matière de salles à disposition des sociétés locales lausannoises », au postulat Roland Philippoz « Pour la promotion et la valorisation de l’engagement bénévole et de la vie associative (article 70 de la constitution vaudoise) » et à l’interpellation Rebecca Ruiz « Pénurie de salles à disposition des associations lausannoises : l’exemple du Centre culturel chilien » a été écrit et traité en 2013, 12 ans après le dépôt de la première motion. Le préavis indique qu’« il importe en revanche de prendre en considération que le regroupement de bureaux pour des associations dans un même lieu peut apporter des avantages qui vont au-delà de la simple résolution de problèmes de logement. En effet, ces regroupements peuvent contribuer à une meilleure coordination des activités des associations et au développement de collaborations ponctuelles. » et affirme qu’à plus long terme et pour autant qu’un immeuble soit disponible, la Municipalité fera les démarches en vue de l’acquérir afin de créer une Maison des associations.

Qu’en est-il aujourd’hui de la politique municipale en faveur des associations ?

Le Conseil communal a adopté ce préavis en 2013 et depuis la situation n’a pas évolué. La Ville ou le Canton soutiennent plusieurs associations via des subventions mais le besoin de l’accessibilité aux locaux et de la mutualisation des forces reste flagrant. Je rappelle ici que les maisons de quartier ne remplissent pas ce rôle mais sont à disposition de la population pour des événements ponctuels accompagnés par les animateurs de la FASL. Une association ne peut y trouver refuge pour y travailler, même si, une fois ou l’autre, elle peut sans doute louer une salle en vue d’une réunion particulière.

Si les terrains ne sont pas en possession de la Ville, celle-ci peut jouer avantageusement la médiatrice entre des promoteurs/gérances et les associations, lesquelles n’ont souvent pas les ressources humaines pour gérer ce genre de contacts et de projets. A Neuchâtel et à Genève, des exemples existent depuis plusieurs années, comme dans d’autres pays d’ailleurs (Canada, Belgique, etc.). Lausanne pourrait s’en servir pour adapter et améliorer son propre concept.

En début de chaque législature, un crédit immobilier est défini pour l’acquisition de biens immobiliers. Nous demandons ainsi à la Municipalité de suivre son intention décrite dans le rapport-préavis 2013/15 et d’inscrire ceci dans ces prochains projets.

Ce postulat demande donc à la Municipalité d’étudier la possibilité de créer une maison des associations et de faciliter la location de surfaces adéquates réunissant le monde associatif et facilitant les synergies.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Aide et conseils pour se débarrasser de l’amiante

Intervention

Préavis «Organisation, compétences et actions communales relatives à la problématique de l’amiante» n° 2019/10

La Ville est organisée sur la problématique de l’amiante et le précise dans ce préavis.

Tous les bâtiments construits avant 1990 contiennent ce matériau utile dans la construction et fort dangereux pour la santé. On en retrouve donc hélas partout. L’impact sur la santé dépend comme pour toute substances toxiques du cumul et de la durée d’exposition, ainsi que du profil de la personne. Guy Gaudard l’a illustré pleinement. Pour ses propres bâtiments, la Ville est équipée, elle a même revu l’ordre des rénovations à faire. Les bâtiments scolaires ont été diagnostiqués en priorité ; sans pouvoir garantir qu’il n’y ait plus de traces, les travaux à effectuer l’ont été. Par ailleurs, la Ville souhaite intensifier l’information aux habitants en mettant aussi en avant le principe de précaution et en élargissant aux autres matériaux toxiques de la construction; c’est une bonne chose, il ne faut pas relâcher l’attention.

Là où les Verts voient aussi un enjeu, c’est dans le lien avec la population elle-même confrontée à des travaux. L’amiante et sa dangerosité est plutôt bien connue de la population. Comme pour toute substance toxique pour la santé, les questions qui taraudent les gens sont : à partir de quelle exposition est-ce grave pour ma santé, comment m’en prémunir, est-ce suffisant si je fais ceci ou cela etc. Nous n’avons pas forcément les connaissances ni les ressources pour avancer seul. Ces questions peuvent vite devenir anxiogènes et la Ville doit – tout en agissant – rassurer et surtout donner des pistes.

