Feuille verte

Comment mobiliser nos concitoyen·ne·s à travers nos idées vertes ?

Les idées vertes ont pour but d’approfondir des sujets d’actualité politique en les approchant sur un autre angle, d’explorer de nouvelles thématiques de politique communale, ou de faire partager les expériences des militant·e·s vert·e·s d’ici et d’ailleurs. Ces conférences servent à nourrir le débat sur des idées qui ne seraient pas encore mûres et d’aboutir à des solutions vertes.

Dans l’émission Forum du 25 décembre 2019, Isabelle Pasquier Eichenberger, nouvelle conseillère nationale verte de Genève, explique que c’est le film Demain qui l’a décidé à s’engager à faire de la politique chez les vert.e.s. Elle était déjà très impliquée dans sa vie professionnelle et associative dans l’écologie mais elle n’avait jamais pensé être active politiquement.

Aujourd’hui, alors que notre maison brûle, il est essentiel de tout tenter pour mobiliser autour de nous. C’est pourquoi nous avons décidé d’ouvrir les idées vertes aux non-membres. Donc n’hésitez pas à venir avec un ou une amie, un ou une voisine ou tout simplement à communiquer autour de vous ce programme d’idées vertes 2020.

Ces rencontres auront lieu au Cazard à Lausanne (salle Octogone, Rue Pré du marché 15) et la séance est prévue à chaque fois à 19h. Elles seront accompagnées d’un apéritif et de discussions détendues.

Nous prévoyons quatre conférences en 2020, à vos agendas :

Le 11 mars aura lieu la conférence-débat « Lumière sur l’éclairage public »

Pour cette première soirée nous avons invité deux intervenants :

Laurent Debrot est conseiller en éclairage public, député Vert au Grand conseil neuchâtelois et Secrétaire de l’Association pour L’Agence suisse pour la protection de l’environnement nocturne (LAMPER). Il nous fera une introduction sur les enjeux environnementaux, sanitaires, techniques, législatifs et sociaux de l’éclairage public. Il nous parlera également de l’extinction nocturne de l’éclairage public dans sa commune du Val de Ruz.

Jean-Yves Pidoux est municipal Vert à Lausanne et directeur des Services industriels de Lausanne (SIL). Il nous parlera du Plan lumière de la Ville de Lausanne et sa mise en œuvre.

Le 28 mai : Sortir des pesticides

Le 17 septembre : Point sur la mobilité douce à Lausanne

Le 12 novembre : Les impacts du réchauffement climatique en Suisse et plus précisément à Lausanne

N’oubliez pas de diffuser ces idées vertes 2020 autour de vous. La manière la plus simple serait déjà de venir accompagné·e. Merci!

Elisa Garbar et Alexandra Gerber, membres du comité des Vert·e·s lausannois·es

Daniel Dubas, Intervention communale

Planification scolaire

R33U RP 2019/18 : Intervention

Nous l’attendions depuis bien longtemps, ce rapport-préavis sur les intentions de la Municipalité en matière de planification scolaire à l’horizon 2030. La création de nouvelles classes et la rénovation des bâtiments scolaires sont importantes et urgentes. Elles représentent une des priorités pour la ville en termes d’investissements dans son patrimoine administratif. Nous remercions la Municipalité pour ce rapport-préavis, qui fait le bilan global des travaux entrepris ces dernières années et qui montre bien ses intentions pour les années à venir.

Ce soir, le Conseil communal s’apprête à voter un crédit-cadre de CHF 18 millions jusqu’en 2022. Ce crédit-cadre permettra notamment de financer des travaux d’envergure au collège de la Barre (CHF 10 millions) et de Montoie (CHF 5 millions), ainsi que quelques chantiers plus petits dans d’autres établissements scolaires. Cependant, au vu de la planification générale des travaux à entreprendre, il apparaît clairement que ce crédit-cadre spécifique n’est que le premier parmi d’autres qui vont suivre et être votés par le Conseil communal. Ce n’est qu’un début, encore un peu timide.

