Intervention communale, Lausanne

Un marché culinaire pour Lausanne

Postulat

Un marché culinaire pour Lausanne – un accent sur une alimentation de qualité pour toutes et tous

Ce postulat vise la création d’un marché culinaire à Lausanne, mettant en avant la grande culture culinaire de Lausanne, promouvant l’importance d’une alimentation «faite maison» et offrant aux Lausannoises et Lausannois un lieu convivial pour se retrouver autour d’une assiette ou d’un verre.

Contexte

Les frimas de l’hiver venant et les terrasses fermant, beaucoup de Lausannoises et de Lausannois se voient limités dans les opportunités pour se retrouver autour d’une assiette ou d’un verre. Celles et ceux ne souhaitant pas forcément se rendre au restaurant – pour des raisons de goût ou de budget – ne trouvent que peu d’alternatives au plat industriel mangé à sa place de travail. Les foodtrucks présents certains jours sur la Place de la Riponne rencontrent l’engouement des passants qui peuvent ainsi se sustenter sur le pouce de manière originale et diversifiée, mais ils restent en grande partie dépendants de la météo et limités dans la place disponible.

Ce constat se voit complété par l’observation qu’aucun véritable lieu n’existe à Lausanne pour promouvoir la culture et la diversité culinaire de la région lausannoise. Il s’agit pourtant là d’une caractéristique centrale de notre ville, qui met en avant la richesse de son patrimoine culinaire et viticole de nombreuses façons. Les historiques enchères des vins de Lausanne, les nombreux évènements de Lausanne à table que soutient financièrement la Ville ou encore la présence de l’Ecole Hôtelière de Lausanne ne sont que quelques-uns des éléments qui font de Lausanne la capitale gastronomique de la Suisse.

L’engouement de la population pour la culture gastronomique et culinaire régionale – et la découverte de nouvelles saveurs faites maison – s’est à nouveau manifestée très récemment suite à l’annulation du Comptoir Suisse de Beaulieu. Les alternatives proposées pour faire perdurer l’idée d’une manifestation sur le site de Beaulieu se sont toutes axées sur la promotion de l’alimentation locale et régionale. Là encore, tout démontre qu’il s’agit d’un intérêt central pour la population lausannoise et d’un sujet essentiel pour le rayonnement de notre cité. Nous nous réjouissons par ailleurs que la Municipalité envisage d’engager un-e délégué-e au patrimoine culinaire pour renforcer sa politique en la matière.

Car comparaison est parfois raison, il est utile de jeter un œil à ce qui se fait en la matière dans d’autres villes de Suisse. Le regard doit alors se diriger vers Bâle-Ville, qui a relancé en 2005 sa célèbre Markthalle en en faisant un lieu quasiment entièrement consacré à la découverte culinaire. On y trouve aujourd’hui pas moins d’une vingtaine de stands de nourriture et de boissons (y compris cafés et bars), tous inscrits dans une approche centrée sur le «fait maison», l’artisanal et en grande partie le local. Organisant également des évènements culturels, la Markthalle est un lieu particulièrement apprécié des Bâloises et Bâlois, ouvert du midi jusqu’en soirée. Londres ou Berlin offrent aussi de tels lieux de rencontre et de restauration simple. Ces lieux sont également très appréciés des touristes qui découvrent selon leur budget disponible des plats et des produits de chez nous dans une ambiance détendue.

Il est donc temps aujourd’hui de créer, à Lausanne, un lieu donnant aux Lausannoises et Lausannois l’opportunité de se retrouver autour de saveurs et variétés culinaires – en partie axées sur des produits et spécialités régionales. Ce lieu aurait également pour avantage de permettre aux producteurs, commerçants et restaurateurs de bénéficier d’un endroit innovant et différent de ce qui existe actuellement, afin de mettre en valeur leurs produits et services.

