Feuille verte, Lausanne

La gratuité des transports publics: la balle en argent du transport durable ?

La notion de service public appliquée aux transports fait couler beaucoup d’encre, depuis l’émergence des compagnies ferroviaires, leur nationalisation, puis les lignes de tramway ou bus urbains, les cars postaux, etc… Ces modes de transport collectifs permettent de rationaliser beaucoup de paramètres, notamment les frais et la charge mentale de la conduite (un seul conducteur pour plusieurs dizaines ou centaines de personnes), l’emprise spatiale, et finalement les ressources (énergie directe ou énergie grise). La concurrence directe est le transport individuel, incarné par le transport individuel motorisé (TIM) et la sacro-sainte voiture couronnée au XXème siècle. La politique suisse des transports a permis de fortement développer les deux modes, collectifs et individuels, publics et privés avec toutefois des effets indésirables massifs causés par la pollution (chimique, sonore) et une consommation de sol importante.

A l’heure de l’urgence climatique, et dans un pays fortement motorisé comme la Suisse, nos autorités font preuve d’un somnambulisme routier catastrophique en maintenant des projets routiers pharaoniques. Or la quantité d’émissions de gaz à effet de serre découlant du transport est la seule à ne pas diminuer en Suisse. Comme cité plus haut, une planche de salut se situe sur le report modal de la route vers le rail/bus/métro, ou même des modes encore plus doux (marche, vélo). Une idée revient donc sur la table : enlever l’argument du prix et rendre les transports publics gratuits pour les usagers.

De nombreux arguments en faveur de la gratuité existent. L’accès à ces modes de transports publics serait ainsi égalitaire et solidaire à travers toutes les classes de revenu de la population. La concurrence serait claire et directe avec les frais fixes que représentent l’entretien et la possession d’un véhicule privé. Les ressources consacrées aux frais de perception, de gestion, d’entretien des automates à billet, au personnel de contrôle peuvent être affectées directement aux prestations ou à d’autres aménagements. L’accès facilité aux transports publics permet de soutenir le commerce, ou constitue une facilitation pour les touristes, qui actuellement galèrent à comprendre la structure tarifaire complexe. Il s’agit surtout de contrecarrer l’argument massue du prix, et surtout le désavantage de payer à chaque prise de transport (en amont), par rapport aux coûts « retardés » du TIM.

Toutefois, d’autres arguments viennent ternir ce tableau. La gratuité peut avoir comme effet une hausse des déprédations et incivilités, combiné à une perte de confort en cas de hausse soudaine de l’affluence en décalage avec l’augmentation des capacités (ces dernières nécessitant des achats, investissements et autres procédures longues). Plusieurs études indiquent que le report modal se produit plutôt des piétons et des modes doux vers les transports publics que d’un report modal TIM sur les transports publics. Si ce report de la voiture vers les transports publics s’effectue, même de manière mineure, et qu’aucun accompagnement n’est fait (réaffectation de la voirie, par exemple), la fluidification du trafic routier induit un effet rebond en rendant le trajet en TIM plus agréable et plus rapide qu’un bus ou un tram bondé. Finalement, les frais supplémentaires causés par la gratuité pourraient retarder ou rendre impossible des investissements lourds dans le développement de l’offre.

Finalement, au-delà de cette bataille d’arguments, se pose une montagne de questions quant aux modalités et à l’échelle spatiale ou temporelle à considérer. En effet, faut-il rendre les transports publics gratuits partout dans le canton, tout le temps, pour tout le monde, ou doit-on partir sur des offres plus ciblées, par exemple à l’échelle de l’agglomération Lausanne-Morges, ou au contraire sur des régions moins bien desservies ? Doit-on fournir la gratuité aux ménages modestes uniquement, aux jeunes, aux retraités ? Peut-on imaginer de combiner des dimanches sans voiture avec la gratuité des transports publics, ou comme c’est le cas à Morges de combiner marché local et gratuité des transports (le sac de course sert de billet). Le mode de financement est également déclinable en plusieurs versions, du tout public (financé entièrement par l’impôt) jusqu’à des financements mixtes en taxant les entreprises, notamment celles qui ne disposent d’aucun plan de mobilité. Comment se chevillerait la combinaison avec une politique de renchérissement ou de découragement de l’usage des TIM ? Doit-on réellement encourager les citoyens à effectuer des distances immenses, même si ces distances sont parcourues dans des transports en commun, ou doit-on développer une politique plus concrète de réduction des parcours, via une politique du logement et d’aménagement du territoire digne de ce nom ?

Pour débattre de ce thème et des scénarios à soutenir ou promouvoir, les Vert·e·s vaudois·es organisent un comité élargi le 13 novembre, à Lausanne. Si ce thème vous intéresse, c’est la soirée à ne pas manquer !

Benjamin Rudaz

Feuille verte, Lausanne

La forêt et le tram

Nous ne perdons pas espoir pour la forêt du Flon à côté du tram !

