Intervention communale, Valéry Beaud

Assainsissement du bruit routier

Rapport-préavis n° 2019/33 – Intervention

Considérant que la problématique du bruit était une pollution souvent sous-estimée, avec des conséquences importantes sur la santé des habitants, les Verts lausannois sont régulièrement intervenus ces dernières années pour lutter contre le bruit, notamment routier, et demander que les mesures de réduction soient prises à la source, notamment par une diminution du trafic individuel motorisé et une limitation de la vitesse.

Aujourd’hui, nous saluons donc cet excellent rapport-préavis et l’ensemble des mesures qu’il propose pour assainir le bruit routier, à savoir la mise en place d’une limitation de la vitesse à 30 km/h de nuit entre 22h et 6h, la création de nouvelles zones modérées et la pose de revêtements phono-absorbants.

Plus spécifiquement sur la limitation de la vitesse à 30 km/h de nuit, celle-ci a pu faire l’objet d’un essai sur les Avenues Vinet et Beaulieu et d’un suivi scientifiquement étayé, dont les résultats sont incontestables : diminution des niveaux sonores moyens et des niveaux de pointe. De plus, la mesure est bien acceptée, par les riverains naturellement, mais aussi par les automobilistes. En définitive, c’est une mesure simple et proportionnée, d’un rapport coût-efficacité imbattable.

Concernant le réseau routier retenu pour la limitation de la vitesse durant la nuit, nous saluons naturellement son étendue, mais nous regrettons le maintien de la vitesse actuelle sur certains tronçons densément habités, comme l’Avenue du Léman ou l’Avenue de la Vallombreuse. Nous comprenons toutefois le souci de la Municipalité d’appliquer de manière stricte les critères définis par le Canton et prenons note que la vitesse de certains tronçons sera abaissée par d’autres mesures, comme l’extension des zones modérées, ou pour certains en entrée de ville lorsque les communes voisines rejoindront le mouvement, puisque leur intérêt semble déjà fort.

Mis à part ce petit bémol que nous devions exprimer, nous saluons encore une fois ce rapport-préavis, qui permettra non seulement de mettre en conformité certaines infrastructures routières avec la législation fédérale sur la protection contre le bruit, mais plus générallement d’améliorer la santé et la qualité de vie d’environ 33’000 habitants et d’augmenter l’attractivité de la ville.

Valéry Beaud

Intervention communale, Sara Gnoni

Notre maison est en feu…

Intervention

Notre humanité se trouve dans une situation d’urgence sans précédent, ici comme partout ailleurs. Cette situation d’urgence, si on n’y répond pas immédiatement, risque de nous propulser encore plus rapidement dans la destruction de tout ce qui nous est cher et qui assure notre survie: notre maison, ses habitants et ses écosystèmes, notre futur et celui des générations à venir.

La science est indiscutable: nous avons provoqué la 6ème extinction de masse, nous avons perdu 70% de vertébrés, plus de 75% des insectes et chaque nouvelle étude ou rapport est plus grave que les précédent, par exemple le niveau de montée des eaux attendus jusqu’à présent pour 2100 est attendu pour 2050 déjà, engloutissant des villes et des régions entières et engendrera des centaines de millions de réfugiés climatiques. Dans nos Alpes, 10% de volume glaciaire a encore disparu en cinq ans.

Absolument tous les voyants sont au rouge et nous n’allons absolument pas dans la bonne direction: chaque année est pire la précédente: plus d’émissions de GES, le jour du dépassement arrive toujours plus tôt, nous produisons plus de déchets que nous recyclons moins, le continent de plastique ne cesse de s’agrandir, la biodiversité continue sa chute libre, les océans se vident, les températures augmentent, septembre ayant encore battu son triste record.

N’importe quelle personne doit l’avoir compris, nous sommes dans une situation de menace existentielle et si cette même menace était générée par une autre nation par exemple, nous serons, depuis longtemps, tous unis pour y faire face. Mais malgré nous parlons de raser des forêts pour construire des routes, d’augmenter la capacité des aéroports, de construire des autoroutes à six pistes: nous sommes en train de marcher tels des somnambules vers une catastrophe.

L’ampleur de la tâche pour inverser la tendance est énorme  et la fenêtre d’opportunité pour agir se réduit de jour en jour.

C’est dans cette optique que nous avions déposé en janvier dernier le postulat “urgence climatique, il est temps d’agir au rythme exigé par la science” qui demandait 1) de déclarer l’urgence climatique et environnementale, de dire la vérité sur la crise à laquelle nous faisons face pour obtenir une forte adhésion de la population et 3) de pouvoir accélérer le traitement des objets en lien direct avec la sauvegarde du climat.

C’est donc avec une énorme déception que nous avons reçu ce postulat, qui si il a le mérite d’avoir été rédigé rapidement et de faire l’inventaire des mesures prises jusqu’à ce jour, pour lesquelles nous félicitons la Muni, il n’est pas à la hauteur de l’enjeu.

