Intervention communale, Lausanne, Vincent Rossi

Notre patrimoine toponymique mérite-t-il d’être éclairci ?

Question écrite

De nombreux lieuxdits lausannois et romands se terminent en –az. Il en va, sur notre commune, de la Sallaz comme de la Peraudettaz ou encore la Gottettaz. Ailleurs, on peut noter le val d’Arpettaz ou la Barboleusaz, ces derniers ayant été réorthographiés val d’Arpette et Barboleuse. Plus amusant, le chemin de la Vulliette à Lausanne est prolongé par le chemin de la Vulliettaz dès qu’il traverse la frontière d’Epalinges.

La prononciation des noms, tout comme la langue, évolue avec le temps. Incapables de prononcer les noms se terminant en –az à la manière du patois historique, nous nous écorchons parfois les oreilles avec une prononciation pataude, parfaitement illustrée par « Claire », la voix artificielle des TL.

Ainsi, dans les trois exemples cités ci-dessus, les autorités ont choisi de réorthographier ces lieuxdits afin de tenir compte de l’évolution de la langue. Cette démarche est audacieuse car elle touche au patrimoine, mais elle a été jugée appropriée dans ces cas, justement pour le préserver.

La question est la suivante :

La Ville de Lausanne peut-elle mener une réflexion sur l’évolution de la prononciation des lieuxdits sur son territoire et, suite à celle-ci, pourrait-elle envisager de réorthographier les lieuxdits pour lesquels cette démarche serait appropriée ?

Le but serait de préserver le patrimoine langagier en se rapprochant au mieux des dénominations historiques sur le plan de la prononciation et non de l’orthographe.

Vincent Rossi