Lausanne

Élections à la Municipalité de Lausanne en 2021: la gouvernance doit être plus verte.

Communiqué de presse

Les Vert·e·s se réuniront en assemblée générale le 3 septembre et devront choisir les candidat·e·s qu’ils entendent présenter à la Municipalité de Lausanne, mais aussi leur nombre, entre deux ou trois personnes. Quelle que soit l’option retenue par l’assemblée générale, les Vert·e·s souhaitent accélérer la transformation de Lausanne en une ville exemplaire en matière humaine, sociale, culturelle, et plus urgemment encore en termes de climat et de biodiversité. Le comité des Vert·e·s lausannois·es annonce sa recommandation de présenter trois candidat·e·s à la Municipalité, accompagné d’un appel aux partis de la gauche lausannoise à un dialogue constructif pour une alliance de gauche municipale maintenue, diverse et forte.

L’urgence environnementale et sociale n’est plus à démontrer, en cette année ponctuée de signaux climatiques et économiques immanquables, amplifiés par une pandémie mondiale mettant à nu nos liens sociaux, nos modes de production et de consommation, et la fragilité de certains acquis. La solidarité qui a émergé de cette crise est par contre la preuve indéniable que, confrontées à un défi clair, la population et les autorités peuvent rapidement mettre en place des mesures provisoires ou pérennes pour y répondre. La crise climatique et l’effondrement de la biodiversité devraient idéalement être perçues et gérées de la même manière: nous mettons en jeu notre vie et celle des autres générations, nous devons agir avec la même urgence. Et c’est au niveau communal que ces changements peuvent commencer le plus concrètement.

Lausanne a été couronnée “capitale du climat”, à la faveur des mouvements sociaux d’ampleur qui ont mené des milliers de personnes dans les rues dès fin 2018. Un travail énorme reste à accomplir pour transformer la Ville et en faire une collectivité responsable, réduisant ambitieusement son impact sur l’environnement et se préparant à résister aux changements déjà inévitables, tout en défendant une justice sociale indispensable et une économie locale forte. Le temps étant compté, il faut accélérer le tempo et mettre ces thématiques au cœur de la politique municipale. Les élections
fédérales de 2019 ont montré que la population lausannoise soutien plus fortement que jamais un programme tel que celui porté par les Vert·e·s.
Dans la tradition de démocratie interne forte des Vert·e·s, l’assemblée générale du 3 septembre aura le dernier mot sur la stratégie la plus à même d’assurer une juste représentation de nos valeurs dans l’exécutif de notre Ville. Pour ce faire, le comité de la section présentera à l’assemblée les deux scénarios stratégiques possibles pour la prochaine élection municipale et donnera sa recommandation pour présenter trois candidat·e·s vert·e·s et poursuivre l’alliance avec le parti socialiste et le POP, alliés traditionnels.


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Intervention communale, Xavier Company

Cas répétés d’intoxications malveillantes dans les bars lausannois, comment réagit la Municipalité ?

Interpellation

De nombreux témoignages de personnes, principalement des femmes, ont rapporté sur les réseaux sociaux et dans la presse des cas de drogue glissée à leur insu dans leurs verres dans différents bar et boîtes de nuit lausannois ces dernières semaines. Les conséquences de ces intoxications malveillantes sont les suivantes : nausées, pertes d’équilibre, malaise, vomissements, grande faiblesse, propos incohérents et surtout une grande vulnérabilité face à de potentiels agresseurs. Ces cas sont très inquiétants, non seulement pour la sécurité publique, mais aussi à cause des nombreux témoignages de mauvaise prise en charge par l’ensemble de la chaîne de réponse faisant suite à ces intoxications malveillantes : soutien dans les bars et boîtes de nuit inadéquats, prise en charge médicale refusée ou jugeante aux urgences hospitalières, réponse policière insuffisante, inexistante, voire même dissuasive ou absence d’investigations qui devrait être la tâche de la police. Des victimes indiquent effectivement que la police aurait refusé de prendre la plainte pénale qu’elles souhaitaient déposer.

De nombreuses victimes se sont vues accusées d’être simplement ivres et de ne pas avoir su gérer leur consommation d’alcool. D’autres auraient été découragées par la police de déposer plainte. L’absence de femmes dans les services publics ou privés de sécurité dans le monde de la nuit ressort également fortement comme une contrainte supplémentaire pour le soutien des victimes et une réaction adéquate lors de ce genre d’agression.