Notre maison est en feu…et avec ce préavis nous nous félicitons du petit pas de bébé que nous avons fait vers la sortie.

Le préavis dit “le programme climatique ne constitue pas l’entier de la politique communale” mais dites-moi qu’il y a-t-il de plus important, de plus essentiel dans le rôle des autorités que de préserver la VIE des ses habitants dans de bonnes conditions ?

Où sont les mesures drastiques et sans précédent qui nous sont demandées par le SR 15, rapport du GIEC de octobre 2018, pour pouvoir permettre de globalement, maintenir l’augmentation de la température globale en dessous de 1.5C° par rapport à l’ère pré-industrielle et préserver, justement la survie des terriens dans de bonnes conditions.

Tellement de thèmes centraux sont omis de ce postulat, thèmes pour lesquels des mesures concrètes peuvent être prises immédiatement, sans attendre la rédaction du plan climat dans deux ans et demi : la mobilité: réduction drastique des voitures en ville, alimentation: passage à une alimentation majoritairement végétarienne, travailler sur la réduction du gaspillage alimentaire, aller vers une baisse des températures de chauffage des logements et des bâtiments communaux, passer à une agriculture et une agroforesterie régénérative, implémenter des solutions de rafraîchissement de la ville pour éviter à tout prix le recours aux climatiseurs qui ne font qu’amplifier le problème du réchauffement de par leur consommation et leur émission de CFC et de HCFC, le désinvestissement.

Au lieu de ceci, on nous propose un postulat qui se félicite de tout ce qui a été fait mais qui pour ce qui est du futur a un scope de loin pas assez ambitieux, mal défini et restreint, qui comprend principalement des mesures qui concernent l’administration mais pas l’ensemble de la population de la Ville et un timing trop long: deux ans et demi pour écrire le plan climat et neuf ans pour l’implémenter: nous n’avons pas ce temps. On nous a présenté un classique Business as Usual amélioré, loin, très loin de ce qui nous est demandé pour répondre à la crise à laquelle nous faisons face.Comme dit, il ne répond en aucun cas aux demandes de mon postulat et en ce qui concerne le postulat de Mr Dupuis, il n’y répond pas non plus, tout au plus nous pouvons prendre acte de la stratégie de la Municipalité.

Nous allons donc proposer un amendement pour demander de répondre aux demandes de mon postulat, sans quoi nous refuserons, comme en commission cette réponse et soutiendrons l’amendement pour la réponse au postulat Dupuis.

Concernant le postulat Company, il interviendra après moi et sera je pense plus clément envers cet objet que je ne l’ai été.

Sara Gnoni

Intervention communale, Valéry Beaud

Aéroport régional Lausanne-Blécherette

Rapport-préavis 2019/15 – Intervention

Durant ces 6 dernières années, l’exploitation, les nuisances et la sécurité de l’aéroport de la Blécherette ont régulièrement fait débat : une pétition de l’Association de défense des riverains de la Blécherette (ADRB), deux interpellations, un postulat de Hadrien Buclin et moi, et même le retrait par la Municipalité d’un premier rapport-préavis n° 2016/38 jugé très insatisfaisant.
Aujourd’hui, nous avons entre nos mains un nouveau rapport-préavis (n° 2019/15), qui nous satisfait déjà beaucoup plus. Sous l’impulsion du Syndic en tout début de législature, et plus encore depuis la prise en main du dossier par Mme la Municipale Natacha Litzistorf, la Municipalité s’est enfin saisie sérieusement de cette affaire, pour aboutir aujourd’hui à des premières propositions concertées, notamment au protocole d’accord qui nous est soumis.
Je commencerais donc par relever ici quelques éléments de satisfaction :

  • tout d’abord le rééquilibrage des décollages entre le Nord et le Sud, en favorisant les mouvements vers le Nord, conformément aux répartition qui existaient encore en 2006-2007 et au cadastre du bruit de l’aéroport ;
  • ensuite, les actions présentées en vue de limiter les nuisances, notamment les incitations financières au choix d’aéronefs moins bruyants et moins polluants, la mise à disposition d’essence sans plomb à un taux préférentiel ou la sensibilisation des pilotes ;-
  • enfin, la réalisation de l’étude de bruit tant demandée par les pétitionaires, qui au-delà du strict respect de l’Ordonnace sur la protection contre le bruit (OPB), démontre que la gêne due au passage des avions est effective et importante.

Au-delà de ces éléments de satisfaction, qui répondent à de réelles préoccupations de la population, il est toutefois important de ne pas oublier la situation actuelle, qui peut se résumer ainsi : alors que le terrain est mis très généreusement à disposition par la Ville de Lausanne et que seule une infime part des utilisateurs paient des impôts à Lausanne, ce sont essentiellement les Lausannoises et les Lausannois qui subissent les nuisances de l’aéroport.