Comme vous le savez, depuis plusieurs années, les Verts maintiennent la pression sur la Municipalité et sur le Canton pour débuter au plus vite les travaux du tram, trouver une alternative au barreau Vigie-Gonin (qui est sensée être construit à la place de la forêt du Flon) et ainsi sauver la forêt. Vous trouverez notamment ici notre interpellation de 2018 qui faisait suite à la décision du Tribunal administratif fédéral qui annulait la rampe, estimant que les procédures d’acceptation n’était pas conformes ; et la résolution que nous avons réussi à faire accepter au Conseil communal de Lausanne (qui est, dans sa majorité, plutôt en faveur de la rampe routière pour l’instant, mais nous sommes toujours déterminés à faire changer cela) : «le Conseil communal souhaite que la Municipalité intervienne auprès du Canton et des tl pour que débutent sans attendre les travaux du tram Renens-Gare – Lausanne-Flon (t1), du bus à haut niveau de service (BHNS) Prélaz-les-Roses – Saint-François et du garage atelier (GAT) ». Le but était en effet d’insister pour que la Municipalité fasse son possible pour débuter les travaux du tram, très attendus tant par les Lausannois-es que par les habitants de l’Ouest lausannois, dès que possible et malgré les recours au Tribunal fédéral pour les aspects relatifs à la rampe Vigie-Gonin.

En 2019, suite à la décision du Tribunal fédéral qui a annulé la décision précédente du tram (en retenant que les procédures liées à la route étaient conformes, mais qu’il fallait maintenant examiner le fond, soit le fait que la route puisse bien être construite et que toutes les conditions étaient réalisées pour cela), nous avons renchéri avec une nouvelle interpellation et un nouveau communiqué de presse. L’objectif, une fois encore et malgré la mauvaise nouvelle judiciaire, est de débuter sans tarder les travaux du tram, pour une mise en service la plus rapide possible (dès lors que le tram, en lui-même, a été formellement et juridiquement validé par les Tribunaux), tout en examinant des alternatives pragmatique, judiciaire et qui tiennent compte de l’urgence climatique, pour préserver la forêt et éviter la construction d’une nouvelle route en plein centre ville, qui ferait office de pénétrante urbaine nocive à notre sens. Il convient aussi, selon nous, de réaliser de nouvelles études de circulation pour examiner l’opportunité des mesures de compensation du tram, dès lors que celles d’origine datent de 2012 et ne tiennent pas compte du M3, par exemple, qui verra le jour quasiment en parallèle.

Une nouvelle interpellation, urgente, sera déposée le 8 octobre suite à la réceptions des considérants des quatre arrêts du Tribunal fédéral et à la publication du préavis «Plan Climat» de la ville de Lausanne, afin que la Municipalité réponde sans délai à nos questions et démarre ainsi les réflexions nécessaires. Au niveau cantonal, une intervention verte pour démarrer sans délai les travaux du tram attend encore une réponse de la part du Conseil d’Etat.

Le but est toujours le même : malgré les procédures juridiques en cours, tout faire pour exiger de la Municipalité et du Canton qu’ils examinent des alternatives au barreau et qu’ils construisent le tram dès que possible sans cette rampe routière. Pour l’instant, c’est dans cette perspective que nous œuvrons car nous croyons toujours qu’une solution politique peut être trouvée, alors que le Canton annonce un Plan climat depuis des mois, sans en montrer la couleur, la Ville vient de faire des annonces prometteuses avec notamment une volonté de neutralité carbone d’ici à 2030 et l’abandon de toute électricité de provenance nucléaire et fossile dès 2020.

Même s’il est évident que le tram n’aurait pas dû être mêlé à ce défrichement, et les procédures différenciées dès le début, nous devons continuer d’exiger une solution politique et juridique en ce sens. Comment pourrions-nous légitimement prétendre nous battre pour le climat mondial si nous ne sommes pas capables de protéger les arbres de notre ville? La protection du climat se joue à tous les niveaux et il en va de la cohérence de la Ville et du Canton de montrer un soutien réel à la vague qui soulève les foules depuis plusieurs mois en préservant cette forêt centenaire et en invitant les fans du bitume et de la voiture en ville à utiliser les nouveaux transports publics de qualité.

Alors si vous pouvez, et voulez, nous aider dans cette campagne, c’est avec plaisir : en route pour un parlement fédéral plus vert·e·s et qui défende de la nature !

Xavier Company

Feuille verte, Lausanne

Le temps nous donnera raison

Tous les indicateurs sont au vert. Les sondages préconisent une vague verte aux élections fédérales. On dit que nous dépasserons les 10% et que les autres partis s’empressent de se verdir pour ne pas manquer le train. A la radio, on dit même que, quoi que nous fassions, les Vert·e·s gagneront ces élections dans le Schlafwagen (wagon-lit). Il faudra peut-être un peu plus pour en arriver là: l’engagement non seulement de nos candidat-e-s dans les médias, les débats et sur le terrain, mais aussi celui de nos militant-e-s dans la rue jusqu’au 20 octobre, et au-delà, car il faudra certainement un deuxième tour pour regagner le siège aux Etats.

