Lausanne

Consommer local et durable à Noël : c’est possible !

Les Verts lausannois ont à cœur de promouvoir le commerce durable, local et la consommation mesurée, d’autant plus en cette période des fêtes de fin d’année. C’est pourquoi, comme chaque année, nos militant·e·s sensibilisent les acheteurs lors des nocturnes lausannois et réitérerons l’opération ce vendredi 21 décembre de 18h à 19h. Le but est d’attirer l’attention des personnes préparant leurs cadeaux de Noël sur la nécessité de privilégier des achats durables (si possible grâce aux labels qui existent) et locaux, en évitant autant que possible la surconsommation irréfléchie.

Après Halloween et le désormais incontournable « Black Friday », les vitrines de notre ville arborent depuis plusieurs semaines les signes de Noël, nous invitant aux achats des cadeaux les plus variés, tant dans leur utilité, que dans leur provenance. Loin de vouloir priver les Lausannoises et Lausannois des fêtes de fin d’année, les Verts souhaitent plutôt amener les acheteurs, dans leur dernier « rush » de fin d’année, à penser durable au moment de leurs achats.

En effet, que ce soit pour préparer un repas pour toute la famille, y mettre une touche de fête, prévoir assez pour tout le monde, puis avoir un cadeau pour chaque cousin, cousine, parent, enfant, Noël incarne plus que toute autre période de l’année la dérive générale vers la surconsommation. Alors que les fêtes de fin d’année ont une signification autre (religieuse ou non), basée sur le partage, les retrouvailles et l’échange, elles ont été récupérées par des stratégies commerciales et sont désormais le lieu de la surenchère, sans nécessairement réfléchir (alors que nous le ferions dans d’autres circonstances d’achat) à la provenance, la méthode de fabrication, la durée de vie ou l’impact global de l’objet ou de l’aliment en question.

C’est au contraire à ce moment-là, alors que nous voulons offrir pour « faire plaisir », que des achats éthiques et respectueux de l’environnement prennent tout leur sens. C’est pourquoi chaque année, nous descendons à la rencontre des Lausannoises et Lausannois, durant les nocturnes, pour les sensibiliser et attirer leur attention sur les éléments principaux à prendre en compte au moment des achats (dans quelles conditions l’objet a-t-il été fabriqué, de quels matériaux est-il constitué, quelle est sa durée de vie, etc.). C’est une bonne occasion pour des discussions intéressantes et constructives, et pour aller à la rencontre de la population une dernière fois avant la fin de l’année. Nous y serons encore vendredi soir, de 18h00 à 19h00, au centre-ville (départ de la Place de la Palud) !

Daniel Dubas, Intervention communale, Lausanne

Pour des surfaces commerciales à loyer abordable

R66/ Postulat Valéry Beaud et crts « Pour des surfaces commerciales à loyer abordable au centre-ville de Lausanne »

 

Intervention

Nous connaissons toutes et tous les difficultés du commerce de détail, et notamment celles du commerce indépendant. La venue de grands groupes et de franchises, le tourisme d’achat ou la révolution numérique y contribuent fortement. Face à cela, le commerce de détail doit naturellement se réinventer et innover pour attirer la clientèle. Mais l’évolution des loyers des surfaces commerciales y est également pour beaucoup. Ces loyers se situent souvent à un niveau trop élevé. Et le résultat de tout cela est vraiment préoccupant, avec une tendance à l’uniformisation de l’offre commerciale au centre-ville. Les commerces indépendants et les artisans cèdent leur place à des pharmacies, des opticiens, des chaînes vendant des habits et des spécialistes du domaine électronique.