En ce sens, si nous saluons ce rapport-préavis, nous sommes obligés de le considérer seulement comme un premier pas, mais nous en attendons d’autres de la part de la Municipalité, même si nous sommes conscients que sa marge de manœuvre est étroite, notamment sur les points suivants :

  • une diminution du nombre de vols d’écolage, qui malgré la situation urbaine de l’aéroport, représentent 37% des mouvements d’avions ;
  • un encadrement du développement des vols d’hélicoptères, où les vols de sauvetage, incontestés, ne représentent que 29%, mais où il est par contre possible depuis La Blécherette de partir en hélicoptère pour une petite escale gourmande dans un restaurant, pour un transfert au karting de Vuiteboeuf, pour une partie de golf ou pour de l’héliski ;
  • une évaluation des toutes les possibilités d’augmenter la redevance du droit distinct et permanent de superficie (DDP), qui ne rapporte qu’environ Fr. 60’000.- par année à la Ville de Lausanne, soit seulement quelques 30 centimes par m 2 .

Bref, alors que notre Conseil communal a déclaré il y a 2 semaines l’urgence climatique, que les riverains de l’aéroport souffrent de ses nuisances sonores et que les premiers bâtiments de l’écoquartier voisin des Plaines-du-Loup ont été mis à l’enquête, nous devons vraiment chercher tous les moyens à disposition pour cohabiter au mieux jusqu’à la fin de la concession d’exploitation de l’aéroport en 2036. Aujourd’hui, les habitants qui se trouvent dans l’axe des décollages en direction de la Ville n’en peuvent plus, ne pouvant simplement pas être sur leur balcon ou vivre les fenêtres ouvertes lors des belles journées d’été. Il est de notre devoir de préserver la santé et la qualité de vie de notre population.

Enfin, que dire du comportement de l’aéroport, qui pendant ce temps se permet d’évoquer une extension de la piste, le développement de vols de ligne ou encore de tester une ligne de fret aérien avec la Grande-Bretagne, dans un déni total du contexte dans lequel se trouve l’aéroport et de la période que nous vivons.

En conclusion, je remercie encore Mme la Municipale Natacha Litzistorf pour avoir empoigné ce dossier avec force et conviction, mais je reprendrais les termes du vœu que j’ai déposé en commission et que celle-ci a accepté, souhaitant que la Municiplaité poursuive ses efforts pour réduire les nuisances de l’aéroport et fasse son possible pour adapter la redevance versée par celui- ci.

Valéry Beaud

Intervention communale, Karine Roch

Centre omnisports de Grand-Vennes et Zone sportive de Vidy

Intervention

Préavis N° 2019/19 – remplacement de deux terrains de football en matière synthétique – demande de crédit d’ouvrage

Comme la commission a pu le constater en siégeant sur place au centre omnisports de Grand-Vennes, la surface de ce terrain après presque 15 ans d’utilisation intensive est râpée jusqu’à sa trame.

Dans le contexte urbain, d’exiguïté des espaces et d’intensité d’utilisation, le développement raisonné et approprié des terrains synthétiques répond à la demande sociale, tout en conservant (voire en libérant) des terrains en herbe qui participent notamment d’une meilleure climatisation de la ville.
Un terrain synthétique est utilisable 30 heures par semaine (40 heures même dans les cas présents) contre 6h face au terrain naturel si l’on veut une qualité sportive équivalente. Il faudrait donc mobiliser 5 terrains en herbe pour assurer une offre équivalente à un terrain synthétique. 
L’évolution des techniques de fabrication des revêtements synthétiques est favorable. La couche de remplissage est remplacée par des matériaux naturels biodégradables au lieu des billes de caoutchouc issu de pneus usagés. Ce point est déterminant pour limiter les impacts environnementaux dus à l’élimination de ces matières et éviter leur diffusion au sein des écosystèmes. En l’occurrence, ce sera des granulats de liège, dont il faudra quand même utiliser 21 tonnes par terrain.

Au vu de ce qui précède, les Verts se joignent à l’unanimité de la commission pour approuver ce préavis.

Karine Roch

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Sophie Michaud Gigon quitte le Conseil communal

Madame la Présidente,

il y a 12 ans jour pour jour, j’étais assermentée au sein de notre Conseil. Aujourd’hui, c’est avec émotion que je vous remets ma lettre de démission.

Amoureuse des institutions politiques, je suis convaincue que les personnes qui s’y engagent sont des personnes qui contribuent au mieux vivre ensemble et qui sont au niveau communal mues par la volonté de participer à la bonne marche de leur lieu de vie.

La politique, c’est aussi la chose la plus chronophage qui soit ! Car derrière tout ce qui se voit au Conseil, il y a parallèlement ces échanges, cette vie de parti, ces discussions… Vouloir rentabiliser le temps investi en politique, c’est comme vouloir entrer dans du 36 quand on fait du 42 : une mauvaise idée. Bref, la politique exige de notre part à toutes et tous forcément un peu de passion.