Mais il est certainement vrai que les Vert·e·s sont comme jamais synchrones avec les mouvements sociaux de ce pays, voire même du continent, autant avec le mouvement écologiste qu’avec le mouvement féministe qui réclame cette égalité longtemps promise mais jamais obtenue. Car le climat n’est pas notre préoccupation de hier, il est constitutif de notre mouvement. Longtemps, nous avons été minorisés, ignorés, moqués, parfois insultés, mais nous tenions fermes, car au fond, nous pensions : «Le temps nous donnera raison». Longtemps, les gouvernements ont ignoré aussi l’avis quasi unanime de la communauté scientifique. Il a fallu une adolescente têtue pour réveiller le continent et reconnaître l’urgence. Maintenant, ce temps est venu.

Je pense que vous êtes d’accord que sur ce sujet là – l’urgence climatique – on aurait préféré ne pas avoir raison. Car le temps court. On n’est plus dans une logique de transformation douce vers une économie un peu plus verte, un peu plus circulaire, un peu plus respectueuse. Il ne nous reste plus que quelques années pour éviter que cette terre ne devienne inhabitable, et actuellement, le train roule à plein régime dans le mauvais sens.

Les premières mesures vont être plutôt faciles à mettre en oeuvre. Il y a un grand potentiel d’économie d’énergie dans la mobilité et dans le bâtiment. Le solaire a un grand potentiel qui attend d’être exploité. Mais ces mesures ne suffiront pas. Il faudra aussi agir sur notre empreinte à l’extérieur de la Suisse. Les banques suisses incitent à elles-seules, via leurs investissements, une production de CO2 qui dépasse celle du pays.

Il faudra faire des choix. La politique de la responsabilité individuelle n’a pas porté ses fruits, car le climat est un bien public. Il faudrait arrêter de brûler des énergies fossiles, mais les puits tournent encore à plein régime: les industries canadiennes continuent à exploiter les schistes et des pauvres Malaysiens fouillent même la terre de leurs propres mains pour extraire quelques litres de pétrole par jour. Le protocole de Kyoto date de 1992, mais c’est dans les trente dernières années qu’on a émis plus de la moitié des émissions de CO2 de l’énergie fossile. Actuellement, on est plutôt du côté du problème que de celui de la solution.

Pour ces mesures, il faudra des majorités. Dans le scénario optimiste, les Vert·e·s dépasseront les 10%. On est loin de la majorité. Il faudra donc trouver des alliances. Il faudra donc aussi travailler avec des partis qui veulent aller moins vite, qui ont d’autres idées, s’ils ne s’approprient pas simplement les nôtres, ou qui ont des motivations opportunistes. Tout ceci est bon à prendre, on peut agir bien pour de mauvaises raisons, si seulement on avance à temps avec des mesures concrètes.

Le rôle des Vert·e·s dans ce processus politique est majeur. Les mouvements sociaux et le monde politique attendent que nous soyons la principale force de proposition, ce qui implique un travail de réflexion, de conception et de négociation, pour lequel il faudra mettre des ressources. Nous n’allons plus être ignorés, mais de nouveau être minorisés, moqués, insultés et devrons encore et toujours tenir ferme, pour que parfois nos idées passent. Et nous devons aussi, et surtout, veiller à ce que ces mesures soient compatibles avec la cohésion sociale, qu’elles soient justes et supportables, pas seulement pour la nature, mais aussi pour les humains. Si on n’intègre pas tout-e-s les citoyen-ne-s dans ce processus, la première victime du dérèglement climatique sera notre société et le vivre-ensemble tel qu’on le connaît.

Matthias Bürcher

Feuille verte, Lausanne

Le climat, les jeunes et la politique

Les grèves du climat se succèdent et se banalisent dans le paysage politique. Ainsi, le vendredi 24 mai dernier, plus de 5’000 jeunes sont à nouveau descendus dans la rue malgré la période des examens ! Certains journaux titrent : « La participation des jeunes fond comme neige au soleil. ». Qu’on me trouve le mouvement politique qui parviendrait à mobiliser autant de fois autant de jeunes pour des manifestations, avant de parler de fin des grèves du climat. D’autres critiques fusent comme celle de notre cher ancien Conseiller national vaudois Fattebert qui déclare que les jeunes Vaudois-e-s font preuve d’« un manque de maturité certain ». Fort heureusement, les jeunes, tant décriés par l’UDC pour leurs manipulations et leur manque de responsabilité, ont voté aux élections européennes. C’est bien la preuve que le sursaut de conscience manifesté par les nouvelles générations sur la question climatique ne se traduit pas uniquement dans une position contestataire permanente, non, il s’exprime aussi dans les urnes. Les jeunes montrent ainsi leur volonté d’une politique plus écologiste. En Allemagne et en France, les Verts ont été propulsés comme deuxième et troisième force politique du pays !

