Géraldine Bouchez, Intervention communale, Lausanne

Un symbole fort pour dire NON à l’homophobie !

Postulat

Le 17 mai est la journée internationale contre l’homophobie, la lesbophonie, la biphobie et la transphobie. Elle fut célébrée pour la première fois, le 17 mai 2005, soit 15 ans jour pour jours après la suppression de l’homosexualité de la liste des maladies mentales de la classification international des maladies par l’Organisation mondiale de la santé.

En Suisse, la législation pénale ne prévoit aucune disposition spécifique visant à sanctionner les crimes motivés par la haine homophobe ou transphobe. Pourtant, les associations de défense des droits LGBTIQ constatent depuis de nombreuses années que l’orientation sexuelle est encore aujourd’hui un facteur d’agressions envers des personnes. Ces formes de discrimination et de violence sont malheureusement bien trop souvent tues.

Pour dénoncer de telles souffrances, cette année écoulée, la Ville de Genève a décidé de parer le pont du Mont-Blanc des couleurs du drapeau arc-en-ciel, le 17 mai 2017.

La postulante, faisant suite à son postulat Rainbow City Network, demande à la Municipalité d’étudier l’opportunité d’une telle démarche forte de symbole et sa possible mise en œuvre, à Lausanne, qui pourrait, par exemple, voir son pont Chauderon paré des couleurs LGBTIQ.

 

Géraldine Bouchez

Intervention communale, Lausanne, Xavier Company

Baisse de la TVA sur les billets TL

Question écrite

Compte tenu de l’annonce faite par les CFF d’adapter leurs prix à la baisse de la TVA dès le 1er janvier 2018, les transports publics lausannois entendent-ils répercuter de la même manière la baisse de la TVA sur le prix des billets ou des abonnements ? Si c’est le cas, de quelle manière se fera cette répercussion ?

Xavier Company

Intervention communale, Lausanne, Vincent Rossi

Notre patrimoine toponymique mérite-t-il d’être éclairci ?

Question écrite

De nombreux lieuxdits lausannois et romands se terminent en –az. Il en va, sur notre commune, de la Sallaz comme de la Peraudettaz ou encore la Gottettaz. Ailleurs, on peut noter le val d’Arpettaz ou la Barboleusaz, ces derniers ayant été réorthographiés val d’Arpette et Barboleuse. Plus amusant, le chemin de la Vulliette à Lausanne est prolongé par le chemin de la Vulliettaz dès qu’il traverse la frontière d’Epalinges.

La prononciation des noms, tout comme la langue, évolue avec le temps. Incapables de prononcer les noms se terminant en –az à la manière du patois historique, nous nous écorchons parfois les oreilles avec une prononciation pataude, parfaitement illustrée par « Claire », la voix artificielle des TL.

Ainsi, dans les trois exemples cités ci-dessus, les autorités ont choisi de réorthographier ces lieuxdits afin de tenir compte de l’évolution de la langue. Cette démarche est audacieuse car elle touche au patrimoine, mais elle a été jugée appropriée dans ces cas, justement pour le préserver.

La question est la suivante :

La Ville de Lausanne peut-elle mener une réflexion sur l’évolution de la prononciation des lieuxdits sur son territoire et, suite à celle-ci, pourrait-elle envisager de réorthographier les lieuxdits pour lesquels cette démarche serait appropriée ?

Le but serait de préserver le patrimoine langagier en se rapprochant au mieux des dénominations historiques sur le plan de la prononciation et non de l’orthographe.

Vincent Rossi

Intervention communale, Lausanne, Sophie Michaud Gigon

Y a-t-il du gaz de schiste sous le stade de la Tuilière ?

Nous avons appris récemment le rachat du Lausanne-Sport par l’entreprise INEOS.

INEOS est une compagnie de pétrochimie basée à Rolle. Cette entreprise est majoritairement active dans les marchés de la pétrochimie, du pétrole et de l’automobile. Active dans la fracturation hydraulique, dans la prospection gazière et pétrolière en eau profonde et citée dans les Paradise Papers, INEOS n’est pas, à proprement parler, une entreprise qu’on l’on peut qualifier d’exemplaire en matière de durabilité.

La reprise du club par INEOS fait suite au soutien qu’apporte cette entreprise au sport vaudois à différents niveaux et elle apportera nécessairement beaucoup de changements dans la gestion de du club, notamment sportive. Toutefois, les relations entre le club et la Ville sont étroites, compte tenu notamment de son passé, de l’argent investi par la Ville pour le club et de l’image de la Ville véhiculée par le club. Dans cette optique, la presse a relaté que « La finalisation des contrats de gestion du nouveau stade – à la charge du LS – représente une prochaine étape importante. » (article du 24heures du 13 novembre 2017, « Racheté, le LS passe la vitesse supérieure »).

Dans le cadre du débat sur le financement de nos infrastructures sportives, certains Conseillers, et en particulier le Groupe des Verts, ont insisté sur la nécessité de rechercher énergiquement les bons partenaires financiers afin de co-financer nos infrastructures sportives tout en offrant une importante tribune à une entreprise locale et éthiquement et environnementalement responsable. Le naming a nourrit de grandes discussions lors des débats sur notre nouveau stade, compte tenu notamment de l’impact qu’aurait un tel nom sur l’image de la Ville et de son Club sur le long terme.