Et de la patience ! Ah, la patience… Peut-être du reste que dans une cinquantaine d’années, on aura une place des Bergières et qu’on y apposera une plaque “SQUARE de l’enquiquineuse Sophie Michaud Gigon”, comme reconnaissance à titre posthume (quoique, 50 ans, ça m’a l’air quand même un peu serré).

En 12 ans, j’ai travaillé pour mon quartier et pour la qualité de vie dans ma ville, en touchant à tous les domaines : sport, santé, écoles, pollution de l’air, politique régionale, logements, économie locale, aménagements extérieurs et lieux de vie, etc.

J’ai ainsi eu l’impression qu’on peut finalement faire beaucoup en faisant preuve de bon sens, en investissant aux bons endroits, en créant du lien et en partageant l’adage que là où on habite, eh bien on s’y engage. Quel que soit la forme de l’engagement finalement.

Nous avons la chance dans ce Conseil d’avoir affaire à une Municipalité de grande qualité, et le rythme effréné auquel les astreint la gestion d’une ville comme Lausanne est coloré par nos interventions plus ou moins dans la cible, qu’ils accueillent avec professionnalisme, teinté d’un certain fatalisme face à nos exigences multiples – mais souvent légitimes, bien sûr. Ce Conseil joue son rôle et le groupe des Verts n’est pas en reste, je l’avoue, avec un brin de fierté.

En quittant le Conseil communal, je quitte donc une famille. J’ai tissé des liens avec des collègues de tous les partis, de gauche à droite, et développé même de belles amitiés avec certaines et certains d’entre vous; ce qui nous a réuni au fil des ans, ce ne sont pas forcément nos positions politiques mais des valeurs humaines, un lien affectueux particulier au-delà des attaches partisanes.

Après 10 ans de lobbying fédéral en faveur de la nature et de l’environnement, puis en faveur des consommateurs, je poursuis dès décembre mon travail à Berne en tant que Conseillère nationale, tout en le combinant avec mon poste à la FRC. Gageons que je ne pourrai pas – comme dans notre Conseil – y défendre mes projets, un bonnet de water-polo vissé sur la tête, et que cette liberté me manquera. Comme vous tous d’ailleurs me manquerez.

Mais nous nous reverrons, car Lausanne reste ma ville, comme elle est la vôtre.

Madame la Présidente, chères et chers collègues, chère Municipalité, cher Monsieur Tétaz, il ne me reste plus qu’à vous remercier pour ces 12 années, à vous demander de transmettre mes remerciements à l’administration communale, et à vous souhaiter de continuer à mener les affaires de notre ville avec passion et tambour battant.

Sophie Michaud Gigon

Alice Genoud, Anne Berguerand, Benjamin Rudaz, Daniel Dubas, Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud, Vincent Rossi, Xavier Company

Le barreau Vigie-Gonin et le tram

Interpellation urgente

Le barreau routier Vigie-Gonin retardant encore le tram, il est temps de proposer des alternatives respectueuses du climat et de la biodiversité
Depuis 2011, tout en soutenant fermement le projet de tram Renens-Gare – Lausanne-Flon (t1), les Verts lausannois, ainsi qu’Ensemble à Gauche, ont régulièrement critiqué la mesure d’accompagnement consistant à construire un barreau routier entre la Rue de la Vigie et l’Avenue Jules-Gonin au travers et au détriment de la forêt du Flon. Au fil des années, nous sommes intervenus à plusieurs reprises au sein du Conseil communal de Lausanne (question écrite, interpellations, postulat et débats dans le cadre des préavis) pour tenter de ramener les autorités à la raison, proposer des alternatives à la construction de cette nouvelle route en plein centre-ville et demander que ces alternatives soient sérieusement étudiées afin de trouver une solution réfléchie plutôt qu’imposée par manque d’information. Malheureusement, tant la Municipalité que le Conseil communal ne nous ont pas suivis, estimant notamment, à tort, qu’examiner des alternatives allait entraîner un retard des travaux et de la mise en service du tram.

Il y a un peu plus d’une année, les Verts lausannois et Ensemble à gauche s’étaient par contre félicités 1 de l’arrêt du Tribunal administratif fédéral (TAF) du 2 février 2018 2 , par lequel, en substance, le TAF validait l’autorisation de construire pour le tram et le bus à haut niveau de service (BHNS) attendus depuis de nombreuses années et indispensables pour notre politique de mobilité, tout en renvoyant le projet routier du barreau Vigie-Gonin à une procédure ad hoc, estimant que l’Office fédéral des transports (OFT) n’était pas compétent pour valider cette mesure d’accompagnement, faute de lien suffisamment étroit entre les deux infrastructures (ferroviaire et routière).