Si vous êtes propriétaire d’un appartement ou locataire d’un bail commercial et que vous envisagez des travaux, le problème de l’amiante s’imposera, mais vous ne saurez pas forcément quoi faire. Et si vous le savez, vous n’en aurez pas forcément les moyens, le désamiantage étant onéreux et s’ajoutant à une facture qui peut être déjà très importante selon les travaux. En bref, la Ville doit aussi accompagner les habitants, soit en soutenant financièrement les diagnostics, soit en établissant des protocoles avec ce qui est indispensable et ce qu’il est recommandé de faire. Bref, elle doit conseiller les gens et s’assurer que le problème n’est pas seulement pris au sérieux intellectuellement, mais dans les actes, en allégeant le cas échéant la charge reposant sur la personne prévoyant des travaux. Comme c’est ici une question de santé publique, un soutien du canton semble justifié.

Les Verts soutiennent avec ces remarques la réponse au postulat Gaudard et ce préavis municipal à l’unanimité.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

Alice Genoud, Benjamin Rudaz, Intervention communale, Lausanne, Ngoc Huy Ho, Sophie Michaud Gigon

De quelle couleur doit être une terrasse ?

Interpellation

Récemment les Verts ont posé une question orale concernant la terrasse du Great Escape. Une pétition réunissait des milliers de signatures et s’insurgeait contre le traitement municipal imposé au mobilier de la terrasse. Elle y faisait mention des différences de traitement entre établissements, de l’arbitraire qui semblait sous-tendre les décisions. Depuis, plusieurs cas similaires sont sortis dans la presse.

Les Verts sont favorables à un espace public de qualité et convaincus que l’harmonie et la beauté contribuent à la qualité de vie. C’est dans ce sens notamment qu’ils plaident pour une diminution de la publicité sur l’espace public. Convaincus aussi que les terrasses sont un moyen de rendre la rue et la ville joyeuses et dynamiques, ils soutiennent la mise sur pied de celles-ci et sont ravis qu’elles soient de plus en plus demandées par les Lausannois-es. Il semble ainsi couler de source que le matériel offert aux usagers soit de bonne qualité.

En parallèle, sensibles à la diversité dans l’espace public et à l’esprit d’initiative des cafetiers qui cherchent à se démarquer avec une identité visuelle ou un style de mobilier, les Verts saluent les initiatives qui éclosent et contribuent à dynamiser une rue, à surprendre les promeneurs et à les inviter à s’asseoir.

Ainsi, nous profitons de cette interpellation pour exprimer une certaine incompréhension face à la démarche de la Ville et avons l’avantage de poser les questions suivantes à la Municipalité :

  • Sur quelle stratégie de fond se base la volonté de la Municipalité d’uniformiser les terrasses en terme de couleurs et de matériaux ?
  • Une pesée d’intérêts a-t-elle été faite entre carcan administratif et tentative d’harmoniser l’espace public ?
  • La Municipalité ne craint-elle pas de décourager les cafetiers avec des contraintes peu compréhensibles en les obligeant à changer un mobilier encore en bon état et leur imposant ainsi des frais?
  • Quels sont les critères auxquels doivent répondre les cafetiers-restaurateurs ?
  • Imposer un certain style de mobiliers pourrait priver certains établissements, moins rentables, de toute terrasse. La Ville ne craint-elle pas de diminuer la diversité des enseignes en imposant un style de mobilier plus onéreux ?
  • Sur quelle base légale et règlementaire la Municipalité se base-t-elle pour valider ou interdire certains mobiliers ?
  • Applique-t-elle le même traitement à toutes les enseignes ?
  • L’esthétisme des terrasses étant des compétences de la Direction du logement, de l’environnement et de l’architecture et les autorisations de la Direction de la sécurité et de l’économie, quelle est la gouvernance des terrasses dans l’administration ?
  • La Municipalité n’est-elle pas mal à l’aise de pousser à jeter du mobilier en bon état sous prétexte qu’il n’est pas de la bonne couleur et comment assume-t-elle ce gaspillage potentiel ?
  • Uniformiser une rue en imposant le gris dans toute un espace n’est-il pas contraire à la volonté de la Ville de dynamiser le centre, rien que visuellement ?

Sophie Michaud Gigon

Ngoc Huy Ho

Alice Genoud

Benjamin Rudaz

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Modernisation du système informatique

Intervention

Préavis 2018/43 : modernisation du système d’information de la Ville de Lausanne

Le système d’information est au cœur de l’administration de la Ville. Que ce soit pour délivrer une prestation à la population, bien faire fonctionner une organisation de plusieurs milliers de collaboratrices et collaborateurs ou garantir une protection des données élevée, le service doit se moderniser et remplacer de nombreuses applications devenues obsolètes.