 Afin d’inverser cette tendance, ou au moins de la freiner, il est urgent d’agir, et ce avec un large éventail de mesures complémentaires. La Municipalité s’engage d’ores et déjà pour offrir des conditions cadres les plus propices possibles : qualité de l’espace public, propreté, sécurité, etc. Cela n’est toutefois pas suffisant. La Ville de Lausanne doit aujourd’hui être plus proactive, et développer une politique d’acquisition de biens immobiliers au centre-ville pour la mise à disposition de surfaces commerciales à loyers abordables, de la même façon qu’elle le fait déjà avec succès dans le domaine du logement.

Par ce postulat, déposé il y a près de 2 ans déjà, Monsieur Valéry Beaud et ses co-signataires, dont moi-même, demandent à la Municipalité d’étudier l’opportunité de procéder à de telles acquisitions de surfaces commerciales, afin de les mettre ensuite à disposition de commerces indépendants à des loyers abordables. Cela permettrait de favoriser les commerces indépendants et de conserver à Lausanne quelques enseignes historiques ou offrant des produits ou services complémentaires, renforçant ainsi la diversité et l’attractivité du centre-ville et des quartiers lausannois.

Tout comme la commission, nous vous invitons bien évidemment à renvoyer ce postulat à la Municipalité.

 Daniel Dubas

Lausanne, Sophie Michaud Gigon

La santé en ville

Rapport-préavis 2017-43

Réponse aux postulats Litzistorf, Michaud Gigon et consorts sur la santé en ville

Intervention

En automne, les primes d’assurance maladie et les coûts de la santé se rappellent à nous, nous avons dépensé 80 milliards pour les soins en Suisse en 2016 et 1/3 des soins est pris en charge par les ménages. Devant cette réalité, on a tendance à oublier que la santé, c’est beaucoup plus que les soins. En Europe 65% de la population subit des niveaux sonores élevés, 40 millions de personnes respirent un air non conforme aux normes OMS, ayant des effets sur la santé. Et les études sont nombreuses aux Etats-Unis sur l’influence de l’urbanisme sur la sédentarité donc sur l’obésité.

Eh oui, notre santé est déterminée par notre capital génétique mais aussi et en grande proportion par nos conditions de vie, notre alimentation, le sport que nous faisons, les liens sociaux que nous tissons. Et pour ces paramètres, le cadre de vie est essentiel; c’est ainsi, et c’est une bonne nouvelle, que la Ville a une influence déterminante sur la promotion de notre santé. La Fondation nationale Promotion santé suisse a bien reconnu que les villes avaient leur partition à jouer puisque le titre de leur conférence en janvier 2019 s’intitule « les villes et les communes au cœur de la santé ».

La géomédecine est une science en plein essor articulant le savoir géographe et médical : en une phrase : l’impact de l’environnement urbain sur notre santé. Les architectes peuvent faire baisser la pression artérielle ! Dans le projet métamorphose, la PMU a vu l’occasion unique d’associer urbanisme et santé avec les objectifs suivants : favoriser le mouvement dans la population habituellement sédentaire, réduire les obstacles à la marche en milieu urbain et mettre en évidence les impacts de l’urbanisme et des transports sur la santé. Ainsi est née la démarche métaSanté (pour métamorphose).

Le rapport métaSanté remis à la Ville en octobre 2014 relève ainsi qu’une majorité des effets bénéfiques pour la santé peuvent l’être sans faire de sport, mais par la pratique régulière d’activités physiques d’intensité modérée assimilables à des activités de la vie quotidienne. La principale stratégie étant de changer la perception des gens sur l’offre du voisinage en commerces et services, afin qu’ils s’y rendent à pied, de créer une perméabilité avec les espaces verts alentours, de garantir le libre accès à des équipements sportifs ou des espaces extérieurs de qualité, bref des préoccupations que les Verts ont relayés ces dernières années dans leurs actions et interventions politiques.