Les transports publics lausannois (tl) ont fait recours au Tribunal fédéral (TF) contre cette décision du TAF, retardant d’autant le début des travaux du tram. Là encore, lors du débat, les Verts lausannois et Ensemble à Gauche ont regretté cette volonté des tl de recourir, portant ainsi préjudice à leur propre projet de tram. La décision du TF est tombée le 8 mai 2019 et, par 3 juges contre 2, il a annulé la décision du TAF et renvoyé le dossier à cette autorité pour examiner la validité des plans routiers du barreau Vigie-Gonin. Nous accueillons cette dernière décision avec un certain regret, car elle est la pire qui pouvait arriver : celle qui retarde encore le plus le projet de transports publics. Avec encore au minimum un temps de traitement de 18 mois devant le TAF, puis à nouveau une douzaine devant le TF en cas de nouveau recours, suivi de 4 à 5 ans de travaux, le tram n’arrivera donc vraisemblablement pas avant 2027 à la Place de l’Europe.

Dans le courant de l’été, le Tribunal a publié les considérants des arrêts rendus à ce sujet (il y en a quatre au total, dont un principal : l’arrêt du Tribunal fédéral 1C_125/2018 du 8 mai 2019), ce que nous attentions notamment avant de demander l’urgence à cette interpellation, afin de permettre à la Municipalité de nous répondre en toute connaissance de cause. Le TF retient en substance que la décision du TAF était trop formaliste et qu’il fallait admettre la compétence de l’OFT à valider les plans routiers, de même que de retenir que tel avait été le cas. En plus de cet élément purement formaliste, le TF a admis qu’il existait un lien suffisant entre le barreau routier et le projet de tram, qui nécessitait de les examiner en commun. Il a donc été renvoyé au TAF pour que celui-ci examine juridiquement « les problématiques liées au défrichement et aux expropriations nécessaires à la réalisation de cet ouvrage », ainsi que la validité et la proportionnalité de cette nouvelle route. Toutefois, les seules études évoquées par le TF pour indiquer la (prétendue) surcharge du carrefour Chauderon- Sud datent de 2010, 2012 et 2013, puis une note de 2014 qui indiquerait une charge de 90% avec les mesures de compensation (dont la rampe en question) et non plus de 100% comme retenu en 2012… alors que nous sommes bientôt en 2020 !

Il existe une voie qui permettrait de mettre fin à ces procédures judiciaires dommageables, qui ne font que retarder la mise en service du tram : démarrer les travaux du tram et des BHNS sans délai, puisqu’ils sont maintenant validés par les instances judiciaires, et rechercher une alternative concertée avec les opposants au barreau Vigie-Gonin plutôt que de porter à nouveau le même dossier devant les tribunaux, raccourcirait possiblement la mise en service du tram.

En effet, le nouveau jugement à venir devant le TAF est relativement imprévisible. Etant donné qu’il impacte la forêt, le projet de barreau doit être conforme à l’article 5 de la Loi fédérale sur les forêts (LFo), qui part du principe que tout défrichement est interdit (le défrichement étant un des éléments expressément mentionné par le TF comme devant être examiné par le TAF, à son considérant 4.4). Pour qu’une autorisation puisse être accordée à titre exceptionnel, il faut répondre à deux conditions impératives : un intérêt prépondérant, ce qui semble être accordé par le récent jugement du TF qui lie le projet routier à celui du tram, mais aussi la preuve que l’ouvrage pour lequel le défrichement est sollicité soit indispensable et ne puisse être réalisé qu’à l’endroit prévu. Cette démonstration ne sera pas des plus faciles à faire pour les porteurs de projet, car comment démontrer en 2019 que le barreau Vigie-Gonin est nécessaire et qu’aucune alternative ne soit possible hors de l’aire forestière?

Il est utile de rappeler que lors de la demande de concession ferroviaire du 15 mars 2010 pour le tram t1, la liaison routière Vigie-Gonin ne figurait pas dans le projet. Les études de trafic avaient alors démontré que le tram était réalisable sans elle. Ce n’est que le 16 décembre 2010 qu’il a été ajouté, parce qu’il constituait l’accès à un futur tunnel routier imaginé sous Saint-François. L’ajout du barreau Vigie-Gonin dans le projet de tram a alors été imposé aux tl. De nouvelles études de trafic ont été réalisées, démontrant cette fois-ci l’utilité de cette liaison.

