Lausanne

Les Verts lausannois renouvellent leur direction

AG des Verts lausannois : Les Verts lausannois renouvellent leur direction

Les Verts lausannois, réunis ce soir en Assemblée générale ordinaire au Jardin botanique de Lausanne, ont renouvelé leur confiance à leur direction. La co-présidence mise en place il y a une année entre Xavier Company et Benjamin Rudaz a su convaincre et a donc été reconduite. Ils pourront compter sur un comité fort, renouvelé en partie. Une des nouveauté acceptée dans les comptes est la prise en charge, par le parti, des frais de gardes pour les élu-e-s au Conseil communal et du comité pendant les séances.

La mise en place d’une co-présidence l’année dernière, qui avait nécessité un changement statutaire, devait encore convaincre sur la durée… et elle l’a fait ! Elle a non seulement permis d’appliquer une volonté forte au sein du parti en terme de répartition du pouvoir, également grâce à l’appui important de la vice-présidente et députée Séverine Evéquoz, mais elle a également permis de pouvoir compter sur un duo complémentaire en terme de connaissance et de façon d’aborder la politique, ainsi que de conjuguer ce mandat avec leur carrière professionnelle respective. Pour Benjamin Rudaz: “La gouvernance élargie à deux co-présidents et une vice-présidente permet à la fois de mieux répartir les tâches, et de concrétiser des valeurs démocratiques chères aux Verts.”

Ils ont à cœur de travailler tant sur les questions de fond, que sur la promotion du parti au côté de leur comité, dont les membres sortants (Séverine Evéquoz, Catherine Nicoud, Matthias Bürcher, Feryel Kilani, Keko Razzano et Sophie Michaud Gigon), ainsi que les nouveaux membres (Oleg Gafner, Alexandra Gerber et Laurent Perrinjaquet) ont été élus par acclamation. En effet, cette année non électorale sera l’occasion de permettre aux membres du comité de travailler sur des questions de fond avec les Conseillers communaux Verts, dans des groupes de travail nouvellement formés qui seront amenés à se pencher sur les positions vertes en lien avec la mobilité et l’urbanisme, l’économie, l’intégration et les réseaux. Pour Xavier Company, « il est important de permettre une réflexion en commun au sein du parti, loin des urgences du Conseil communal, afin de développer, dans ces thèmes importants, une ligne politique claire à suivre par le parti au niveau communal ».

Les membres ont notamment adopté un budget bénéficiaire qui comprend une nouvelle charge pour financer les frais de gardes au élu-e-s du Conseil communal et du comité lors des séances, afin de faciliter l’accès à la politique pour les jeunes parents. Ce nouveau poste entre dans la ligne de notre politique et de l’égalité des chances que nous défendons.

La soirée a aussi été l’occasion de présenter les rapports du Groupe au Conseil communal et des deux Municipaux Verts, Natacha Litzistorf et Jean-Yves Pidoux, et de constater l’importance des projets amenés et soutenus par les Verts en ce début de législature, ainsi que leur pertinence.

Finalement, le comité se réjouit de se lancer, avec les Verts vaudois notamment, dans les campagnes importantes à venir, notamment la campagne vaudoise pour l’initiative fédérale des Verts « Pour des aliments équitables », le débat autour de leur initiative « Pour un canton de Vaud sans extraction d’hydrocarbures », ainsi que la préparation des prochaines élections fédérales.

Xavier Company, co-président
Benjamin Rudaz, co-président

Intervention communale, Xavier Company

Lutte contre le harcèlement de rue : une problématique masculine

Rapport-Préavis N° 2017/59 – Lutte contre le harcèlement de rue: bilan et perspectives – Réponse aux postulats et résolution de Mme Léonore Porchet
Intervention

Au début des discussions sur le sujet, je ne me sentais pas vraiment légitimé à parler de la problématique du harcèlement de rue. Instinctivement, je me disais, comme beaucoup de gens à mon avis et comme on le voit avec les interventions ce soir, qu’il s’agissait d’un sujet sur lequel je ne pouvais pas intervenir, ne sachant pas ce que c’est que de risquer d’être harcelé simplement parce qu’on sort de chez soi, que l’on marche dans la rue, ou que l’on prend le train.