Ce rapport-préavis répond ainsi aux objets que nous avons déposés sur la promotion de la santé par les villes, sur une extension de cette démarche métaSanté à toute la ville, et concrètement, sur un projet de parcours santé reliant les forêts des quartiers du Nord lausannois, en utilisant l’existant et en créant un lien avec le nouveau quartier, en intégrant ce bloc sorti de terre au tissu urbain composé de Bois-Mermet et de la campagne du Désert. En effet, la barrière psychologique face au sport ou au mouvement est clairement atténuée lorsque les espaces verts sont reliés entre eux. Tout se tient.

Lors d’une journée sur le thème organisée par de Rue de l’avenir en 2015, Reto Auer, médecin et ami, relevait :

« l’urbaniste a un rôle crucial une fois que le patient a passé la porte du cabinet! Il peut créer des environnements qui invitent à la marche, à l’activité physique, à la rencontre. Le défi du futur est de modifier l’environnement pour que le choix sain soit le choix simple.»

La ville a choisi de répondre dans ce sens à ces 3 postulats verts et nous vous invitons à adopter avec élan ce rapport-préavis afin de poursuivre dans cette voie.

Sophie Michaud Gigon

 

Intervention communale, Marie-Thérèse Sangra

Concept directeur Nature en ville

Intervention

 

Rapport-préavis 2018/42

Les Verts saluent ce rapport-préavis qui répond à une thématique chère aux Verts. La nature en Ville est en effet un enjeu majeur de nos villes qui doit trouver -ou retrouver- sa place entre densification, développement économique et augmentation des axes de la mobilité. La mise en oeuvre du réseau écologique, l’amélioration qualitative des espaces verts existants (par une végétation indigène), la connexion entre elles des zones relais ou la végétalisation des toitures et des façades pour ne citer que quelques-unes des mesures qui seront réalisées favoriseront un retour de la faune et de la flore en ville. Tout cela ne se fait pas uniquement pour les doux yeux de nos amies les abeilles, mais se traduit aussi en une amélioration de la qualité de vie pour les Lausannois et Lausannoises en terme de climat, de pureté de l’air, de santé, de convialité et de bien-être.

Le déclin drastique de la faune et de la flore à l’échelon local et planétaire est une inquiétude majeure pour la survie de l’humanité. Les médias nous ont largement alertés cet été sur la chute de la biodiversité dans nos campagnes avec des valeurs alarmantes comme la disparition de 60 % des espèces d’oiseaux indigènes dans nos contrées agricoles, ce qui signifie que nous ne verrons ou n’entendrons plus, ou bien moins souvent, des espèces aussi banales que le coucou ou l’alouette des champs encore si fréquentes au temps de nos enfances. Lausanne n’échappe pas à ce bilan inquiétant puisque des dizaines d’espèces, au cours de ces décennies, ont disparu ou sont sur le déclin (lézard vert, crapaud calamite, etc..). Or l’avenir de l’humanité est consubstantiellement lié à notre capacité à conserver une biodiversité saine, riche et diversifiée. Aujourd’hui, pas tout le monde est conscient que le maintien de la biodiversité est un enjeu de même importance que celui du réchauffement climatique.

Face à cet état des lieux pessimistes, un fait nouveau, réjouissant sous certains aspects, est que la ville est capable de redevenir un milieu plus attractif pour certaines espèces, à la condition qu’on veille à créer des conditions pour elles.

C’est dans ce sens que ce préavis est bienvenu et important puisqu’il a pour double finalité de conserver les valeurs naturelles présentes à Lausanne et de les renforcer en complétant les nombreuses trames du réseau écologique urbain. Il fait suite à trois rapport préavis entre 2005 et 2016 qui traitèrent des intentions de la Ville en matière de nature et du renforcement de la politique Nature en ville et prend en compte l’étude « Stratégie parc, nature et paysage » du PALM. Ce bref historique montre qu’il aura fallu plus de 15 ans, presque le temps d’une génération, pour intégrer la protection et la promotion de la nature dans les politiques publiques de la Ville. Donner à la nature sa juste place dans notre politique urbaine, c’est donc un processus de longue haleine parce qu’il oblige à changer les habitudes, à revoir nos priorités et à entrer dans un nouveau paradigme.