De plus, un test toxicologique n’est effectué que sur demande de la police ou de la justice. Or la drogue ne reste dans le corps que quelques heures (3-6h s’il s’agit de GHB) : il faut donc réagir vite. Dans ces circonstances de malaise, ce n’est souvent pas possible. Le système actuel rend donc presque impossible pour les victimes de faire valoir leurs droits et pour la police de réunir les preuves nécessaires.

Face à cette situation, nous souhaitons poser à la Municipalité les questions suivantes :

  1. Quelle mesures la Municipalité a-t-elle ou prévoit-elle de mettre en place face à ce qui semble être augmentation inquiétante de cas d’intoxications malveillantes et qui n’a certainement pas manqué d’alerter son attention ?
  2. Comment la Municipalité juge-t-elle la réponse apportée aux victimes de ces agressions par les acteurs de la nuit (publics ou privés) ?
  3. La Municipalité a-t-elle eu connaissance d’une pratique de certain-e-s policières et policiers de refuser le dépôt d’une plainte pénale, qui est pourtant un droit individuel de tou-te-s ? Y a-t-il eu des investigations ou des enquêtes internes à ce sujet ?
  4. Quel dialogue la Municipalité a-t-elle ouvert avec les bars et boites de nuit pour faire face à ces cas et réagir de manière adaptée ? Quelles garanties compte-t-elle obtenir quant à la sécurité, mais aussi à l’accompagnement des cas par le personnel d’accueil de ces lieux ?
  5. Quel dialogue la Municipalité a-t-elle ouvert avec le CHUV et les autres services d’urgences hospitalières pour améliorer l’accueil des victimes qui s’y rendent après de tel cas ? Comment la possibilité d’effectuer des tests toxicologiques systématiques afin de démontrer et documenter ces cas multiples est-elle discutée ?
  6. Quelles mesures urgente la Municipalité compte-t-elle introduire au sein de la police municipale afin de :
    1) permettre un dépôt de plainte facilité pour ces cas ;
    2) répertorier les cas ;
    3) former les policières et policiers à ces cas spécifiques de drogue dans les verres et à l’accompagnement des victimes ;
    4) assurer un contrôle de la réaction policière face aux victimes qui ont souhaité porter plainte ?
  7. La Municipalité prévoit-elle une campagne de prévention de ces agressions spécifiques ?

Xavier Company, Sara Gnoni, Daniel Dubas, Anne Berguerand, Sima Dakkus

Feuille verte, Oleg Gafner

Avions de combat: l’addition s’il vous plaît !

24 milliards. Cette réponse est peut-être un brin trop mathématique, mais tout de même, 24 milliards. Notre cher Conseil fédéral veut se doter de nouveaux avions de combat pour 24 milliards. En pleine crise sanitaire qui plus est, la réponse de nos sept « sages » c’est 24 milliards pour… des avions de bombardement, une quarantaine. Une nouvelle campagne nous attend à la rentrée, chouette ! Chouette oui, car nous devons faire cette campagne avec détermination et amusement. Amusement parce que Conseil fédéral ne semble pas comprendre la volonté populaire de 2014. En effet, il y a quelques années, nous avions refusé d’acquérir 20 avions pour 10 milliards. Quelques années plus tard, le gouvernement a trouvé la solution : acheter le double d’avion pour un total deux fois plus élevé : du pur génie.

Plus sérieusement, il y a bien sûr une urgence pour nous toutexs et tous de nous mobiliser à nouveau contre ces milliards d’aberrations volantes. Un tel achat a plus que le goût amer du mépris populaire. C’est une addition salée pour les finances publiques, qui en temps de crise vont être chamboulées, mais c’est surtout un triple non-sens.

Un non-sens environnemental

En une heure un avion de combat consomme autant de kérosène qu’une voiture a besoin de carburant pour faire deux fois et demie le tour de la terre. Deux fois et demie le tour de la terre, en une heure ! Je ne vais pas faire de calcul, mais cette image vous laisse imaginer ce que représente une flotte de 40 nouveaux avions. À l’heure de la catastrophe climatique qui n’est ni comprise politiquement ni admise par le gouvernement au vu de ses politiques publiques, l’acquisition de jets de combats n’est en aucun cas admissible. Plus intéressant encore, alors que les partis bourgeois se proclament écolos en soutenant la nouvelle loi sur le CO2, ils acceptent que l’armée suisse émette annuellement 120’000 tonnes de CO2 par an. Accepter ces nouveaux avions est tout le contraire d’une politique verte. Nous votons donc NON en septembre.