Mais petit à petit, je me suis rendu compte de mon erreur. De ma grossière erreur. C’est une problématique masculine, et exclusivement masculine. Le 100% des harceleurs de rue, ou presque, sont des hommes, les victimes sont majoritairement féminines (mais non exclusivement, il y a aussi de nombreux cas de harcèlement de rue à l’encontre des personnes LGBT par exemple). C’est cette prise de conscience, que j’ai dû avoir moi, qui me semble le premier point à soulever dans ce rapport préavis, et des réactions qu’il a suscité. La prise de conscience est indispensable et pourtant, elle peine à se faire, il n’y a qu’à lire le postulat qu’avait déposé notre collègue Voiblet, pour lire l’année dernière encore, qu’il s’agissait d’un phénomène nouveau ! Mais je suis fier de faire partie du Conseil de la première ville en Suisse qui empoigne sérieusement ce problème de société. Je suis fier de faire partie du parti politique qui a amené ce sujet au premier plan politique, qui l’a sorti des tabous, pour que maintenant, il se retrouve dans un préavis fort que notre Municipalité veut traiter en urgence. Et je suis fier aussi que la presque totalité des partis de notre Conseil veuille s’arroger les crédits de cette prise de conscience, à l’instar de M. Carrel félicitant, par un tweet, M. Hildebrand pour le très bon clip de Yann Marguet. Merci, Messieurs, j’ai envie de dire. Merci d’être fiers de ce qui est fait pour lutter contre ce fléau et de nous rejoindre dans cette lutte, pour que le silence cesse.

Parce que c’est celui-ci le premier problème, le silence. Le silence des hommes, ou pire, l’acceptation, voire l’encouragement. Car assister à des scènes des harcèlement de rue en ne disant rien, ou en ricanant, voire en commentant, c’est cautionner ces agissements. Et pour ça aussi, le rapport préavis qui nous est présenté ce soir est satisfaisant, car il sort ce tabou du silence, le met sur la place publique. Mais comme l’a dit ma collègue Sara Gnoni, il ne suffit pas d’un bon post vidéo, c’est une campagne que l’on devra gagner sur le long terme et nous serons attentifs à ce que la Municipalité, celle-ci et les suivantes, le fasse.

Finalement, je rejoins aussi ma collègue sur son constat du fait que la réponse trop sécuritaire n’est pas idéal, et nous avions insisté, dans nos postulats, sur l’aspect de prévention et de sensibilisation, pour deux raisons :

–      une partie de ces actes, comme les sifflements, les interpellations dans la rue, etc. ne sont pas pénalement répréhensible, alors quelle réponse sécuritaire dans ce cas ? A part celle que peuvent faire (et que font) les correspondants de nuits au cas par cas, je ne vois pas.

–      le problème est inscrit dans notre société patriarcale, ce n’est pas uniquement par l’intervention sur des cas isolés qu’on va le résoudre. Ca fait évidemment partie des réponses qu’on doit apporter, mais ça ne doit pas être la majorité des réponses, car on ne règlera pas le problème comme cela.

En résumé, je crois qu’on peut applaudir le travail de la Municipalité, qui a eu le cran de présenter un programme clair, une prise de position déterminée et des actions pragmatiques. C’est un premier pas, qui, nous l’espérons, permettra à la société d’ouvrir réellement les yeux. Mais les Verts comptent sur la Municipalité pour aller plus loin, pour maintenir la pression sur la distance et continuer de chercher des nouvelles pistes pour combattre ce fléau qui ne va pas disparaître du jour au lendemain, mais que l’on doit réduire chaque jour, en tant qu’individus comme en temps qu’institution. Nous resterons attentifs à l’application de ces mesures et à leur évolution, notamment en ce qui concerne le formulaire, mais nous vous encourageons naturellement à accepter « par acclamation » ce rapport-préavis.