Mais aujourd’hui, les choses ont changé, nous sommes en 2019! D’une part, le Plan directeur communal (PDCom) a fort heureusement supprimé toute référence à un éventuel futur tunnel sous Saint-François dans sa version finale. D’autre part, plus le temps passe, moins le barreau Vigie-Gonin ne sera nécessaire. En effet, le taux de motorisation des Lausannois continue sa décroissance et les parts modales des transports publics et de la mobilité douce continuent à augmenter. Les études de trafic ayant conclu à la nécessité du barreau Vigie-Gonin sont de surcroît trop vieilles et ne prenaient même pas en compte les développements futurs de l’offre en transport public, comme le métro m3, qui, les années passant, va finalement se réaliser très peu de temps après le tram t1, diminuant significativement le trafic au carrefour Chauderon Sud. De nouvelles études doivent donc être réalisées sur la base des données actuelles et du retour d’expérience très positif des monitorings réalisés lors de récentes fermetures provisoires de tronçons routiers (Pont Chauderon et Vieux-Moulin), qui ont montrés un intéressant phénomène d’évaporation du trafic. Tout cela devrait naturellement conduire à renoncer au barreau routier Vigie-Gonin, économisant des millions de francs et sauvant un poumon vert du centre-ville.

La Municipalité vient par ailleurs d’établir un rapport-préavis 2019/30 qui sera prochainement soumis à l’approbation du Conseil communal, pour une politique climatique et l’élaboration d’un plan climat. La sortie de ce rapport-préavis constitue la deuxième raison de la demande d’urgence de cette interpellation, compte tenu de l’urgence aux mesures climatique qu’il implique, et à la place qu’il donne au patrimoine arboré, comme base de compensation (« puit ») carbone, mais aussi de barrière climatique citadine pour lutter contre les canicules toujours plus importantes.

Il est aussi utile de rappeler que l’arrêt du TAF de l’an dernier avait débouté des opposants sur toute la ligne à propos de la diminution de l’accès routier au centre-ville et du nombre de places de stationnement.

Enfin, il faut encore relever que la réalisation du barreau Vigie-Gonin est contraire avec la politique de mobilité durable que les autorités cantonales et communales ont elles-mêmes inscrits dans le Plan directeur cantonal (PDCn), le Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM), le nouveau Plan des mesures OPair 2019 de l’agglomération Lausanne-Morges ou le Plan directeur communal (PDCom) de Lausanne.

Alors que la quasi-totalité des partis politiques a fait de la protection du climat et de la biodiversité leur priorité en cette année électorale, il est temps de passer à l’action et de prouver que ce ne sont pas là que des mots, mais que des actes concrets et locaux doivent suivre, à commencer par la préservation de la forêt du Flon et le renoncement à une route supplémentaire en plein centre ville. L’urgence climatique décrétée par le Canton de Vaud, ainsi que les postulats déposés au Conseil communal de Lausanne et renvoyés à la Municipalité concernant un Plan climat,ainsi que l’urgence climatique, permettront aussi de fixer des exigences claires en terme de protection du climat pour la Ville de Lausanne.

Sur la base des éléments présentés ci-dessus, l’objet de cette interpellation est de poser les questions suivantes à la Municipalité :

  1. La Municipalité peut-elle préciser les prochaines étapes prévisibles de la procédure et le calendrier indicatif associé ?
  2. Est-ce que dans l’attente du futur jugement du TAF, de nouvelles études de trafic ont été ou vont être réalisées, notamment en tenant compte du M3 et sans le barreau Vigie-Gonin ?
  3. Est-ce que dans l’attente du futur jugement du TAF, des alternatives au barreau routier Vigie-Gonin ont été ou vont être étudiées ?
  4. En fonction du résultat de ces études, la Municipalité est-elle prête, le cas échéant, à renoncer à la réalisation du barreau Vigie-Gonin et à la destruction de la forêt du Flon ?
  5. Existe-t-il un « plan B » notamment au cas où le TAF devait refuser la réalisation du barreau Vigie-Gonin au travers de l’aire forestière ?
  6. Comment la Municipalité explique-t-elle les différences ressortant des deux études de trafic de 2010 relatives aux mesures d’accompagnement du tram, l’une indiquant que la réalisation du tram était possible sans la liaison routière, l’autre non ?
  7. Au vu des années qui passent et de l’évolution constatée de la mobilité à Lausanne, la Municipalité n’estime-t-elle pas que l’étude qui a été réalisée pour démontrer l’utilité de la liaison routière Vigie- Gonin est dépassée et qu’il serait pertinent de mettre à jour les études de trafic qui ont abouti au choix du barreau Vigie-Gonin, d’autant que le tram ne devrait pas être mis en service avant 2027 ?
  8. La Municipalité est-elle prête à tout faire pour que la réalisation du tram Renens-Gare – Lausanne- Flon (t1) démarre dès que possible et ne soit pas retardée davantage ?
  9. La Municipalité est-elle prête à tout faire pour que la mise en service du bus à haut niveau de service (BHNS) Prélaz-les-Roses – Saint-François démarre dès que possible et ne soit pas retardée davantage ?
  10. La Municipalité n’est-elle pas d’avis, compte tenu de la longueur des procédures judiciaires vers lesquelles on se dirige encore, que la proposition et la mise à l’enquête dès que possible d’une alternative au barreau Vigie-Gonin pourrait potentiellement permettre une réalisation plus rapide du tram dont l’agglomération lausannoise a besoin ?
  11. Au vu de la prise de conscience généralisée et scientifiquement prouvée de l’urgence climatique, dont il est fait état dans le rapport-préavis 2019/30, la Municipalité n’estime-t-elle pas qu’il serait opportun d’éviter la construction d’une nouvelle liaison routière en plein centre-ville en lieu et place d’une aire forestière?