Qu’en est-il de la Suisse ?

La politique institutionnelle et parlementaire ne fait pas partie des moyens d’action les plus évidents pour les jeunes. Certainement, d’une part, parce que l’État n’offre aucune éducation civique pendant l’école obligatoire et qu’il n’y a pas d’accompagnement dans l’acquisition des droits citoyens, mais également par la complexification de certains processus politiques. Des discours longs et métaphoriques doivent laisser leur place à des explications claires et accessibles.

La responsabilité des partis politique lors des prochaines élections fédérales en octobre prochain ne réside pas dans la promotion du programme uniquement, elle se trouve aussi et surtout dans la vulgarisation du langage politique et du fonctionnement des chambres.

C’est pourquoi les Jeunes Vert-e-s vaudois-e-s ont mis sur pied le site internet vote-climat.ch et développent actuellement une série de capsules vidéo, bientôt mises en ligne, pour simplifier la compréhension du système politique suisse et montrer que cette nouvelle législature aux chambres fédérales ne peut se faire qu’avec une majorité écologiste.

Il faut prendre le virage numérique, savoir-faire campagne ailleurs que sur les marchés. D’ailleurs, une campagne numérique ne signifie pas uniquement sponsoriser certaines publications, il est nécessaire désormais de jouer avec les logarithmes des GAFA, de partager les liens utiles sur les réseaux sociaux, en bref, faire jouer nos carnets d’adresses virtuelles.

Alors que partout on parle de vague verte, je nous souhaite, grâce à nos efforts communs, un tsunami du même nom. Motivez votre entourage, partagez les vidéos et les site internet de vulgarisation de la politique, faites votez vos neveux et nièces, voisines et voisins, enfants, petits-enfants, parents, grands-parents, pour les jeunes engagé-e-s pour la justice climatique et sociale. Votez les Jeunes Vert-e-s!

Oleg Gafner

Feuille verte

Grève féministe, grève climatique

Les mouvements syndicaux consacrent cette année le 1er mai aux revendications féministes. C’est l’occasion de rappeler ici que nous vivons en 2019 une double mobilisation : une grève féministe et une grève climatique. Ces deux thématiques sont liées de manière intrinsèque.

Les femmes vont être les victimes directes, majoritairement et avec violence des catastrophes climatiques à venir. Parce qu’elles sont, partout et encore aujourd’hui, minorisées, discriminées, appauvries, violentées par un système qui ancre son pouvoir sur leur exploitation : le patriarcat. Il est donc indispensable de lier émancipation féminine, égalité entre les sexes et protection du climat.

En Suisse tout d’abord, parce que les femmes vivent plus souvent dans la précarité et pourront donc plus difficilement se prémunir face aux catastrophes climatiques et sanitaires. Par exemple il est plus complexe pour ces femmes de déménager dans les cas où leur lieu de vie représente soudain un danger (inondation, insalubrité, etc) ou de payer de nouveaux soins pour elle-même ou l’entourage dont elles s’occupent (allergies, cancers, etc..). Parce que selon vous qui sera en charge de protéger les enfants des aliments pollués ou des nouveaux dangers comme les tiques ? Et qui sera en charge de s’occuper des personnes âgées durant les vagues de grande chaleur qui ne vont qu’augmenter ? Les femmes ! Parce que ce sont les femmes qui supportent aujourd’hui encore maintenant la majorité du travail de soin non rémunéré, offert à une société bien peu reconnaissante.

Ailleurs, le problème de l’impact climatique sur la condition féminine se pose encore dans d’autre terme. Dans certains pays, ce sont par exemple les femmes qui assurent l’approvisionnement de la famille en eau, en bois de chauffage, en nourriture, qu’il faudra aller chercher encore plus loin, dans des contrées encore plus hostiles. Et nous portons une lourde part de responsabilité, car l’impact climatique de la Suisse se ressent plus à l’étranger qu’à l’intérieur des frontières helvétiques. Grands consommateurs de produits importés, nous produisons en effet la majorité de nos émissions de gaz à effet de serre hors du pays.

Convergence des grèves

La convergence des luttes climatiques et féministes à travers les grèves qui s’annoncent sont donc les meilleurs moyens pour défendre le climat, la (bio)diversité et pour parvenir enfin à l’égalité effective entre les femmes et les hommes. C’est pour cela que la grève des femmes appelle aussi à une grève de la consommation le 14 juin : ne pas nourrir le système ni donner de travail aux femmes à qui la grève est interdite, en évitant de faire les courses, d’aller chez la coiffeuse ou chez tous les professionnels qui emploient des secrétaires et assistantes, pas de baby-sitter ni de femme de ménage.