Un non-sens sécuritaire

Se pose la question de la police du ciel. Comment assurer la sécurité de notre espace aérien ? C’est le grand argument des partisans de cet achat. En Autriche, pour un territoire deux fois plus grand et une topographie similaire, l’armée totalise 11 avions de combat. L’Allemagne assure sa police du ciel avec moins de 10 appareils. Prétendre qu’il faut ces avions pour cette mission est tout bonnement faux. La police du ciel nécessite des avions légers et rapides, ces appareils existent, certains sont même de fabrication suisse. Nous pouvons donc entrer en discussion sur une plus petite flotte d’avions plus légers, mais 24 milliards et 40 avions de bombardement est tout simplement une erreur de calcul. En parallèle de cette question de la police du ciel, la cyber-sécurité ou la protection contre les changements climatiques dans les régions de montagne constitue une priorité imminente en matière de sécurité. Faites donc voter NON en septembre.

Un non-sens sociétal enfin, car nous avons une urgence climatique, une urgence sociale, une urgence humanitaire et une urgence sanitaire qui sont simplement démunies de soutien. Les politiques publiques doivent s’axer sur ce qui nous protège vraiment ! Protéger d’un virus mortel, protéger des changements climatiques, protéger les conditions de travail, protéger tout ce qui use et tue. Dans aucun des cas précités, le remède ne s’appelle avions de combat. Il est donc primordial de marteler la nécessité de voter et de faire voter NON à ces avions de luxe le 27 septembre prochain.


Merci pour votre engagement !

Venceremos !

Oleg Gafner, Comité Vert·e·s lausannois·es, Vice-président des VERTS Suisse

Lausanne

Cas répétés d’agressions par d’intoxications malveillantes dans les bars lausannois : une réaction s’impose !

Ces derniers jours, une multitude de témoignages de personnes, principalement des femmes, ont été partagées sur les réseaux sociaux et dans la presse rapportant des cas d’intoxications malveillantes. Ces personnes ont été droguées à leur insu. Si le phénomène n’est pas nouveau, il semble avoir pris une intensité dangereuse qui ne doit pas laisser les autorités sans réaction. Les Vert·e·s lausannois·es interviendront donc auprès du Conseil communal, du Grand conseil et du Conseil national pour s’assurer que des réponses seront apportées à la hauteur de l’enjeu.

Ces agressions sont très inquiétantes non seulement pour la sécurité et la santé publique, mais aussi à cause des nombreux témoignages de mauvaise prise en charge par l’ensemble de la chaîne de réponse : soutien dans les bars et boîtes de nuit inadéquat, prise en charge médicale refusée ou jugeante aux urgences hospitalières, réponse policière insuffisante, voire même inexistante ou décourageante. Certaines victimes se sont ainsi vues accusées d’être simplement ivres et de ne pas avoir su gérer leur consommation d’alcool. D’autres témoignent avoir été découragées par la police de déposer plainte. Des victimes regrettent l’absence de femmes dans les services publics ou privés de sécurité pour leur prise en charge. Cette façon de faire amène de nombreuses victimes à ne pas témoigner, ni porter plainte, ce qui minimise de fait la problématique.

Une coordination entre les Services de la Ville et les acteurs privés axé sur ces agressions à répétition apparaît dès lors indispensable. Si certains établissements publics ont pris les devants en partageant les tracts distribués, en formant leur personnel ou en communiquant activement sur ce fléau, il est indispensable que la réponse soit générale, coordonnée et forte pour mettre un terme à ces actes dangereux. De plus, les réactions a posteriori de la Police Municipale doit être parfaitement adéquate, et les témoignages font craindre que tel ne soit pas le cas et que les victimes soient souvent laissées à elles-mêmes.

Nous attendons donc des réponses claires et des réactions fortes de la part des autorités à ce sujet. Parallèlement, une interpellation sera également déposée au Grand Conseil vaudois pour demander une réponse hospitalière plus ciblée, ainsi qu’élargir la prise de conscience au niveau cantonal, car si la problématique est plus ressortie à Lausanne, les autres villes n’en sont pas exemptes. Finalement, une autre question sera posée au Conseil national pour questionner le cadre légal insuffisant.