Une charte liée aux aliments et processus proposés dans le marché culinaire permettrait d’assurer le respect de certains critères essentiels, dont le « fait maison », l’origine locale de l’essentiel des produits ainsi que la limitation des déchets. Ce lieu pourrait également mettre à disposition quelques fours à micro-ondes permettant à celles et ceux préférant leur « propre fait maison » de néanmoins pouvoir en profiter en rejoignant leurs amis se fournissant aux stands. Les opportunités laissées libres par la disparition du Comptoir Suisse de Beaulieu appellent notamment un tel projet.

Demande

Nous demandons ainsi à la Municipalité d’étudier la faisabilité et l’opportunité d’un projet de marché culinaire à Lausanne, axé sur une offre diverse et répondant à plusieurs critères dont le « fait maison », l’existence de plusieurs stands régionaux, un accent particulier sur l’origine locale des aliments et une limitation maximale des déchets. Ce faisant, la Municipalité est invitée à s’inspirer notamment de la Martkhalle de Bâle-Ville et à étudier la possibilité de fonder un tel marché culinaire sur le site de Beaulieu.

David Raedler

Sophie Michaud Gigon

Daniel Dubas

Feuille verte

Droit de vote à 16 ans

La feuille verte n°42 – novembre 2018  Feu vert pour les jeunes !

Beaucoup de jeunes entrent dans la vie active à 16 ans. Différents droits sont acquis tels que le choix de sa confession, la possibilité de consommer certains alcools, mais aussi la majorité sexuelle. Ces droits riment avec des obligations. À 16 ans, nombreux sont ceux qui choisissent une filière professionnelle et payent, pour certains, leurs premiers impôts. À 16 ans, les jeunes sont donc confrontés à la vie d’adulte. Accorder un droit de vote dès 16 ans serait une marque de confiance envers les jeunes et une possibilité pour eux de s’impliquer dans la vie politique, notamment en leur permettant de s’exprimer sur des sujets les concernant tels que l’école et l’apprentissage.

L’Office fédéral de la statistique estime que, dans 20 ans, plus de la moitié de la population suisse sera âgée de plus de 60 ans. Force est de constater que c’est également cette tranche d’âge qui vote habituellement le plus. Cependant, les décisions prises lors des votes prédéterminent le monde dans lequel les jeunes vivent. Il est impératif de permettre aux jeunes de pouvoir prendre part aux décisions les concernant directement lorsqu’ils entrent dans la vie active. Permettre le vote à 16 ans, c’est un réel pacte intergénérationnel.

Ainsi, à Glaris et en Autriche, où le droit de vote est acquis dès 16 ans, un taux de participation plus élevé dans la catégorie des 23-25 ans a été enregistré aux élections de 2010. Cela devrait être d’autant plus vrai si le droit de vote suivait directement les cours d’éducation civique donnés durant la dernière année de leur scolarité, en offrant une application concrète immédiate, plutôt que de laisser mourir l’intérêt suscité par ces cours, comme c’est malheureusement le cas actuellement dans notre canton. Le droit de vote pour les jeunes dès 16 ans favorise donc la participation démocratique et permet une meilleure intégration des jeunes dans la société, en les incitant à y prendre leurs responsabilités.

Si la question du droit de vote revient aujourd’hui à l’ordre du jour, c’est qu’il y a un réel engouement de la part des jeunes pour ce progrès démocratique. En effet, à Neuchâtel, une initiative lancée notamment par les Verts a trouvé un soutien de poids auprès des gymnasiens du canton lors de la récolte de signatures. Un éventail très large de partis de jeunes a participé à cette campagne : des Vert’libéraux au Parti ouvrier populaire. Une belle preuve par l’exemple ! L’initiative a même été acceptée par le Conseil d’État neuchâtelois il y a peu de temps. Neuchâtel sera ainsi peut-être le deuxième canton suisse à instaurer le droit de vote à 16 ans.

Dans notre canton, les Jeunes Vert-e-s vaudois-e-s portent cette idée depuis longtemps dans le débat public. Ils ont d’ailleurs fait campagne pour celle-ci lors des élections cantonales de 2017. Le droit de vote figure par ailleurs dans le programme des Verts vaudois pour la législature actuelle. C’est donc dans la plus grande des logiques que les Jeunes Vert-e-s vaudois-e-s ont déposé une motion pour l’introduction du droit de vote à 16 ans (et non d’éligibilité) dans le Canton de Vaud à l’échelle communale et cantonale par la députée Léonore Porchet, le 6 novembre dernier au Grand Conseil.