Les mobilisations qui s’organisent cette année, pour le climat et pour l’égalité, ont de plus un but et un destin communs. Fondamentaux, les manifestes portés par ces mouvements sont déjà relayés auprès des élu.e.s. Mais ces revendications ne sont pas entendues par la majorité de droite qui domine notre Parlement!

Des mobilisations citoyennes sont donc indispensables pour faire pression sur les majorités politiques. Pressions qui fonctionnent : même le PLR semble ébranlé par les exigences des grévistes, et se donne un grand coup de peinture verte. À vérifier en juin déjà, lors du second débat autour de la loi sur le C02.

La grève du 14 juin est quant à elle une journée spéciale. En 1991, les Suissesses avaient obtenu la loi sur l’égalité. En 2019, nous espérons obtenir des vrais changements politiques et sociétaux. Et pourquoi pas mener à une profonde remise en question de cette société qui exploite nature et humains, en particulier les femmes.

Léonore Porchet

Feuille verte

Imaginer la ville d’ici 2030

Les Verts lausannois ont réagi à la consultation publique pour le nouveau plan directeur communal (PDCom) de Lausanne.

Le plan directeur est la feuille de route pour le développement urbain dans les quinze prochaines années. Il fixe les buts à atteindre, les principes à respecter et les mesures à prendre pour l’urbanisation, la mobilité, la nature, les paysages et l’agriculture ainsi que l’environnement de la ville.

En février 2019, la ville a mis en consultation publique le projet du nouveau PDCom destiné à remplacer le plan actuel qui date encore des années 90. Les Verts lausannois se sont fortement impliqués dans les travaux préparatifs, notamment au Conseil communal et dans la Commission consultative d’urbanisme et des transports (CCUT), ainsi que par les consultations préalables. Le 22 mars 2019, ils ont pris position sur le projet mis en consultation.

Le nouveau PDCom s’appuie très largement sur la politique des Verts en matière d’urbanisme et de mobilité durable (21 mai 2014), preuve que nos messages politiques commencent à être largement admis au niveau de la Municipalité. Au lieu de prôner une densification générale du territoire, le PDCom prévoit ainsi de concentrer l’essentiel de la densification sur six sites (Plaines-du-Loup, Sud – Ouest, Sébeillon – Sévelin, Nord – Est, CHUV et Pôle Gare) avec un grand potentiel d’habitants (env. 16’000) et d’emplois (env. 12’000). En dehors de ces sites dits « de grande mutation urbaine », le plan veut préserver l’identité et la valeur patrimoniale et paysagère des quartiers. Dans tous les qartiers, il met l’accent sur la qualité des espaces publics, les centralités de quartier, l’activation des rez-de-chaussées, le patrimoine, les réseaux écologiques et la préservation des vues vers le lac et les Alpes. D’autres axes stratégiques du PDCom concernent la mobilité douce, notamment piétonne, et la volonté d’intégrer la population dans les différentes étapes des projets à travers des démarches participatives. Lors de la présentation publique du PDCom, l’accent sur le développement durable a été clairement exprimé par la Municipalité, ce qui est très positif pour l’avenir urbanistique de la Commune.

Dans leur prise de position, les Verts lausannois ont tout de même fait des propositions pour améliorer encore et compléter le projet. Nous demandons notamment de définir des critères qualitatifs pour les zones d’activité, pour les espaces publics, mais aussi dans la densification prévue le long du métro m2. La surface avoisinant le futur stade de football (extrémité ouest du site de La Tuilière Sud) doit être conservée comme réserve stratégique pour des besoins futurs et non prévue d’ores et déjà comme centre d’affaires.

Pour la mobilité, nous proposons par exemple une liaison piétonne directe et souterraine entre la gare du Flon et la gare de Lausanne, ainsi qu’un renforcement de l’offre en transports publics vers des zones de détente et de loisirs, afin d’accentuer toujours plus le trasfert modal de la voiture vers les transports publics. Nous plaidons en outre pour le développement de quartiers sans voiture et demandons d’identifier des secteurs fermés au trafic motorisé individuel de nuit. Pour le stationnement, il s’agit notamment de reprendre le contrôle des parkings privés à usage public du centre-ville, comme nous l’avons déjà demandé au conseil communal récemment. Finalement, nous demandons des mesures supplémentaires en matière de nature et d’environnement, notamment pour la protection du climat et l’adaptation aux changements climatiques, comme cela a été annoncé ouvertement par la Municipalité lors de la présentation publique du PDCom.