Xavier Company, Valéry Beaud, Benjamin Rudaz, Alice Genoud, Daniel Dubas, Vincent Rossi, Anne Berguerand

1Interpellation urgente de Valéry Beaud et crts « Le tram passe, la rampe trépasse ! » du 6 mars 2018 ; Interpellation urgente de Johann Dupuis et crts « Le barreau Vigie-Gonin : quel plan B pour cette liaison routière ayant échappé à tout contrôle démocratique ? » du 6 mars 2018
2A-2465/2016, https://www.bvger.ch/dam/bvger/fr/dokumente/2018/01/Arrêt%20A-2465-2016.pdf.download.pdf/A-2465-2016_WEB.pdf

Anne Berguerand, Intervention communale

Paiements en argent liquide à la Vaudoise Arena

Question

J’ai appris tout récemment par la presse qu’à à la nouvelle patinoire de Malley, la Vaudoise Arena, les paiement en argent liquide lors des match de hockey ne seront pas acceptés

Non seulement, légalement, toute personne est tenue d’accepter en paiement les billets de banque suisses sans limitation, mais en plus, cette pratique va poser des problèmes à un certain nombre de personnes. Je pense aux jeunes ados qui n’ont pas forcément accès à une carte bancaire ou application reliée à un compte bancaire. Je pense aussi à des fans qui souffrent d’un léger handicap mental, ne leur permettant pas de gérer leur argent et qui reçoivent régulièrement leur argent de poche pour chaque activité. Je pense aussi aux personnes qui ne désirent tout simplement pas payer par voie numérique, préférant le cash, que ce soit pour une question de garantie d’anonymat ou simplement de gestion de porte-monnaie.

La Municipalité peut elle agir pour revenir à une pratique respectant la diversité des fans et pense-t-elle anticiper en intervenant rapidement pour éviter que cette pratique ne s’installe au stade de la Tuillière ou dans d’autres infrastructures, sportives ou non, de la ville ?

Anne Berguerand

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Une Maison des associations – Pour une meilleure prise en compte des associations à Lausanne

Postulat

Dans une société dynamique et active pour le bien commun, les associations jouent un rôle majeur.

Rassemblant les bonnes volontés, souvent fruit d’initiatives citoyennes répondant à un besoin, parfois même palliant des fonctions que devraient ou pourraient prendre en charge les autorités (mais avec des budgets et une capacité de réaction souvent différents), le tissu associatif remplit des missions s’insérant admirablement entre les collectivités publiques et la population.

Prises toutes ensemble, les associations ont des similitudes et des besoins communs : une base de bénévolat et des sources de financement de plus en plus difficiles à renouveler, une certaine créativité et réactivité due à leur taille et des acteurs souvent très engagés, la nécessité de professionnaliser certaines tâches administratives pour être compétitives et répondre aux attentes des donateurs et bailleurs de fonds, ainsi que pour accompagner les personnes y travaillant ou s’y engageant bénévolement. Grandes, petites, locales, nationales, elles ont besoin de ressources juridiques, informatiques, techniques et administratives pour remplir leurs missions de manière efficace. Et plus que tout, elles ont besoin de locaux qui permettent la tenue de séances, en grand ou petit comité, un accueil des clients, des membres, des médias ou des partenaires, ainsi que des bureaux fonctionnels pour le personnel salarié (les grandes organisations sont ici concernées).

Or, être bien placés géographiquement et avoir des locaux adaptés à ces multiples tâches coûte très cher à Lausanne. Les associations sont prêtes et habituées à mutualiser les espaces communs comme des salles de réunions ou des cuisines pour le personnel, comme elles seraient d’ailleurs gagnantes à se partager certaines ressources transversales comme des juristes ou des informaticiens. Par ailleurs, les synergies découlant d’une proximité géographique entre associations sont souvent source de nouveaux projets ou de solutions profitant à tout le monde.

Tout ceci appelle à la réunion physique au sein d’un même lieu d’une partie de ces acteurs précieux à notre démocratie et à l’intérêt général.