Xavier Company

Postulat Pour une application mobile contre le harcèlement de rue à Lausanne

Postulat Pour une lutte contre le harcèlement de rue fondée sur l’éducation

Résolution Hey mad’moiselle… Il se passe quoi avec le harcèlement de rue à Lausanne ?

Intervention communale, Sara Gnoni

Lutte contre le harcèlement de rue : une action sur le long terme

Rapport-Préavis N° 2017/59 – Lutte contre le harcèlement de rue: bilan et perspectives – Réponse aux postulats et résolution de Mme Léonore Porchet

Intervention

Nous discutons ce soir d’un préavis qui découle d’un processus de deux ans et qui est le début d’un travail de longue haleine contre le harcèlement de rue, dans laquelle notre Ville se veut pionnière.

Il répond globalement de manière satisfaisante à deux postulats, une résolution et une interpellation des Verts.

Nous pouvons aussi saluer la posture de la municipalité et en particulier du municipal en charge de ce dossier, de son discours féministe et qui a traité le sujet avec tout le sérieux qu’il mérite.

A titre personnel, je suis fière de pouvoir espérer que ma fille pourra un jour se promener à Lausanne dans tous les espaces publics, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, dans n’importe quelle tenue sans avoir peur, sans devoir changer son comportement, son habillement ou son trajet, sans être importunée.

Le harcèlement de rue peut se manifester par des sifflements, des insultes, des attouchements, recevoir des propositions qu’il serait inconvenant de répéter dans ce plénum, être suivie et peuvent aller jusqu’à une agression.

La conséquence de ces comportements inacceptables est un sentiment d’insécurité et un problème d’accès des femmes à l’espace public, un problème de liberté individuelle.

Pour prendre l’ampleur du phénomène, notre Municipalité avait demandé en 2016, une étude et nous pouvons par ailleurs remercier Monsieur le Syndic, à l’époque en charge de la sécurité, de l’avoir fait et d’avoir donc réagi au-delà de la réponse à l’interpellation de Madame Léonore Porchet.

63% des femmes interrogées dans le cadre de cette étude et plus de 72% des femmes âgées de 16 à 25 ans, ont répondu avoir été confrontées à au moins un épisode de harcèlement de rue à Lausanne au cours des 12 derniers mois.

La moitié de ces personnes ont été harcelées au moins une fois par mois.

De plus, 63% des victimes ont dit avoir été insultées et 32% ont dit avoir subi des attouchements.

Les Lausanoises vivent donc constamment avec le risque d’être victimes d’actes qui sont pénalement répréhensibles.

Ces chiffres nous donnent une idée le l’omniprésence de ce phénomène et les résultats sont similaires à ce qu’il se passe dans toutes les villes, partout dans le monde.

Ce problème de harcèlement a comme conséquence que les femmes renoncent à occuper l’espace public.

Alors qu’elles représentent la moitié de la population, leur fréquentation dans les rues piétonnes baisse de 50% la nuit par exemple.

On se rend ainsi compte que la Ville devient un lieu fait et pensé par les hommes et destiné à être occupé par ceux-ci, comme justement les rues, les espaces sportifs ou les bars.

Certains comportements mentionnés ne sont pas pénalement répréhensibles et par conséquent ce préavis reflète, à juste titre les mesures qui sont de la compétence de la Ville.

Dès lors nous devons continuer de solliciter également nos autorités cantonales et fédérales, comme le font Mme Léonore Porchet et Mr Mathias Reynard, pour que ce thème soit traité à tous les échelons à l’exemple de ce qui se fait à Lausanne.

Nous relevons au passage la mauvaise réponse du CF à ce sujet qui remet toute la responsabilité sur les Villes, comme si le problème du harcèlement de rue n’était qu’un problème urbain. On peut en revanche souligner que Lausanne y est citée comme exemple que devraient suivre les autres villes.