En effet, la planification que la Municipalité nous présente ce soir révèle que des investissements très importants seront à consentir ces prochaines années, pour la rénovation des bâtiments en général, mais aussi pour des économies d’énergie massives en particulier, tout en tenant compte de la nécessité de protéger le patrimoine construit. Jusqu’en 2030, des investissements d’environ CHF 150 millions seront nécessaires pour faire face aux changements démographiques, avec environ 20% d’écoliers supplémentaires. Et environ CHF 300 millions vont être nécessaires pour rénover les bâtiments existants jusqu’en 2030, voire plus de CHF 400 millions à l’horizon 2040. Ceci représentera un défi financier majeur pour la Ville de Lausanne ces prochaines années.

Dans ce sens, le groupe des Verts approuve l’augmentation des taxes sur l’électricité en faveur du Fonds pour le développement durable (FDD) et du Fonds pour l’efficacité énergétique (FEE) dans le cadre du plan climat de la ville, que le Conseil communal vient de voter. Cette décision permet de dégager un montant supplémentaire d’environ CHF 2.8 millions, notamment pour renforcer le programme de rénovation des bâtiments scolaires. Nous approuvons également les nouveaux postes qui seront créés au Service des écoles primaires et secondaires pour planifier et accompagner au mieux les travaux de rénovation nécessaires.

Le groupe des Verts approuvera les conclusions du rapport-préavis à l’unanimité et remercie la Municipalité pour son engagement et la poursuite de travaux ambitieux dans le domaine des rénovations de bâtiments scolaires.

Daniel Dubas

Daniel Dubas, Intervention communale

Le Cinéma Capitole

R39U P 2019/38 : Intervention

Le Cinéma Capitole est la dernière des grandes de cinéma en Suisse restée intacte, sans transformations majeures. A travers le rachat et la restauration du bâtiment, en préservant au maximum sa substance historique de 1959, les travaux prévus permettront de mettre en valeur un patrimoine construit important, et nous nous en réjouissons. Le projet sur lequel nous nous prononçons ce soir est à la fois cohérent, utile et pertinent. En termes énergétiques, la restauration permettra d’améliorer considérablement la situation actuelle, même si la valeur-cible de la norme SIA 380/1 pour les bâtiments restaurés ne sera malheureusement pas atteinte.

La Ville de Lausanne se donne les moyens d’une politique culturelle ambitieuse, et ceci est une bonne nouvelle pour toute la population. La nouvelle « Maison du Cinéma » sera dans l’avenir l’une de ses pièces maîtresses. Elle permettra – entre autres avec une nouvelle salle au sous-sol – de regrouper toutes les activités publiques de la Cinémathèque suisse et de garantir ainsi à la population une offre variée et de qualité en matière cinématographique. L’ouverture d’un café-bar dans le foyer, accessible également aux non-clients et en dehors des horaires d’ouverture, rendra plus attractif ce lieu emblématique du centre-ville.

Le montage financier et l’opération immobilière sont équilibrés. La parcelle reste propriété de la Ville, qui octroie un droit distinct et permanent de superficie gratuit pour une durée de 30 ans à la Fondation Capitole, qui reprendra gratuitement le bâtiment et qui sera responsable de sa gestion. L’exploitation du cinéma est confiée à la Fondation de la Cinémathèque suisse. La création d’une fondation privée offre la possibilité d’un financement complémentaire de la part de la Confédération, du canton et de sponsors et mécènes privés. Il est cependant dommage que les communes avoisinantes ne paient pas de contribution financière, ce qui risque d’alourdir encore davantage la charge de Lausanne en tant que ville-centre. Le montant provenant du Fonds intercommunal de soutien aux institutions culturelles lausannoises reste en effet inchangé.

J’aimerais tout de même formuler un petit bémol, le fait que 80% du montant investi par la Ville de Lausanne provienne du Fonds pour le développement durable (FDD). Sans remettre en cause la conformité du projet avec les critères du règlement, dont notamment ceux de « l’intégration sociale par l’accès à la culture » et de la « restauration du patrimoine construit – pour autant qu’il contribue au développement durable et au développement de nouveaux espaces verts », le groupe des Verts estime que ce fonds devrait surtout financer des projets particulièrement exemplaires, innovants et qui ne pourraient pas se réaliser autrement. Nous allons par conséquent nous abstenir sur la conclusion 3 de ce préavis, sans pour autant remettre en cause la pertinence du projet ou le montant d’investissement en jeu.

Le groupe des Verts approuvera avec détermination les autres conclusions à l’unanimité. Nous remercions sincèrement la Municipalité pour son engagement et nous nous réjouissons de voir ce projet emblématique se réaliser dans un avenir proche.