À la vue des enjeux environnementaux et sociaux, il est indispensable que ceux qui auront à vivre avec les décisions d’aujourd’hui puissent prendre part au débat démocratique. Il est donc temps pour notre canton de prendre l’opportunité qui se présente d’introduire le droit de vote pour les jeunes dès 16 ans.

Oleg Gafner

Co-président des Jeunes Verts vaudois, membre du comité des Verts lausannois

Daniel Dubas, Intervention communale

Chauffage en plein air

Question orale

 

La Loi vaudoise sur l’énergie interdit clairement et explicitement le chauffage en plein air, par exemple sur des terrasses ou dans la partie extérieure de cafés ou de bistrots, que ce soit avec des engins électriques ou à gaz.

Pourtant, si vous vous baladez au centre-ville de Lausanne ces jours-ci, vous pouvez en apercevoir un peu partout, sur de nombreuses terrasses, et notamment dans le quartier du Flon où à peu près chaque bistrot semble en disposer.

Cela ne fait aucun doute que la très grande majorité de ces appareils sont installés en violation de la loi en vigueur, des exceptions ne pouvant être accordées uniquement si ces chauffages exploitent des énergies renouvelables ou des rejets de chaleur inutilisables d’une autre manière. Ceci n’est manifestement pas le cas. La police du commerce du canton de Vaud précise que ce sont les communes qui sont l’autorité compétente pour autoriser l’utilisation de ces chauffages.

Voici donc ma question : La Ville de Lausanne est-elle au courant decette non-conformité légale (à large échelle), et qu’est-ce qu’elle entend faire pour faire appliquer la loi sur le territoire communal ?

Daniel Dubas

 

Intervention communale, Vincent Rossi

Monitoring environnemental de Lausanne : un bond en avant ?

Postulat

Cette interpellation vise à améliorer la connaissance des conditions environnementales (par exemple : bruit, température, qualité de l’air) présentes à Lausanne, dans le but de prendre des dispositions ciblées d’amélioration.

Les conditions environnementales présentes en ville de Lausanne sont mal connues, et souvent de manière empirique, et ne bénéficient pas de suivi serré. Les niveaux de bruits, par exemple, font l’objet de plaintes des habitants, mais ne sont pas objectivées par des mesures permanentes et ubiquitaires. Il en est de même pour la température urbaine. Quant au niveau de pollution de l’air, il n’est relevé que sur quelques sites, parfois davantage mais de manière ponctuelle.

Or les technologies de prise de mesures sont parfaitement rodées et de très bas coût : n’importe quel smartphone peut faire un suivi de bruit et température, cf. projet Ambiciti. Les systèmes mesurant le CO 2 , d’autres gaz ou les poussières fines deviennent aussi abordables pour un usage domestique.

Il est possible de produire des appareils miniaturisés, géolocalisés, connectés et énergétiquement indépendants (solaires) condensant tous ces systèmes de mesure, pour un coût modéré.

De tels appareils dispersés par centaines (essaim) dans la ville permettraient de disposer d’une carte précise des conditions environnementales en temps réel, fournissant une aide précieuse pour identifier un problème aigu et agir rapidement. Ils permettraient aussi de dresser le profil des conditions environnementales en moyennes journalière et annuelle et de prendre des dispositions ciblées d’amélioration de l’environnement à court, moyen ou long terme.

Par exemple, les pics cycliques et localisés de bruit, souvent déjà identifiés par la population, peuvent être objectivés. Mais les bruits plus intermittents, ou ceux qui sont de faible intensité mais permanents, moins faciles à identifier, pourraient être révélés par une telle carte. Enfin, les évènements tels qu’explosion, collision, coup de feu, mais aussi pourquoi pas démarrage en trombe pourraient être détectés et donner lieu à une intervention rapide et appropriée. Notons que cet aspect est déjà visé par une start-up genevoise qui vient de remporter le premier prix de l’incubateur suisse du CERN.