Ce préavis a en effet une très bonne posture, il est très détaillé et présente beaucoup d’actions différentes, complémentaires et qui seront déployées à court, moyen et long terme.

Il propose 3 axes:

  • la préservation du domaine public
  • le renforcement des parties prenantes
  • la prévention.

Vous avez tous vu, il y a quelques semaines la première mesure qui était la vidéo de qui est très bien faite et joue avec l’humour.

Néanmoins, comme toutes les mesures de préventions, celles-ci ne font une différence que si elles sont répétées fréquemment et sur le long terme. Cette action sera donc à réitérer dans le futur.

Pour citer Monsieur Hildbrand, ce phénomène vient après plusieurs milliers d’années de patriarcat donc encore une fois, c’est un travail de longue haleine.

Bien que le préavis ait une bonne posture, nous regrettons toutefois qu’il soit très centré sur la thématique de la sécurité et la majorité des réponses sont policières.

Nous aimerions vraiment souligner que le sentiment d’insécurité est une conséquence de ces expressions de sexisme mais en soi, il ne se résout pas comme certains l’ont suggéré, à coups de sifflets, de caméras de surveillance  ou de présence policière accrue.

Nous souhaitons avant tout éviter que la problématique du harcèlement devienne, comme cela a déjà été le cas ailleurs, une question uniquement sécuritaire.

En sur-sécurisant on oublie que cela est, en fait, une question des droits des femmes et plus spécifiquement de leur droit à occuper l’espace public.

De plus, la police n’a pas le rôle de remettre en cause les rapports de genres qui sont sous-jacents à notre société.

En confiant la lutte contre le harcèlement de rue presque exclusivement à la police, nous ne sommes pas à l’abri que les milieux xénophobes en profitent pour pointer du doigt comme les seuls auteurs de violences sexistes une certaine catégorie de la population qui se trouve être dans la rue.

Il est dès lors primordial de garder à l’esprit que les auteurs de violences sexistes n’ont pas de couleur,  de culture, de métier, d’habillement ou de langage spécifique.

En effet nous parlons de harcèlement de rue mais dans les faits nous devrions parler de sexisme dans les espaces publics ET nous pourrions remplacer rue par bars, par vestiaires sportifs, par université, par bureau et même par conseil communal.

Concernant cet aspect sécuritaire nous resterons attentifs au risque de sur-sécurisation au détriment de la prévention. Nous aurions pu espérer une équipe de sensibilisation plus diverse avec des spécialistes de lutte contre le patriarcat et cette équipe pourrait avoir un champ d’action plus large, sur demande de clubs sportifs, des associations de quartier,  des écoles professionnelles, etc

A l’image de ce qui se fait avec le label nuit la lutte contre le harcèlement est l’affaire de tous.

Concernant maintenant la création d’un formulaire permettant de signaler des cas ne relevant pas du droit pénal, celui-ci est positif, même s’il reste bien plus limité que la demande du postulat.

Une application en ligne, loin d’être un gadget, serait un outil de réponses à celles et ceux qui actuellement ne peuvent que subir.

Les cibles et témoins du harcèlement ont besoin de pouvoir dénoncer les actes auxquelles ils sont confrontés, mais aussi de récupérer du contrôle, de recevoir une validation et de l’information. Un formulaire ne répond qu’improprement à ces objectifs, car il lui manque la facilité d’usage, l’instantané et l’interaction. De plus, des barrières à son efficacité existent, notamment l’accès, mais aussi les risques de fiabilité des données récoltées.

L’application aurait pu contenir également un module pour appeler directement la police.

Les Verts seront très attentifs à la qualité du formulaire et à son accessibilité, ainsi qu’aux informations qui lui seront jointes.

Pour conclure sur le préavis, le Groupe des Verts remercie la municipalité pour sa réponse, qui est de manière générale très bonne, et nous allons donc l’accepter à l’unanimité.

Nous vous invitons, chèrEs collègues, à en faire de même.