Dans l’ensemble, les Verts lausannois estiment que les ambitions du PDCom sont à la hauteur des enjeux qui attendent Lausanne ces prochaines années. Il faudra toutefois se donner les moyens de les retranscrire dans la révision du Plan général d’affectation (PGA) et dans les différents projets en cours ou à venir. Nous serons particulièrement attentifs à ce que le PDCom ne soit pas qu’un simple catalogue de bonnes intentions, mais qu’il se traduise véritablement en actions concrètes sur le territoire lausannois. Il faut également prendre des mesures pour empêcher que le patrimoine bâti et naturel des quartiers ne soit détruit par des projets de densification contraire à la vision du nouveau PDCom.

Valéry Beaud

Feuille verte

2019 – Une année pour célébrer l’égalité et pour s’engager !

Feuille verte n°45

2019 est une année toute particulière car nous célébrons dans le canton de Vaud, les 60 ans du suffrage féminin. Il y a 60 ans, le 1er février 1959, notre canton était le premier à octroyer le droit de vote aux femmes, alors qu’au niveau national il était refusé, les votations ayant eu lieu le même jour au niveau cantonal que fédéral. Il faudra attendre 1971 pour que les femmes puissent participer à la vie civique sur le plan national. Ainsi notre canton a fait office de pionnier.

Les archives de presse, ressorties pour l’occasion, nous démontrent les progrès que notre société a fait depuis. Si les mentalités ont progressé, le statut juridique de la femme a beaucoup évolué, au bénéfice, soulignons-le, de l’ensemble de la société. A citer notamment : en 1988, le nouveau droit matrimonial, une réforme cruciale dans le nouveau droit de la famille en Suisse qui a permis aux femmes d’exercer librement leur métier et de signer un contrat de travail sans l’accord de leur mari, la dépénalisation de l’interruption de grossesse en 2002, l’adoption du congé maternité en 2005, ou encore les droits des personnes transsexuelles.

Le 14 juin 1981, il y a 38 ans, le principe d’égalité salariale était inscrit dans la Constitution suisse, et la loi en matière entrait en vigueur il y a 23 ans. Pourtant, aujourd’hui encore, les femmes gagnent en moyenne 14.6% de salaire en moins que les hommes. C’est cette inégalité qui a poussé les femmes à faire grève le 14 juin 1991, et qui les y poussera encore une fois ce 14 juin 2019 ! Aussi cette année 2019 est aussi placée sous le signe de l’égalité salariale. Rappelons que sur le plan vaudois un collectif se rencontre régulièrement pour préparer les différentes actions qui marqueront 2019 et qui permettront de mobiliser le plus de monde le 14 juin prochain.

Pour célébrer cette année particulière, le bureau de l’égalité entre hommes et femmes BEHF organise en ce moment l’exposition RegArt10 au Forum de l’Hôtel de ville du 22 février au 8 mars, l’occasion aussi de célébrer l’Equal Pay day 2019, les 10 ans de Business and Professional Women BPW, la journée internationale des droits des femmes et de donner voix à de nombreuses associations qui s’engagent en faveur des femmes et de l’égalité.

Et chez les Verts ?

A Lausanne, le comité des Verts lausannois organise trois stands pour promouvoir la grève des femmes, les samedi 13 avril 19, 11 mai 19 et 25 mai 19.

Au niveau vaudois, rendez-vous le 6 mars de 17h30 à 19h au Buffet de la gare pour une table ronde : grève féministe, grève écologiste, organisé par le groupe Egalité des Verts vaudois.

Les élections fédérales approchent !

Le 1er mars dernier, dans le cadre de l’exposition RegArt10 au forum de l’Hôtel de ville de Lausanne, l’association politiciennes.ch a lancé un crowdfounding pour financer le matériel et les évènements de campagne pour soutenir les candidatures féminines durant les élections fédérales. N’hésitez pas à soutenir cette démarche !

Au niveau suisse, une démarche similaire se prépare et se nomme Helvetia-appel.

Au niveau des verts suisses, rendez-vous le 16 mars pour le lancement du réseau des femmes vertes.

N’hésitez pas à vous impliquer dès à présent, que vous soyez femmes ou hommes. Ces progrès sont au bénéfice l’ensemble de notre société et ces évènements sont l’occasion de belles rencontres !

Séverine Evéquoz

Feuille verte, Lausanne

Les architectes peuvent faire baisser la pression artérielle!

La Feuille verte n°44

Devant la réalité des coûts de la santé et des primes d’assurances maladie, on a tendance à oublier que la santé, c’est beaucoup plus que les soins. En Europe 65% de la population subit des niveaux sonores élevés, 40 millions de personnes respirent un air non conforme aux normes OMS, ayant des effets sur la santé. Et les études sont nombreuses aux Etats-Unis sur l’influence de l’urbanisme sur la sédentarité donc sur l’obésité.

En effet, notre santé est déterminée par notre capital génétique mais aussi et en grande proportion par nos conditions de vie, notre alimentation, le sport que nous faisons, les liens sociaux que nous tissons. Et pour ces paramètres, le cadre de vie est essentiel; c’est ainsi que la Ville est au cœur de la promotion de la santé.