Ce rapport préavis poursuit une approche stratégique et pragmatique qui repose sur les outils de la planification territoriale, sur l’accroissement des connaissances sur la nature, et sur la mobilisation des habitants et des acteurs privés pour des partenariats par le biais d’incitation et d’information. La demande de traitement prioritaire de ce rapport–preavis a justement pour louable justification de pouvoir intégrer le plus tôt possible ce concept directeur à la révision du plan général d’affectation ou du plan directeur communal, et d’adapter leurs règlements, pour obtenir un maximum de cohérence sur le terrain en terme de connexions naturelles, de qualité de milieux et de promotion des espaces verts et des paysages sensibles. Ce préavis se veut proactif avec une claire volonté d’aller au delà de la seule protection d’une nature qui est hélas aujourd’hui considérablement appauvrie et il vise à restaurer la nature chaque fois que c’est possible (je cite «pour maintenir la biodiversité et une qualité de vie élevée en ville il est nécessaire de faire davantage que de préserver l’existant (…) il est essentiel de saisir chaque opportunité d’améliorer les lieux déjà appauvris » p. 7). Ce que nous saluons. Le réseau écologique lausannois, les catalogues de mesures en faveur des biotopes (SPADOM acteur) sont des outils indispensables pour atteindre les résultats visés. Leur prise en compte dans toutes les consultations interservices touchant à la planification urbaine, aux PPA, aux PQ y compris les concours d’urbanisme ou dans le cadre des DDP (droits distincts et permanents) et cela jusqu’au permis de construire est un passage obligé, une garantie d’efficience. Ce concept- nature intègre cette obligation de coordination et nous nous en réjouissons.

Autre axe de ce rapport préavis qui nous semble très important, celui de la sensibilisation des privés et des habitants que ce soit par les jardins familiaux, les plantations de haies à base d’espèces indigènes, l’incitation à l’entretien différencié des espaces verts pour les gérances privées, le soutien aux associations actives pour la nature à Lausanne, l’ouverture d’une grainothèque en réponse au postulat déposé par notre collègue Severine Evequoz, etc..

Les Verts sont aussi favorables à la nouvelle rubrique 4510. 509.6428 qui rassemble l’ensemble des montants non dépensés à fin décembre 2017 (Frs 400’000.-) et le crédit d’investissement de 1.5 mio lié à ce rapport-préavis. Au vu de l’urgence de cette thématique, les Verts attendent que les ressources humaines opérationnelles au sein de l’administration soient suffisantes pour investir l’ensemble des montants à disposition. Une ventilation plus fine de ce crédit par postes thématiques faciliterait peut-être une utilisation plus lisible de ce crédit.

En résumé, les Verts remercient la Municipalité pour ce rapport préavis extrêmement détaillé et qui affirme la volonté de la Municipalité et lui donne les moyens d’assumer sa responsabilité vis-à-vis du patrimoine naturel lausannois pour faire de Lausanne une ville véritablement verte. Dans une étape de densification intensive comme la connaît Lausanne, c’est une litote de dire qu’il faudra de l’innovation, de la créativité, de la persévérance et de l’audace pour défendre cette priorité de législature et inverser la tendance à l’érosion exponentionnelle des habitats naturels et des espèces de chez nous. J’en profite encore pour remercier chaleureusement la Municipalité et en particulier Mme Litzistorf et M. Hildbrand de leur réactivité et de leur collaboration pour la sauvegarde du biotope à bécassines sourdes au Biopôle, un signal fort pour la nature dans un dossier compliqué.