Je souhaiterais encore prendre un moment pour répondre aux craintes de certains et certaines qui peut-être n’oseront les soulever.

Cette lutte pour l’égalité des femmes et pour leur présence dans les espaces publics n’est pas une lutte des femmes contre les hommes. Elle n’est pas une lutte des femmes contre les hommes.

Les hommes aussi sont victimes d’une poignée d’hommes qui ont un comportement inadéquat et qui entachent les bonnes manières des autres.

Après le déferlement de témoignages relatifs au hashtag #metoo ou #balancetonporc, beaucoup d’hommes et de femmes également, qui n’avaient certainement pas lus les témoignages, ont émis leurs craintes quant au fait que l’on ne puisse plus draguer.

Il ne s’agit pas du tout de cela, la drague et le harcèlement sont deux choses complètement différentes et il est très facile de les distinguer.

L’un est un acte courageux, l’autre est un acte lâche et vil.

L’un demande à mettre de côté son ego et d’accepter un refus si la personne n’est pas disposée à entrer dans le jeu de la séduction.

L’autre profite d’une situation de pouvoir pour rabaisser et asservir sa cible.

L’un tient compte du consentement, l’autre pas.

Le consentement est donc la clef.

Rappelons donc que le consentement n’est jamais donné sur la durée et pour n’importe quel acte: je peux donner mon consentement pour boire un verre mais ça ne veut pas dire que je consent à autre chose.

C’est donc cette lutte là qu’ ENSEMBLE nous devons mener, une lutte contre la lâcheté des violences sexistes et contre ces personnes peu courageuses et non pas une lutte contre les hommes ou contre la séduction et là nous avons TOUS une responsabilité.

Nous sommes TOUS responsables en tant que témoins d’actes sexistes d’agir pour qu’ils ne se produisent plus.

Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas individuellement auteurs de violences sexistes que nous ne devons pas questionner tous les comportement et les rapports hommes-femmes qui y sont sous-jacents.

Depuis le dépôt des postulats et interpellation de Madame Léonore Porchet  sur le harcèlement de rue en 2016, beaucoup de choses ont changé: il y a eu l’affaire Weinstein, le mouvement #metoo et #balancetonporc.

Il faut donc continuer cette bataille jusqu’à ce qu’il ne soit plus un sujet et ce que nous n’ayons plus à en parler.

Et c’est ce que nous souhaitons de tout coeur pour toutes les femmes de Lausanne et ailleurs.

Merci pour votre attention

Sara Gnoni

Postulat Pour une application mobile contre le harcèlement de rue à Lausanne

Postulat Pour une lutte contre le harcèlement de rue fondée sur l’éducation

Résolution Hey mad’moiselle… Il se passe quoi avec le harcèlement de rue à Lausanne ?

Intervention communale, Sophie Michaud Gigon

Aménagement de l’avenue du Grey

Question écrite

L’aménagement de l’avenue du Grey fait l’objet de discussions depuis des années au sein de notre Conseil et avec l’administration communale lors du développement de projets dans le Nord-Ouest lausannois (Plaine-du-Loup, Bergières). Durant plusieurs années, autant les habitants que les associations et les politiques soulignaient l’importance de prévoir un aménagement plus adapté et humain de cette artère sectionnant le quartier en deux. La Municipalité a même reçu des propositions concrètes pour le quartier.

Les Verts ont rappelé la nécessité de faire rimer l’évolution du quartier des Bergières avec le réaménagement de cette pénétrante urbaine et donc de prévoir le financement public idoine puisqu’il s’agit d’un espace public aux mains de la Ville.