L’obsolescence se situe au niveau technique et logiciel (certaines applications ont 15 ans) mais aussi humain avec des départs à la retraite de personnes maîtrisant certains outils ou des nouveaux métiers faisant leur apparition dans un contexte de dématérialisation de certaines tâches, comme l’inscription en août des nombreux nouveaux étudiants au contrôle des habitants ou la gestion des macarons de stationnement.

Les Verts soutiennent ce préavis en mettant en exergue deux points :

  • L’abandon progressif de logiciels commerciaux pour des open source. Les Verts appuient cet autre modèle d’affaire, le fait de travailler avec des entreprises locales pour assurer la maintenance. Les logiciels libres, c’est aussi un choix plus sûr, plus léger et plus économe, qui diminue globalement la captivité de notre système face à l’obsolescence inhérente à l’informatique. Nous sommes très satisfaits de ce choix politique et rationnel.
  • Nous saluons aussi le fait que le CC doive s’approprier ces sujets : il y a peu, nous avons adopté le préavis sur les infrastructures informatiques, et aurons prochainement à nous pencher sur un préavis sur la smart city et les transformations digitales de la ville. Par la suite, nous pouvons imaginer qu’un crédit-cadre soit proposé pour ce genre de dépenses mais nous saluons cette étape de crédit d’investissement car il nous fait vraiment prendre conscience et traiter d’un sujet aussi discret qu’essentiel pour la bonne marche de notre ville.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Evolution des infrastructures informatiques

Préavis – Evolution et extension des infrastructures informatiques et du réseau RECOLTE pour la période 2019-2023

Sur la base du schéma directeur du système d’information de la Ville pour la période 2018 à 2022, la Municipalité veut établir un système d’information sécurisé, orienté vers le citoyen et permettant un pilotage et une gestion performante.

Ce préavis donnera à la Ville les moyens de ses ambitions en terme de sécurité, d’efficacité et d’adaptation aux besoins actuels des employés et des administrés. Plusieurs pierres viendront compléter cet édifice, comme le futur préavis « Lausanne, ville numérique » qui permettra aussi de nous rapprocher des attentes des habitants.

L’infrastructure et le système informatiques sont stratégiquement essentiels et vont au-delà du simple outil puisqu’ils influencent la manière de travailler au sein même de l’administration et de répondre aux attentes des habitants et habitantes de Lausanne. L’informatique est ainsi la colonne vertébrale d’une institution publique et permet de piloter les politiques publiques. Valider sa dimension stratégique représente déjà un changement de culture important qui s’opère au sein de l’administration de notre ville. Les Verts sont convaincus que c’est un gage de réussite et qu’un tel investissement financier est de l’argent bien investi.

Nous soulignons également la politique responsable du service d’organisation informatique : soutenir l’économie locale, développer des actions sociales et solidaires et réduire l’impact environnemental des technologies de l’information, et intégrer diverses actions complémentaires en matière de responsabilité sociétale des entreprises.

Pour terminer, et afin que la dimension stratégique et la vue d’ensemble de l’informatique soit également portée par le CC, les Verts soutiennent le voeu émis et voté en Commission et sont favorables à réactiver la commission consultative en informatique.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Le sport dans les quartiers

Postulat «Le sport pour tous commence dans les quartiers»

 

 

Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Vous êtes convaincus par ce postulat, beaucoup de groupes l’ont cosigné et y ont donné corps lors de la séance de commission qui l’a soutenu à l’unanimité, cela me réjouit. Je vais mettre en exergue 3 objectifs :

Soigner la santé et la qualité de vie : le sport au quotidien, ça fait du bien. Et là, nous parlons du sport pour tous, du sport amateur.

Renforcer le lien social : le sport, c’est souvent en équipe qu’on le pratique.

L’efficience de nos ressources.

Nous avons des ressources – il s’agit ici des surfaces existantes pour exercer du sport comme des terrains de différentes tailles et des salles. Pour répondre à la demande de la population, pas toujours besoin de construire, on peut aussi optimiser l’utilisation de nos ressources.