Le développement de la biodiversité dans l’espace urbain est l’un des dix objectifs de la Stratégie Biodiversité Suisse (SBS) élaborée par le Conseil fédéral le 25 avril 2012. La protection et le développement de la biodiversité en territoire urbanisé constituent non seulement un besoin urgent, mais aussi un impératif légal. Je pense que les citoyens et citoyennes de notre ville peuvent compter sur l’engagement déterminé de la Municipalité, comme l’a clairement réaffirmé en séance de commission la Municipale en charge du dossier.

Nous vous invitions donc à soutenir ce rapport-préavis comme le feront les Verts.

Marie-Thérèse Sangra

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Réaménagement de l’Avenue du Grey

Intervention

Au moment de prendre acte de ce plan des investissements, j’exprime une incompréhension face au revirement de la Municipalité. Derrière mon questionnement, il y a la déception de tout un quartier qui depuis une dizaine d’années attend enfin un réaménagement de l’avenue du Grey, grosse pénétrante urbaine qui coupe le quartier en deux. Des associations et habitants du quartier ont même à plusieurs reprises présenté à la Municipalité des propositions de réaménagements.

Après s’être enfin engagée à agir dans ce quartier qu’elle considère comme stratégique juste en-dessous des Plaines du loup, pourquoi fait-elle disparaître cet investissement tant attendu et finalement intégré dans le plan d’investissement pour 2021?

En introduction à la réponse à notre interpellation en 2014, Olivier Français, municipal en charge de l’urbanisme à l’époque, admettait qu’on n’en avait pas assez fait avec cette pénétrante urbaine et que c’était désormais dans les projets de la Municipalité de la réaménager pour diminuer son immense impact sur ce grand quartier.

Recalibrer les voies de circulation et les arboriser n’est pas gratuit mais cela n’enlève rien à sa nécessité pour cette partie de la ville et la Municipalité l’a reconnu plusieurs fois.

Après ces années d’atermoiement et ce dernier report, j’émets le souhait que le plan d’investissements suivant ne fasse pas subir le même sort à une mesure aussi importante et longuement attendue et que nous puissions enfin voir se concrétiser ce réaménagement.

Je vous remercie de votre attention.

Sophie Michaud Gigon

 

Intervention communale, Lausanne, Ngoc Huy Ho

Nouvelle cuve au réservoir des Dailles

Intervention

Préavis N° 2018/25 – Construction d’une nouvelle cuve au réservoir des Dailles – Demande de crédit
Les Verts soutiendront ce préavis sollicitant un crédit pour le remplacement de la cuve n°1 identifiée comme vétuste et datant de 1953, ainsi que pour la mise en conformité de la cuve n°2.
De plus, nous relevons de manière favorable que le projet de construction ait été élaboré de manière à limiter l’impact sur les emplacements utilisés lors des travaux, et qu’un projet de valorisation de l’ensemble du site ait été prévu entre les communes de Lausanne et d’Epalinges.
Ainsi, ces deux cuves et leurs installations permettront de répondre à la forte demande de consommation d’eau du Nord lausannois dans les années à venir.

Ngoc Huy Ho

Intervention communale, Sara Gnoni

Budget 2019 : bonnes surprises et économies indispensables

Intervention

Le budget présente certes un déficit de 42 mio mais nous relevons que celui-ci est dû non à une mauvaise maîtrise des charges, qui baissent de 24 mio par rapport au budget précédent et de 46 mio par rapport aux comptes 2017, mais à une baisse des revenus de 79 mio par rapport aux comptes 2017 et de 36 mio par rapport au budget 2018.Ces revenus sont évidemment difficiles à estimer, mais ce qui est indéniable, c’est que la RIE III aura un impact négatif sur ceux-ci, on estime la perte fiscale à 42 mio : si l’impact est moindre que prévu, nous aurons finalement une bonne surprise dans les comptes 2019, ou pas dans le cas contraire. Historiquement, sauf une exception, le résultat effectif a toujours été meilleur que le budget et donc nous avons bon espoir que grâce à un budget prudent, ce sera le cas cette année encore.