Daniel Dubas

Ilias Panchard, Intervention communale

STEP : des conditions de travail préoccupantes

Intervention

Le chantier de la STEP a débuté en 2015 et se poursuivra jusqu’en 2023. À terme, une nouvelle station d’épuration remplacera ainsi l’actuelle STEP. Notre collègue Calame l’a rappelé, depuis le début du chantier, soit 4 ans, le personnel de la station d’épuration interpelle la hiérarchie de l’usine et la municipalité à propos des conditions de travail sur le chantier de Vidy.

Hélas, les différentes démarches ne semblent pas avoir abouti à quoique ce soit. Les deux revendications principales : une compensation financière vis à vis d’une dureté du travail accrue et la possibilité de compenser en ayant du temps de repos supplémentaire accordé.

Quand des employé-e-s affirment que des températures de 34 degrés ont été mesurés à 1h du matin sur une partie du site, que des produits très nocifs sont utilisés et que les arrêts maladie augmentent, il est de notre responsabilité d’agir. Qui plus est quand le municipal en charge ne semble pas prendre des mesures pour améliorer la situation.

La pénibilité au travail est une question centrale dans les rapports de travail. Présente dans de nombreuses CCT, au coeur des débats suisses et européens – français en particulier – la notion de pénibilité doit être développée et non rabotée pour des raisons apparemment financières, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un employeur public.

Nous sommes nombreux dans cet hémicycle, dans les différents groupes politiques, à fortement nous intéresser à tout ce qui touche à l’eau dans cette ville, son captage, son transport, son utilisation et bien sûr à sa qualité. Je peux dire sans trop présumer que c’est aussi largement le cas du Municipal Hildbrand. C’est à saluer et nous permet d’avancer rapidement sur cette question et de figurer parmi les villes pionnières, ou en tout cas parmi les plus avancées du pays, en ce qui concerne la gestion durable de l’eau.

Cependant, là où les lignes se fracturent hélas, là où l’opposition gauche-droite refait surface, c’est bien souvent lorsque l’on parle des conditions de travail, de la sécurité sur le lieu de travail ou des salaires. L’entretien de ces installations ne se fait pas tout seul. L’approche “technologique”, très en vogue concernant le traitement de l’eau et ses moultes nouvelles techniques présentées comme révolutionnaires, a ses limites et derrière de nombreuses et nombreux employé-e-s sont engagés au quotidien pour assurer ces services. Et, dans le cas qui nous concerne, pour permettre le bon fonctionnement de la STEP et la construction dans les temps de la nouvelle station d’épuration.

Il nous faut reconnaître le travail des employé-e-s de la STEP, son évolution récente et celui prévu ces prochaines années jusqu’à la fin des travaux dans 3 ans au plus tôt.

Selon Monsieur le municipal, la portée des inconvénients n’aurait pas pu être réellement établie lors des différentes rencontres. Le Municipal considère-t-il ainsi que les éléments amenés par le personnes et le syndicat sont donc fausses ou mensongères ?

Nous espérons vivement, comme lui, que les prochaines rencontres, si elles ont lieu, permettront ainsi aux salariés et au syndicat de détailler leurs conditions de travail et leurs revendications, et donc à la Municipalité d’en prendre connaissance.

Ilias Panchard

Intervention communale, Lausanne, Marie-Thérèse Sangra

Zone réservée communale à Pra Roman

Préavis 2019/32 sur l’établissement d’une zone réservée communale selon l’article 46 LATC, concernant les secteurs de Pra Roman, Vers-chez-les-Blanc, Chalet-à-Matthey, Flon Morand, Montblesson (commission no 57)