La commission a soutenu l’idée d’un catalogue des possibilités plein air et intérieur qui sont propriétés de la Ville ou d’autres propriétaires. Il a été proposé également à la Municipalité de négocier avec les propriétaires privés d’installations sportives et le canton pour une ouverture à la population. Il y a d’ailleurs déjà quelques bons exemples comme l’Ecole hôtelière. M. Henchoz a même déjà concrétisé l’idée d’une plateforme ou d’un outil de réservation et de suivi de l’utilisation d’une salle.

Si le Conseil transmet ce postulat à la Municipalité, une centralisation sur les disponibilités des installations et les conditions d’utilisation et une promotion orientée « service à la population » de la part du service des sports devront être faites. Les vacances ou les week-ends sont également des moments à intégrer dans la mise à disposition. C’est une initiative intéressante qui demandera une coordination inter-services, l’appel au service informatique pour évaluer l’outil ou le service juridique pour traiter les questions de responsabilités. Mais qui ne demande pas d’investissement de la Ville.

L’enjeu pour la Municipalité est la responsabilité en cas de dégâts.

Je trouve légitime de se pencher sur le mode opératoire afin que les clubs ou responsables habituels soient rassurés et participent pleinement. Il me semble dans ce cadre important de partir sur la responsabilisation des utilisateurs, de poser le cadre, d’ouvrir largement afin que qqch qui est en fait simple devienne chose courante, plutôt que de craindre ceci et d’en faire qqch d’exceptionnel.

Gageons que l’utilisation pleine et optimale de nos ressources en infrastructures sportives feront heureux au sein de la population lausannoise. Et ce sera pour Lausanne une jolie initiative en santé publique.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

 

 

 

 

Lausanne, Sophie Michaud Gigon

La santé en ville

Rapport-préavis 2017-43

Réponse aux postulats Litzistorf, Michaud Gigon et consorts sur la santé en ville

Intervention

En automne, les primes d’assurance maladie et les coûts de la santé se rappellent à nous, nous avons dépensé 80 milliards pour les soins en Suisse en 2016 et 1/3 des soins est pris en charge par les ménages. Devant cette réalité, on a tendance à oublier que la santé, c’est beaucoup plus que les soins. En Europe 65% de la population subit des niveaux sonores élevés, 40 millions de personnes respirent un air non conforme aux normes OMS, ayant des effets sur la santé. Et les études sont nombreuses aux Etats-Unis sur l’influence de l’urbanisme sur la sédentarité donc sur l’obésité.

Eh oui, notre santé est déterminée par notre capital génétique mais aussi et en grande proportion par nos conditions de vie, notre alimentation, le sport que nous faisons, les liens sociaux que nous tissons. Et pour ces paramètres, le cadre de vie est essentiel; c’est ainsi, et c’est une bonne nouvelle, que la Ville a une influence déterminante sur la promotion de notre santé. La Fondation nationale Promotion santé suisse a bien reconnu que les villes avaient leur partition à jouer puisque le titre de leur conférence en janvier 2019 s’intitule « les villes et les communes au cœur de la santé ».

La géomédecine est une science en plein essor articulant le savoir géographe et médical : en une phrase : l’impact de l’environnement urbain sur notre santé. Les architectes peuvent faire baisser la pression artérielle ! Dans le projet métamorphose, la PMU a vu l’occasion unique d’associer urbanisme et santé avec les objectifs suivants : favoriser le mouvement dans la population habituellement sédentaire, réduire les obstacles à la marche en milieu urbain et mettre en évidence les impacts de l’urbanisme et des transports sur la santé. Ainsi est née la démarche métaSanté (pour métamorphose).

Le rapport métaSanté remis à la Ville en octobre 2014 relève ainsi qu’une majorité des effets bénéfiques pour la santé peuvent l’être sans faire de sport, mais par la pratique régulière d’activités physiques d’intensité modérée assimilables à des activités de la vie quotidienne. La principale stratégie étant de changer la perception des gens sur l’offre du voisinage en commerces et services, afin qu’ils s’y rendent à pied, de créer une perméabilité avec les espaces verts alentours, de garantir le libre accès à des équipements sportifs ou des espaces extérieurs de qualité, bref des préoccupations que les Verts ont relayés ces dernières années dans leurs actions et interventions politiques.

Ce rapport-préavis répond ainsi aux objets que nous avons déposés sur la promotion de la santé par les villes, sur une extension de cette démarche métaSanté à toute la ville, et concrètement, sur un projet de parcours santé reliant les forêts des quartiers du Nord lausannois, en utilisant l’existant et en créant un lien avec le nouveau quartier, en intégrant ce bloc sorti de terre au tissu urbain composé de Bois-Mermet et de la campagne du Désert. En effet, la barrière psychologique face au sport ou au mouvement est clairement atténuée lorsque les espaces verts sont reliés entre eux. Tout se tient.