Les charges sont donc bien maîtrisées et en baisse, ou stables, à part les domaines prioritaires de la législature, notamment le développement de l’accueil de la petite enfance, le parascolaire et le renforcement de la sécurité publique où respectivement 1 mio et 0,8 mio sont alloués, sur un total des 3,8 mio, de budget pour ces thèmes prioritaires justement.

Nous pouvons donc par exemple compter, cette année, sur la création de 85 nouvelles places d’accueil pour le préscolaire, 72 places pour le parascolaire, soit un total de 157 nouvelles places en 2019 en sus de la pérennisation des 180 places APEMS de la rentrée 2017-2018. Ceci est réjouissant, d’autant plus que l’offre pour l’accueil dès les trotteurs pourra répondre à la demande en 2019 déjà (ou enfin). Pareillement, et même si cela a un impact moindre sur le budget, je tenais à citer la pérennisation de la Halte-Jeu de la Grenette qui a pu être inscrite au budget et qui est un excellent exemple des valeurs que cette Ville défend: la solidarité, l’entraide, la durabilité et le vivre ensemble.

Comme chaque année, d’aucuns trouveront qu’il s’agit là d’un budget d’austérité, d’autres que la Ville vit au dessus de ses moyens. A notre sens, il s’agit d’un budget prudent et qui représente un compromis entre le besoin d’assurer des prestations à la population et la nécessité d’agir dans un cadre de finances fragiles, tel que nous le connaissons, ainsi que notre responsabilité envers les générations futures de ne pas leur laisser les vestiges de nos dépenses qui iraient au-delà de l’acceptable.

Ces finances fragiles sont liées tout d’abord comme déjà dit à l’incertitude qui règne autour de la baisse des recettes fiscales, liées à la RIE III et l’impact effectif ne sera connu qu’avec un délai significatif et ceci pourrait encore pèjorer le déficit. Liées à ceci, les recettes fiscales sont toujours tributaires des va et viens des contribuables ou du départ d’un grand contribuable, qu’il s’agisse d’une personne physique ou morale et elles créent donc un aléa dans la préparation du budget. Est-ce qu’une baisse d’impôts aurait un impact positif sur les finances ou est-ce plutôt une hausse qu’il faudrait? nous aurons l’occasion d’en débattre le moment venu au sein de cet hémicycle.

Un autre point qui rend les finances fragiles est qu’un tel budget montre une insuffisance d’auto-financement de 148 mio et par conséquent une augmentation de la dette d’autant. On s’endette pour de nouveaux projets: Métamorphose, PALM, l’entretien des réseaux mais aussi pour entretenir les écoles lausannoises qui, nous le savons, ont souvent peu l’air d’être des écoles de nos contrées lorsque l’on voit leur état désuet.

Par conséquent, nous vivons toujours avec l’épée de Damoclès de l’augmentation des taux d’intérêts qui serait catastrophique pour notre budget, car dans ce cas, de vraies mesures drastiques d’austérité devraient être prises, ce qui n’est pas souhaitable ni aujourd’hui, ni pour celles et ceux qui viendront après nous.

Finalement, les finances seront de plus en plus impactées dans le futur par les coûts des changements climatiques. Les intempéries du 11 juin 2018 nous ont donné un aperçu des conséquences de ces dérèglements et du manque d’adaptation à celui-ci. Ces coûts ne sont pas directement prévus dans le budget, ce qui rend donc celui-ci d’autant plus précaire.

En conclusion, tout en ayant des difficultés à nous montrer excessivement enthousiaste pour un budget qui présente un déficit significatif et une dette en augmentation, nous réitérons néanmoins notre soutien à la Municipalité pour ce budget, en reconnaissance des efforts menés pour maîtriser ses charges tout en assurant des prestations nécessaires à une Ville de notre taille. Le Groupe des Verts approuvera ce Budget 2019 et vous invite donc à en faire de même.

Sara Gnoni