Les Verts ont déposé plusieurs postulats demandant à la Municipalité de promouvoir un cadre de vie propice à la santé, comme par ex. un parcours vita reliant le nouveau quartier des Plaines-du-Loup au reste du tissu urbain en utilisant les forêts existantes.

Une majorité des effets bénéfiques pour la santé peuvent l’être sans faire de sport, mais par la pratique régulière d’activités physiques d’intensité modérée assimilables à des activités de la vie quotidienne. La principale stratégie étant de changer la perception des habitants sur l’offre du voisinage en commerces et services, afin qu’ils s’y rendent à pied, de créer une perméabilité avec les espaces verts alentours, de garantir le libre accès à des équipements sportifs ou des espaces extérieurs de qualité, bref des préoccupations que les Verts ont relayées ces dernières années dans leurs actions et interventions politiques.

La Municipalité vient de répondre à nos impulsions et va dans ce sens : avoir une vision globale de la santé pour toute la ville, favoriser le mouvement dans la population habituellement sédentaire, réduire les obstacles à la marche en milieu urbain et mettre en évidence les impacts de l’urbanisme et des transports sur la santé.

Car comme le répétait un médecin expert du sujet, l’urbaniste a un rôle crucial une fois que le patient a passé la porte du cabinet. Il peut créer des environnements qui invitent à la marche, à l’activité physique, à la rencontre. Le défi du futur est de modifier l’environnement pour que le choix sain soit le choix simple.

Sophie Michaud Gigon

Feuille verte

2019, année du climat !

La feuille verte n°43 – janvier 2019 

Le chiffre lui-même de l’année qui s’ouvre pourrait être le cadre d’un roman de science fiction écrit il y a encore peu. Voitures volantes et conquêtes spatiales seraient le quotidien des humains dans la plupart des versions « optimistes », lutte acharnée post-apocalyptique pour la moindre ressource dans les versions pessimistes. La réalité est comme toujours un mélange des deux extrêmes, et cette année 2019 constitue un tournant, pour choisir un avenir et une vision du monde alternative, qui s’écarte de ces deux scénarios soit technicistes soit madmaxiens.

Malgré les avertissements de longue date des milieux scientifiques quant aux effets indésirables du rejet de gaz à effet de serre en volumes massifs dans l’atmosphère, le thème et les enjeux du climat semblent seulement dernièrement réellement occuper le débat public. Plusieurs facteurs ont retardé ce débat, soit la technicité du problème, sa portée temporelle (bien trop de problèmes perçus comme plus urgents), le coût des investissements nécessaires et finalement des agendas politiques « parasites » qui brouillent les priorités.

La technicité du problème limitait la prise de conscience à une frange trop faible de la population et des politiques, malgré de nombreux efforts de vulgarisation et de rapports complets accompagnés de résumés condensés à destination des personnes dirigeantes. La conscience du problème est désormais bien plus large, ancrée dans la population civile, et illustrée par de nombreuses associations et mouvements comme les grands-parents pour le climat, l’alliance climatique suisse, le mouvement de désinvestissement fossile, etc.

La portée temporelle trop lointaine a longtemps servi de prétexte (voulu ou inconscient) pour ne pas agir. Pourquoi en effet prendre des décisions parfois difficiles, pour ne jamais en voir les fruits, ni politiques, ni purement à titre personnel (peu d’entre vous qui lirez ces lignes seront encore vivants en 2100). Lutter contre le dérèglement climatique a toujours eu ce côté altruiste et transgénérationnel, et donc a reposé sur des valeurs profondes longues à acquérir. Or, nous sommes dans le futur, nous vivons en 2019 des événements et des valeurs de réchauffement qui avaient été prédits de longue date. Le futur lointain est désormais là, sous les cotillons du nouvel an. Nous agissons donc pour maintenant autant que pour 2100.

Beaucoup de choses ont changé également dans le coté économique de la chose. Alors que l’on devait débourser de lourdes sommes pour de maigres kWh électriques solaires, pour lutter contre des énergies fossiles lourdement subventionnées et auxquelles on ne taxait aucune externalité, les choses changent globalement vers le mieux. Le coût réel des énergies et productions sales (en terme de climat mais aussi de santé) est répercuté de manière plus honnête, ou du moins commence à l’être. Face à cette concurrence enfin justement affaiblie, les énergies propres baissent de prix de 10 à 20% par année. Un investissement peut donc se faire désormais même sans conviction écologique, par pur réalisme économique.

Finalement, les agendas parasites à court terme autour de l’immigration, de valeurs identitaires soit-disant patriotiques, ou faisant le lit de l’égoïsme économique ont montré leurs limites. S’attaquant uniquement aux symptômes de crises bien plus larges et profondes (inégalités sociales, internationales, concurrence élevée en valeur centrale, pression sur les ressources, etc), elles ne profitent qu’à certains courants politiques pour gagner des sièges, et surtout ne rien changer, pour le bénéfice d’une petite minorité.