Jusqu’à maintenant, le plan des investissements intégrait ces travaux pour 2021. La Municipalité a d’ailleurs répondu en détails à l’interpellation déposée par les Verts sur le réaménagement de l’avenue du Grey : « En ce qui concerne l’aménagement de l’avenue du Grey et de ses abords, des réflexions sont en cours afin d’assurer la bonne coordination entre le projet immobilier précité et le projet de réaménagement des espaces ouverts. Tenant compte de la situation financière de la Ville, la Municipalité prévoit, à l’heure actuelle, de réaménager l’avenue du Grey en 2021. Elle a inscrit cet objet au plan des investissements. » (21 avril 2016)

Aujourd’hui, le plan des investissements 2018-2021 ne fait cependant plus mention de ces travaux.

Qu’en est-il et quel est le budget qui assurera ces travaux? Faut-il compter avec des retards et un atermoiement de ces travaux pourtant longtemps attendus ?

Sophie Michaud Gigon

Anne Berguerand, Intervention communale

Allons-nous autoriser les compagnies de car à bas coûts à utiliser les voies des transports publics?

Question orale

Cette question s’adresse à Mme la Municipale Florence Germond.

Suite aux concessions octroyées par la Confédération à des compagnies de cars à bas coûts, Genève, a vu débarquer dans ses rues du centre-ville, un nombre conséquent de ces cars, certains empruntant même les voies réservées aux transports publics.

Les Verts ne voient pas d’un très bon œil l’arrivée de ces compagnies de cars, estimant qu’ils sont à contre-courant des efforts faits pour fluidifier, entre autres les entrées et sorties des agglomérations.

Nous estimons que ces cars n’ont pas leur place en ville et encore moins sur les voies réservées aux transports publics.

Ma question est donc la suivante : Sachant qu’il est possible d’interdire l’utilisation de ces voies réservées aux transports publics, à ces compagnies, comment comptez-vous procéder ?

Anne Berguerand

Intervention communale, Karine Roch

De meilleurs horaires pour la distribution des kits pour la Fête des voisins

Question orale

Je salue l’initiative de la Ville d’avoir installé pendant 1 mois le bureau de la Fête des voisins au Barbare afin de distribuer les kits de matériel pour la fête qui a lieu fin mai. L’idée d’y avoir joint des semences et des plantons à faire pousser au pied des immeubles est excellente. Les espaces cultivés en ville ont un potentiel extraordinaire pour développer les liens de voisinage.

Toutefois, je trouve qu’un petit effort aurait pu être fait pour les horaires d’ouverture au public.  C’est toujours l’horaire habituel 8h00 à 11h30 et de 12h30 à 16h30.  Certes un petit moment est ouvert sur la période de midi mais il y a de fortes chances que beaucoup de gens arrivent à midi pile… lorsque c’est déjà fermé. Quant à la fermeture à 16h30, c’est vraiment dommage.

Je pose la question à Madame la Directrice du LEA: le bureau de la Fête des voisins pourrait-il avoir des horaires un peu mieux adaptés?

Karine Roch

Intervention communale, Lausanne, Sara Gnoni

La Ville de Lausanne possède-t-elle des investissements dans les énergies fossiles ?

Interpellation

La Suisse est l’un des 195 pays à avoir signé l’Accord de Paris sur le climat, entré en vigueur en 2016. Notre démarche s’inscrit dans la série d’initiatives qui visent à contenir l’augmentation de la température planétaire nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels ». Cela notamment en « rendant les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations unies et les Académies suisses des sciences, contenir l’élévation des températures à 2 °C implique de limiter les émissions de gaz à effet de serre « de façon massive et continue ». Ce seuil de température est associé à un budget mondial de carbone correspondant à la quantité de CO 2 cumulée qu’il est possible d’émettre, et dont les deux tiers ont déjà été utilisés pendant les 150 dernières années (1’900 gigatonnes de CO2 émises entre 1870 et 2011). Ainsi, environ 80 % des réserves de combustibles fossiles connues et valorisées en bourse ne devraient pas être exploitées pour ne pas menacer la stabilité du climat ; une « bulle carbone » d’actifs surévalués, lesquels se rapportent à ces réserves fossiles, se serait donc formée et génèrerait un risque financier à moyen terme.