De même, les points particulièrement chauds de la ville lors des canicules, les fournaises urbaines, pourraient être mieux répertoriées et des efforts de végétalisation prioritaires (par exemple) pourraient être entreprises pour modérer les effets délétères associés. Ceci est particulièrement nécessaire avec le réchauffement climatique dont nous allons souffrir de plus en plus intensément.

Enfin, les zones les plus polluées de la ville pourraient être mieux connues, à nouveau afin de prendre des mesures de réduction nécessaires.

Last but not least, ce suivi des conditions environnementales permet à la Ville de se fixer des objectifs d’amélioration mesurables, donc d’entreprendre des actions qui vont dans ce sens et de mesurer leurs effets.
Par cette interpellation, il est posé à la Municipalité la question suivante :

  • Est-elle encline à étudier le recours à un système d’essaim d’appareils de prise de mesures des conditions environnementales, comme décrit plus haut, ayant pour but de mieux connaître notre environnement urbain et in fine d’améliorer la qualité de vie en ville ?

Ce faisant, je propose que la Ville de Lausanne s’informe sur les appareils existants, mais si la meilleure solution est à créer, une école d’ingénieurs ou un FabLab pourrait être sollicité pour défricher ce nouveau marché.

Vincent Rossi

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Un pavillon suisse pour l’Aquarius

Intervention

Il est rare que l’on puisse, en tant que politiciens, avoir un impact direct sur la survie, ou non, de centaines de personnes. Et ce soir nous traitons d’une interpellation qui a précisément ces conséquences.

L’Aquarius c’est effectivement, en deux ans et demi, 30’000 personnes sauvées en 230 opérations de sauvetages.

Bien sûr, on nous opposera que ce n’est pas de la compétence de la Ville. Mais comme l’a rappelé M. Tosato, nous ne serions pas les premiers, puisque le Canton du Jura et la Ville et le Canton de Genève se sont prononcé en faveur de l’octroi du pavillon suisse à l’Aquarius et en feront la demande au Conseil fédéral. Et chaque message dans ce sens, chaque appels au Conseil fédéral augmente la légitimité de notre message.

En effet, le Conseil fédéral a indiqué qu’il allait répondre à la fin du mois de novembre et, jusque-là, il faut que nous apportions tous les soutiens possibles, en plus des 25’000 personnes qui ont signé la pétition, en plus des parlementaires fédéraux Verts, Socialistes, PDC et PLR qui ont déposé des initiatives à ce sujet, et en plus des 600 artistes qui ont signé le manifeste. La Ville de Lausanne, capitale olympique, doit montrer l’exemple et affirmer la position qu’elle soutenait dans la réponse au postulat de M. Oppikofer “Lausanne Ville refuge” en faveur de la nécessité de soutenir les migrants. Cette prise de position permettra notamment au Grand Conseil, la semaine prochaine, de nous emboîter le pas lorsqu’il débattra de la résolution Venizelos.

Il y a dans tous les cas urgence à agir auprès du Conseil fédéral car sans pavillon depuis fin septembre, ce n’est pas qu’un problème administratif, mais bien un empêchement pour les sauveteurs à bord de faire leur travail et de porter secours aux personnes qui risquent leur vie en méditerranée… et quelle est la conséquence ? Et bien précisément la mort de centaines, voire de milliers de personnes.
Donc quelle raison légitime pourrait nous amener à ne pas faire tout soutenir pour pousser le Conseil fédéral à donner, enfin, notre pavillon à l’Aquarius ?
Qu’est-ce que ça nous coûte ?


Pour le pays de la Croix-Rouge, pour la Ville des valeurs olympiques, c’est la moindre des choses et nous soutiendrons la résolution.

Xavier Company

 

Ilias Panchard, Intervention communale

Personne ne doit dormir dehors

Intervention

de Ilias Panchard sur l’interpellation urgente “Logement d’urgence et plan grand froid : Quelles mesures prévues pour l’hiver prochain ? “