Le rachat du Lausanne-Sport par le groupe pétrochimique rollois INEOS nous engage à poser les questions suivantes à la Municipalité :

  1. La Ville de Lausanne va-t-elle revoir sa relation avec le Lausanne-Sport ? Si oui, dans quel sens ?
  2. Quels sont les avantages de ce rachat pour la Ville ?
  3. Quels sont les éventuels dégâts d’image pour la Ville d’être associée à une entreprise heurtant frontalement son programme de législature ?
  4. Ce rachat a-t-il des conséquences sur le stade de la Tuilière en cours de construction?
  5. La Ville de Lausanne a-t-elle reçu une demande de naming du stade de la Tuilières de la part d’INEOS ?
  6. La Municipalité estime-t-elle qu’une telle proposition de la part d’INEOS ou d’une de ses entreprises partenaires pourrait entrer en ligne de compte pour un naming du stade compte tenu des vœux exprimés par la majorité des Conseillers communaux lors du débat à ce sujet ?
  7. Y a-t-il un risque que ce rachat empêche la Municipalité de chercher et proposer d’autres partenaires financiers pour un naming du stade de la Tuilières ou la restreindre dans des partenaires qu’elle pourrait assumer pleinement ?

Nous remercions par avance la Municipalité pour ses réponses.

Sophie Michaud Gigon

 

Intervention communale, Lausanne, Valéry Beaud

Restructuration foncière du site de Beaulieu

Préavis n° 2017/44 « Restructuration foncière du site de Beaulieu »

Intervention au Conseil communal

Les Verts saluent la restructuration foncière proposée par la Municipalité dans son préavis n° 2017/44 pour le site du Centre de congrès et d’exposition de Beaulieu. Elle constitue une étape importante d’une mutation rendue inévitable par l’évolution de la société, des attentes de la population et des modes de consommation.

Le présent préavis va pleinement dans le sens du postulat de M. Stauber et de moi-même, que notre Conseil communal a renvoyé à la Municipalité il y a bientôt une année, le 31 janvier dernier. En effet, notre postulat demandait à la Municipalité d’examiner l’opportunité d’une réaffectation partielle du site de Beaulieu, dans un périmètre comprenant le Front Jomini, les Halles Nord et le bâtiment administratif H8, en proposant une nouvelle offre d’activités.

La restructuration foncière proposée ce soir permettra justement un retour anticipé à la Ville de Lausanne des Halles Nord, du bâtiment administratif H8 et des jardins, ce que nous saluons. Le devenir de cette partie du site doit désormais faire l’objet d’une large réflexion programmatique. Dans notre postulat, nous proposions déjà quelques pistes pour renforcer l’offre d’activités, notamment des pôles de santé, de formation et de culture qui existent à l’heure actuelle sur le site ou dans les quartiers environnants, et l’introduction d’autres activités d’utilité publique ou économiques, par exemple une pépinière de start-up, des entreprises de l’économie sociale et solidaire, etc. Le maintien d’activités économiques diversifiées en ville est en effet essentiel au moment où nous planifions la disparition d’importantes surfaces qui y sont dédiées. Dans tous les cas, comme promis par la Municipalité au soir du refus du projet de la tour Taoua, la réflexion programmatique devra être menée en associant les différents acteurs du site et de ses environs, les habitants et les usagers, notamment le Collectif Beau-Lieu.

La restructuration foncière proposée dans le présent préavis apporte aussi plus de souplesse pour assurer l’avenir du site, notamment du Palais de Beaulieu, où nous saluons également les évolutions annoncées, que ce soit pour les congrès, le théâtre, l’Ecole de la Santé La Source, le Tribunal arbitral du sport (TAS) et le retour d’un restaurant ouvert au public, l’ensemble apportant une vie bienvenue sur le site.

Enfin, la présente restructuration foncière permet de péreniser les activités de la compagnie Béjart Ballet Lausanne (BBL), qui fera l’acquisition de son bâtiment et effectuera une rénovation complète de celui-ci avec l’aménagemnt de nouveaux espaces, ce qui ne peut là aussi que nous réjouir.

Bref, nous avons entre les mains un excellent préavis qui permettra de donner une nouvelle vie au site de Beaulieu, en cohérence également avec le réaménagement des espaces publics situés au Nord, le Parc Jomini et la Promenade du Bois-de-Beaulieu.

Pour terminer, je m’arrêterais encore sur deux aspects importants liés à l’intégration du site de Beaulieu dans son tissu urbain environnant, aspect qui recèle encore un potentiel d’amélioration significatif :

  • premièrement, si nous avons pris bonne note que les modifications des droits de superficie n’avaient pas d’incidence sur les possibilités d’un passage à pied du nord au sud au travers du site en tout temps, à l’exception de quelques rares manifestations, nous suggérons à la Municipalité d’évaluer la possibilité de poser des rails pour les vélos et les poussettes sur l’escalier situé à l’arrière des Halles Nord, qui s’avère être aujourd’hui un obstacle quasi infranchissable ;
  • deuxièmement, nous suggérons à la Municipalité d’évaluer la possibilité de décloisonner le parc qui abrite la maison de maître du Presbytère à l’extrémité sud-ouest du site et de lui donner une ouverture sur l’espace public de la petite centralité commerciale existant au carrefour du Presbytère, ce qui permettrait de faire tomber quelques dizaines de mètres des murs borgnes qui entourent la totalité du site de Beaulieu.

Avec ces quelques précisions, les Verts vous recommandent donc d’accepter les 5 conclusions du présent préavis.

Valéry Beaud