Position des Vert-e-s lausannois-es

Le préavis 2019/32 sur lequel nous devons voter aujourd’hui n’a pas véritablement d’enjeu pour nous car notre marge de manœuvre face au canton est nulle. Depuis la nouvelle loi sur l’aménagement du territoire (2014), tous les cantons et toutes les communes suisses doivent revoir leur aménagement du territoire pour contenir le développement de l’urbanisation à l’intérieur du milieu bâti afin d’épargner les terres agricoles et les zones naturelles. La zone à bâtir ne doit pas excéder les besoins prévisibles pour les 15 prochaines années. Les zones à bâtir lausannoises qui ne font pas partie du périmètre compact du PALM, càd celles qui nous concernent par ce préavis, sont surdimensionnées et doivent être réduites. Actuellement le potentiel de la zone s’élève plus de 2’600 habitants, alors que le potentiel d’accueil futur pour la zone foraine se limite à l’accueil de 502 nouveaux habitants. La zone réservée communale porte sur une surface de 76 hectares. Cette mesure a pour seule finalité d’empêcher le développement du bâti sur des parcelles qui pourraient être dézonées suite à l’établissement du nouveau plan des zones. La mesure est temporaire le temps de mener à bien les études du nouveau plan d’affectation communale. 25 propriétaires y ont fait opposition. Le groupe des Vert-e-s est favorable à l’unanimité aux conclusions de ce préavis. Il relève toutefois que la Municipalité a dû être rappelé à l’ordre par le canton et a dû élargir l’étendue de la zone réservée. Nous déplorons cependant que par endroits le découpage de la zone réservée ait exclu certaines parcelles qui en ont été sorties, au motif étrange que ces parcelles ont été considérées comme des « coups partis », càd que des demandes de permis de construire avaient été déposées notamment à Chalet à Matthey et à Montblesson. La zone réservée perd en cohérence et l’égalité de traitement est quelque peu mal menée. Cette zone réservée est importante, car elle permet de préserver des terres agricoles proches de la Ville qui sont très recherchées par les agriculteurs, ainsi que des milieux naturels et des dégagements paysagers. Les Verts lausannois seront très attentifs à la révision du Plan d’affectation communal des zones foraines, afin que Lausanne soit exemplaire dans le déclassement de zone à bâtir non construites en continuité de la zone agricole.

Marie Thérèse Sangra

Ilias Panchard, Intervention communale, Lausanne

Sorties scolaires

Intervention

Je fais aussi partie des cosignataires de l’interpellation Sorties scolaires: sortir des doutes et des imprécisions (5 novembre 2019)

J’aimerais d’ailleurs remercier M. Gaillard d’avoir permis d’élargir le débat au-delà de la question des camps de ski. C’est vrai que l’on avait débattu surtout de cela au début, en particulier au niveau médiatique et du débat public ; on a surtout parlé de la question des camps scolaires et des camps de ski, alors qu’on est à une échelle beaucoup plus large.

Je le remercie d’avoir créé un front « apartisan » ou « transpartisan », si je puis dire. C’est essentiel sur une question comme celle-ci ; sauf erreur, tous les groupes sont cosignataires.

On voit dans la réponse écrite, puis dans les réponses orales de la Municipalité, que cela concerne des milliers d’activités, des dizaines de milliers de journées. C’est rassurant de voir, même si personne n’en doutait, la volonté – clairement exprimée – de la Ville de tout faire pour maintenir ces activités et de continuer à les financer.

Malgré l’heure tardive et le fait que cela concerne l’échelon cantonal, je rappelle qu’au niveau du Canton, on a pris cette décision de prise en charge des fournitures scolaires. Quand on parle de la question financière dans les écoles, c’est aussi quelque chose qui joue un rôle important, et c’est une évolution à saluer, une avancée sociale majeure.

On parle ici de 2019-2020, que l’on peut considérer comme une année de transition – c’est dit dans les réponses –, car beaucoup de projets ont été planifiés, réservés, qui sont déjà en cours. Du coup, l’année prochaine sera celle à observer attentivement.

Pour terminer, je suis très heureux d’entendre la Municipalité dans cette ligne, et notre collègue Gaillard aussi. La décision du Tribunal fédéral qui a amené à cette situation a été par moments passablement critiquée publiquement, comme si c’était une potentielle menace fondamentale sur les activités scolaires. On est clairement ici face à une décision de justice sociale, qui a pour but de favoriser l’égalité de traitement entre les familles, quelle que soit leur capacité économique. C’est fondamental et c’est à saluer.

De nouveau, je suis heureux de lire des réponses aussi claires de la Municipalité et le fait que l’interpellateur le souligne ; surtout, le fait que la Municipalité couvrira les coûts induits pour garantir la pérennité des activités scolaires. J’insiste sur le fait que cette année 2019-2020 est une année de transition, et qu’il faudra observer la suite des activités.

Ilias Panchard