C’est là que 2019 voit toutes ces conditions se réunir pour passer enfin un seuil psychologique, humain, économique et politique en matière de climat. Nous renouvellerons en effet notre parlement fédéral cet automne. Idéalement, toutes les personnes qui siègeront sous la coupole pour 4 ans seront membres de ce mouvement général pour prendre en main nos responsabilités et notre destin. A nous toutes et tous, militant·e·s, élu·e·s, parents, retraité·e·s, écoliers et écolières, membre d’associations amies et partenaires des luttes environnementales, de faire connaître nos exigences fermes en la matière, par la voix, par les réseaux sociaux, dans la rue, et finalement dans l’urne. Les prochains mois seront déterminants pour verdir au maximum ce parlement et faire entrer réellement la Suisse dans le XXIème siècle (avec 18 ans de retard), sans voitures volantes, mais avec à la place une solidarité large, envers les êtres humains actuels et futurs.

Benjamin Rudaz

Feuille verte

Droit de vote à 16 ans

La feuille verte n°42 – novembre 2018  Feu vert pour les jeunes !

Beaucoup de jeunes entrent dans la vie active à 16 ans. Différents droits sont acquis tels que le choix de sa confession, la possibilité de consommer certains alcools, mais aussi la majorité sexuelle. Ces droits riment avec des obligations. À 16 ans, nombreux sont ceux qui choisissent une filière professionnelle et payent, pour certains, leurs premiers impôts. À 16 ans, les jeunes sont donc confrontés à la vie d’adulte. Accorder un droit de vote dès 16 ans serait une marque de confiance envers les jeunes et une possibilité pour eux de s’impliquer dans la vie politique, notamment en leur permettant de s’exprimer sur des sujets les concernant tels que l’école et l’apprentissage.

L’Office fédéral de la statistique estime que, dans 20 ans, plus de la moitié de la population suisse sera âgée de plus de 60 ans. Force est de constater que c’est également cette tranche d’âge qui vote habituellement le plus. Cependant, les décisions prises lors des votes prédéterminent le monde dans lequel les jeunes vivent. Il est impératif de permettre aux jeunes de pouvoir prendre part aux décisions les concernant directement lorsqu’ils entrent dans la vie active. Permettre le vote à 16 ans, c’est un réel pacte intergénérationnel.

Ainsi, à Glaris et en Autriche, où le droit de vote est acquis dès 16 ans, un taux de participation plus élevé dans la catégorie des 23-25 ans a été enregistré aux élections de 2010. Cela devrait être d’autant plus vrai si le droit de vote suivait directement les cours d’éducation civique donnés durant la dernière année de leur scolarité, en offrant une application concrète immédiate, plutôt que de laisser mourir l’intérêt suscité par ces cours, comme c’est malheureusement le cas actuellement dans notre canton. Le droit de vote pour les jeunes dès 16 ans favorise donc la participation démocratique et permet une meilleure intégration des jeunes dans la société, en les incitant à y prendre leurs responsabilités.

Si la question du droit de vote revient aujourd’hui à l’ordre du jour, c’est qu’il y a un réel engouement de la part des jeunes pour ce progrès démocratique. En effet, à Neuchâtel, une initiative lancée notamment par les Verts a trouvé un soutien de poids auprès des gymnasiens du canton lors de la récolte de signatures. Un éventail très large de partis de jeunes a participé à cette campagne : des Vert’libéraux au Parti ouvrier populaire. Une belle preuve par l’exemple ! L’initiative a même été acceptée par le Conseil d’État neuchâtelois il y a peu de temps. Neuchâtel sera ainsi peut-être le deuxième canton suisse à instaurer le droit de vote à 16 ans.

Dans notre canton, les Jeunes Vert-e-s vaudois-e-s portent cette idée depuis longtemps dans le débat public. Ils ont d’ailleurs fait campagne pour celle-ci lors des élections cantonales de 2017. Le droit de vote figure par ailleurs dans le programme des Verts vaudois pour la législature actuelle. C’est donc dans la plus grande des logiques que les Jeunes Vert-e-s vaudois-e-s ont déposé une motion pour l’introduction du droit de vote à 16 ans (et non d’éligibilité) dans le Canton de Vaud à l’échelle communale et cantonale par la députée Léonore Porchet, le 6 novembre dernier au Grand Conseil.

À la vue des enjeux environnementaux et sociaux, il est indispensable que ceux qui auront à vivre avec les décisions d’aujourd’hui puissent prendre part au débat démocratique. Il est donc temps pour notre canton de prendre l’opportunité qui se présente d’introduire le droit de vote pour les jeunes dès 16 ans.

Oleg Gafner

Co-président des Jeunes Verts vaudois, membre du comité des Verts lausannois