Lors d’une journée sur le thème organisée par de Rue de l’avenir en 2015, Reto Auer, médecin et ami, relevait :

« l’urbaniste a un rôle crucial une fois que le patient a passé la porte du cabinet! Il peut créer des environnements qui invitent à la marche, à l’activité physique, à la rencontre. Le défi du futur est de modifier l’environnement pour que le choix sain soit le choix simple.»

La ville a choisi de répondre dans ce sens à ces 3 postulats verts et nous vous invitons à adopter avec élan ce rapport-préavis afin de poursuivre dans cette voie.

Sophie Michaud Gigon

 

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Réaménagement de l’Avenue du Grey

Intervention

Au moment de prendre acte de ce plan des investissements, j’exprime une incompréhension face au revirement de la Municipalité. Derrière mon questionnement, il y a la déception de tout un quartier qui depuis une dizaine d’années attend enfin un réaménagement de l’avenue du Grey, grosse pénétrante urbaine qui coupe le quartier en deux. Des associations et habitants du quartier ont même à plusieurs reprises présenté à la Municipalité des propositions de réaménagements.

Après s’être enfin engagée à agir dans ce quartier qu’elle considère comme stratégique juste en-dessous des Plaines du loup, pourquoi fait-elle disparaître cet investissement tant attendu et finalement intégré dans le plan d’investissement pour 2021?

En introduction à la réponse à notre interpellation en 2014, Olivier Français, municipal en charge de l’urbanisme à l’époque, admettait qu’on n’en avait pas assez fait avec cette pénétrante urbaine et que c’était désormais dans les projets de la Municipalité de la réaménager pour diminuer son immense impact sur ce grand quartier.

Recalibrer les voies de circulation et les arboriser n’est pas gratuit mais cela n’enlève rien à sa nécessité pour cette partie de la ville et la Municipalité l’a reconnu plusieurs fois.

Après ces années d’atermoiement et ce dernier report, j’émets le souhait que le plan d’investissements suivant ne fasse pas subir le même sort à une mesure aussi importante et longuement attendue et que nous puissions enfin voir se concrétiser ce réaménagement.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

 

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Pour des rues vivantes

Intervention

Préavis N° 2018/11 : « Rues vivantes » Aménagements urbains, valorisation des espaces publics et modération du trafic – Demande de crédits de réalisation

Comme le rappelait le Syndic dernièrement, on dit parfois des Verts qu’ils ne sont ni de gauche ni de droite mais devant. C’est le cas pour la requalification de l’espace public qui est l’objet de ce préavis. Nos nombreux postulats et interventions faites dans ce Conseil depuis 10 ans attestent parfaitement de notre engagement et cela en continu.

Mais nous préférons ne pas rester tout seuls devant et sommes donc ravis d’être rejoints sur cette thématique par un préavis de la Municipalité. Nous sommes donc fortement favorables à ce préavis et remercions la Municipale en charge de l’avoir concrétisé.

Dans les quartiers de Lausanne, ces mesures bien concrètes permises par le crédit validé, se verront. Comme par ex les zones de rencontres, chères à notre collègue Beaud.

Elles sont l’outil le plus adapté pour permettre le partage de l’espace public entre les différents usagers, pour que les routes deviennent rues et ne soient plus seulement des espaces de circulation mais deviennent de véritables lieux de vie, sécurisés et que les habitants puissent s’approprier.

Il n’y a pas de clivage gauche-droite à avoir sur le bien vivre ensemble ; des enfants aux seniors, en passant par les actifs de notre ville, nous sommes tous gagnants à avoir des bancs, des cheminements sécurisés pour aller à l’école, un centre-ville aux commerces vivants et dynamiques, une rampe ici ou là, des petites choses que la population appelle de ses vœux dans tous les quartiers de la ville et qui ne doivent pas tous passer devant notre Conseil. Vraiment pas. Ces petits aménagements font office de déclencheur et les habitants deviennent acteurs de leur ville et s’y engage ensemble.

Les grandes villes suisses ont élaboré une stratégie et Lausanne emboîte le pas avec ce préavis concret, que les Verts vous invitent à plébisciter.

Sophie Michaud Gigon