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Sara Gnoni

Intervention communale, Sara Soto

Art urbain : Pour une géographie des site dédiés

Postulat

A travers l’organisation des ateliers d’art urbain répartis en 7 lieux de la ville , ou encore de la commande de graffitis à poser sur plus de 500 armoires électriques , les autorités lausannoises encouragent l’art urbain (ou street art) et la majorité des lausannois s’en réjouissent.

En dehors de ce cadre, c’est de manière plus libre que plusieurs artistes de rue investissent notre ville. A titre d’exemple, en l’an 2000, Lausanne a eu l’honneur d’entrer sur la liste des villes choisies par l’artiste français Invader pour y poser ses œuvres. De Paris à New York, de Varanasi à Bangkok, depuis 1990, ses créations jalonnent des villes mondiales avec l’empreinte d’une mosaïque représentant les Space Invaders, éponymes du jeu vidéo légendaire. Présentes aujourd’hui dans plus de 70 villes et sur 5 continents, elles sont accessibles au plus grand nombre, puisque situées dans l’espace public, comme un don fait aux villes qui l’ont séduit et inspiré.

A Lausanne, ces œuvres sont pour l’instant laissées sans protection, et tombent souvent entre les mains de vandales voire de voleurs. Pour ne citer qu’Invader, sur les 18 pièces installées dans la ville, seul une subsiste encore à l’heure actuelle : il s’agit du LSN_04, situé sous le pont Bessières. Le marché des Invaders ayant une cote sur le marché de l’art, les 17 autres ont certainement été volées par des personnes qui tentent d’en faire commerce auprès de collectionneurs. Consciente de la valeur de ces objets, la Municipalité de Paris a décidé l’an dernier de porter plainte contre les voleurs de ces œuvres d’art ainsi consacrées.

Par ce postulat, nous demandons à la Municipalité d’étudier la possibilité d’une mise en valeur de l’art urbain, par la protection d’œuvres ou par l’inventaire d’espaces susceptibles d’être, de manière éphémère ou définitive, investis par des artistes de rues locaux ou autres street artists internationaux.

Sara Soto

Alice Genoud

Intervention communale, Marie-Thérèse Sangra

Pour protéger la faune ailée de nos villes !

Postulat

Ce postulat demande de mieux prendre en compte les besoins de la faune ailée dans la construction ou la rénovation des bâtiments.

Le développement urbain a peu à peu grignoté les milieux naturels. La faune et la flore ont vu leurs espaces vitaux naturels se morceler, puis se raréfier, ce qui a conduit à un recul généralisé de la biodiversité qui prend aujourd’hui une dimension alarmante. La ville n’est toutefois pas un milieu inhospitalier pour certaines espèces anthropophiles qui au cours du temps se sont installées sous nos toits, dans les anfractuosités des bâtiments ou des vieilles granges. Ces milieux de substitution qui accueillent entre autres martinets, hirondelles de fenêtre ou certaines espèces de chauves-souris disparaissent peu à peu lors des assainissements ou des démolitions des anciens bâtiments, si on n’y prête pas attention. Sans cavités de nidifications, ces espèces voient leurs effectifs décliner de façon préoccupante. Les derniers recensements ont montré qu’une espèce aussi fréquente que le moineau domestique est aujourd’hui en forte régression (- 40 % depuis 1980 dans certaines régions de Suisse, Birdlife 2015). Une grande partie de la population apprécie ces animaux qui chassent les insectes et égaient nos cieux de leur vol et leurs cris. La crise du logement qui frappe ces espèces, qui sont désormais liées à l’habitat urbain, peut pourtant être facilement résolue par l’intégration d’abris artificiels dans les bâtiments que ce soit au moment de la construction ou lors de rénovation. Une architecture favorable à la biodiversité urbaine sera aussi attentive au choix de vitres respectueuses des oiseaux. Equipées avec du verre trop transparent ou trop réfléchissant, ces dernières sont responsables en Suisse de la mort de dizaines de milliers d’oiseaux qui s’y percutent chaque année.

