Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Un pavillon suisse pour l’Aquarius

Intervention

Il est rare que l’on puisse, en tant que politiciens, avoir un impact direct sur la survie, ou non, de centaines de personnes. Et ce soir nous traitons d’une interpellation qui a précisément ces conséquences.

L’Aquarius c’est effectivement, en deux ans et demi, 30’000 personnes sauvées en 230 opérations de sauvetages.

Bien sûr, on nous opposera que ce n’est pas de la compétence de la Ville. Mais comme l’a rappelé M. Tosato, nous ne serions pas les premiers, puisque le Canton du Jura et la Ville et le Canton de Genève se sont prononcé en faveur de l’octroi du pavillon suisse à l’Aquarius et en feront la demande au Conseil fédéral. Et chaque message dans ce sens, chaque appels au Conseil fédéral augmente la légitimité de notre message.

En effet, le Conseil fédéral a indiqué qu’il allait répondre à la fin du mois de novembre et, jusque-là, il faut que nous apportions tous les soutiens possibles, en plus des 25’000 personnes qui ont signé la pétition, en plus des parlementaires fédéraux Verts, Socialistes, PDC et PLR qui ont déposé des initiatives à ce sujet, et en plus des 600 artistes qui ont signé le manifeste. La Ville de Lausanne, capitale olympique, doit montrer l’exemple et affirmer la position qu’elle soutenait dans la réponse au postulat de M. Oppikofer “Lausanne Ville refuge” en faveur de la nécessité de soutenir les migrants. Cette prise de position permettra notamment au Grand Conseil, la semaine prochaine, de nous emboîter le pas lorsqu’il débattra de la résolution Venizelos.

Il y a dans tous les cas urgence à agir auprès du Conseil fédéral car sans pavillon depuis fin septembre, ce n’est pas qu’un problème administratif, mais bien un empêchement pour les sauveteurs à bord de faire leur travail et de porter secours aux personnes qui risquent leur vie en méditerranée… et quelle est la conséquence ? Et bien précisément la mort de centaines, voire de milliers de personnes.
Donc quelle raison légitime pourrait nous amener à ne pas faire tout soutenir pour pousser le Conseil fédéral à donner, enfin, notre pavillon à l’Aquarius ?
Qu’est-ce que ça nous coûte ?


Pour le pays de la Croix-Rouge, pour la Ville des valeurs olympiques, c’est la moindre des choses et nous soutiendrons la résolution.

Xavier Company