Notre Conseil communal a à plusieurs reprises validé l’importance des associations et sa volonté de les soutenir. Le rapport préavis municipal 2013/15 « Soutien au monde associatif lausannois et promotion du bénévolat. Réponse à la motion Diane Gilliard et consorts « Pour une étude visant à la création d’une maison des associations », à la motion Gilles Meystre et consorts « Demandant une analyse détaillée des besoins en matière de salles à disposition des sociétés locales lausannoises », au postulat Roland Philippoz « Pour la promotion et la valorisation de l’engagement bénévole et de la vie associative (article 70 de la constitution vaudoise) » et à l’interpellation Rebecca Ruiz « Pénurie de salles à disposition des associations lausannoises : l’exemple du Centre culturel chilien » a été écrit et traité en 2013, 12 ans après le dépôt de la première motion. Le préavis indique qu’« il importe en revanche de prendre en considération que le regroupement de bureaux pour des associations dans un même lieu peut apporter des avantages qui vont au-delà de la simple résolution de problèmes de logement. En effet, ces regroupements peuvent contribuer à une meilleure coordination des activités des associations et au développement de collaborations ponctuelles. » et affirme qu’à plus long terme et pour autant qu’un immeuble soit disponible, la Municipalité fera les démarches en vue de l’acquérir afin de créer une Maison des associations.

Qu’en est-il aujourd’hui de la politique municipale en faveur des associations ?

Le Conseil communal a adopté ce préavis en 2013 et depuis la situation n’a pas évolué. La Ville ou le Canton soutiennent plusieurs associations via des subventions mais le besoin de l’accessibilité aux locaux et de la mutualisation des forces reste flagrant. Je rappelle ici que les maisons de quartier ne remplissent pas ce rôle mais sont à disposition de la population pour des événements ponctuels accompagnés par les animateurs de la FASL. Une association ne peut y trouver refuge pour y travailler, même si, une fois ou l’autre, elle peut sans doute louer une salle en vue d’une réunion particulière.

Si les terrains ne sont pas en possession de la Ville, celle-ci peut jouer avantageusement la médiatrice entre des promoteurs/gérances et les associations, lesquelles n’ont souvent pas les ressources humaines pour gérer ce genre de contacts et de projets. A Neuchâtel et à Genève, des exemples existent depuis plusieurs années, comme dans d’autres pays d’ailleurs (Canada, Belgique, etc.). Lausanne pourrait s’en servir pour adapter et améliorer son propre concept.

En début de chaque législature, un crédit immobilier est défini pour l’acquisition de biens immobiliers. Nous demandons ainsi à la Municipalité de suivre son intention décrite dans le rapport-préavis 2013/15 et d’inscrire ceci dans ces prochains projets.

Ce postulat demande donc à la Municipalité d’étudier la possibilité de créer une maison des associations et de faciliter la location de surfaces adéquates réunissant le monde associatif et facilitant les synergies.

Sophie Michaud Gigon

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Pour un meilleur suivi des participations financières de la Ville

Intervention – Rapport-préavis N° 2018/20

Quel soulagement lorsque nous avons reçu ce rapport-préavis, et surtout ce règlement !
Je l’avais évoqué lors des débats sur les distribution de “bonus” dans l’affaire Tridel, il nous faut des règles claires, transparentes, ainsi qu’une assurance pour la Municipalité et notre Conseil, non seulement des décisions que prennent les représentant de la Ville dans les conseil d’administrations (ou autres organes similaires): par exemple par le biais des lettres de mission (prévue par la directive présentée), mais surtout un retour adéquat de ce qu’ils s’y passent par des rapports réguliers avant les assemblées générales (également prévue)… deux choses que M. Français ne semble pas avoir fait dans le cas Tridel, par exemple, mais je ne ré-ouvre pas le débat.

Tout ça pour dire que la directive complète que nous présente la Municipalité aujourd’hui est aussi satisfaisante qu’elle était attendue. La faute n’est pas à la Municipalité actuelle, ou pas uniquement, puisque les premiers postulats déposés à ce sujet datent d’il y a près de 10 ans et émanent tant des Verts, que du centre, que de la droite de ce Conseil. Mais il est clair aussi que le bon travail qui a été fait nécessitait non seulement la rédaction de cette directive mais aussi, et surtout, de faire le point sur les participations de la Ville et leur organisation par la Municipalité, ce qui est résumé dans le rapport-préavis qui nous est présenté aujourd’hui.

Dans cette satisfaction globale, un point sensible nous semble toutefois indispensable à relever : bien qu’on aie maintenant un cadre clair pour la gestion des participations financières de la Ville, la création de sociétés anonymes doit être une exception pour la Ville. En effet, la structure même prévue par le Code des Obligation pour la SA sous-entend une non-transparence, et des obligations de diligences et de fidélité des administrateurs pour préserver les secrets commerciaux. Dès lors, même si nos Municipaux pourraient être informés en tant qu’administrateurs, cela n’est pas le cas pour notre Conseil qui perd donc un grand contrôle sur les activités de la Ville gérées par des SA. Dans ce sens, la création de ces structures doit être limitée aux cas absolument nécessaires pour ne pas vider la surveillance que nous pouvons avoir, en tant que pouvoir législatif, et malgré les bons outils qui nous sont présentés ce soir.

Après ce petit appel à la Municipalité, nous soutiendrons naturellement ce bon rapport préavis et nous réjouissons de la mise en place rapide de cette nouvelle directive.

Xavier Company