Le présent postulat demande à la Municipalité d’étudier la possibilité de prendre systématiquement en compte les besoins de la faune ailée urbaine lors de tout projet architectural en réalisant des inventaires (indice de présence) avant toute démolition et en prévoyant l’aménagement de refuges ou l’intégration de nichoirs adaptées aux espèces lors de projets de rénovation, modification ou construction de nouveaux bâtiments. Ces mesures, la plupart du temps simples et peu coûteuses, sont parfaitement compatibles avec nos projets de construction ou d’entretien des structures bâties. Appliquées aussi souvent que possible, elles apporteront une contribution non négligeable à la sauvegarde de la faune urbaine.

Marie Thérèse Sangra

Valéry Baud, Sara Soto, Daniel Dubas, Ilias Panchard

Ilias Panchard, Intervention communale

Arrivée de la 5G : anticiper l’augmentation des ondes ?

Interpellation

Dans un monde de plus en plus connecté, le nombre d’appareils connectés au réseau de téléphonie mobile ne cesse d’augmenter. De nombreuses zones urbaines arrivent à saturation. Les opérateurs annoncent ainsi le déploiement progressif de la 5G ces prochaines années. Cette arrivée n’ira pas sans l’installation de nombreuses antennes.

Selon Philippe Horisberger, directeur suppléant de l’Office fédéral de la communication (OFCOM), “il faudra impérativement construire plusieurs milliers de nouveaux sites dans les zones urbaines pour pouvoir déployer la 5G”. La quantité d’ondes augmentera ainsi de manière sensible et la 5G va être à une gamme de fréquence beaucoup plus élevée. À l’heure où un nombre croissant de personnes ont une hyper-sensibilité aux ondes électromagnétiques, les risques sanitaires posés par le déploiement à venir de la 5G doivent être pris au sérieux.

L’implantation des antennes relevant des compétences cantonales et fédérales, les marges de manoeuvre de la Municipalité se limite donc à influencer les éventuels aspects urbanistiques.

Cependant, l’existence d’une infrastructure comme un téléréseau, et particulièrement un réseau de fibre optique, est parfois présentée comme permettant une complémentarité technologique entre réseau hertzien et réseau physique. Si les experts peuvent confirmer l’efficacité de cette complémentarité, l’équipement de la Ville en fibre optique devrait permettre de minimiser le déploiement d’antennes 5G.

  1. Sachant que le principe de précaution doit primer et que le déploiement de cette nouvelle technologie qu’est la 5G pourrait amener à une forte augmentation du nombre d’antennes sur le territoire communal, les interpellatrices et interpellateurs souhaitent poser les questions suivantes à la Municipalité :
  2. La Municipalité a-t-elle déjà anticipé l’augmentation probable à venir du nombre d’antennes dans la commune avec l’arrivée de la 5G ?
  3. La Municipalité envisage-t-elle d’analyser en détail les flux électromagnétiques sur le territoire communal et de définir des zones urbaines particulièrement sensibles tels que les environs des écoles, crèches et autres hôpitaux ?
  4. Le cas échéant, la Municipalité est-elle prête à émettre des souhaits quant à l’emplacement des nouvelles antennes afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter leur installation près des lieux définis comme sensibles ?
  5. En terme d’information aux citoyennes et citoyens quant à l’installation de ces nouvelles antennes, en particulier vis à vis de celles et ceux qui sont particulièrement sensibles aux ondes électromagnétiques, quels sont les moyens envisagés par la ville de Lausanne ?
  6. La détention par la Ville d’un réseau de fibre optique donne-t-elle à la Municipalité un moyen lui permettant d’exiger la limitation du nombre des antennes à déployer sur le territoire communal ?
  7. Enfin, la Municipalité prévoit-elle des mesures, en particulier dans les zones considérées comme sensibles, pour vérifier le respect futur des limites d’émissions des rayonnements électromagnétiques tels que définies au niveau fédéral ?

Ilias Panchard